Hello ! Merci à tous d'être toujours là et bonne lecture ! Pas beaucoup d'action aujourd'hui alors le prochain ne devrait pas tarder... ;-)

La fin du dernier chapitre :

Hermione vient de surprendre Harry et Drago près de la volière. Harry est certain que ce n'est qu'une co¨¨incidence et qu'elle ne peut pas être l'indic de Lucius Malefoy.

Drago le regarda s'éloigner en réfléchissant. Il ne faisait pas du tout confiance à Granger, et le sursaut qu'elle avait eu en les apercevant prouvait à son avis qu'elle n'avait pas que d'innocentes intentions.

Le seul moyen d'en avoir le coeur net, c'était donc de découvrir le fameux espion ; si ce n'était pas Granger, tant mieux, mais si c'était elle Harry n'aurait plus qu'à lui présenter ses excuses pour s'être encore une fois montré aussi soupe au lait, et Drago serait ravi d'avoir eu raison. Il adorait avoir raison.

Il fit apparaître un parchemin et une plume et griffonna un petit mot : autant étrenner cette boîte aux lettres moldue.

H,

je suis désolé si je t'ai froissé, mais comprends bien que j'aie des raisons de la soupçonner, puisque je ne la connais pas - tu avais bien accusé tour à tour tous les Serpentard.

Retrouvons-nous demain après le dîner de l'autre côté du lac ; personne n'y va jamais, s'il y a quelqu'un ce sera certainement celui ou celle que l'on cherche.

Je t'embrasse,

D.

Il remit la pierre en place avec quelque réticence - ça lui faisait bizarre de laisser son courrier livré à lui-même - mais il finit par se convaincre que c'était là une bonne idée, puisqu'elle venait d'Harry, et il se mit en route pour son dortoir.

L'espoir que peut-être, demain à cette heure, ils sauraient qui avaient été le moteur de tous leurs problèmes lui réchauffa le coeur et c'est le sourire aux lèvres qu'il s'endormit.

Lucius m'a tuer

Le jeudi matin, au petit-déjeuner, Drago ruminait de sombres pensées. Il n'avait pas pu parler à Harry depuis l'avant-veille, quand Granger les avait surpris près de la volière, et Harry n'était pas non plus venu le retrouver au bord du lac la veille au soir.

- Malefoy, il faut que tu ailles dans le bureau de Rogue, l'informa Ian McDiarmuid, un septième année au cou de taureau.

Drago soupira. Harry lui avait posé un lapin - peut-être lui en voulait-il toujours d'avoir osé soupçonner Granger ? - et en plus Rogue voulait le voir. Qui savait pour quel motif, cette fois ? Il avait été trop serviable en ramassant la plume de Pansy, deux semaines plus tôt ? Était-ce indigne d'un Serpentard ? Il termina son petit-déjeuner sans apprécier le moindre aliment, salua ses camarades et se mit en route pour les cachots d'un pas lourd.

- Harry, quelque chose ne va pas ? Tu ne me parles plus depuis avant-hier, chuchota Hermione par-dessus le plat de harengs fumés.

- Si, tout va bien, pourquoi ? répondit Harry d'un ton morne.

- S'il te plaît...

Harry leva les yeux et s'aperçut qu'Hermione semblait réellement angoissée. Mais comment pouvait-il lui demander si elle était celle qui avait tout raconté à Lucius Malefoy à propos de Drago et lui ? Lui-même n'arrivait pas à croire qu'il la soupçonnait réellement. Mais lorsqu'il lui avait demandé ce qu'elle venait faire à la volière, l'avant-veille, elle avait rougi et détourné les yeux en marmonnant « Rien d'important ». Ce qui, comme Drago l'avait si justement fait remarquer, était des plus curieux.

Remarquant qu'Hermione avait les yeux humides, il décida tout de même de faire quelque chose pour tirer la situation au clair.

- Qu'étais-tu allée faire à la volière mardi soir ? lui demanda-t-il à nouveau.

Cette fois, Hermione répondit aussitôt, comme si elle avait préparé sa réponse.

- Je voulais envoyer une lettre à Viktor.

Le coeur de Harry se desserra d'un cran, mais Harry lui interdit de s'emballer trop tôt.

- Mais pourquoi ne me l'as-tu pas dit la première fois que je te l'ai demandé ?

- Parce que Ron était juste à côté, et tu sais comme il monte sur ses grands chevaux dès qu'on parle de Viktor..., expliqua Hermione sans l'ombre d'une hésitation.

- Viktor qui ? Krum ? rugit aussitôt, comme pour confirmer ses dires, Ron, qui était jusqu'alors plongé dans une conversation sur le football avec Dean (« Deux fois onze joueurs sur un seul terrain, c'est beaucoup trop ! » - conversation à sens unique car Dean avait rarement l'occasion de répliquer). Ah celui-là, si je le tenais !

- Mais non, Ron, on parle de mon oncle Victor, celui qui est plombier, l'apaisa Hermione.

Ron se calma aussitôt et se tourna à nouveau vers Dean.

- Harry... tu ne penses quand même pas que j'étais venue pour vous espionner ou pour envoyer mon rapport à Lucius Malefoy ? demanda soudain Hermione à mi-voix.

Harry avait rarement souhaité qu'Hermione soit moins intelligente, mais c'était pourtant le cas en ce moment.

- Mais non, qu'est-ce que tu vas t'imaginer..., bafouilla-t-il en rougissant jusqu'à la racine des cheveux.

Hermione eut un petit sourire triste et lui tapota gentiment la main.

- Ce n'est pas grave, assura-t-elle. Je suis un peu déçue, mais je te comprends. Ça ne doit pas être facile.

Elle hocha la tête d'un air pensif et ajouta :

- En tout cas, je peux te jurer que ce n'est pas moi qui vous ai dénoncé à Lucius Malefoy.

- Je sais, répondit Harry.

Il l'avait toujours su.

Il aperçut alors Drago qui se levait de table, non loin de là, et porta machinalement la main à sa poche pour sentir à travers l'étoffe de sa robe la forme d'un parchemin plié en huit. Il était passé voir la "boîte aux lettres" par hasard, ce matin, et avait eu la surprise d'y trouver un mot de Drago. Il lui fixait un rendez-vous « demain après le dîner », mais d'après la formulation de sa lettre, il avait dû l'écrire tout de suite après que Harry l'ait laissé seul devant la porte de la volière. Autrement dit, Harry avait manqué le rendez-vous fixé à la veille. Dès qu'il en aurait l'occasion, il s'expliquerait ; il n'allait pas encore laisser un malentendu tout gâcher.

Drago quitta le bureau du professeur Rogue dans un état d'agitation extrême et se rendit tout droit à la volière. Donnant un coup sec sur la pierre disjointe, il sortit un morceau de parchemin chiffonné de sa poche. Il défroissa la feuille et fit apparaître une plume, écrivit quelques lignes à toute vitesse et, au moment de déposer la missive dans la niche, il s'aperçut que cette dernière était vide. Harry avait donc bel et bien eu son message, et c'était en toute connaissance de cause qu'il n'était pas venu à leur rendez-vous. Cela valait-il la peine de lui laisser ce nouveau message, dans ce cas, ou Harry considérait-il déjà qu'ils avaient une nouvelle fois rompu ? Après une seconde d'hésitation, Drago posa le parchemin dans la boîte aux lettres et remit la pierre en place. Cela fait, il respira profondément, plusieurs fois, et se remit à courir. McGonagall détestait les retardataires.

À la fin de la journée, Harry ne tenait plus en place. Il avait hâte d'expliquer à Drago pourquoi il ne l'avait pas retrouvé derrière le lac, et il voulait également lui dire qu'il ne lui en voulait pas du tout d'avoir soupçonné Hermione. Si même lui, Harry, avait fini par se poser des questions au sujet de la jeune fille, il était bien naturel que Drago fît de même, puisqu'il ne l'appréciait que modérément. Quand le cours de métamorphose se termina, il avait déjà écrit tout son message. Il ne lui restait plus qu'à passer à la volière et espérer que Drago viendrait le chercher. En fin de compte, ce système de boîte aux lettres était peut-être plus discret que les hiboux ou les messages cachés dans des phrases anodines, mais il était beaucoup moins fiable. Il se débarrassa de Ron sous un prétexte fallacieux et, après avoir vérifié que la voie était libre, grimpa deux à deux les marches menant à la volière.

Quelle ne fut pas sa surprise quand il retira la pierre de son emplacement de constater qu'un autre message s'y trouvait déjà ! Il s'en empara avidement et, après l'avoir lu, éclata d'un rire tonitruant mais sans joie, faisant pousser des hululements paniqués aux chouettes et hiboux, derrière la porte. C'était tellement absurde. Tout cela avait un tel goût de déjà-vu. Un goût amer.

H, disait la lettre.

je pense que nous ne devons pas continuer à nous voir.

Il serait mieux pour nous deux de tout arrêter là ; cela ne nous mènera nulle part.

C'était bien le temps que ça a duré, mais je crois que l'heure est venue de cesser de nous comporter en enfants irresponsables.

Je te souhaite le meilleur,

D.

Harry lut et relut la lettre. Longtemps après qu'il ait cessé de rire, les volatiles inquiets continuaient de s'agiter dans la volière. Bon, se dit-il. Lucius a encore frappé. Ça ne fait rien, nous allons en discuter calmement et tout finira par s'arranger.

Avec des gestes fébriles il fourra les deux messages - le sien et celui de Drago - dans sa poche et remit la pierre en place.

Il monta chercher de la poudre de Cheminette dans son dortoir et en profita pour déposer ses affaires. Alors qu'il se penchait pour poser son sac au pied de son lit, un parchemin tomba de sa poche. L'ouvrant par réflexe, Harry s'aperçut qu'il s'agissait du message écrit l'avant-veille par Drago.

Il venait de le cacher sous son matelas quand un détail lui revint en mémoire avec la force d'un cognard. Récupérant le message, il le compara à celui qu'il venait de trouver à la volière. Les p étaient différents. Ceux du premier message avaient la queue tournée vers l'extérieur ; ceux de l'autre lettre également, mais la queue était plus tremblotante, comme si quelqu'un avait cherché à imiter cette particularité sans en avoir l'habitude. C'était la même chose pour les q... Et que dire des i : sur le deuxième parchemin les points étaient placés proprement au-dessus de chaque bâton, alors que sur le premier ils avaient toujours une ou deux lettres de retard. L'imitateur n'avait pas fait attention à cet infime détail ; car Harry en était sûr, ce n'était pas Drago qui avait écrit cette lettre, mais bien quelqu'un qui avait voulu se faire passer pour lui.

Il mit les deux parchemins dans sa poche, prit la boîte que Sirius lui avait offerte pour Noël et redescendit dans la salle commune. Seulement une dizaine d'élèves s'y trouvait, la journée de cours ne se terminant qu'une heure plus tard pour les première à cinquième année, qui avaient un emploi du temps plus chargé. Ron et Hermione n'étaient pas là - ils avaient dû se rendre à la bibliothèque pour que Ron comprenne enfin, à grands renforts de schémas et de calculs savants, la théorie de la loi de l'enclume, sur laquelle il avait écrit un essai sans en saisir un traître mot.

Harry vérifia que personne ne l'observait avec insistance, s'agenouilla devant la cheminée et lança, sans trop élever la voix : « Salle commune de Serpentard » quand les flammes émeraudes jaillirent.

Comme la dernière fois, les Serpentard tombèrent des nues en voyant la tête de Harry Potter apparaître dans leur âtre. Harry entendit même un septième année s'exclamer d'un ton blasé : « Il faudrait penser à faire condamner cette cheminée ».

- Quelqu'un pourrait aller chercher Malefoy ? demanda Harry.

- Qu'est-ce que tu lui veux ? répliqua un élève roux d'un ton hargneux.

- Rien. On doit faire un devoir ensemble - Harry fit une grimace appropriée - et il a pris un de mes livres. Il faut que je le récupère ou je ne pourrai rien faire et on aura zéro.

Le septième année, sans un mot et sans bouger de sa place, attrapa une petite flèche de bois nichée dans le mur derrière lui et la lança approximativement en direction de la porte menant aux différents dortoirs.

La flèche trouva son chemin toute seule, attendit que la porte s'ouvre pour lui livrer passage, et un instant après Harry entendit un chtunk suivi d'un bruit perçant - elle s'était sans doute plantée dans la porte du dortoir des sixième année et annonçait grâce au bruit qu'elle avait un message à délivrer.

- Quoi ? grogna Drago en émergeant dans la salle commune cinq secondes plus tard, la fléchette à la main.

- On te demande, répliqua le roux en pointant vaguement le menton en direction de la cheminée.

Drago replanta la flèche dans le mur d'où elle avait été dérangée et alla s'agenouiller sur le tapis élimé, devant l'âtre.

- C'est toi qui as mon manuel de potions, dit aussitôt Harry d'un ton agressif. Retrouve-moi devant la bibliothèque aussi vite que possible, je n'ai pas de temps à perdre.

- Attends, on ne..., protesta Drago.

Mais Harry avait déjà retiré sa tête du feu. Drago soupira et quitta la salle commune, se demandant bien ce qui l'attendait à présent.

- Non, ce n'est pas moi qui ai écrit ça, confirma Drago en rendant à Harry la lettre de rupture. Quand l'as-tu trouvée ?

- À l'instant, je...

- Attends un peu... Il n'y avait rien d'autre dans la niche ?

- Non, juste ce message.

- Oh non !

Drago se frappa le front du plat de la main et se mit à marmonner :

- Mais comment ai-je pu être aussi stupide ? Quel imbécile je fais !

Juste comme Harry allait demander des explications, il ajouta :

- C'est mon père qui a dû écrire ça.

- Ton père ? Tu veux dire... qu'il est ici ?

- Plus maintenant, mais il était là ce matin. J'ai été convoqué dans le bureau de Rogue, et c'est mon père qui m'y attendait. Il m'a dit qu'il savait pertinemment que nous étions toujours ensemble, son informateur lui avait dit nous avoir vus - c'est ce qu'il y avait dans le message que je t'ai réellement écrit. C'est ce que je te disais dans mon message. Harry, il faut absolument que l'on découvre qui nous espionne. Enfin bref, il a dû me suivre quand je suis monté à la volière et s'est servi du message que j'avais écrit pour imiter mon écriture et en écrire un autre.

- Il sait que nous sommes toujours ensemble et... c'est tout ? Il t'a laissé t'en tirer comme ça ? s'exclama Harry, éberlué.

- Oh non, il y eu le discours et les menaces habituels, mais j'ai réussi à le convaincre que son informateur devait avoir des hallucinations, ou quelque chose dans ce genre. De toute manière, même s'il ne m'avait pas cru, il n'est pas assez stupide pour tenter quoi que ce soit de répréhensible sous le nez de Dumbledore. Mais puisqu'il m'a suivi et qu'il a lu la lettre que je t'avais écrite, il sait à présent que je lui ai menti et là, on est dans de beaux draps.

- Il n'a pas essayé de lire dans tes pensées, il t'a juste cru sur parole ? demanda Harry, sceptique.

- J'ai commencé très jeune à m'entraîner à l'occlumencie. J'ai vite compris qu'avec lui, c'était nécessaire pour quiconque voudrait vivre assez vieux pour passer ses ASPIC. Tu ne veux pas vérifier encore une fois qu'il n'y a personne ? ajouta Drago, un peu nerveux.

Harry tira à nouveau la carte du Maraudeur de sa poche et regarda les alentours de la pièce secrète dessus. Il n'y avait personne sauf eux.

- Tu es certain que la carte ne peut pas se tromper ? Si elle ne montre personne, il n'y a vraiment personne ? demanda Drago.

- Certain, affirma Harry. Sauf si...

Il n'arrivait pas à croire qu'il n'y avait pas pensé plus tôt.

- Les Oreilles à rallonge, dit-il dans un souffle.

Il expliqua rapidement à Drago ce qu'étaient des Oreilles à rallonge, mais se ravisa et ajouta :

- Ça m'étonnerait tout de même que l'informateur en utilise. Leur cordon n'est pas étirable à l'infini, or les gens qui passent autour de nous quand nous sommes ensemble ne sont jamais immobiles. À mon avis, la personne en question nous épie en chair et en os, quand elle le fait.

- Mais on l'aurait vue, sur la carte ! On vérifie tout le temps !

Mais c'était faux. Ils ne regardaient la carte du Maraudeur que lorsqu'ils se retrouvaient et au moment de se quitter.

- Or l'espion peut très bien ne faire que passer, voir qu'on est ensemble et se dépêcher d'aller le dire à ton père. Pas besoin d'écouter nos conversations entières, objecta Harry.

- Mais la plupart du temps c'est ici qu'on se voit. Comment cette personne pourrait-elle savoir qu'on est là, sans ouvrir la porte... ? Hé, elle a peut-être une carte comme la tienne.

- Peut-être, dit Harry sans conviction. Ou alors elle ne nous a vus ensemble qu'une seule fois... Réfléchis, si ton père n'est venu que ce matin, c'est qu'il vient à peine d'apprendre que Sarah n'était qu'une couverture. Donc, son espion a très bien pu nous voir - ou nous entendre - près de la volière, ce qui expliquerait pourquoi nous avons été tranquilles pendant si longtemps ! Il avait bel et bien cessé de nous faire espionner, mais son informateur nous a vus par hasard !

- On tourne en rond, là, ça pourrait être n'importe qui. Même Gran...

- Non, répliqua Harry d'un ton catégorique. Au fait, comment se fait-il que ton père, si c'est lui qui a écrit cette fausse lettre, ne t'ait encore rien dit depuis ce matin ?

- Oh, il se croit tellement malin qu'il pense sûrement que tu as vraiment cru que c'était moi qui avais écrit cette lettre, et que nous ne sommes plus ensemble pour de bon. Il a dû être furieux en s'apercevant que je lui avais encore menti, grimaça Drago. De toute manière, je me charge de lui faire croire que nous avons réellement rompu depuis sa visite, et dorénavant on ne se déplace que sous ta cape d'invisibilité, et on ne quitte jamais la carte des yeux.

- Ça va être gai, comme rendez-vous, dit Harry.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Si on doit employer tout le temps qu'on passe ensemble à surveiller ce que font les autres et vérifier que personne ne nous épie..., résuma Harry. Enfin, est-ce qu'il y a toujours un intérêt à se voir ?

Drago était estomaqué.

- Mais bien sûr que oui ! Bien sûr, puisqu'on sera tout de même ensemble, et c'est qu'on veut, non ? Enfin, c'est ce que moi je veux, au moins... Pas toi ?

- Si, bien sûr, répondit Harry avec un pâle sourire. Mais il faut tout de même qu'on se débarrasse de cet espion avant la fin de l'année, sinon on ne va pas beaucoup profiter d'être ensemble...

La nuit de Harry fut peuplée de rêves de Lucius Malefoy qui essayait de l'acheter, comme dans les romans à l'eau de rose que la tante Petunia affectionnait en secret : « Dix mille gallions pour que tu ne revoies jamais mon fils ! » Comme Harry refusait, Lucius devenait vert de rage et sortait de sa poche la carte du Maraudeur. « Elle ne te servira à rien ! Tu ne découvriras jamais qui j'emploie pour vous filer ! » Et sur un rire sardonique, l'image de Lucius Malefoy s'évanouit et Harry se réveilla pour affronter une nouvelle journée.