Amis du jour, bonjour ! J'espère que vous allez bien et je suis désolée pour ceux qui doivent bientôt reprendre le chemin de l'école, contente pour ceux qui ont encore une semaine et ravie pou rceux qui les commencent :-D Moi j'ai qu'une semaine, et c'est vendredi prochain... Pff...

En principe si vous avez un compte j'ai déjà répondu à vos reviews - c'est plus facile pour moi car je manque d'organisation - sinon n'hésitez pas à crier XD.

MerciEmilie, et bienvenuediabolikvampyr et Beautiful-Dray !


Bon, j'espère que vous vous rappelez à quel point le suspense était insoutenable à la fin du chapitre précédent :

Une photo montrant Drago et Sarah en train de s'embrasser est parue dans La gazette du sorcier. Harry en veut à Drago, et ce dernierdemande des explications à Sarah.

- Tu devrais être en train de me remercier au lieu de me postillonner dessus, répondit Sarah comme si cela expliquait tout.

- Te remercier ? Te remercier ?

Sarah le regarda comme s'il était totalement attardé et demanda lentement :

- Tu as reçu une lettre de ton père ?

Stupéfait, Drago baissa la photo et recula d'un pas.

- Oui, comment le sais-tu ?

Sarah soupira et secoua la tête.

- Moi qui croyais que tu étais plus futé que les autres... On dirait qu'il va falloir que je t'explique tout en détail...


Sarah

Drago avait emmené Sarah dans la "pièce secrète" et à présent ils étaient plus ou moins confortablement installés chacun sur un bureau bancal. Drago attendait patiemment que Sarah daigne commencer son explication.

- Comment va Harry ? demanda-t-elle soudain avec un sourire narquois.

Drago reçut un coup de poing en plein estomac.

- Que... Quoi ?

- Arrête, je suis au courant pour vous deux.

- Ah bon ? Mais comment ?

- Ca crève les yeux, mon pauvre Drago, répondit Sarah d'un air désabusé.

- Ah bon ? Tu es sûre ? fit Drago, soudain paniqué.

- Evidemment. Je suis loin d'être idiote, tu sais ? Je crois que trop fréquenter Pansy t'a donné une opinion erronée des filles. Tout d'abord, j'ai remarqué que tu disparaissais souvent sans que personne ne sache où tu étais - dommage que les chaussettes de Pansy ne soient plus d'actualité... J'en ai conclu que tu voyais quelqu'un. D'autant que tu m'avais repoussée quand je m'étais jetée sur toi, ce fameux soir..

- Je n'étais pas encore avec lui, coupa Drago.

- Mais tu pensais déjà à lui. Puis, au retour des vacances de Pâques, tu avais une toute petite tache ronde sous le menton... comme si on t'avait menacé avec une baguette...

Drago porta machinalement la main à sa gorge, mais Sarah dit :

- Oh non, elle a disparu depuis longtemps, mais à chaque fois que tu levais la tête, aux entraînements de Quidditch, par exemple, on ne voyait que ça. Or je ne connais qu'une seule personne qui aurait osé - ou que tu aurais laissé - poser la main sur toi : ton père. Et s'il avait été obligé de te menacer, c'est que tu avais fait quelque chose qu'il n'approuvait pas et à laquelle tu refusais de renoncer... J'ai donc compris qu'il n'approuvait le choix de la personne que tu fréquentais, et qu'elle n'était donc pas de Serpentard, car sinon ce cher Lucius n'y aurait pas vu d'inconvénient, je me trompe ?

- Non, répondit Drago en secouant la tête, mais à cette époque, Har- Pot- Harry et moi, on n'était pas ensemble non plus.

- Si tu ne veux pas de mes explications, dis-le, rétorqua Sarah, exaspérée. Que tu sois déjà avec lui ou non ne change rien ; tu l'aimais. Bref, ce n'était pas quelqu'un de Serpentard - et je t'avoue que cela m'a beaucoup surprise venant de toi - mais j'ai éliminé d'office les Poufsouffle. Tu ne pouvais quand même pas tomber aussi bas... Puis j'ai remarqué que pendant les repas, tu t'installais toujours de manière à faire face à la table des Gryffondor, et que, même, tu regardais souvent dans cette direction. On fait plus discret... Ce n'était pas difficile de faire le rapprochement. Or la seule personne de Gryffondor susceptible de t'intéresser, c'était celle qui t'obsédait depuis que tu étais arrivé dans cette école.

- Il ne m'obsédait pas, protesta Drago.

- Dis-moi sans mentir que tu as déjà laissé passer une occasion de le faire punir ou de te moquer de lui et de ses copains.

- Mais j'ai fait ça à des tas de gens !

- Mais pas de manière permanente ; tu te choisissais un bouc émissaire pendant une certaine période, puis tu passais à quelqu'un d'autre. Mais tu t'es toujours acharné sur Potter.

- Bon, il m'obsédait peut-être un peu, reconnut Drago.

Il ne l'avait jamais remarqué ; mais, dit par quelqu'un d'autre, ça paraissait évident. Examinant Sarah du coin de l'oeil, il se demanda si elle l'observait ainsi depuis leur première année à l'école. Soudain, elle lui faisait un peu peur. Mais il était soulagé ; sa relation avec Harry crevait les yeux, soit, mais à condition d'être aussi fin observateur que Sarah. Il n'y avait aucune chance que quelqu'un d'autre ait tout compris. A part, peut-être, celui ou celle qui les espionnait et rapportait tout à son père...

- Ca n'explique pas le pourquoi de ça, dit-il après un long silence en désignant la photo de La gazette, se rappelant tout à coup qu'il était en colère contre elle.

- Vraiment ? fit Sarah. Tu n'as toujours pas compris ?

- Arrête de faire ton Dumbledore et explique-moi ! ordonna Drago, agacé.

- Après que j'aie sauvé Potter...

- Ah oui, à propos... !

- On verra ça plus tard. Bref, cette Rita Skeeter avait l'air décidée à faire de moi une célébrité... Alors je me suis dit que je pourrais m'en servir pour te donner un coup de main. Je me suis arrangée pour que tu m'embrasses en espérant très fort que Rita Skeeter serait encore là, à nous espionner, comme la veille.

- Tu as drogué mon verre, c'est ça ? Avec un philtre d'amour ?

- C'est la bouteille, que j'avais droguée, répondit Sarah comme si c'était élémentaire. Je te connais assez pour savoir que tu te méfies de tout et de tout le monde, et que tu n'aurais jamais accepté mon verre. Mais j'ai choisi un philtre qui ne durait que quelques heures, je ne voulais pas que tu t'accroches à moi comme un bulot pendant des jours.

- Mais tu aurais pu m'expliquer ton idée, tu n'étais pas obligée de m'empoisonner ! s'exclama Drago qui n'appréciait que modérément d'avoir été manipulé de la sorte.

- Drago, Drago, et la déontologie, dans tout ça ? Est-ce que les Serpentard perdent leur temps en palabres ? Non, ils agissent. En fourbe, si possible, tu le sais aussi bien que moi. Bref, maintenant que toute la communauté des sorciers croit que nous sommes ensemble, ton père va te laisser tranquille, non ?

- Il m'a écrit ce matin, pour dire qu'il était content.

- Oui, et il a dit dans La gazette que tu aurais pu "trouver pire", ajouta Sarah d'un ton méprisant. Enfin, voilà toute l'histoire, dit-elle en sautant à bas de son bureau.

- Attends ! C'est pour ça que tu as sauvé Harry ? Parce que tu savais pour lui et... et moi ?

Sarah sourit légèrement.

- En fin de compte tu comprends vite, quand on t'explique longtemps !

- Tu n'es pas une vraie Serpentard.

- Encore ? Tu ne pourrais pas trouver autre chose ?

- Tu as fait tout ça juste pour nous aider... Ce n'est pas digne d'une Serpentard.

- C'est digne d'une amie. Et d'ailleurs, ce n'est pas pour vous aider, mais pour t'aider toi. Mais ne va pas t'imaginer que j'aie fait ça uniquement pour tes beaux yeux. J'ai un plan.

Drago haussa un sourcil.

- Si ton père avait réussi à t'empêcher de voir Potter, tu aurais commencé à l'idéaliser et tu serais devenu accro à lui. Alors que maintenant, il arrivera un moment où tu te lasseras de Potter, et tu reviendras vers moi. Oh non, je ne suis plus amoureuse de toi, ajouta-t-elle devant la mine stupéfaite de Drago. Mais c'est là qu'est toute la subtilité. Tu te traîneras à mes pieds et je te ferai souffrir comme tu m'as fait souffrir. Sur ce, je te laisse, j'ai quelques Poufsouffle à aller martyriser. Eh oui, je suis une vraie Serpentard.

- Quelqu'un d'autre sait pour Harry et moi, dit Drago d'un air songeur, comme s'il ne l'avait pas entendue. Sinon mon père n'aurait jamais rien su. Inutile de te demander si c'est toi... ?

- Inutile, en effet, répondit froidement Sarah.

- Puisqu'on en est au moment des confidences, tu vas peut-être me dire pourquoi tu détestes autant les Poufsouffle ?

- Et toi tu vas peut-être me dire pourquoi tu veux toujours tout savoir ?

- Je t'écoute.

- Les Poufsouffle sont des sous-êtres stupides, paresseux et...

- La véritable raison.

Un moment, Sarah parut hésiter entre l'envoyer promener et lui donner une réponse. Puis elle soupira et dit :

- Puisqu'on en est au moment des confidences...

Elle s'approcha de lui et lui marmonna quelque chose à l'oreille.

- Quoi ? s'exclama Drago en s'efforçant de garder son sérieux.

- Tu as très bien entendu, fit sèchement Sarah.

Incrédule, Drago la regarda claquer la porte derrière elle et demeura assis là un long moment.

Puis un hibou s'écrasa contre la fenêtre, le ramenant à la réalité. Drago le reconnut ; c'était celui de Weasley, et il était particulièrement abruti.

A présent, il devait trouver comment raconter toute cette histoire à Harry, et surtout, comment faire en sorte qu'il la croie. Sarah lui avait rendu service envers son père, mais elle l'avait mis dans un sacré pétrin en ce qui concernait Harry.


Ron et Harry étaient concentrés sur une partie d'échecs - du moins, Ron l'était, car Harry avait autre chose en tête - quand un petit bruit sec leur fit lever la tête. Coquecigrue donnait des petits coups de bec contre la fenêtre pour qu'on le laisse entrer.

- Quel idiot, ce hibou, marmonna Ron en se levant. Il a encore manqué l'heure du courrier ce matin, il a dû se perdre. Ah ! ajouta-t-il avec contentement en remarquant que Coq était chargé d'un lourd paquet. Ca vient de maman.

Il ouvrit le colis d'un air avide et déplia la lettre qui l'accompagnait pour la lire à voix haute :

- Chers Ron, Harry et Hermione, bla bla bla, si heureuse que tu ne sois pas blessé après cette mésaventure, Harry, bla bla bla, si cette jeune fille n'avait pas été là, bla bla bla, donnez-lui de ma part cette boîte de biscuits aux amandes. Peuh ! fit Ron en se tournant vers Harry. Aucune chance que je m'approche d'un Serpentard à moins de deux mètres, encore moins pour lui offrir de succulents biscuits aux amandes.

Il détacha le paquet de la patte de Coq et lui donna quelques croquettes Miamhibou qu'il avait sorties de sa poche.

- L'ennui, fit-il en se rasseyant, c'est que ces biscuits vont pourrir... Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire ? demanda-t-il d'un air faussement inquiet.

- Les manger ? suggéra Harry pour mettre fin à la comédie de Ron - il n'avait pas tellement le coeur à rire.

- Ah ! C'est pas moi qui l'ai dit ! s'exclama Ron d'un ton malicieux avant d'ouvrir la boîte de biscuits d'un air gourmand.

Après avoir écrasé Harry aux échecs - et terminé les biscuits aux amandes - Ron se leva pour aller chercher un morceau de parchemin pour répondre à sa mère. Hermione en profita pour prendre sa place et dit à voix basse à Harry :

- Je suis certaine qu'il y a une explication.

- Oui, moi aussi, acquiesça Harry. La voici : Malefoy s'est bien moqué de moi, ce sale...

- Parle-lui, coupa Hermione. Demande-lui une explication.

Harry haussa les épaules.

- C'est également ce que tu m'as dit de faire la dernière fois, et je l'ai fait. Deux explications en à peine un mois, ça fait beaucoup pour un seul couple, tu ne trouves pas ?

- Comme tu voudras, soupira Hermione. Passe le bonjour à ta maman, Ron, ajouta-t-elle comme Ron revenait, armé d'un rouleau de parchemin et d'une plume.

Tandis que Ron était occupé à lire tout haut ce qu'il écrivait - lui ai immédiatement donné tes biscuits - Harry réfléchissait - folle de joie - et se demandait si Hermione avait raison une fois de plus - m'en a offert quelques-uns - et s'il ne se mordrait pas les doigts par la suite - délicieux, comme d'habitude - de ne pas avoir suivi son conseil.

- "C'est le début d'une grande amitié Serpento-Gryffondorienne", conlut Ron. Je n'en fais pas trop ?

- C'est parfait, assura Hermione avec un sourire amusé.

Harry venait de décider de ne plus se soucier de Malefoy.

Malheureusement pour lui, Malefoy semblait en avoir décidé autrement : il semblait être partout où Harry allait.

Quand Harry entrait dans la grande salle, Malefoy était toujours assis exactement au même niveau que lui à la table des Serpentard. Quand il sortait dans le parc pour la récréation Malefoy y était déjà, quand il allait aux toilettes le Serpentard y entrait à sa suite, et Harry n'avait d'autre solution que de sortir prestement pour rechercher une salle de bains moins fréquentée.

Tandis qu'il se rendait en cours de métamorphose, le lundi matin, son sac se déchira soudain avec un craquement sinistre. Mais alors qu'il se penchait pour ramasser ses affaires en jurant, une voix dans sa tête se mit à lui crier "Danger !"

Il aperçut alors Drago Malefoy au bout du couloir, qui avançait vers lui avec une expression déterminée. Harry rassembla ses livres et parchemins en toute hâte et détala comme un lapin. La ruse du Cracbadum... Il l'avait déjà expérimentée, deux ans plus tôt, et n'allait pas tomber dans un piège aussi grossier. Il rattrapa Ron et Hermione et entra dans la salle juste comme Malefoy arrivait à l'endroit où son sac avait lâché.

Le soir, après le dîner, alors qu'il travaillait seul à une table de la bibliothèque, quelqu'un posa brutalement une bouteille d'encre verte sur son parchemin.

- Tu as oublié ça dans le couloir, ce matin, dit Malefoy d'un ton dégagé. Ca ne pousse pas, tu sais.

- Très drôle, bougonna Harry.

- Tu n'as pas l'air content de me voir, mais au moins tu ne t'enfuis pas, c'est déjà ça, soupira Malefoy en s'asseyant en face de lui.

- Détrompe-toi, rétorqua Harry en commençant à ramasser ses manuels.

- Arrête de faire le gamin et écoute-moi, continua Malefoy sans se démonter.

- Non, toi, écoute-moi ! répliqua Harry sans élever la voix mais d'un ton sans réplique. D'abord, tu saisis le premier prétexte pour me laisser tomber. Je te supplie de me reprendre - et crois bien que chaque jour qui passe, je regrette de m'être traîné ainsi à tes pieds - puis tu me fais une scène de jalousie idiote mais au lieu de t'excuser tu te jettes sur ta grande copine Sarah ! Il me reste deux conclusions au choix : soit tu te consoles très vite, soit toute cette histoire n'était qu'une vaste farce et vous avez dû bien rigoler entre Serpentard, quand tu racontais...

- Bon sang, tu vas me laisser m'expliquer, oui ?

Harry se tut et croisa les bras d'un air buté.

- Sarah a fait ça pour nous aider...

- Ah oui, eh bien la prochaine fois tu lui diras d'aller se coincer le doigt dans une porte au lieu de nous donner un coup de main !

Les yeux de Malefoy se mirent à étinceler et Harry jugea plus prudent de se taire. Il n'avait pas peur de lui, mais Malefoy avait apparemment réellement quelque chose à lui expliquer. Il se mit à lui expliquer comment Sarah avait tout découvert...

- Mais alors, c'est elle qui a tout rapporté à ton père ! s'exclama Harry sans pouvoir s'en empêcher.

- Non, elle m'a dit que non.

- Ah, si elle t'a dit que ce n'était pas elle, alors, répliqua Harry d'un ton sarcastique.

- Ce n'est pas elle, fit Drago d'un ton sans appel. D'ailleurs c'est parce qu'elle savait tout qu'elle t'a rattrappé, au stade de la Coupe du monde. Et à cause de l'article de Rita Skeeter...

Quand Drago eut terminé son récit, Harry le dévisagea d'un air sceptique.

- Et qu'est-ce qui me dit que tu n'as pas inventé cette histoire de toutes pièces ?

- Allons, Harry, tu le saurais, si je te mentais, non ? fit Drago en essayant d'attraper sa main.

Mais Harry retira vivement sa main de la table, bien qu'il n'y eût personne dans les parages.

A la place, Drago attrapa une plume et se mit à jouer nerveusement avec. Puis il marmonna quelque chose d'une voix inintelligible.

- Je t'ai déjà acheté ton cadeau d'anniversaire, répéta Drago en articulant exagérément.

- Ah oui ? fit Harry, mi-surpris, mi-dubitatif.

C'était peut-être une ruse de Serpentard ?

- Je demanda à voir, ajouta-t-il.

- D'accord, fit Drago en se levant. Attends-moi ici.

- Tu me prends pour un idiot ?

- J'aurais tort ? répliqua Drago du tac au tac.

Aussitôt, il eut l'air de regretter ses paroles et ce fut son expression plutôt que ses excuses qui convainquirent Harry de ne pas le laisser là pour retourner dans sa tour.

- Pendant que je t'attends ici tu auras mille fois le temps de trouver n'importe quel objet et de me faire croire que tu l'as acheté pour moi. Je veux te voir le sortir de ta malle.

- Tu insinues que tu veux venir dans mon dortoir ? fit Drago avec un petit sourire.

- Tu es bien venu dans le mien, répliqua Harry en feignant de ne pas avoir remarqué le ton employé par Drago.

- Mais comment comptes-tu faire, d'abord ?

Harry fourra ses affaires dans son sac et sortit de la bibliothèque.

- Viens, dit-il à Drago.

Inconsciemment, il avait attrapé le Serpentard par le bras, et il le lâcha aussitôt qu'il s'en rendit compte, un peu troublé.

- On va où ? demanda Drago d'une voix incertaine.

- Chez moi, répondit Harry sans se retourner.

Il fallut un certain temps pour y arriver, car ils devaient constamment plonger derrière des armures ou des portes déguisées en tableaux pour ne pas croiser d'autres gens. Heureusement les couloirs de Poudlard regorgeaient de cachettes pour qui ne voulait pas être vu.

Arrivés dans le couloir au bout duquel était accroché le tableau de la grosse dame, Harry se tourna vers Drago.

- Attends-moi là et fais semblant de ne pas être un Serpentard si des Gryffondor arrivent, lui intima-t-il. J'en ai pour une seconde.

Il fila dans son dortoir, attrapa sa cape d'invisibilité et essaya tant bien que mal de la fourrer sous son pull, et retrouva Drago dans le couloir. Par chance, Ron ne l'avait pas remarqué, encore une fois occupé à enseigner à Neville les subtilités des échecs.

Il lança la cape sur Drago et se glissa lui-même dessous, et dit :

- Maintenant, on va chez toi.