Voici la suite... ce tome sera pas mal court…
Je pense faire un peu comme JKR, mais en huit tomes (celui-ci parlant surtout de la vie d'harry avant Poudlard)... mais bref. Vous verrez bien la suite!
Bonne lecture !
Chapitre 3 : Pendant ce temps, dans une famille normale…
Pendant ce temps à Privet Drive, une famille tout ce qu'il y avait de plus normale se levait en ce jour du 1er novembre. Petunia Dursley préparait le petit déjeuner pour son mari et son fils, Dudley, qui fêterait bientôt ses un an et demi. Vernon, lui, se rasait et se préparait à descendre rejoindre sa femme à la cuisine.
Avant de sortir de la salle de bain, il regarda par la fenêtre, comme tous les matins. Comme tous les matins, il voyait la voisine quitter la rue en voiture et, comme tous les matins, il voyait le facteur distribuer le courrier. Cependant, une chose curieuse était en train de se produire : un chat tigré se tenait, au bout de la rue, et lisait le panneau qui indiquait le nom de la rue. Vernon se secoua. Un chat ne pouvait PAS lire! Il regarda de nouveau, et vit le même chat qui trottinait tranquillement dans la rue. Rien d'étrange à cela. Il se rinça la tête pour s'enlever toutes ces idées idiotes de chat et descendit rejoindre sa petite famille adorée.
À la cuisine, Vernon se servit un café et alla embrasser sa femme et son fils. Celui-ci avait déjà quelques kilos en trop et ne tenait presque plus sur sa chaise de bébé. Le bébé en question braillait en mangeant et mettant de la purée partout.
« - Hoooooo, mais c'est le petit Dudley à son papa… Gouzi gouzi…
- Bien dormi, mon chéri? Demanda Pétunia qui venait de s'assoir.
- très bien et toi?
- très bien aussi... Tu sais, ce matin, la voisine n'a pas arrêté de regarder dans notre direction... Elle veut essayer de me montrer qu'elle a plus d'argent en montrant sa nouvelle voiture... grrrr, la garce!
- Ne t'inquiète pas, ma chérie. Aujourd'hui, je sens que la chance nous a attrapé, répondit-il en s'asseyant devant la télé. »
« Slash info: Les phénomènes naturels inexplicables semblent continuer. Des milliers de hiboux survolent en ce moment tout Londres et les environs... Quant aux étoiles filantes, elles jaillissent de plus en plus souvent...on ne sait d'où cela peut venir..."
Vernon, choqué, pensa à sa belle-sœur et son mari. C'est surement un coup de ces gens anormaux, pensa-t-il dégouté. Des hiboux, des étoiles filantes... Vernon regarda sa femme, mais refusa de lui poser des questions sur sa sœur... Le sujet était toujours aussi douloureux pour elle. Il se leva de table, et partit au boulot.
En passant devant le mur de son jardin, il revit le chat qui avait "lu" le panneau. Il croisa son regard, et un frisson courut sur son échine dorsale. Il avait le sentiment que le chat lui avait jeté un regard tueur, même si cela était complètement impossible. Il continua sa route comme si rien ne s'était passé.
Il vit, durant tout le trajet, de drôles de personnes habillées de robes qui trainaient sur les trottoirs... Un nouvelle mode, pensa l'homme. Mais à un moment donné, il vit que parmi ces personnes se trouvaient des adultes plus vieux encore que lui. Dégoûté, Vernon tourna la tête et continua sa route.
Au travail, tout se passa comme normalement pour lui. Mais, s'il avait eu un bureau donnant sur la rue, il aurait vu tous les hiboux qui volaient dans la rue. Les passants, eux, les voyaient et les montraient même du doigt.
À midi, Vernon était affamé. Il décida d'aller se payer un sandwich au boulanger en face de son bureau. Mais, en sortant de son immeuble, il se cogna contre un petit homme. Vernon eut à peine le temps de s'excuser avant que l'étrange bonhomme le prenne dans ses bras, en lui disant que cela ne faisait rien, puisque Vous-savez-qui était enfin mort.
Choqué, Vernon se recula et alla s'acheter son sandwich en ne faisant pas attention au groupe de gens bizarres qui étaient devant la boutique. Ce ne fut que quand il ressortit et qu'il entendit le mot "Potter" qu'il commença réellement à être effrayé. Potter était en effet le nom de famille de son beau-frère.
Il courut dans son bureau, et commença à taper le numéro de chez lui. Il s'arrêta au milieu, et raccrocha. Il ne voulait pas effrayer sa femme à cause de cela. Potter était un nom courant, comme Harry, un autre nom qu'il avait entendu...et puis, peut-être qu'Harry n'était pas le nom de son neveu... Il ne s'en souvenait d'ailleurs plus, n'ayant jamais vu le morveux.
Le soir, il rentra directement, sans regarder personne, même le chat du matin, qui était toujours sur le mur de son jardin. Il dina avec sa femme, qui lui raconta les derniers potins du quartier, et le dernier mot apprit par le petit Dudley: "Veux pas"
Quand il se coucha, Vernon se rassura. Quoi qu'il se passe, même si c'était vraiment un rapport avec la famille Potter, il se dit que jamais il n'aurait à faire avec ces gens-là, et que jamais, au grand jamais, rien ne viendrait déranger sa petite vie tranquille…
Mais il ne savait pas qu'il se trompait lourdement…
Ce ne fut que très tard dans la nuit, quand tout le monde dormait, que le chat, toujours perché sur le muret, commença à bouger. Une ombre était apparue au début de la rue. Cette ombre, c'était Albus Dumbledore, le plus grand sorcier de tous les temps. Cet homme sortit de sa robe bleu nuit une sorte de briquet, et l'alluma. La première lampe de la rue s'éteignit. Il recommença l'action 12 fois, et, quand tout fut éteint, on ne pouvait plus voir grand chose de la rue-même. Le vieil homme alla s'assoir tranquillement sur le muret du numéro quatre, à côté du chat.
« - Je savais que je pourrais vous trouver ici, professeur McGonagall, dit-il au chat en se retoournant. »
Mais à la place du chat se trouva une vieille femme, habillée avec une robe écossaise. Elle regarda sévèrement le vieil homme, et dit:
« - Albus...est-ce vrai ce que tout le monde raconte?
- J'en ai bien peur… Du bon comme du mauvais...
- Mais... et l'enfant ? demanda-t-elle, les larmes aux yeux.
- Hagrid l'amène en ce moment, et il devrait même arriver d'une minute à l'autre.
- Bien..."
Tout à coup, un moteur de moto se fit entendre dans le ciel. Les deux adultes regardèrent le géant atterrir, et arriver devant eux.
« - Bonsoir Hagrid. Il n'y a pas eut de problèmes, demanda Albus Dumbledore.
- Non...le petit s'est endormit quand on a survolé Bristol.
- Bien...donnez-le moi. Merci, dit-il, le bébé dans les bras."
Albus alla vers l'entrée de la maison, et posa le couffin sur le pas de la porte, et mit une lettre dessus.
« - Albus, j'ai regardé ces gens pendant toute la journée. Ce sont les pires moldus que j'ai jamais vus. Vous ne pensez quand même pas...
- Oui.
- Mais il sera connu, tous les sorciers connaîtront son nom!
- C'est pour cela qu'il vaille mieux qu'il grandisse en dehors de tout cela… Allons-y. Bonne chance, Harry Potter ! »
Les trois sorciers embrassèrent chacun à son tour le bébé. Puis, ils disparurent chacun à leur tour. Resté seul, Dumbledore, soupira tristement en regardant le quartier avant de disparaître à son tour.
Harry, endormit, ne savait pas ce qui lui arriverait à l'avenir. Il ne savait pas qu'il se ferait réveiller demain matin par sa tante, hurlant, qui était venue chercher du lait. Il ne savait pas non plus les longs moments de solitude qu'il vivrait avec sa famille moldue, celle-ci le traitant comme de la merde, les nombreuses fois où il devrait faire le ménage, et les bagarres auxquelles il participerait sans son bon vouloir, contre son énorme cousin. Et il ne savait pas non plus que jamais il ne serait séparé de ses deux serpents avec qui il pouvait parler et qui, chaque soir, se transformaient en ses parents pour le réconforter de la dure journée qu'il allait vivre…
