just-lulu : Ne fais pas ton infarctus maintenant ou tu ne sauras jamais comment toute cette histoire finit ! Allons, un peu de nerf ! mdr
Llily.B : Oui c'est bien aux USA ! Moi non plus j'aime pas tellement le Quidditch, mais j'essaye de coller à peu près à ce que fait JKR... alors il faut bien un peu de Quidditch... Et puis c'est une explication pour les mystères autour de Bondupois au début, tu te souviens ? (Non ? tant pis :-p) Parce que à cette époque-là je ne savais pas du tout où j'allais ! ptdr
Flory Wess : Tu le sauras bien assez tôt, vile curieuse! Et je crois que Lucius n'a pas fini de t'énerver... peut-être pas dans un futur proche, mais... Hahahahaha bis.
la-shinegami : J'aime ton scénario ! Tout en finesse ! La prochaine fois que j'ai une panne je t'appelle :-D
lapin bleu sans patte : Oui tu anticipes un peu trop... Mais bon, au moins ça veut dire que ça t'intéresse ! Enfin, voilà au moins quelques réponses, dans ce chapitre ;-)
Yshtia : Faut reconnaître que Lulu n'attire pas la sympathie dans les livres. Quoique, Drago non plus, en fin de compte ! lol Eh oui Lucius est méchant, et si on le secoue c'est encore pire... mdr
Micy : L'espoir fait vivre... Qui sait ? ;-)
Maael : Merci beaucoup ! Mais ne va pas t'abîmer la vue à cause de cette fic, quand même ! j'espère que la suite sera à la hauteur de tes epsérances.
Laurine : Tu as saisi en gros l'histoire... Mais si j'écrivais ça comme ça je me ferais jeter des cailloux ! (Non pas que ce soit mal écrit, mais bon on a quand même attendu 30 chapitres pour les voir ensemble lol)
Koneko-chan 999 : Mille mercis ! De l'enthousiasme comme celui-là ça me met vachement de pression, quand même, tu ne te rends pas compte ! J'espère que la suite te plaira autant :-D Et si c'est pas le cas... Ben je te donnerai mon adresse et pourras venir avec des amis très musclés pour me casser la figure, promis ! lol
vert emeraude : Tu sais comme moi que Harry est un homme d'action, hein ? Il ne va pas se laisser faire, aie confianssssssse...
adoreahrrypottter : Si ton hypothèse est bonne ? L'avenir te le dira ! lol merci pour ta review.
emy black : Je crois que tu finiras par avoir raison de moi, tes reviews vont me faire mourir de rire ! T'inquiète pas si tu ne me laisses pas de review à chaque fois, je ne suis pas énervée avec ça, c'est juste qu'elles me font bien rigoler. LOL l'an dernier j'avais un assistant irlandais prénommé Diarmuid... Très charmant... Quoi qu'il en soit, mission accomplie. Il fera une petite apparition- courte, mais une apparition quand même ! Des milliards de P-B pour toi aussi, parce que els fleurs ça est périssable ;-)
Merci pour vos reviews ! J'espère que ce chapitre vous plaira (si vous aimez les tucs gnangnan, désolée mais y a des fois où on est obligé... ;-) Sinon, ben pas de panique ça ne durera pas !)
Allez, bonne lecture (je trouve que ce chapitre n'est pas formidable mais fait bien passer par là - promis je poste le prochain dans pas longtemps). Courage ! (pour le coup, c'est là que je devrais raconter une petite blague).
Rencontre au sommet
- Tu sais Drago, tu peux me parler, si tu veux.
- Je sais Pansy, merci.
Voyant que le jeune homme ne levait pas les yeux de son journal, Pansy insista.
- Je vois bien que tu n'es pas dans ton assiette.
- Mais si je t'assure, tout va bien, soupira Drago.
- Ah ! déclara Pansy d'un ton triomphal. Si tu dis que tout va bien, c'est qu'il y a un problème !
- Donc d'après toi, je ne vais bien que tant que je me plains ? fit Drago en la regardant par-dessus la Gazette du Sorcier.
- Tu peux tromper les autres, mais moi je sais quand quelque chose cloche.
- Écoute, c'est très gentil de te préoccuper de mon sort, mais si je te dis que je vais bien, c'est que je vais bien, point. Maintenant, laisse-moi lire.
- Comme tu veux. Mais tu devrais manger un peu. Tiens, prends un bout de toast.
Drago repoussa violemment la main de Pansy.
- Laisse-moi, d'accord ? dit-il plus fort. Et toi, arrête de me regarder comme ça ! ajouta-t-il à l'adresse de Sarah.
Cette dernière haussa les sourcils mais ne se départit pas de son sourire narquois.
- Il est irritable, le petit Drago ! lança-t-elle. Il a un problème ?
- Mais qu'est-ce que vous avez toutes, bon sang ?
- Pansy a raison, c'est tout. Si tu ne veux rien dire, libre à toi ! fit Sarah. D'ailleurs, dit-elle en se tournant vers Pansy, il ne s'est peut-être pas rendu compte qu'il n'allait pas bien.
- Merci de m'en avoir fait prendre conscience, coupa Drago en se levant. Mais j'allais très bien jusqu'à ce que l'on m'empêche de lire mon journal en paix.
Il jeta le journal en question sur la table et s'éloigna à grandes enjambées.
La veille, Harry avait eu toutes les peines du monde à s'endormir ; mais quand l'heure était venue de se lever, il était excité comme une puce et très en forme. Il avait hâte de confronter Drago à cette lettre, et il ne tenait pas en place sur son banc. Soudain, il vit Drago se lever et quitter vivement la Grande Salle.
- J'y vais, chuchota-t-il à l'attention d'Hermione.
Celle-ci, les lèvres pincées, hocha la tête.
Harry se glissa dans le hall à la suite de Drago et s'élança derrière lui dans les escaliers de marbre sans faire de bruit. La démarche du Serpentard était particulièrement raide, et une ou deux fois il donna un coup de pied dans une armure sans prêter attention à ses cris indignés. Harry se demandait combien de temps il devrait le suivre - il ne voulait pas lui courir après ou l'appeler, il voulait le surprendre - quand Drago disparut dans l'escalier menant à la tour d'astronomie.
Arrivé au pied de la tour, Harry laissa quelques minutes d'avance à Drago, puis s'engagea à son tour dans l'escalier.
Drago était appuyé contre la balustrade et regardait droit devant lui. Harry se racla la gorge, un peu embarrassé.
- Je vous ai dit de me ficher la paix, grogna Drago sans se retourner.
- Je voulais juste te rendre quelque chose, dit Harry.
Drago sursauta et pendant un instant Harry eut l'impression que ses yeux souriaient. Mais il se ressaisit rapidement et lui arracha la lettre des mains.
- Où as-tu eu ça ? demanda-t-il sèchement.
- Dans ton manuel de Quidditch. Je pensais que c'était le mien ; ils ont dû se mélanger à la bibliothèque quand j'ai… enfin, bref. Je te le rendrai.
- Tu peux le garder, lâcha Drago en se remettant à contempler la forêt interdite. Je garderai le tien.
- D'accord.
Un long moment s'écoula, puis Harry, voyant que Drago n'avait visiblement pas l'intention d'engager la conversation, demanda timidement :
- C'est à cause de cette lettre que tu as rompu ?
À ce moment Drago parut se rappeler l'existence de la lettre qu'il tenait toujours à la main. Il commença à froisser méthodiquement le parchemin, jusqu'à ce qu'il ait la taille d'une bille.
- Oui. Incendio.
La boulette de papier s'enflamma et Drago la lâcha. Il regarda les cendres s'envoler au gré de la brise qui caressait le parc à cette heure matinale.
- Mais tu aurais pu me le dire... , insista Harry.
Mais il avait compris. Désormais il connaissait assez Drago pour savoir qu'il ne s'embarrassait jamais avec des explications. Ça lui ressemblait bien d'avoir simplement rompu sans plus de commentaires ; il n'avait sans doute même pas considéré l'utilité de mettre Harry au courant.
Le jeune homme avait les yeux fixés sur le lac, le regard aussi insondable que lorsqu'il se trouvait avec d'autres gens.
- Si tu croyais que je ne souffrirais pas, tu t'es trompé, dit Harry sans pouvoir empêcher une note accusatrice de s'insinuer dans sa voix.
Drago donna un coup de poing sur la balustrade.
- Tu t'imagines que moi, je n'ai pas souffert, peut-être ?
Pour la première fois depuis l'arrivée de Harry, son ton n'était pas monocorde.
- Nom d'un troll, Harry... ! continua-t-il. Tu n'as rien compris à ce qu'on a vécu ensemble, ou quoi ? Tu crois que je faisais semblant ?
La gorge de Harry se serra quand il constata que Drago avait les yeux brillants.
- C'est exactement ce que je voulais éviter, continua le Serpentard d'un ton plaintif. Si j'ai été aussi blessant avec toi l'autre jour, c'était précisément pour ne pas que tu... que tu fasses ça. Tu étais censé me détester et m'oublier ensuite. Tu devrais trouver quelqu'un d'autre, ajouta-t-il après un instant.
Il s'essuya les yeux d'un geste rageur. Harry était stupéfait. Toute la complicité qui existait entre eux auparavant avait disparu, et il avait l'impression de ne pas réussir à communiquer avec Drago. Il aurait voulu crier des tas de choses qu'il n'aurait jamais cru vouloir crier un jour, mais il n'y parvint pas. À la place, il demanda calmement :
- Drago, si ton père n'était pas au courant, tu aimerais qu'on soit toujours ensemble ?
- Évidemment, répondit Drago sans le regarder. Mais puisqu'il sait tout... , ajouta-t-il, désabusé.
- On n'a qu'à faire comme s'il n'existait pas… parce que je veux être avec toi.
- Pas question, répliqua Drago. Je préfère te voir en vie avec quelqu'un d'autre que mort avec moi. Je dois aller en cours.
Il passa en trombe devant Harry et s'engouffra dans l'escalier. Harry demeura quelques instants pétrifié, puis il s'élança à sa suite. Le désespoir avait cédé la place à la colère. Il s'était mis à nu devant Drago, et tout ce que celui-ci trouvait à lui répondre, c'est qu'il devait aller en cours ?
Quand il arriva en bas de la tour d'astronomie, Drago était déjà loin dans le couloir.
- Je n'ai pas peur de ton père ! lança Harry en essayant de maîtriser le tremblement de sa bouche. Et toi non plus tu ne devrais pas, à moins que je ne sois pas assez important pour que tu veuilles lui tenir tête…
Drago s'arrêta net et fit volte-face. Il revint vers Harry à pas pressé, l'air inquiet.
- Par pitié, tais-toi ! Tu ne veux pas faire une annonce dans la grande salle,aussi ?
- Je veux être avec toi.
Drago soupira profondément et, un long moment plus tard, il lui adressa un sourire triste et l'attira contre lui.
- D'accord. On va faire comme s'il n'existait pas.
Harry serrait Drago de toutes ses forces comme s'il eût craint que celui-ci ne disparaisse en fumée.
- On a l'air malin, tous les deux, se força à plaisanter Drago.
Harry sourit faiblement et enfouit son visage dans le cou de Drago. Sa gêne s'était envolée. Tout ce qu'il voulait, c'était rester ainsi, à respirer l'odeur de Drago et à le sentir lui communiquer sa chaleur, jusqu'à la fin des temps ; ou du moins jusqu'à ce que des bruits de pas au loin les forcent à se séparer.
L'excuse que Harry avait inventée pour justifier son retard au cours de potions ne convainquit pas Rogue, et il hérita d'une retenue à effectuer le soir même. Mais rien n'aurait pu ternir son humeur, et c'est en sifflotant joyeusement qu'il se rendit à l'infirmerie sur le coup de sept heures.
Le cœur gonflé à en exploser, il marchait d'un bon pas. Il était heureux, et soulagé aussi qu'à présent Hermione soit au courant de tout. Même si elle n'était pas particulièrement enthousiaste à propos de Drago, au moins Harry pourrait désormais discuter avec elle, et comme toujours elle pourrait lui être de bon conseil.
Cependant il était un peu anxieux : quelqu'un savait pour lui et Drago, et n'avait pas hésité à en informer Lucius Malefoy.
Mais, tout à sa joie, Harry balaya vite cette pensée ; il serait bien temps de s'en inquiéter demain.
L'infirmerie était déserte, à l'exception de Madame Pomfresh qui vaquait à ses occupations dans son bureau.
- Ah, Potter, lança-t-elle en l'apercevant. Même en pleine forme vous ne pouvez pas vous empêcher de venir faire un tour par ici, n'est-ce pas ? Le professeur Rogue m'a prévenue de votre retenue. Astiquer les montants de lits... Quelle idée, ajouta-t-elle en secouant la tête avant de se replonger dans sa pile de parchemins.
Il était évident que Rogue avait infligé à Harry la corvée la plus inutile qui soit pour bien lui faire comprendre qu'il n'était pas bon à grand-chose. Harry dénicha un chiffon et entreprit de faire briller les cuivres du lit le plus proche quand la porte claqua derrière lui. Relevant brusquement la tête, l'infirmière bougonna :
- Allons bon, je ne connaîtrai jamais de repos. Qu'est-ce qu'il vous faut ?
- Rien du tout, répondit joyeusement Ron. Ça ne vous dérange pas si je reste aider Harry ?
- Si ça vous chante, répliqua Madame Pomfresh. Mais pas de bruit !
Elle ferma la porte de son bureau et Ron s'approcha de Harry.
- Un prêté pour un rendu, lança-t-il gaiement.
Il se saisit d'un vieux morceau de drap et se mit à frotter vigoureusement la tête du lit voisin.
- C'est vraiment idiot comme retenue, fit-il après deux secondes de frottement. Le vieux Rogue ne t'a pas loupé...
- Oh, ça aurait pu être pire, dit nonchalamment Harry.
Ron lâcha son chiffon et s'approcha de son ami pour le secouer comme un prunier.
- Qui êtes-vous ? lança-t-il. Qu'avez-vous fait de Harry ?
- Silence ! aboya la voix étouffée de l'infirmière.
Harry donna un coup de chiffon sur la tête hébétée de Ron.
- Allez, au travail, l'enjoignit-il. Plus vite on aura fini, mieux ce sera.
Mais Ron le fixait en plissant les yeux.
- Oh, j'ai l'impression que pendant qu'on subissait le cours de potions ce matin, toi tu avais mieux à faire, fit Ron d'un ton suspicieux en arborant néanmoins un grand sourire. Tu as été d'excellente humeur toute la journée. Avoue, ce n'est pas parce que tu étais malade que tu es arrivé en retard ?
- Mais si, je te l'ai dit, fit Harry en haussant les épaules. Pourquoi est-ce que je te mentirais ?
- C'est vrai que tu n'avais pas l'air très bien quand tu es arrivé, reconnut Ron après quelques secondes.
- Mais c'est passé très vite ensuite. Et d'ailleurs, c'est si rare que ça que je sois de bonne humeur ?
- Ces temps-ci oui, répondit Ron avec sérieux. Mais bon, ajouta-t-il après quelques secondes, on a tous des passages à vide.
Comme épuisé par cette profonde réflexion il se laissa bruyamment tomber sur le lit autour duquel il s'était affairé un bref instant. Puis il se leva et se mit à examiner toutes les tables de nuit tandis que Harry se remettait au travail.
- Quand est-ce qu'on joue contre Serdaigle, au fait ? demanda Ron.
- Samedi prochain. J'essaierai de ne plus avoir de retenue d'ici là pour qu'on puisse s'entraîner tous les soirs, promit Harry. Si on gagne, la coupe est à nous.
Ron poussa un petit cri enthousiaste bien qu'étouffé pour ne pas s'attirer les foudres de l'infirmière.
- Et on part aux États-Unis dimanche, ajouta-t-il. J'ai vraiment hâte d'y aller. C'est chouette de la part de Bondupois de nous avoir invités !
- C'est sûr, répondit Harry avec entrain.
Il se réjouissait d'avance de ces quelques jours de voyage durant lesquels il verrait tout le temps Drago. Mais penser à son éventuelle victoire sur Serdaigle l'attristait étrangement. Drago avait pris le risque, pour lui, de perdre la coupe. Une brusque bouffée de tendresse l'envahit et il se sentit soudain extrêmement ému, assis par terre dans cette infirmerie froide en compagnie de son meilleur ami.
- Hermione est très déçue de manquer les cours, continuait Ron. Mais elle a déjà prévu de demander des devoirs supplémentaires à tous les professeurs, ajouta-t-il en roulant des yeux.
Mais Harry n'écoutait plus. Il repensait à la manière dont il s'était réconcilié avec Drago.
Le souvenir de ses gestes doux et de son sourire bienveillant l'emplissait de bonheur. Il s'était senti tellement mal les quelques jours où il avait été éloigné de Drago ; mais à présent il avait l'impression de revivre, l'impression que l'air dans ses poumons était plus pur que jamais et que le monde autour de lui n'avait jamais été aussi accueillant. Mais il fut brutalement interrompu par Ron qui s'exclama soudain :
- Beurk ! Les gens sont vraiment dégoûtants. Quelqu'un a oublié une part de tarte à la mélasse dans ce tiroir.
