Hoy ! Ca ne fait que trop longtemps que je vous ai abandonnés ! (Y a-t-il seulement toujours quelqu'un ? )

J'espère que vous vous rappelez à peu près ce qui s'était passé précédemment... Il y a eu cette coupure de journal avec une photo montrant Drago et Sarah en train de s'embrasser, mais Sarah a expliqué à Drago que c'était pour lui sauver la mise, afin que Lucius croie que son fils avait rompu avec Harry. A présent Drago essaye de convaincre Harry qu'il ne ressent rien pour Sarah, mais le Gryffondor est sceptique...

Fin de l'épisode précédent :

Inconsciemment, il avait attrapé le Serpentard par le bras, et il le lâcha aussitôt qu'il s'en rendit compte, un peu troublé.

- On va où ? demanda Drago d'une voix incertaine.

- Chez moi, répondit Harry sans se retourner.

Il fallut un certain temps pour y arriver, car ils devaient constamment plonger derrière des armures ou des portes déguisées en tableaux pour ne pas croiser d'autres gens. Heureusement les couloirs de Poudlard regorgeaient de cachettes pour qui ne voulait pas être vu.

Arrivés dans le couloir au bout duquel était accroché le tableau de la grosse dame, Harry se tourna vers Drago.

- Attends-moi là et fais semblant de ne pas être un Serpentard si des Gryffondor arrivent, lui intima-t-il. J'en ai pour une seconde.

Il fila dans son dortoir, attrapa sa cape d'invisibilité et essaya tant bien que mal de la fourrer sous son pull, et retrouva Drago dans le couloir. Par chance, Ron ne l'avait pas remarqué, encore une fois occupé à enseigner à Neville les subtilités des échecs.

Il lança la cape sur Drago et se glissa lui-même dessous, et dit :

- Maintenant, on va chez toi.


L'espion

Cela faisait bizarre à Harry d'être aussi proche de Drago sans avoir le droit de le toucher, mais ils arrivèrent assez rapidement au cachot des Serpentard. Drago enleva la cape et lança le mot de passe - Rat fétide - à un pan de mur qui coulissa pour leur livrer passage.

Sans jeter un regard à qui que ce soit, Drago se dirigea vers une porte au fond de la pièce basse de plafond et l'ouvrit. Il se retourna brusquement, tenant toujours la porte ouverte, et lança à Nott, qui était plongé dans un journal :

- C'est quoi, le mot que tu cherches ?

- Sale traître, en sept lettres, dit Nott d'une voix sépulcrale.

- Malefoy, répondit Drago d'une voix enjouée.

Puis, certain que Harry avait eu le temps de passer par la porte, dissimulé sous sa cape d'invisibilité, il la referma derrière lui pour ouvrir la porte de son propre dortoir. Par chance, il était désert. Harry retira sa cape, et ses cheveux étaient plus décoiffés que jamais. Drago allait y passer la main mais se ravisa, se rappelant pourquoi ils étaient là.

- C'est quoi, cette histoire de traître ? demanda Harry en fronçant les sourcils.

- Il croit que je suis avec Sarah. Oh, mais... toi aussi ! ajouta-t-il en feignant la surprise.

- Mon cadeau, dit simplement Harry.

Drago ouvrit une des deux malles posées au pied d'un lit qui devait être le sien, et se mit à fouiller dedans. Enfin, il en sortit un objet enveloppé dans du papier kraft, qu'il tendit à Harry.

- Je n'avais pas encore fait de paquet, tu me prends un peu de court..., essaya-t-il de plaisanter.

Harry ne sourit même pas et examina l'objet qu'il venait de déballer. C'était un gobelet en argent. Il brillait à la lumière des torches accrochées au mur et Harry pouvait y voir son reflet déformé.

- Comment je peux savoir que c'est réellement pour moi que tu l'as acheté ? demanda-t-il, sceptique.

Ce cadeau semblait tellement impersonnel, mais... il voulait de toutes ses forces croire qu'il était bien pour lui.

- Regarde au fond, suggéra Drago.

Au fond du gobelet était gravé un lion. Le lion des Gryffondor. A qui d'autre Drago aurait-il bien pu destiner ce cadeau, sinon à lui ?

Soudain, Harry comprit que tout ce que lui avait dit Drago était vrai. Il lui rendit le gobelet, la gorge un peu nouée, et lui dit :

- Bon. Tu me l'offriras à mon anniversaire, alors, d'accord ?

Drago sourit et baissa les yeux vers le gobelet.

- C'est quoi, cette fenêtre, au fait ? On est au sous-sol, non ? demanda Harry pour briser le silence un peu gauche qui s'était installé.

Mais juste à ce moment la porte du dortoir s'ouvrit à la volée et Crabbe entra dans la pièce. Harry souleva sa cape, qu'il avait abandonnée sur le lit, et plongea dessous. Il n'était pas certain d'avoir été assez rapide, mais Crabbe se contenta de cligner plusieurs fois des yeux et dit :

- Tu es là, Drago. Oh, qu'est-ce que c'est ? C'est joli...

- Pas touche, répondit Drago d'un ton sec.

Harry le vit se pencher au pied du lit. Un instant plus tard il se redressa, les mains vides, et annonça à Crabbe :

- Je vais me coucher. À demain.

Il grimpa sur son lit et ferma les rideaux du baldaquin d'un geste de sa baguette. Harry, qui avait roulé sur le côté pour ne pas que Drago s'asseye sur lui, chuchota :

- Mais ? Qu'est-ce que tu fais ? Il faut que tu me fasses sortir d'ici !

- Non. Enlève donc ta cape, je n'aime pas parler au vide.

- Mais si Crabbe ouvre tes rideaux ?

- Aucun danger, il n'oserait pas.

Il tendit le bras vers l'endroit d'où venait la voix de Harry et tira d'un coup sec pour révéler le visage du Gryffondor.

- Allez, il faut que tu ailles m'ouvrir la porte, insista Harry.

- Non. Oh, mais on dirait que tu es coincé ici, fit Drago d'un ton faussement préoccupé. Tu vas devoir dormir ici.

- Ne me regarde pas comme ça, répliqua Harry sans pouvoir s'empêcher de sourire.

- Tu me prends pour un obsédé ?

- J'aurais tort ?

Drago sourit à son tour et dit :

- Tu verras, mon lit est très confortable.

- Mais toi, tu vas dormir où ? demanda Harry en faisant un effort pour ne pas rire.

Le culot de Drago le choquait mais l'amusait en même temps.

- Tu parles tout seul, Drago ? demanda la voix de Crabbe.

- Tais-toi, Crabbe, fit sèchement Drago. Tu fais comme tu veux, mais en tout cas moi je ne t'ouvrirai pas la porte. Je peux te prêter un pyjama, si c'est la seule chose qui t'inquiète, ajouta-il à l'intention de Harry.

- Tu es vraiment fourbe, dit Harry avec un sourire en coin.

- Pourquoi est-ce que j'habite dans ce cachot, à ton avis ?

Drago s'allongea confortablement, les mains derrière la nuque, et Harry décida de l'imiter. Il n'avait qu'à attendre que tout le monde soit endormi, et il pourrait ouvrir la porte du dortoir sans éveiller de soupçons, retraverser la salle commune et remonter dans la tour des Gryffondor.

Drago et lui se mirent à discuter de choses et d'autres et, sans s'en rendre compte, Harry glissa lentement dans le sommeil.

Il se réveilla au milieu de la nuit, se rappela presque aussitôt où il était, et la première idée qui lui vint à l'esprit fut de retourner dans son dortoir à lui. Mais au moment de se redresser, il sentit le bras de Drago passé autour de lui.

Après tout..., se dit-il en refermant les yeux.

De toute manière, il ne savait pas où étaient passées ses lunettes.


Le lendemain matin, Harry arriva à son dortoir juste au moment où Ron se levait.

- Où étais-tu ? demanda Ron. Je t'ai attendu dans la salle commune, mais j'ai fini par aller me coucher.

- Je... euh... Oui, je suis allé faire un tour et... euh... en rentrant je me suis rappelé que j'avais cette dissertation, tu sais...

- Sur la loi de l'enclume ?

- Oui, j'avais oublié de la faire, et j'ai fini par m'endormir dans un fauteuil.

Harry se maudit intérieurement d'être aussi mauvais en mensonges. Il était évident pour tout un chacun qu'il venait d'inventer cette histoire de toutes pièces ; mais Ron parut se satisfaire de l'explication et se mit à pester contre la dissertation sur la loi de l'enclume, qu'il n'avait lui-même pas encore terminée.

Harry était sur un petit nuage en descendant dans le parc pour le cours de soins aux créatures magiques, d'autant plus que ce cours était suivi de deux heures de sortilèges et une de potions, en commun avec les Serpentard. Près de Hagrid se trouvaient une dizaine de cages abritant chacune un oiseau au plumage éclatant.

- Bonjour, bonjour, les accueillit-il gaiement. Au programme d'aujourd'hui : les Focifères. Ils sont charmants, n'est-ce pas ?

Plusieurs filles s'étaient mises à pousser des petits cris admiratifs et Hagrid jubilait.

- Et ce n'est pas tout ! ajouta-t-il avec un air de conspirateur. Leur chant est également très agréable, écoutez.

Il saisit son parapluie rose, qui était appuyé à la barrière, et demanda :

- Euh... Est-ce que vous pourriez vous retourner un instant ?

Intrigués, les élèves obéirent néanmoins et tournèrent le dos aux cages. L'instant d'après, les oiseaux se mirent à chanter tous ensemble comme s'ils avaient attendu un signal. C'était un chant très mélodieux ; Harry n'avait rien entendu de plus beau depuis la chanson de Fumseck, en deuxième année.

- Vous pouvez vous retourner ! annonça fièrement Hagrid. Qu'en pensez-vous ?

Comme tout le monde hochait la tête d'un air approbateur, sauf Hermione, Hagrid continua :

- Bien ! Pour donner de beaux oeufs multicolores, les Focifères doivent être bien traités. Et rien ne les rend plus heureux que de se faire lisser les plumes et vernir les ongles. Mettez-vous à deux par cage, et n'ayez crainte, ils ne piquent pas. Tout le matériel dont vous avez besoin est là, ajouta-t-il en désignant une souche d'arbre sur laquelle étaient posés de minuscules brosses à cheveux et des flacons de vernis à ongles. Ah, essayez d'assortir leur vernis à leur plumage. Et si vous faites une griffe sur deux d'une couleur différente, ils n'en seront que plus enchantés, mais c'est facultatif. Ca va, Harry ?

Il venait de s'approcher de Harry avec un sourire radieux.

- Qu'est-ce que vous leur avez fait pour qu'ils se mettent à chanter tous en même temps ? demanda ce dernier.

- Je leur avais lancé un sortilège de Mutisme, j'ai dû le lever pour que vous puissiez les entendre. Et tu sais que je ne suis pas censé... enfin bref.

- Un sortilège de Mutisme ?

- Sapristi, j'avais oublié !

Il se mit à face à la classe et lança à la cantonade :

- Une petite précision : si l'on écoute trop longtemps le chant du Focifère, ça rend fou. Mais je pense qu'en seulement une heure, il n'y a pas de risque.

Que Hagrid assure qu'il n'y avait pas de risque étant précisément une raison pour s'inquiéter, Hermione lança discrètement un sortilège de Mutisme au Focifère qu'elle partageait avec Harry.

- Tu préfères le coiffer ou lui vernir les griffes ? demanda-t-elle à Harry.

- Il vaut mieux que tu t'occupes du vernis. Je vais le coiffer.

Harry attrapa une brosse et s'attela à la tâche en sifflotant.

- Vous vous êtes réconciliés ? demanda Hermione en souriant. C'est avec lui que tu étais, hier soir ? Je me suis couchée avant que tu sois rentré.

Harry rougit légèrement et répondit :

- Oui... j'ai dormi avec lui.

Cette fois ce fut au tour d'Hermione de rougir et Harry répéta :

- J'ai dormi avec lui. D'ailleurs ce n'était pas prévu, mais j'étais fatigué...

- Cette photo, dans La Gazette, ce n'était rien de grave, alors ?

Harry lui raconta toute l'histoire et Hermione lança d'un ton malicieux :

- Qu'est-ce que vous feriez sans nous les filles ? Enfin, au moins Lucius Malefoy va vous laisser tranquille, à présent.

- Sauf si son espion continue à nous surveiller... Il faut que j'en parle à Drago. Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien, dit précipitamment Hermione en détournant les yeux. C'est juste la façon dont... dont tu parles de lui...

- Hé, Harry ! les interrompit Ron, quelques cages plus loin.

Il était chargé de lustrer les plumes d'un Focifère jaune tandis que Neville, tirant la langue sous l'effet de la concentration, s'appliquait à peindre ses griffes en rose électrique. Ron avait rassemblé les plumes du Focifère en une sorte de petite crête au sommet de sa tête, et cela semblait amuser au plus haut point l'oiseau, qui arborait désormais la même coiffure que les punks qui passaient parfois devant le quatre Privet Drive et faisaient pousser des cris d'effroi à la tante Petunia.

- Harry, regarde ce que j'ai trouvé dans la cage de mon Focifère, chuchota Ron tandis qu'ils remontaient vers le château.

Il tenait à la main un petit oeuf bariolé.

- Je pourrais l'offrir à Ginny pour son anniversaire, je ferais des économies.Un Focifère, ça devrait lui plaire.

- Impossible, Ron, intervint Hermione, qui marchait juste derrière lui. Hagrid a dit que ces Focifères étaient des mâles, or ce sont les femelles qui pondent les oeufs desquels naissent les poussins. De toute manière il faut un permis pour posséder un Focifère. Mais cet oeuf fera une jolie décoration.

Ron haussa les épaules et fourra l'oeuf dans sa poche. Les Serpentard n'avaient pas de cours en première heure, aussi ils attendaient déjà devant la salle de sortilèges quand les Gryffondor arrivèrent. Harry et Drago échangèrent un sourire très rapide et s'appliquèrent à s'ignorer jusqu'à ce que Flitwick les libère, une heure plus tard. Puis les deux maisons se rendirent de concert en cours de potions ; Rogue les attendait déjà dans son cachot, l'air aussi taciturne que d'habitude.

- Aujourd'hui nous allons préparer une potion de Chansonnette, très utile pour chanter juste. Mais je me verrai obligé de mettre en retenue celui ou celle qui croira judicieux de tester sa potion ici. Vous avez tous les ingrédients nécessaires, à part les oeufs de Focifère moisis, que voici. Les instructions sont à la page cent trente-trois. Au travail.

Harry faisait équipe avec Ron. Il sortit son manuel de potions de son sac tandis que Ron comparait l'oeuf moisi avec celui qu'il venait de récupérer pendant le cours de Hagrid.

Ils s'attelèrent à la préparation de la potion ; Harry était un peu distrait, car il ne cessait de jeter des coups d'oeil à Drago et Sarah Rowen, qui travaillaient ensemble. Ils avaient l'air de très bien s'entendre et, même si Harry savait que ce n'était qu'une mise en scène pour confirmer les dires de La gazette du sorcier, il éprouvait tout de même un petit pincement au coeur. De plus, il fallait absolument qu'il parle à Drago, et il se demandait comment il y parviendrait. Il ajouta le poivre moulu et les épines de Mimbulus mimbletonia dans le chaudron et se mit à remuer le tout dans le sens des aiguilles d'une montre pendant que Ron cassait l'oeuf de Focifère. Cinq minutes plus tard, la potion de Hermione et Neville était d'un rose pâle, alors que celle de Harry et Ron tenait plus du thon que du saumon. Effectivement, Rogue s'approcha d'eux et laissa échapper un reniflement méprisant. Il l'attrapa l'oeuf de Focifère qui restait sur la table et demanda :

- N'avez-vous pas oublié un ingrédient ?

- Non, j'ai mis l'oeuf, celui-là c'est un frais de ce matin que je compte offrir à ma soeur, répondit précipitamment Ron.

Rogue cassa la coquille d'un geste vif et montra à Ron le contenu noirâtre de l'oeuf :

- J'ai bien peur que vous n'ayez mis un oeuf frais dans votre potion. Vous ne vous en étiez pas aperçu ? Vous êtes vraiment un incapable, Weasley, ajouta-t-il sans attendre de réponse. Puisque apparemment deux Gryffondor ce n'est pas assez pour distinguer un oeuf moisi d'un oeuf frais, il va falloir que je procède à un petit mélange.

Le coeur de Harry se mit à battre la chamade. Rogue allait sûrement le mettre en équipe avec le Serpentard que Harry, selon toute apparence, détestait le plus. Jamais il n'aurait cru pouvoir être aussi heureux d'une erreur que Ron avait commise.

- Crabbe, venez ici avec Weasley. Vous, Potter, allez avec Zabini.

L'enthousiasme de Harry retomba comme un soufflé. Il rejoignit Zabini d'un pas lourd ; mais au moins, il ne se trouvait à présent qu'à deux tables de Drago.

- Désolé pour votre soeur, Weasley, ajouta Rogue avec un sourire narquois.

Les Serpentard se mirent à ricaner et les oreilles de Ron devinrent écarlates. A la fin du cours, Harry ramassa ses affaires le plus vite possible pour rejoindre Ron et Hermione, mais Drago s'approcha de lui, suivi de près par Sarah Rowen.

- Alors, Potter, lança-t-il d'un ton moqueur, j'aurais cru que les poules mouillées étaient expertes en oeufs, pourtant ?

- La ferme, rétorqua Harry sans lever les yeux de son sac.

- Oh, une fois de plus ta répartie est cinglante ! s'exclama Malefoy. Je suis blessé au plus profond de mon être ! Dire que je dois monter à la bibliothèque après les cours, j'en tremble d'avance ! J'espère que tu ne me tendras pas une embuscade sur la route pour me faire ravaler mes paroles !

Pendant une demi-seconde Harry resta abasourdi, sans comprendre. Puis il leva la tête et regarda Drago s'éloigner, un sourire flottant sur les lèvres.

À l'heure dite, il était devant la bibliothèque, caché sous sa cape d'invisibilité. Drago arriva, seul, et Harry lança :

- Psst ! Je suis là, sous ma cape.

Il souleva vivement la cape d'invisibilité et Drago s'engouffra dessous.

- Il faut qu'on se cache, si ton père n'a pas renoncé à nous faire surveiller, expliqua Harry. Viens, on va ailleurs.

Ils pouvaient parler à voix haute, car les couloirs étaient déserts - il restait une heure avant la fin officielle de la journée, mais ni Harry ni Drago n'avaient de cours à cette heure-là. Tout en marchant, ils réfléchissaient à la manière dont ils pouvaient s'assurer que plus personne ne les filait pour le compte du père de Drago.

- Hé mais... ! s'exclama soudain Harry en se frappant le front. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

- Pensé à quoi ? demanda Drago. Attends, je sors de cette cape, j'étouffe.

- Non, reste dessous, l'espion...

- Tu vois bien qu'il n'y personne, rétorqua Drago en embrassant le couloir du regard. Mais reste sous la cape, si tu veux, et s'il y a réellement quelqu'un qui nous espionne, on croira que je suis seul, rien de suspect, répliqua Drago en se recoiffant.

- Et il croira que tu parles tout seul, aussi ? Parfois, tu prends vraiment les gens pour des imbéciles. L'espion reconnaîtrait ma voix, de toute façon, objecta Harry en retirant sa cape. Et toutes les fois où on s'est retrouvés, il n'y avait personne autour, non plus, et pourtant ton père était parfaitement au courant .

- Vu la lettre qu'il m'a envoyée, je suis persuadé que mon père a arrêté de...

Cling.

Il se tut brutalement et tourna la tête vers l'endroit d'où venait le bruit. Rapide comme l'éclair, il bondit vers l'armure située au coin du couloir à quelques mètres de là et poussa un cri de triomphe :

- Aha ! Petrificus totalus !