Auteur : Eilwin

Genre : Romance/Humour

Pairing : Harry Potter/ Draco Malefoy

Rating : G

Disclaimer : Univers et personnages sont à J.K.Rowling. Je ne me fais pas de fric (dommage d'ailleurs !) avec cette fiction.

Résumé : « Vous aimez le rouge et or, Monsieur Malefoy ? » « Je les déteste » « Et bien je vous laisse une semaine pour les apprécier…» Et merde ! Potter, tu vas mourir

Attention !

Je rappelle à tous que ceci est un slash ! Donc, Homophobes s'abstenir ! Ici nous sommes tous entre petites yaoïstes complètement dingues des belles histoires d'amour entre nos deux

Note de l'auteuze (c'est-à-dire-moi XD) : Comme je l'avais promis, le chapitre est arrivé très tôt pour te satisfaire, Ô toi, revieweur adoré et vénéré. Hum…Je suis pardonné pour mon retard pharamineux (merci petite-abeille, je note :p) ? J'espèèèère parce que je tiens beaucoup à ce chapitre, il m'a bien fait rire. Bon,d'accord, je ris pour rien mais bon, c'est pas non plus incurable…si ?

Sur cette note un chouïa psychanalyste, je vous laisse lire à votre guise et je remercie toutes celles qui m'ont laissé une gentille review et à qui j'ai su répondre via fanfiction. Pour les autres merci à Lo !0, Sahada, Eternity, Illiria, Céline (Belgium en fooooorce ! XD) et Nomokoj !

Ps : A la demande de Lady Ange Shadow, qui a eu tout à fait raison de me le demander ;), je vais noter le résumé du chapitre précédent pour que vous sachiez mieux vous y retrouver ;)

Et donc le voici: Draco, après avoir rendu visite à Harry qui est à l'infirmerie, cogite à propos de son avenir en tant que Mangemort mais aussi sur ses sentiments à propos de Harry. Celui-ci a de plus de en plus de mal à trouver des repères et le fait que Harry soit loin de lui met le moral à zéro…

Mais que va-t-il se passer, maintenant ? Mouarf mouarf mouarf, mystère et boule de Chocogrenouille ! Une seule solution pour le savoir… ;)

Enjoy

Chapitre 12 : L'Amour Pour Toujours ?

POV Harry

Madame Pomfresh a bien voulu me laisser sortir. Merci Merlin, c'est pas trop tôt ! Faut dire que j'en avais un peu marre de jouer à cache-cache avec les petits pains chantants que Ron m'avait gentiment apportés (Il était persuadé que c'était une bonne idée pour mon remonter le moral mais ça a plutôt eu le don de m'irriter…ben quoi j'aimerais bien vous y voir moi !).

En fait, je n'avais tout simplement pas la force de les manger. Ils étaient teeeellement mignons avec leurs petits « Ce matin, un kneazle a tué un chasseeuuuuurrr ! C'était un kneazle qui, c'était un kneazle, qui… » Bref, même si ça me tue de le dire, ils étaient vraiment trop choux !

Alors j'ai préféré leur rendre la liberté ! Hahaha ! Harry Potter le sauveur de petits pains chantants ! Et on aura dans le rôle du méchant , le célèbre…Lord Poubelle ! Bouhahaha, je suis hilarant !

Je traverse le couloir sombre d'un pas rapide tout en essayant de dissimuler mon fou rire que j'avais moi-même créé. (Nda : Je sais, je fais toujours des personnages complètement atteints mais, qu'est-ce que j'en peux ? Autoportrait me direz-vous ? Mauvaises langues !)

Je m'arrête devant le tableau d'un jeune homme aux cheveux bruns, parfaitement coiffés, aux yeux éclatants et au sourire énigmatique. Et je dois avouer que si son air ne me procurait pas des frissons désagréables dans tout le corps, je pourrais même dire qu'il est sublime.

Je lui demande quelle heure est-il (et oui, même les sauveurs posent parfois des questions existentielles).

- Il est bientôt vingt-deux heures, jeune homme. Vous feriez mieux d'aller vous coucher, me répond-t-il avec un air…bestial.

J'ai la désagréable impression qu'il veut manger tout cru.

- Hum, oui c'est ce que j'allais faire. Merci !

C'est une idée ou j'ai quasiment crié le dernier mot ?

- Mais pas de quoi, beau brun, c'est toujours un plaisir de rendre service…

Bon, là, définitivement, il me drague. Et pourquoi il regarde mon cou avec cet air d'affamé ? Mais t'arrêtes, nan !

Et alors que je m'apprête à tourner les talons, celui-ci me fait un dernier sourire laissant apercevoir…deux belles canines bien pointues.

Je déglutis. Alors en plus de fantasmer sur ton pire ennemi, tu te fais draguer par un vampire ! Harry Potter, le roi des emmerdes !

Je n'écoute même pas ce que me dit ma conscience, tout ce qui fonctionne pour le moment ce sont mes jambes qui m'éloignent d'un pas rapide de mon prétendant aux longues dents.(J'allais quand même pas le laisser avoir la satisfaction de me voir courir non plus !)

Après dix minutes de marche acharnée, je m'arrête et soupire. Harry, tu peux pas être normal pour une fois ?

Bah ça n'a pas l'air. Mais bon, on s'y habitue après un moment ! Et puis c'était pas de ma faute ! C'était à cause de ce suceur de sang, il mattait mon cou ! (et je suis persuadé qu'il a matté mon cul quand je m'éloignais ! Je t'avais bien dit qu'il fallait courir ! Ferme là !)

Au même moment, je regarde autour de moi et me rends compte que je n'ai absolument aucune idée de l'endroit où je peux être. Merde ! Ca fait des années que je suis à Poudlard et je me perds, une fois de plus…

Bon, c'est vrai que c'est grand, mais, merde , pour une fois que je peux jouer sur mes talents de Sauveur du Monde, ils m'abandonnent.

Jamais là quand il faut, eux ! En fait, quand j'y réfléchis bien, ils ne sont jamais là sauf quand je pète un câble ce qui n'est franchement pas glorieux…

C'est pas que ta petite discussion introspective me dérange mais je te rappelle que ça fait dix minutes que t'es planté au milieu du couloir et que…CA CAILLE !

Je fais ce que je veux d'ab…T'as froid ?

Ferme-là !

Hé ! c'est MA réplique, emmerdeur ! ... Haha ! On réplique plus rien, là, hein ! YES ! Je suis génial ! Tellement machiavélique, tellement rusé, tellement…

Bon quand t'auras fini de te lancer des fleurs tu pourras essayer de te diriger vers un endroit moelleux, douillet et confortable ? Plus couramment on appelle ça UN LIT !

Gmrf ! Façon, toi, t'es toujours là pour faire chier mais jamais là pour m'aider.

Je jette un coup d'œil aux alentours et, vu que je suis complètement paumé, décide de tourner à gauche. Je déboule directement dans un couloir encore plus sombre que le précédent, à peine décoré, éclairé par seulement quelques torches. Des fenêtres sans rideaux parcourent le mur de gauche, donnant une vue inquiétante sur le lac. Je n'aime pas ce temps. Orageux, pluvieux, et surtout, glacial.

Alors que je parcours le couloir d'un pas lent, je regarde à travers chaque fenêtre. Je n'y vois quasiment rien, juste mon reflet qui me fait plus frissonner que me rassurer, excepté lorsqu'un éclair gronde et illumine les alentours d'une lumière presque surnaturelle.

Je détourne mes yeux du lac et scrute la fin du couloir, en vain. J'ai l'impression qu'à chaque pas, je m'enfonce un peu plus dans un trou noir. Ha ! Il est courageux, le valeureux Gryffondor ! Il ne n'est pas capable de faire deux pas dans sa propre école sans être aussi paumé qu'un première année.

Et je vois d'ici la tête de Malfoy ! Je l'imagine me sourire avec malice (ouais, bon, plutôt son rictus), ses yeux gris pétillant de vie (mais surtout de moquerie, restons réalistes)et quelques mèches s'échapper de sa chevelure alors qu'il éclate d'un rire cristallin et me lance un de ces remarques acides qui lui vont si bien.

Je ne sais pas ce qui m'a fait changer. Je ne sais pas si quelques jours passés avec mon pire ennemi peuvent tout changer. Je ne sais pas si ce que je fais est bien. Tout ce que je sais c'est que Malfoy est certes un connard égoïste irritant et irritable mais aussi drôle, intéressant et même de…bonne compagnie. Je comprends les filles qui se pâment devant lui, espérant, ne serait-ce qu'un instant, attirer son attention et peut-être la retenir.

A vrai dire, je ne sais absolument pas pourquoi mais Malfoy me fait penser à un prédateur. Un prédateur dangereux, certes, mais qui au lieu de vous abuser par le force, vous séduit par les mots. Je l'ai observé longtemps et j'ai découvert sa technique. Il vous amène dans ses filets, avec son sourire mystérieux et son air sûr de lui et, vous, vous ne demandez que ça, ou plutôt elles en l'occurence. Même si ça sonne plutôt paradoxal, je trouve que Malfoy a des airs de ressemblance avec le lion. Ca peut paraître bête mais j'y ai sérieusement réfléchi.

Qu'est-ce qui caractérise le lion ? Ses airs majestueux, son pas gracieux et imposant, sa tête haute, son regard qui se veut blasé, sa cour lui obéissant au doigt et à l'œil mais surtout ses courtisanes qui feraient n'importe quoi pour le dompter.

Alors, oui, Malfoy est définitivement un prédateur. Un prédateur dont tout le monde voudrait devenir la proie.

Et tandis que mes pensées s'égarent, un nouvel éclair illumine le long couloir glacé, me laissant entrevoir une silhouette assise sur le rebord d'une fenêtre.

Un nouvel éclair survient et éclaire la personne mystérieuse. En un instant je la reconnais. Je m'approche doucement d'elle, essayant de faire le moins de bruit possible et place ma bouche à quelques centimètres de mon oreille.

- Alors comme ça on rêvasse, Malfoy ? je chuchote.

Il semble reprendre ses esprits et se tourne vers moi, souriant légèrement. J'ai l'impression d'avoir brisé son état de méditation. Est-ce que je devrais partir ?

- Oui et non…Disons que je réfléchissais, me répond-t-il, retournant à sa contemplation des alentours.

- Malfoy qui réfléchit ? S'il te plaît, pas trop d'aveux aujourd'hui, j'ai déjà la tête comme un seau après mon passage à l'infirmerie, je lui dis en souriant légèrement.

Je m'assieds à ses côtés et le fixe un instant, retenant avec peine un soupire de bien-être. Quoi que soit Malfoy, un lion, un futur Mangemort, un ennemi, un dieu ou même un ange (ce dont je doute sincèrement), rester à ses côtés me plaît.

Un silence tranquille s'installe. Mon regard se perd dans les cheveux de ma Nemésis, décrivant chaque mèche argentée, dont les reflets ne sont que plus sublimes à la lumière de l'orage. Une mèche rebelle me fait poursuivre mon inspection en m'indiquant ses yeux dont la couleur métal me paraît plus belle que jamais.

Son nez fin et droit me guide vers ses lèvres. Ses lèvres…Je retiens mon souffle un instant, essayant de canaliser mes émotions. Fines et ourlées, d'un rose naturel que chaque fabriquant de rouge à lèvres envierait. Son souffle forme sur la vitre un halo de buée, qu'il ne remarque même pas, mais qui, moi, m'obsède.

- Tu penses que les choses auraient pu être différentes ? me demande-t-il doucement, brisant le silence.

- Quelles choses ? je réponds, laissant mon regard voguer vers son cou, me délectant de leur couleur pâle parfaitement irrésistible.

- Toi, dit-il toujours sans me regarder. Et moi, rajoute-t-il en plongeant ses yeux dans les miens, me procurant un frisson à peine contrôlable.

- Tout peut changer. Ce sont nos choix, Malfoy, qui font ce que nous sommes, pas nos aptitudes.

Il sourit légèrement.

- Je ne te savais pas philosophe, Potter.

- Oserais-je te dire que j'ai subtilement volé cette citation à Dumbledore ? je lui réponds avec un sourire malicieux.

- Tant que tu ne lui voles pas les droits d'auteur…Mais j'avoue que le vieux fou est bien le seul à sortir des phrases du genre.

J'acquiesce.

- Mais il n'empêche qu'elles sont vraies.

- Je suppose…

Un nouveau silence s'installe entre nous. Je pose ma main sur la vitre froide et la retire quelques instants plus tard. Les quelques empreintes de ma main restent quelques instants avant de disparaître. Pris du jeu, je souffle sur la vitre et fais un petit dessin insignifiant avec mon doigt. Fier de mon œuvre je souris et me retourne vers Malfoy qui me regarde avec une pointe d'amusement dans les yeux.

- Potter, je jouais à ça quand j'avais cinq ans…

- C'est toi qui n'arrête pas de me dire que j'ai l'âge mental d'un gamin de cinq ans, alors autant profiter des avantages qu'il comporte.

Malfoy rit doucement et me regarde retracer un nouveau dessin.

- M + B APT ?

- Allons, Malfoy ! Tu ne vas pas me dire que tu n'as jamais joué à ça !

- Joué à quoi ?

Je soupire avec un sourire. Je vais devoir faire l'éducation de monsieur Malfoy. Oh bien sûr, je n'irais jamais lui dire que je n'ai appris ce « jeu » il y a seulement quelques années grâce à Lavande, ça, il ne doit pas le savoir.

- Et bien les deux premières lettres de part et d'autre du plus, ce sont deux initiales et de l'autre côté du égal, ce sont les abréviations de « Amour Pour Toujours ».

Je souris d'autant plus en voyant son air ahuri.

- Je suppose que le M veut dire Malfoy ?

J'acquiesce avec délice, espérant qu'il trouve la deuxième initiale.

- B…Un élève ? me demande-t-il, visiblement prenant goût au jeu.

J'acquiesce.

- Gryffondor ?

Je fais «Non » de la tête et je vois sa tête se décomposer.

- Bullstrode !

J'éclate de rire tandis que je le vois effacer frénétiquement les deux initiales avec un « Putain c'est froid ! ».

- A ton tour Potty…

Et à son regard quasi pervers je me doute qu'il me face un cadeau.

- P + W APT…Je murmure.

Il lève un sourcil et je le vois se retenir de rire.

- Potter + Weasley ? Ben Ginny est plutôt jolie tu sais…je lui réponds.

- Je ne parlais pas de Weasley fille, Potter, mais de ton meilleur ami…

-Hugh ! Yeurk ! Pouah !

Il rit maintenant à gorge déployée. Non mais ! Ron c'est mon meilleur pote ! Il est pas mal, c'est pas ça mais…mon meilleur ami quoi ! Et en plus y a déjà Hermione, elle me tuerait !

- Si tu crois que tu vas t'en sortir comme ça…

- Ouuuhh j'en tremble, Potter ! me répond-t-il avec un sourire.

J'hésite à l'inscrire…Bon, allez, Harry, t'es à Gryffondor oui ou merde ? Allez c'est décidé !

- M + P APT …Patil ?

- Ah oui j'aurais pu mettre les deux mais non, Malfoy ! Mais c'est vrai que deux jumelles…

Il hausse un sourcil et renifle, pas content de ma réplique. Il réfléchit quelques instants.

- Parkison !

Alors là, deux options s'offrent à moi. Ou je lui dis que ce n'est pas Parkinson et il découvre le potter-aux-roses vu qu'on est pas cinquante à commencer par un « P » ou alors…

- Bien joué, Malfoy, tu commences à comprendre le jeu.. C'est pas trop tôt !

Bon, je sais, c'est lâche et franchement c'est indigne d'un Gryffondor comme moi et blablabla. Mais j'allais tout de même pas lui dire « Heu nan désolée, je pensais plutôt à moi. Tu vois, le mariage du blanc et du noir, les paradoxes, tout ça, tu connais ? Non ? Bon ben tant pis, je te fais une petite démo dans ma chambre… »

Et c'est moi qu'on traite d'obsédé ! Fuck…

- Oh Potty, tu fais preuve de tellement d'originalité dans tes couples que c'en est presque risible, me répond Malfoy d'un air condescendant.

Mais heuu ! Je lui permets pas tout non plus…Je veux bien que, parfois, je manque d'originalité mais bon, là c'est rude…Saleté de Malfoy.

- Je me disais que rendre votre relation plus officielle serait le bienvenu, non ? Après tout, ce sera la future madame Malfoy.

Bon, ok, là j'exagère un tout petit peu… Mais on s'en fiche, non ? Ce qui compte, c'est les résultats ! Et vu son air littéralement furax j'ai l'impression que je vais bientôt les connaître…

- Potter…Combien de fois faudra-t-il que je te dise que je ne suis pas amoureux de cette sangsue dépourvue de neurones mais surtout d'une once de pudeur ?

- Once de pudeur ? Tu veux dire qu'elle t'a fait un petit strip ou quelque chose du genre ? Yeeeeuuurkk…T'es un cas plus désespéré que je le croyais, Malfoy…

Je fais une grimace assez éloquente et je vois Malfoy lever les yeux au ciel en soupirant de frustration.

- Non, elle ne m'a pas fait de « strip », comme tu dis, et rien que de penser à l'imaginer faire quelque chose du genre me donne envie de vomir.

- Et bien je vois qu'on a au moins une chose en commun, notre dégoût pour Parkinson, je lâche en souriant. Mais bon, la différence, c'est que moi, je ne vais pas me marier avec…, j'ajoute en me retenant d'éclater de rire.

Il me regarde avec ce regard qui veut dire « COURS. MAINTENANT » et je vois presque de la fumée sortir de ses narines. Ouuuh pas content le dragon, pas content. Crétin, Harry, Crétin !

- Heu…, je commence. M-mais, tu-tu as encore le temps, non ? Petit rire nerveux Tu peux toujours faire ce-ce que tu veux, elle n'est pas encore ta…Petite toux venue d'on ne sait où, est-ce que j'aurais attraper un virus ? femme… ?

Et là, je pense que je peux dire que ce qui me sauva, c'est

HARRY, SAUVONS NOTRE PEAU, FUUUUCKKKK !

Et la dernière chose dont je me rappelle c'est ma course effrénée dans les couloirs noirs de l'école, riant aux éclats, un Malfoy pas très content à mes talons…

Elle est pas belle, la vie ?

XxXxXxXxXxXxXxX

Et oui, encore un chapitre de terminé ! J'espère qu'il vous a plu et qu'il vous a vidé les neurones de tous vos soucis pendant quelques minutes ! J

Gros betchs (et oui, c'est du Wallon mais je l'aaaimme),

Eilwin