Bientôt la rentrée, non ? Pour nos amis aussi ! (belle introduction)

Saturne : Tututut, même sous la torture je ne parlerai pas. Tu peux toujours essayer (la torture que je supporte le moins, c'est qu'on me force à manger du chocolat, n'hésite pas !)

Llily.B : Allons bon mais tout le monde essaie de découvrir qui est le vendeur qui a vendu H et D à L ! Vous ne pouvez pas vous laisser porter par l'histoire tel un navire voguant sur les flots, non ? Je déconne, ça fait plaisir ces petites théories... lol pour Bondupois, tu sais, au début on l'entendait parler plein de langues étrangères... C'était bizarre mais pas assez marquant, apparemment ! XD

may-yam : Hé t'as vu cette connexion des esprits, un peu ? Je poste pendant que tu lis ! Merci d'être passée ! (et restée !)

Vert Emeraude : Oui j'avais senti que tu t'énervais alors j'ai préféré les remettre ensemble... mdr

la-shinegami : Merci pour ta review. Et je peux t'avouer en totale exclu que Blaise n'a rien à voir dans ette sombre histoire avec Lucius ;-)

lapin bleu sans patte : Respirons un bon coup et calmons-nous, OK ? lol Si tu dézingues un de mes personnages maintenant, il n'y aura jamais de dénouement ! Et ça, ça serait dommage... Condamnée à lire ça pour l'éternité...

Yshtia : Malheureusement Lulu est comme les roquets, il ne lâche pas facilement sa prise soupir désabusé Mais bon... Merci pour ta review :-D

laurine : Merci c'est très gentil ! J'ai toujours peur de virer dans le Barbara Cartland, ça m'angoisse, tu peux pas savoir... lol

Maael : Merci bien ! Bon c'était peut-être un peu court, mais les plus courtes sont les meilleures, pas vrai ?

naha : Eh bien, félicitations ! lol Merci d'avoir eu le courage de tout lire ;-)

Hawainne : Ne t'inquiète pas, en général je finis ce que je commence, alors tu devrais connaître le fin mot de cette histoire un jour ou l'autre... Merci !

Redblesskid : Aaaaaaaaaah dommage que tu sois tombé(e) là par hasard, j'aurais préféré que ce soit quelqu'un qui te dise "Va lire là, ça déchire tout" mdr. Qu'à cela ne tienne, cimer Albert, comme on dit chez moi ;-)

Pas beaucoup d'action, juste un interlude... l'élan avant de sauter... le hors d'oeuvre avant le plat... le fromage avant le dessert... le feu sous la glace... euh, je m'égare là ! Bonne lecture !


En route pour le dix-septième Etat

Et entre Harry et Drago tout recommença comme avant, mis à part le fait qu'ils se voyaient encore moins souvent et qu'ils devaient être encore plus méfiants. Ils s'étaient longuement interrogés sur l'identité de la personne qui les espionnait mais n'étaient pas parvenus à découvrir de qui il s'agissait.

- Quelqu'un de Serpentard, certainement, avait dit Drago d'un air sombre. Je ne vois pas qui d'autre pourrait être en contact avec mon père.

- Ou alors un professeur ?

- Tu penses à Rogue ? Je ne sais pas... Il n'est peut-être pas parfait - à ces mots Harry avait émis un ricanement - mais je ne crois pas qu'il soit fourbe.

- Je ne vois vraiment pas qui aurait intérêt à raconter tout ça à ton père.

- Quelqu'un persuadé que je me corromps avec toi, et qui est déterminé à me sauver.

Avec un petit rire sans joie, Harry avait lancé :

- Ou Pansy. Après tout, si elle est au courant pour nous elle doit être jalouse.

- Peut-être, mais je pense que si elle était au courant elle n'aurait pas réussi à me le cacher. Elle n'est pas exactement ce qu'on pourrait appeler subtile. En tout cas ça ne peut être ni Crabbe ni Goyle. Si l'un d'eux nous espionnait on l'aurait repéré depuis longtemps.

- Sarah Rowen ? avait suggéré Harry.

- Elle n'est pas du genre à s'occuper des affaires des autres. Tout comme Nott, avait ajouté Drago avant que Harry ne puisse l'accuser à son tour. De manière générale, si ça ne les concerne pas directement, ça ne les intéresse pas.

Drago s'était néanmoins promis de garder un oeil sur Sarah, même si elle n'avait plus montré de signe d'intérêt envers lui depuis le fameux soir où il l'avait repoussée. Il avait appris à ses dépens qu'elle pouvait se révéler excellente comédienne. Cependant, il n'en avait pas soufflé un mot à Harry.

Ils s'étaient quittés en se promettant de réfléchir et de rester vigilants.


L'idée d'être sous surveillance agaçait Harry mais il prenait son mal en patience en pensant à l'excursion à Cincinnati. Là-bas, soit ils seraient tranquilles, soit le coupable serait du voyage et il leur serait plus facile de le confondre. En attendant, il devait se concentrer sur le match qui opposerait Gryffondor à Serdaigle.

L'équipe s'entraînait jour et nuit, au grand dam d'Hermione qui n'avait plus le temps de prendre de l'avance sur ses devoirs. Plusieurs fois elle implora Harry de lui laisser une soirée libre, mais il resta inflexible. Drago s'était donné tellement de mal pour qu'ils se retrouvent tous deux en finale : le moins qu'il pouvait faire c'était faire en sorte de gagner contre Serdaigle.

Et il réussit. Malgré ses craintes, le match ne fut qu'une formalité. Ils l'emportèrent par cent quatre-vingt à dix - la rencontre n'avait duré qu'une vingtaine de minutes. Harry ne put s'empêcher de soupçonner Drago de les avoir à nouveau "aidés" mais l'étonnement de ce dernier lorsque le match prit fin si rapidement le convainquit de son innocence.

Selon l'organisation de la Coupe de Quidditch à Poudlard, les Gryffondor étaient donc assurés de se retrouver en finale. Leur adversaire dépendrait de l'issue du match opposant Poufsouffle à Serpentard deux semaines plus tard.

Harry et ses coéquipiers furent portés en triomphe jusqu'à la tour de Gryffondor. Harry essaya de trouver Drago dans la foule mais ne réussit pas à le localiser et dut se résigner à ne pas le voir de toute la soirée.

Il ne fit que l'apercevoir au petit-déjeuner le lendemain, mais plus tard dans la journée, alors qu'il se promenait en compagnie de Ron et Hermione au bord du lac, Drago fit son apparition, flanqué de Pansy, Crabbe et Goyle. Ron essaya de changer de direction pour les éviter, Hermione hésita en regardant Harry, mais avant qu'il ait pris une décision les Serpentard fondirent sur eux.

- Vous n'avez pas renoncé à venir en Amérique ? lança Drago, l'air mauvais, jouant son rôle à merveille.

- Eh non, Malefoy, fit Harry d'un ton sec.

- Dommage. Pour une fois qu'il se passe quelque chose de bien dans cette école, il faut que ce soit gâché par une bande de...

- Une bande de quoi ? explosa Ron.

- Rien, lâcha Malefoy.

Il fit un brusque signe de tête à ses acolytes et tous les quatre firent volte-face pour retourner au château.

- Tu parles, il ne savait pas quoi dire, bougonna Ron en les regardant s'éloigner.

- Laisse tomber, Ron, dit Harry. Tu ne vas pas les laisser gâcher notre voyage.

- Je le déteste, ajouta Ron entre ses dents.

Harry jeta un regard à Hermione qui lui adressa un sourire compatissant.

- Debout ! C'est l'heure !

- Encore cinq minutes, grommela Ron.

- Allez Ron, tu as oublié où on part aujourd'hui ?

Ron se leva d'un bond et entreprit de s'habiller tandis que Harry s'occupait de réveiller Neville.

Hermione et Ginny les attendaient déjà dans la salle commune. Andrew également, mais il s'était rendormi dans un des fauteuils. Colin arriva bon dernier, traînant derrière lui un sac plus gros que lui.

- Colin, tu sais qu'on ne part que pour deux jours ? lança Ginny, amusée.

- Le temps n'est pas sûr là-bas, répondit-il avec un sourire d'excuse.

Les quatre équipes, les yeux encore tout gonflés de sommeil, prirent leur petit-déjeuner à la même table, accompagnés du professeur Bondupois et de Dumbledore.

- Tu crois que Dumbledore vient avec nous ? demanda Hermione à mi-voix.

- Non, c'est Bondupois, fit Ron en haussant les épaules.

- Oui mais il doit y avoir quelqu'un d'autre. Selon la loi...

Ron poussa un profond soupir et fit mine de s'intéresser au faux ciel qui surplombait la salle. Le jour venait à peine de se lever

- Je me demande comment on va y aller, dit Andrew, tout excité, en criant pour couvrir le bruit que faisaient Crabbe et Goyle en mastiquant leurs oeufs brouillés.

- Peut-être dans des carrosses en forme de citrouille, proposa Neville d'un air rêveur.

- Hé ho Neville, on doit traverser l'océan, on ne peut pas y aller en carrosse ! se moqua Ron.

Quand tous les plats furent vides le professeur Bondupois demanda aux vingt-huit joueurs de se rassembler sur le porche.

Ils attendaient depuis cinq minutes quand elle les rejoignit, accompagnée de...

- Ah non ! s'exclama Ron avec colère.

Rogue eut un rictus mauvais et lâcha :

- Je suis heureux que ma présence soulève autant d'enthousiasme. Croyez bien que vous accompagner ne me remplit pas non plus de joie. Vingt points de moins pour Gryffondor.

Ron était écarlate. Il regrettait probablement de ne pas avoir parlé un peu moins fort.

Le professeur Bondupois scrutait le ciel. Enfin elle s'écria :

- Les voilà !

Ses paroles furent soulignées par l'arrivée de sept traîneaux tirés par des caribous. Les animaux atterrirent gracieusement et vinrent se ranger en file indienne devant les élèves médusés. A l'avant de chaque traîneau était assis un bonhomme d'apparence joviale, vêtu d'un habit rouge bordé de fourrure blanche.

Harry entendit Neville murmurer :

- Je n'étais pas si loin que ça...

- L'heure du départ a sonné ! s'exclama joyeusement Dumbledore derrière Colin, qui sursauta.

Le directeur s'approcha du professeur Bondupois.

- Prenez bien soin d'eux, Tabatha. Je n'aime rien moins qu'annoncer à des parents en larmes que j'ai égaré leur enfant.

Il échangea une poignée de mains chaleureuse avec Rogue et disparut à l'intérieur du château.

- Cinq personnes par chariote ! lança gaiement Bondupois. Mettez vos bagages et vos balais dans la dernière de la file et embarquez !

- On ne pouvait pas tout simplement utiliser un Portoloin ? fit une voix traînante.

- Allons, Mr Malefoy, c'est le mode de transport utilisé qui fait tout le charme d'un voyage ! répliqua Bondupois d'un ton guilleret mais sans appel.

- Celui-là, il n'est jamais content, siffla Colin.

Harry essaya de s'en amuser, mais il ne pouvait s'empêcher de constater que c'était là encore l'une des nombreuses différences qui existaient entre Drago et lui. Lui était très content de monter dans un de ces drôles de traîneaux.

La bousculade près de la chariote qui transporterait les bagages le sépara de ses amis, mais il retrouva Hermione avant de grimper dans le traîneau le plus proche.

- Ben l'bonjour, fit le conducteur bedonnant en hochant la tête, faisant voltiger le pompon qui ornait son bonnet rouge. J'm'appelle Josef.

Harry et Hermione se présentèrent à leur tour. Harry fut soulagé que Josef ne fasse aucun commentaire, bien qu'il l'ait manifestement reconnu.

À peine étaient-ils assis qu'ils furent rejoints par Sommerby, l'attrapeur de Poufsouffle, et un Ackerley, le gardien de Serdaigle, que Josef accueillit également avec un grand sourire.

- Oh non..., marmonna Harry.

Rogue s'avançait à grandes enjambées vers leur chariote. Il adressa un bref signe de tête à Josef et s'assit en face de Harry, les lèvres pincées.

- Tu vois Ron ? demanda Hermione.

Harry se dévissa le cou jusqu'à trouver Ron... assis dans le même traîneau que Drago. Ron l'aperçut et se leva brusquement, l'air paniqué, mais à ce moment le conducteur de la première chariote donna le signal du départ et Ron fut projeté en arrière dans son siège quand son attelage s'éleva à son tour.

Hermione bouillait sur son siège mais attendit que Josef ait terminé ses manoeuvres de décollage pour commencer à le bombarder de questions.

- Comment s'appelle ce traîneau, Josef ? Une chariote ?

- Exact, ma p'tite dame.

- Je n'avais jamais rien vu de tel auparavant.

- C'est-à-dire qu'on sort rarement, expliqua Josef. Not' boulot c'est d'balader les gens, mais en général not' seule sortie de l'année, c'est le vingt-quat' décembre qu'on la fait - sauf commande spéciale.

- Ah bon ? Pourquoi ça ? demanda Hermione, intéressée.

Harry vit Rogue lever les yeux au ciel, exaspéré, mais Harry était amusé de constater que son amie ne perdait jamais une occasion d'apprendre quelque chose.

- C't'à cause de la légende de la Sophine, répondit Josef, visiblement ravi de susciter autant d'intérêt. Ça s'est passé à l'époque où les Padres - c'est comme ça qu'on s'appelle - ne faisaient que conduire les chariotes. C'était comme qui dirait leur métier. Bref, c'était y a ben longtemps, en tout cas, j'pense même pas que le père du père de mon père était même né. Y avait une ben belle fille qui s'appelait la Sophine, et un des Padres qu'était amoureux d'elle. Il lui f'sait la cour, fallait voir ça ! Amoureux fou, qu'il en était, pour sûr ! Mais la Sophine avait un père qui était aussi méchant qu'elle était belle. Il aurait pas voulu du Padres pour gendre pour tout l'or du monde, alors il f'sait tout c'qu'il pouvait pour l'empêcher d'approcher sa fille. Toutes les nuits où le Padres prenait sa chariote pour monter jusqu'à la fenêtre de la Sophine, le père lui jetait des genres de boules de feu d'ssus. Ah ça ! Un magicien ben puissant... Mais un soir la Sophine mit quelque chose dans la verveine de son père pour qu'il s'endorme, alors le Padres réussit à l'emmener loin de chez elle, et ils vécurent heureux, à c'qui paraît, du moins jusqu'à ce qu'ils se fassent dévorer par le dragon qui habitait dans une grotte près de chez eux... Voui, c'est pas une histoire qui finit très bien... Bref, la nuit où ils ont pu s'enfuir c'était un vingt-quat' décembre, alors la légende dit que c'est le seul soir de l'année où les Padres peuvent sortir en toute tranquillité... Bien sûr c'est qu'une légende, passque vous voyez ben qu'moi et mes compagnons on est ben là, en pleine santé, mais bon, une légende ça s'respecte. C'est pour ça qu'en général la seule fois où on peut nous voir dans l'ciel, à promener des clients, c'est le vingt-quat' décembre. Les gens réservent plusieurs années à l'avance, v'savez, c'est très prisé comme genre de balade. Rares sont ceux qui savent qu'on peut en réalité faire ça toute l'année. M'enfin, voilà toute l'histoire...

Comme pour s'hydrater le gosier après avoir parlé pendant si longtemps, Josef tira une flasque argentée de sa poche et en but une longue gorgée sous le regard effaré de Rogue.

- V'z'en faites pas M'sieur, c'est qu'du jus de citrouille. J'bois pas, moi, à cause d'une sombre histoire qu'est arrivée à mon oncle... Elle finit pas bien, celle-là non plus...

- Je m'en doute, coupa Rogue qui ne désirait manifestement pas en savoir davantage.

Mais Josef avait trouvé un auditoire en Harry, Hermione, Sommerby et Ackerley, et il se lança dans un récit impliquant un tronc d'arbre, un dé à coudre et une casserole en cuivre.

- Comment se fait-il que vos caribous puissent voler ? demanda Hermione plus tard.

- Mystère et boule de gnome, fit Josef d'un air malicieux. Le truc magique dans la magie, c'est qu'on sait pas comment ça marche, pas vrai ?

- Mais que faites-vous le reste de l'année ? demanda Harry qui jubilait de voir Rogue s'agacer de plus en plus - mais il ne pouvait rien dire, car personne n'était en train d'enfreindre le règlement de l'école.

- On travaille, mon p'tit gars. Moi j'suis dresseur de dahus - j'ai remporté trois fois de suite le Chamois d'or au concours annuel. Padres, c'est comme qui dirait juste un passe-temps, maintenant. Mais v'savez c'que c'est, une tradition ça s'respecte, alors de temps en temps on renfile le costume et c'est r'parti comme en quarante.

- Justement, vous n'avez pas trop chaud avec cette grosse veste et ce bonnet ? s'enquit Sommerby. On est quand même en mai.

- Bah, v'savez, c'est mon uniforme. On m'demande pas mon avis, et pis un uniforme on s'pose pas d'question, on l'met. Et pis on s'habitue, v'z'inquiétez donc pas pour moi.

Le voyage se déroulait très agréablement. Josef raconta encore plusieurs légendes de son pays, comme celle d'une fée qui s'était un beau jour métamorphosée en corbeau, ou encore celle d'une petite fille qui avait été élevée par une poule.

Il semblait avoir pris Hermione en affection et la laissa tenir les rênes pendant quelques minutes. Rogue, qui était un peu pâle, ouvrit de grands yeux furieux mais ne dit rien. Harry avait l'impression que si le maître des potions ouvrait la bouche il en sortirait autre chose que des mots.


Le voyage se passait on ne peut plus mal. Drago se retournait sans cesse pour vérifier que son Nimbus 2002 était toujours en sécurité dans la chariote à bagages, juste derrière. Bondupois ne l'avait pas laissé le prendre avec lui et il enrageait.

En face de lui Weasley se retournait lui aussi environ toutes les deux minutes, mais pour regarder la chariote qui transportait Harry. Il n'avait pas ouvert la bouche depuis le départ et Drago en était plutôt satisfait.

- Hé derrière, v'z'allez arrêter d'gigoter comme ça ou on va s'renverser, lança pour la énième fois Olaf, leur conducteur.

Londubat, de son côté, était tout blanc. Il regardait droit devant lui et Drago se demanda plusieurs fois s'il n'avait pas fini par mourir de peur car on ne le voyait même pas cligner des yeux. Sarah soupirait profondément et à intervalles réguliers. Elle aussi n'appréciait que modérément la petite balade en chariote. D'ailleurs, même si elle n'en avait pas encore le droit, elle savait transplaner, avait-elle un jour confié à Drago, aussi le voyage devait être doublement ennuyeux pour elle.

- Ils auraient au moins pu nous laisser voler à côté de ces machins, dit-elle avec colère en prenant Drago et Nott à témoin. Vous vous rendez compte que notre vie est entre les pattes de ces stupides caribous ?

- Et entre les miennes aussi, rappela Olaf d'un ton bourru, alors 'feriez ben d'la fermer si vous voulez tous arriver vivants.

La menace refroidit les ardeurs de tous les occupants du traîneau et plus personne ne pipa mot jusqu'à ce que la voix magiquement amplifiée de Bondupois, quelques bonnes heures plus tard, lance gaiement :

- Attention, regardez tous en bas, nous y sommes presque !

Tout le monde à l'exception des Serpentard se mit à pousser des cris excités et des sifflements admiratifs.

Les rectangles colorés des champs de céréales, parsemés çà et là des taches plus sombres que formaient les forêts, s'étendaient à perte de vue des centaines de mètres plus bas. Mais bien qu'époustouflant, le spectacle de la nature n'était pas celui qui arrachait aux occupants des chariotes leurs hurlements de joie.

Au centre d'un immense lac traversé de part en part par une rivière argentée scintillant au soleil timide d'un début de journée, fourmillant de sorcières et sorciers en pleine effervescence, se dressait fièrement l'ébauche d'un stade de Quidditch.