Remus tapait frénétiquement du pied, nerveux, il passait de sa montre à l'horloge murale de la zone de transplanage, du mur à son téléphone où quelque message de Tonks lui assurant qu'il s'inquiétait pour rien était encore en notification. Voilà deux heures qu'il attendait que la séance de Severus se termine, habituellement, la psychologue le laissait partir environ cinq minutes avant pour pouvoir ranger son cabinet et se préparer à accueillir son nouveau patient. Elle n'avait jamais été en retard, elle ne le pouvait pas car ce serait faire payer pour rien les autres clients. Mais voilà vingt minutes que le rendez-vous était censé être terminé. Il avait envoyé un message à la praticienne et attendait sa réponse avec angoisse. Il avait un mauvais pressentiment, déjà hier il avait dû se faire violence pour partir de chez Rogue, se disant qu'il avait peut-être juste besoin d'espace et ne sachant pas leur relation assez intime pour se permettre d'aller le voir dans sa chambre. Ce matin, ses élèves lui avaient fait remarquer qu'il avait l'air à cran, sa directrice c'était inquiété de son état mais il était rapidement partit l'après-midi pour aller chercher son protégé, et quand il avait frappé à sa porte, se fut un Severus semblant sortir du lit qui sortit et claqua sa porte. Il avait un air sombre et fatigué, il s'était plaint de la douleur à sa jambes, il ressemblait de manière très inquiétante à ce qu'il était lors de sa sortie d'hôpital ce qui lui avait glacé le sang. Il craignait actuellement le pire. Une notification se fit entendre sur son appareille. Il lu avec effroi que la psychologue lui confirmait le départ de son patient à l'heure prévue. Sans attendre, Remus sortit de la zone de transplanage et regarda autour de lui. Où est-ce qu'il aurait pu aller, se demanda-t-il. Il prit sa baguette et un livre de sa sacoche qui appartenait à Severus, il y jeta un sort de localisation en priant pour que le porteur de noir ne soit pas aller trop loin, si non il devra chercher un autre moyen pour le retrouver. Il constata avec soulagement que l'ouvrage commençait à tirer dans ses mains, le conduisant dans un parc, quand il comprit que le grimoire le guider vers le bord d'un cour d'eau, il s'y précipita et regarda par-dessus la barrière de pierre. Il n'y avait rien. Il releva la tête et s'aperçut qu'un peu plus loin, sur un banc, une silhouette sombre était avachis. Remus accourut vers Rogue et reprit son souffle.

Severus semblait comme éteint. Il regardait dans le vide les épaules voûtées. Lupin déglutit. Il s'assit avec précaution à côté de l'autre homme.

-Sev ? Appela-t-il doucement. Qu'est-ce qu'il y a ?

Son vis à vis ne bougea pas. Il ferma juste les yeux, sembla se concentrer et répondit.

-Rien.

Malgré tous ses efforts, il ne parvient pas à avoir une voix normale. Elle était petite et brisée. Cette vision attrista Remus, il se sentit impuissant, qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Il regarda en l'air, le ciel était gris, il n'y avait pas beaucoup de gens autour d'eux. Il mit en place un sort de dissimulation et d'insonorisation. Il prit une grande inspiration. Ce n'était pas le moment d'être démunie, alors il laissa son instinct lui dire quoi faire. Severus sentit timidement une main venir dans son dos. Il ferma les yeux, il ne pouvait pas se laisser aller, même si la sensation était agréable et réconfortante. Il n'en avait pas le droit.

-Arrête, supplia-t-il presque.

-Sev… le dénommé releva enfin la tête, espérant convaincre l'autre de le laisser tranquille mais ce sont les iris grises qui le figèrent en y découvrant toute l'inquiétude qui les habitaient. Sev, insista Remus. Je-je sais qu'on a...un passif compliqué et bizarre, je sais que tu n'as pas confiance en moi mais...je te promets que je me soucie sincèrement de toi je...je veux pouvoir t'aider...mais je ne peux pas si je ne comprends pas ce qu'il t'arrive et...je veux que tu sache que tu peux tout me dire. Absolument tout, je ne te jugerais pas. Jamais. Je te le promets.

Le porteur de noir était totalement médusé. Cette journée avait vraiment décidé de le mettre en difficulté. La déclaration de Remus le perturbait vraiment, mais le plus troublant était ce qu'il lisait dans ses yeux. Qu'il ne mentait pas, qu'il s'inquiétait, qu'il avait peur et un autre sentiment, une chaleur qu'il n'avait jamais vu, qui ne s'était jamais adressé à lui. Il pourrait utiliser la legilimancie pour en avoir le cœur net, mais il ne voulait pas vraiment savoir au finale, il voulait le croire. Une main caressa sa joue, ramassa des larmes. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas naturellement pleuré, il ne savait pas qu'il en était encore capable. Et il s'effondra. Lupin le prit dans ses bras, le serrant fort contre lui, lui caressa le dos. Rogue s'excusait. Le loup les balaya, il n'y avait aucune raison d'être désolé. Quand il fut un peu plus calme, toujours en larme, Severus balança tout.

-On a parlé avec-avec la psy de ma mère et mon...père. Je m'en veux tellement si tu savais. Si-si je n'avais pas été là...il ne l'aurait jamais frappé et...c'était horrible. C'est pour ça que je me suis intéresser à cette putain de magie de merde ! Je voulais juste pouvoir me défendre… je suis trop stupide...elle aurait pu partir si je n'avais pas été là, elle le savait...elle me détestait pour ça...sans moi elle ne serait pas morte…

Lupin resta choqué, il prit le porteur de noir par les épaules.

-Attend, calme toi un peu je comprends rien…

Il lui caressa encore le visage et se mordit la lèvre en constatant que son toucher était apprécié. Ce n'était vraiment pas le moment de penser à son cœur battant beaucoup trop fort. Doucement il demanda.

-Ton père...vous frappait ?

-Il disait qu'on était des monstres...c'était un moldu…

L'affirmation fit grincer Remus des dents.

-Ce n'est pas de ta faute. Affirma-t-il.

-J'aurais dû nous défendre.

-Tu n'étais qu'un enfant Sev et c'était ton père. Il interrompit l'exclamation de l'autre et le regarda dans les yeux. C'était sa faute à lui, pas la tienne et je suis sûr que ta mère le savait et qu'elle t'aimait, il n'y a qu'à voir la photo dans ton album…

-Ça n'a aucun sens, affirma le porteur de noir. Si elle ne me détestait pas, pourquoi elle ne réagissait plus ? Elle le laissait faire et...ne prenait plus ma défense...elle m'ignorait…

Il tenta de retenir de nouveaux sanglots. C'était la première fois qu'il disait ça, se qu'il pensait, et c'était encore plus dure maintenant que les mots avaient rendu son passé aussi réel, il s'en voulu presque de s'être confier. A ses côtés, Remus prit une grande inspiration et se redressa. Il affirma.

-Personne n'a vraiment la réponse à cette question...et je sais qu'importe ce que je dirais ça ne changera rien pour toi…il n'y a concrètement que ta psy qui peut t'aider…

Le maître des potions scruta Remus qui semblait vouloir lui dire quelque chose mais qui se retenait pour une raison quelconque, de ce qu'il comprenait, le loup pensait ne pas pouvoir l'aider. L'idée lui parut absurde. Il regarda la main de l'autre homme qui était posé sur sa propre cuise, s'ouvrant et se fermant dans une mimique bien connu du porteur de noir, il faisait toujours ça quand il était nerveux et peu sûr de lui. Il eut un sourire. Timidement, il prit cette main. La sensation de leur doigt froid se mêlant l'apaisa étrangement. Doucement et en évitant de regarder le châtain, il déclara.

-Il n'y a que toi qui m'a soutenu depuis le début Remus...dit moi se que tu pense...ça ne me fera pas de mal...

Il se mordit la lèvre, il pensait vraiment que Lunard ne pourrait lui faire intentionnellement du mal, cette croyance était stupide il le savait, mais sa lui fit étrangement du bien, comme une lumière au milieu d'un océan déchaîné. De son côté, le loup-garou fixa le profil de son homologue puis leur mains liées, il se demanda si c'était vraiment réel et finalement exposa son point de vue.

-Q-quand j'étais enfant, lorsque je tombais malade ou les jours avant et après les pleines lunes. Mon père ne m'adressait pas la parole. Il évitait aussi de me regarder et c'était toujours lui qui...m'enfermait dans la cage…je croyais qu'il me détestait parce que...j'étais devenu ce qu'il haïssait le plus au monde. Son regard gris croisa les iris sombres qui semblait très attentive et attristait par son histoire, s'y retrouvant sûrement quelque part. Mais à la fin de mes études, poursuivit-il, j'ai décidé de quitter la maison, j'ai presque fugué pour tout te dire, je ne voulais pas voir leur regard soulagé de ne plus m'avoir dans leurs pattes. Il eut un sourire amère qui s'adoucit sur la fin de son récit. Mais mon père m'a surpris, il m'a engueulé comme jamais et je lui ai dit pourquoi je partais, parce qu'il me détestait. Il m'a répondu un truc hallucinant. Il ne m'a jamais détesté, il s'en voulait juste, il culpabilisait parce qu'il pensait que c'était de sa faute, que je le haïssais pour ça, de ne pas être un bon père. J-je ne peux pas dire que c'était la même chose pour ta mère mais…

Il ne finit pas. Severus avait posé sa tête sur son épaule et lui avait murmuré doucement un remerciement. Il ne saura jamais si sa mère était comme le père du châtain, mais cette nouvelle possibilité lui faisait chaud au cœur et l'avait un peu allégé d'un poids qu'il portait depuis beaucoup trop d'années. Remus lui, avait simplement cessé de respirer. Il se fit violence pour se détendre, ne voulant surtout pas que son vis-à-vis le prenne comme une invitation à se retirer. Il prit une profonde inspiration et finalement pu profiter de cette instant qu'il tenta d'à jamais graver dans sa mémoire, sachant qu'il était extrêmement probable que ça ne se reproduise jamais, Severus avait simplement besoin de réconfort et d'affection et il était là pour ça, il ne devait rien attendre en retour. Malgré ce qu'il se disait, la perspective l'attrista énormément. Quelque chose lui revint en mémoire, titillant étrangement sa curiosité. Mais il ne pouvait pas demander ça ? Se serait déplacé, et l'autre n'avait certainement pas envie d'en parler. Cependant, son agitation ne passa pas inaperçue.

-Parle si tu as quelque chose à dire. Ordonna presque dans un agacement feint le maître des potions.

-Eh bien...tu as dit que...ta mère était morte ?

Rogue se releva et se redressa, le geste provoqua un torrent d'insultes dans la tête de Remus en vers sa propre personne, se disant qu'il aurait vraiment dû la fermer. Cependant, leur main était toujours liée, ce qui le réconfortait. Mal à l'aise, Severus regarda droit devant lui, hésitant, mais finalement il avait envie d'en parler, il n'avait jamais dit ça à personne, vraiment personne, et aujourd'hui, il savait qu'il pouvait faire confiance à Remus, le convaincant de partageait se souvenir que sa psychologue qualifierait de traumatique. Faiblement il se lança.

-C'était...après la sixième année...je suis rentré pour les vacances d'été et...j'étais vraiment déterminé à se moment là à faire les plus grosses conneries possibles...comme rejoindre...tu vois. Il posa sa main libre sur son avant bras avec une grimace de dégoût, Lunard posa sa propre main dessus dans un geste réconfortant mais le Serpentard la retira rapidement et poursuivit. Bref j'étais...en colère et...mon père avait décidé d'être un vrai enfoiré comme d'habitude. Il a voulu me frapper parce que je portais une robe, tu vois le genre...et j'ai pointé ma baguette sur lui. Je lui ai dit. Pour la première fois de ma vie, d'aller se faire foutre et que s' il me touchait encore une fois. Je le tuerai. Je suis monté dans ma chambre. Je savais qu'il allait venir et je te jure qu'à se moment, s'il l'avait fait, je l'aurais tué. Lucius m'avait appris le sortilège de mort et j'en avais vraiment rien à faire d'être envoyé à Azkaban. Mais...il n'est jamais venue. J-j'ai entendu des bruits secs et fort. Je suis descendu. Ils étaient dans la cuisine. Mort. Il y avait...du sang partout...on pense que mon père a dû la tuer et qu'il s'est suicidé après...les Aurors n'ont pas vraiment su…

Un bras l'en serra délicatement, ça commençait à devenir une habitude se dit le Serpentard en esquissant un demi sourire, mais il ne repoussa pas Lunard pour autant.

-Je suis désolé, murmura le châtain. Mais...là où t'habite…

-Tu crois que j'ai les moyens de déménager Remus ?

Il avait tenté de plaisanter maladroitement pour que la tension redescende. Force était de constater qu'il n'avait pas vraiment réussi. L'esprit de Lupin tourné à plein régime. Il comprenait maintenant beaucoup de choses et se promit de ne pas rester passif. Après un moment. Severus se releva en s'étirant, délaissant la main qu'il tenait jusque là.

-Bon je rentre.

-Attend, on doit aller chez Narcissa d'abord. Rogue lui lança un regard interloqué. Elle m'a envoyé un hibou durant ta séance, Drago est un peu déprimé, tu sais comment elle est…

L'ancien Serpentard acquiesça, finalement peu surpris par la nouvelle, de plus, il se dit que ça lui ferait du bien de se changer les idées avec son filleul avant de rentrer chez lui. Il se dirigea vers la zone de transplanage mais Remus l'interpella rapidement en lui montrant sa canne laissée à l'abandon. Rogue eut un regard surpris et s'en rendit enfin compte, sa jambe ne lui faisait plus mal. Ils se sourirent discrètement et partirent vers le manoir Malefoy.

Lorsque Narcissa s'était faite sortir de sa séance de crochet par son elfe de maison lui annonçant que messieurs Rogue et Lupin était venue la voir, elle eut un regard perplexe. Severus ne venait jamais lui rendre visite après ces séances, encore moins avec le loup-garou qui avait toujours comprit qu'il n'était pas le bienvenu en sa demeure. Tout cela la rendu curieuse et soucieuse. L'inquiétude prit le dessous lorsqu'elle vit que le professeur contre les forces du mal prit en premier la parole.

-Vraiment désolé d'être en retard, je n'ai pas pu lui transmettre votre message comme la séance a durer plus longtemps, j'espère que Drago n'est pas trop impatient de pouvoir faire leur expérience.

La blonde ne voyait absolument pas de quoi il parlait mais elle décida de rentrer dans son jeu et acquiesça naturellement.

-Oui, il est dans sa chambre en train de réviser en t'attendant Severus. Tu devrais aller le chercher, ça lui fera plaisir. Je raccompagne...ton ami.

Son ancien camarade lui lança un regard suspicieux mais ne posa pas plus de question, beaucoup trop fatigué, il partit en lui chuchotant néanmoins discrètement de ne pas faire de remarque au loup-garou, ce qui étonna énormément la blonde, cette journée allait être très instructive. Lorsque le porteur de noir fut partit, elle lança un regard accusateur au loup. Mais elle n'eut le temps de proférer une quelconque insulte pour l'avoir incité à mentir à son ami et sur son comportement plus qu'étrange, qu'il la prit de cour.

-Il vous a dit quelque chose sur la mort de ses parents ? Au regard interrogateur qu'elle lui servit il compris sa réponse. Par Merlin...je m'excuse pour ça mais...vraiment je suis sûr que vous allez rapidement comprendre.

-Je suis toute ouï, affirma-t-elle avec dédain, cet homme commençait vraiment à l'exaspéré.

Remus pesa ses mots et mit en ordre ce qu'il pourrait éventuellement dire.

-Je ne peux pas vous raconter les détails….

-Vraiment ?

-Oui, affirma-t-il, n'appréciant pas le ton condescendant. Ce sera à lui de le faire mais en gros, durant les vacances avant notre septième année, il a découvert sa mère morte dans sa cuisine, celle dans la maison où il habite.

Narcissa dû prendre un siège pour s'asseoir. Elle ne s'y attendait vraiment pas. Severus n'avait jamais évoqué ses parents, parfois sa mère pour parler d'elle avec admiration et ventait sa ligné pure. Mais elle n'en avait plus entendu parler depuis leur sixième année. Elle se rappela alors le jour de la rentrée de sa dernière année, l'air sombre du porteur de noir l'avait inquiété, mais elle ne l'avait jamais questionné. Un lourd sentiment de regret lui fit plisser les yeux. Elle appela son elfe de maison.

-Apporte les affaires de Severus ici et prépare lui notre meilleure chambre d'invité. Il va passer un moment ici. L'elfe s'inclina et se téléporta, les yeux bleus se posèrent sur la silhouette mince du loup-garou. Elle fut surprise de l'effort qu'il lui fallut pour faire la chose qui en valait de soit. Je te remercie, articula-t-elle. Tu as bien fait de l'amener ici...je prends le relais.

Le châtain acquiesça et partit. Narcissa eut une grande hésitation mais se rendit compte qu'elle avait trop peur de lui pour lui proposer à boire ou de repasser pour voir Rogue. Elle se leva, elle allait aider à préparer la chambre, sa l'aidera à se changer les idées avant de devoir presque se battre avec son ami pour qu'il reste au manoir.

-Aller Remus dépêche toi !

-Tu es insupportable, je te préférais quand tu boitais !

Un regard noir lui répondit, mais celui-ci lui procura seulement un sourire. Il pu reprendre rapidement sa respiration. Ce matin, le maître des potions avait sonné à sa porte en se début de mois de novembre, il l'avait presque poussé à le suivre jusqu'au ministère pour une raison qu'il n'avait pas su soutiré à l'autre homme. Il ne l'avait jamais vu aussi énergique ce qui lui ferait presque peur s'il ne savait pas que c'était bon signe. Le porteur de noir leva les yeux au ciel et le prit par le bras pour le guidé là où il souhaité l'emmener. La destination fut alors totalement superflu pour Remus qui se dit que rien que pour se contacte, il avait bien fait de se lever aussi tôt contre son gré. Ils arrivèrent au bureau des Brevet et invention. Severus tendit un document au secrétaire qui lu les notes avec dédain. Mais plus les yeux du bureaucrate parcouraient le document, plus ils s'écarquillaient, passant du papier à son propriétaire. Il posa un cache dessus, donna un document à Rogue en le félicitant et partit.

-Qu'est-ce que c'est ? Questionna Remus.

-Ça vois-tu. Dit le porteur de noir en montrant fièrement le document. C'est la preuve que je suis l'inventaire d'une nouvelle potion Tue-Loup à moins de 35 Gallions d'ingrédient.

Lupin en resta bouche bée, il prit le papier et le feuilleta, puis il reposa ses yeux gris stupéfaits sur le maître des potions.

-Et elle marche ?

-Bill en est la preuve.

-Tu l'as testé sur Bill ? Bill Weasley ? Comment tu as fait ?!

Et Severus se lança dans l'explication de sa mixture, qu'il l'avait fait en collaboration avec Slughorn, Damoclès et un maître botaniste brésilien. Que Harry l'avait mit en contact avec Bill qui avait accepté de tester les deux prototypes qui lui avait permis de voir les effets réelles de sa mixture et le constat était là. Elle nécessitait plus d'ingrédients mais ceci était beaucoup moins cher, la méthode de préparation était également moins compliquée mais beaucoup plus longue, d'ailleurs, l'ancien Serpentard allait mettre la recette à disposition dans de nombreux livres grâce à Narcissa et son réseau d'amis. Le mode de prise était le même mais nécessité de se faire sur deux semaines au lieu d'une. Il y avait aussi pour effet secondaire des petites migraines et des vomissements durant la transformation, mais celle-ci était beaucoup moins douloureuse grâce à un agent assouplissant rendant les buveurs hyperlaxe. L'explication transcenda le loup-garou qui n'avait qu'une hâte, tester la mixture.

-Je peux t'en acheter du coup ?

-Sûrement pas ! Remus le regarda surpris pendant qu'il se dirigeait vers la sortie. Je vais t'apprendre à la faire, aller dépêche toi ! Si tu réussis avant demain tu pourras l'utiliser pour novembre !

Lupin le suivit jusqu'à chez lui, absolument ravi à l'idée de passer du temps avec l'ancien professeur, bien qu'il avait un peu peur en vue de ses méthodes. Mais peut-être devrait-il faire exprès de ne rien comprendre pour éterniser la leçons ?

Drago prit une bouffée de sa cigarette et tenta de faire des formes avec sa fumer. Il était allongé sur un lit rose et fixait le plafond qui changeait de couleur selon la position du soleil, actuellement il était dans des tons violet et rougaillant, preuve que la nuit n'allait pas tarder, le faisant soupirer. Il n'avait pas envie de rentrer. Soudain, la porte du studio s'ouvrit pour se refermer aussitôt, des voix s'élevèrent.

-Tu es encore là ? Demanda la voix aiguë de la propriétaire des lieux.

Pansy Parkinson rangea ses courses d'un coup de baguette et posa son sac sur une chaise, avec elle, Blaise Zabini s'approcha du blond et lui demanda une cigarette qu'il se vit rapidement offrir, puis il ouvrit la fenêtre.

-Toujours à te morfondre le trouillard ? Le taquina Blaise, se recevant un regard noir du blond.

-Arrête, je suis sûr qu'il est allé en cour aujourd'hui, n'est-ce pas ?

Drago ne répondit rien, la jeune fille soupira d'exaspération.

-Fait attention, prévient le brun, elle va finir par plus te supporter et trouver un moyen de te flanquer dehors.

L'héritier Malefoy leva les yeux au ciel, il n'y croyait pas, son amie était beaucoup trop attachée à lui pour ça, bien qu'il voyait que celle-ci n'avait plus autant le béguin pour lui. La brunette s'assit à côté du blond et le regarda avec des yeux soucieux et agacé.

-Tu devrais vraiment le dire à ta mère, ça te permettra de souffler et faire se que tu veux…

-Je ne peux pas, s'exaspéra Drago, elle ne s'en remettrait pas, je dois redorer notre nom, ils comptent sur moi.

-Oh mon pauvre petit Drago, minora moqueur Blaise. C'est vrai que tu as une mère horrible qui te force toujours à faire ce qu'elle veut et un père qui observe tes moindre fait et geste, pauvre petite chose.

Malefoy se redressa et le fusilla du regard.

-Excusez moi, on a pas tous des parents qui sont célèbres et qui nous laisse faire ce qu'on veut !

-Ca s'appel s'affirmait idiot, tu devrais essayer ! Et je trouve que tu fais vraiment ton égoïste.

En se disant, il pointa la brune du menton. En se tournant vers elle, Drago culpabilisa devant sa mine déconfite. Il était vrai qu'elle avait perdu sa mère dans la bataille et que son père était actuellement à Azkaban. C'était sa tante, une sang-mêlé qui l'avait recuillit et lui loué se studio, la cohabitation semblant impossible à cause du rejet de sa nièce envers les moldus, mais leur relation paraissé moins critique depuis que la sœur de sa mère l'avait encouragé à suivre les études qui lui plaisait. Ne pouvant de toute façon pas accédé à la même école que Drago, ayant un membre de sa famille actuellement en prison, elle avait opté pour le soin au créature, plus particulièrement une spécialisation dans la sauvegarde des licornes. L'ancien Mangemort se mordit la lèvre. Oui, il était clairement égoïste de profiter des sentiments de la jeune sorcière pour squatter son studio toute la journée, faisant croire à sa mère qu'il allait à ses cours de politique alors qu'il n'y allait concrètement qu'une fois par semaine si Blaise arrivait à l'y traîner. Mais il n'allait certainement pas l'admettre, alors il se tut et se réallongea. Quelque heur plus tard et après quelque bière au beur, les deux garçons prirent congé.

-Qu'en même, tu pourrais au moins aller en cour, toi qui adore apprendre d'habitude, la politique peut être intéressante…

Drago soupira, il savait que l'autre n'allait pas le lâcher sans une bonne explication.

-Tes cours se passent bien toi ?

-Grave, la médicomagie est incroyable !

-Et tu as réussi à te faire des amis ?

-Pff, pas besoin, en médecine l'amitié ça n'existe pas, et j'en ai pas besoin. Le brun l'avait dit d'un ton léger, réellement peu intéressé par la question se qui fit soupirer lassement son camarade.

-Moi on me lance des regards horribles et on parle dans mon dos, c'est insupportable.

Un sifflement de compréhension lui répondit. Zabini connaissait Malefoy par cœur, il savait que son altesse ne supportait pas de ne pas être au centre de l'attention mais surtout d'être la risé, ce qui était vraiment ironique quand en y pensait, alors si en plus il n'avait pas véritablement choisi cette voie, pas étonnant qu'il s'en désintéresse.

-Et y' a pas un truc qui te plait ?

Un moment agréable avec son parrain revint en mémoire de l'héritier qui le balaya d'un revaire de main. Il ne pouvait pas faire quelque chose comme ça, se n'était pas honorant, ça ne lui permettrai jamais d'avoir une haute position sociale, ça ne satisfera pas son père. Il se rappela des lettres qu'il lui envoyait tous les jours pour lui compter ses prouesses en cour, tous des mensonges, mais de toute façon il n'avait jamais de réponse alors qu'elle importance. Lasse, il accéléra le pas.

-Et Malefoy ! C'est par là la zone de transplanage !

-Je vais marcher !

-T'es sûr ?

Blaise n'eut aucune réponse et regarda son ami partir d'un air soucieux. Il hésita un instant avant de décider qu'il avait sûrement besoin d'être seul et qu'il n'était pas la meilleure personne pour l'aider. Il regarda au-dessus de sa tête, la lune était pleine. Il eut une grimace mais haussa les épaules. Drago savait se débrouiller et n'avait certainement pas besoin qu'il le materne. Alors il partit.

Drago marcha dans les rues de Londres sorciers, la température de ce mois de novembre était vraiment en dessous des normales de saison mais malgré tout, le jeune aristocrate ne voulut pas se lancer de sort de chaleur, la fraîcheur mordante lui faisant en vérité du bien quelque part. Il en avait marre, il se sentait perdu et maudissait Zabini d'avoir provoquer un tel tumulte dans sa tête. Pourquoi ne pouvait-il tout simplement pas faire se que ses parents attendaient de lui comme il l'avait toujours fait ? C'était pour son bien il le savait, mais l'idée sonna étrangement fausse dans son esprit. Il s'arrêta en milieu de la rue et laissa sortir un râle de frustration. Il passa ses mains gantées sur son visage et regarda le ciel, il n'arrivait pas à distinguer une seule étoile malgré le ciel dégagé, foutu pollution maudit-il. Puis il regarda autour de lui. Il reconnut étrangement cet endroit et finalement, en regardant les maisons, se rendit compte qu'il était en face de la demeure Black, seule le sort de dissimulation l'empêchait de voir le palier de la porte. Il avait tellement l'habitude de venir qu'il s'y était naturellement dirigé. Il eut soudainement envie d'y aller, de faire des expériences avec son parrain, de boire le café que Remus faisait étrangement à la perfection, se disputait avec Potter, la chose qui avait vraiment le don de lui vidé la tête. Il s'en rendit compte maintenant mais cette espèce d'étrange ambiance familiale lui faisait vraiment du bien. Il se trouva pathétique et en rit. Il était vraiment tombé bien bas.

-Pourquoi tu ricane ?

Le blond sursauta et se retrouva nez à nez avec un jeune homme qu'il se rappela vaguement avoir vu lors de l'un de ses cours. Celui-ci eut un sourire de dégoût et poursuivit.

-On se balade sale Mangemort ?

Malefoy commença à prendre sa baguette mais son agresseur fut plus rapide et le désarma rapidement. Sans qu'il ne puisse réagir, un Flipendo l'envoya rapidement à terre.

-Tu vas payer, asséna rageusement l'assaillant, toi et tes parents auraient dû aller à Azkaban pour toutes les vies que vous avez prise !

Le jeune héritier se protégea avec ses mains lorsqu'un sort de flamme lui fut lancé. Il cria en sentant sa chaire brûler. Mais tout s'arrêta lorsqu'un grognement suivit d'un cris aigu retentit. Drago se redressa tant bien que mal et constata que son agresseur avait rabattu son attention sur un loup châtain et gris qui lui grognait dessus en montrant ses larges canines dégoulinantes de bave. L'assaillant paniquait, lança plusieurs sorts sur la bête et cria de panique de ne pas approcher. Lorsqu'une autre personne sortit de l'ombre en appelant quelqu'un, il s'enfuit.

-Qu'est-ce que tu fous Remus…?

Harry Potter regarda la scène qui s'offrit à lui avec un grand étonnement, il regarda le sorcier s'enfuir à l'horizon, puis se tourna vers le loup avec un air interrogateur avant de constater la présence et l'état de l'héritier Malefoy.

-Oh bordel ! Jura-t-il en se précipitant vers le jeune homme, il s'agenouilla à ses côtés et regarda son bras. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu peux marcher ?

Drago acquiesça difficilement, ni une ni deux, Harry le redressa et le conduisit chez lui. Il l'installa dans le salon, lui ordonna d'enlever ses vêtements et partit à l'étage en courant. L'aristocrate s'exécuta avec difficulté, mais il se figea en voyant Remus sous sa forme de loup venir vers lui, en constatant le mouvement de recule du plus jeune, il déposa la baguette qu'il avait dans la gueul sur la table basse et partit également vers l'étage. Le blond en resta éberlué ni croyant qu'à moitié. Il avait encore la voix de son père en tête lui affirmant que ces créatures n'avaient aucune humanité et méritaient seulement la mort, encore une erreur de jugement. Il soupira, il avait vraiment l'air fin là, assis sur une chaise, son pull en cachemire à moitié enlevé. Il faudra qu'il aille s'excuser auprès du loup et qu'il le remercie pour ce sauvetage, l'idée le gênait atrocement mais c'était le minimum à faire.

-Tu en ai encore là ?

La question fit sursauter le sang-pure, il constata que Harry était redescendu avec une caisse en métal qu'il déposa sur la table basse. Drago grogna mais ne répondit rien, il finit de retirer son vêtement, se retrouvant en t-shirt devant le propriétaire des lieux. Soudain les yeux vers le scrutèrent avec intérêt, provoquant une drôle de sensation d'inconfort chez l'héritier qui se braqua, il regarda son avant bras gauche mais constata que son bandage était intact alors il demanda exaspéré.

-Qu'est-ce que tu regardes Potter ?

La question eut le mérite de sortir l'autre jeune homme de sa torpeur, rougissant légèrement de gêne il se justifia en bégayant.

-Je n'ai pas l'habitude de te voir avec des vêtements moldus…

Il se gratta l'arrière de la tête. Drago comprit, s'adoucissant un peu, il était vrai que ça ne faisait pas très longtemps qu'il s'était résolu à prendre ce genre d'accoutrement, Narcissa avait pensé que ça leur donneraient une meilleur image de le faire de temps en temps, et le jeune aristocrate devait bien admettre qu'il les aimait bien même s'ils n'ont suscité que des remarque désobligeante de la part de ses camarades. Le jeune Potter fouilla dans la caisse et en sortit un pot semblant contenir une pommade. Le blond tendit la main droite pour l'obtenir, mais à sa grande surprise, Harry se retroussa les manches et commença à saisir le poignet pour appliquer lui-même le remède, mais le bras fut rapidement retiré sous le cri d'indignation de Drago qui protesta.

-Je peux le faire tout seul !

-Tu as vu tes mains ?

L'aristocrate les porta à sa vue puis comprit en voyant leur état qu'effectivement, ça aurait été compliqué et douloureux de les utiliser pour l'instant. Alors avec amertume, il tendit son bras droit au Sauveur. Il fut surpris de la délicatesse et l'hésitation avec laquelle le héros prit son membre douloureux. Harry se trouva stupide d'être soudainement gêné à l'idée d'appliquer la crème sur le bras de son ancien rival, il prit une petite respiration tremblante et étala la mixture sur la brûlure. Le gémissement à la fois de souffrance et de soulagement qui échappa malgré lui à l'aristocrate provoqua un tambourinement incompréhensif du cœur du survivant. Heureusement pour lui, Drago n'osait pas le regarder et le rougissement qui prit les joue du jeune Potter lui échappa. Malefoy devait bien admettre que la crème l'apaisait beaucoup, il ignora aussi avec force les frissons qui le parcoururent au toucher de son ancien camarade, mettant cela sur le compte de la froideur de la mixture. Les doigts pâles passèrent de l'avant bras au main, tout naturellement elles firent leur chemin et atterrirent sur la main gauche que Drago avait tendu sans même s'en rendre compte. Harry jeta un regard discret vers le bandage cachant l'avant bras de l'héritier. Il comprit aisément pourquoi il était là et devinait que Drago refuserait de le laisser voir, se qu'il comprenait, de toute façon il ne remarquait aucune trace de brûlé à cet endroit, alors il retira ses mains. Un silence gênant suivit, Harry se mit à se tordre les mains de nervosité, après s'être raclé la gorge il prit la parole pour dissiper son trouble.

-Il faut l'appliquer et laisser agir...c'est Rogue qui la préparait donc elle est efficace mais...tu ne veux pas aller à St Mangouste ? Après je t'accompagnerais au bureau des Aurors pour porter plainte...

-Sûrement pas ! Puis ça ne sert à rien d'aller au ministère, je ne le connaissais pas. Protesta son homologue.

Un regard de dédain lui répondit.

-Pourquoi ? Tu risques d'avoir une cicatrice si non...

La remarque fit tiquer le blessé qui regarda le sol. Encore plus mal à l'aise, il répondit malgré lui, ne voulant pas que le Sauveur reprenne son rôle qu'il qualifierait « d'héro à la con » et ne prenne les devant à sa place.

-Je...ne veux pas inquiéter ma mère…

Harry haussa un sourcil et fit remarquer.

-Elle va encore plus l'être si elle découvre tes brûlures, surtout que c'est une mère très attentive...

-Qu'est-ce que tu en sais Potter ?!

Harry se figea à la remarque, les souvenirs de leur enfance, lorsque l'héritier se moquer du fait qu'il n'avait pas de parent remonta douloureusement dans sa gorge. Il ravala son amertume et un soupir douloureux. Sans un mot, il rangea les bouteilles, prit la caisse et remonta lentement à l'étage. Dix minutes passèrent avec que Drago ne soupire dramatiquement en se frappant le front. Il ne pouvait pas se taire ? Se demanda-t-il. Le jeune héritier savait qu'il avait vraiment gaffer, tout ça parce qu'il se sentait troublé et pitoyable de se faire soigner par son ancien ennemi, mais il avait repris ses habitudes d'enfant et avait offensé le héro de ce monde, ce qui n'était pas vraiment une bonne idée. Il s'était promis de ne plus être un connard, de ne pas ressembler à Voldemort. Le souvenir de ce monstre lui donna des frissons d'effroi, il eut l'impression que sa marque le brûla momentanément. Il la toucha, mais rien ne se produisit. Il entendit Harry redescendre et aller dans la cuisine. Malefoy soupira d'exaspération, il se détestait de s'être encore mis dans une situation gênante, mais quand il fallait y aller. Et il se leva. Le brun était dos à lui et se faisait du café. Drago passa d'un pied à l'autre sans savoir quoi dire. Soudain une tasse se plaça sous ses yeux. Il rencontra les iris émeraudes en redressant la tête et déglutit en les voyant aussi froide. Il prit le café offert en remerciant à demi-mot son hôte qui ne le lâcha pas du regard, le mettant particulièrement mal à l'aise. Deux minutes de ce traitement suffit à le faire craquer.

-Je m'excuse...je n'aurais pas dû te parler comme un connard.

Harry leva son nez de son café sans le quitter de son regard perçant.

-Fais toi pardonner. Asséna-t-il.

Drago ratta un battement, puis soupira difficilement, il ne savait pas ce que l'autre voulait mais ce n'était certainement pas le truc très bizarre qui lui était venu à l'esprit.

-Qu'est-ce que tu veux ? Demanda-t-il inquiet pour la réponse.

-Qu'est-ce que tu faisais par ici ?

-Je me promenais juste.

-Tu faisais quoi avant ?

-C'est un interrogatoire Potter ?

-Tu veux te faire pardonner ?

L'héritier leva les yeux au ciel d'exaspération, il savait qu'Harry était quelqu'un d'atypique mais là ça dépassait ses espérances.

-Je rentrais de cours ?

-A quelle heure ?

-Tu me fais vraiment flipper là…

Harry eut un sourire amusé, il voyait bien que son attitude et ses questions rendait son homologue nerveux, et il adorait ça. Il se remit a fixé Drago en attendant sa réponse qui ne se fit pas attendre, les nerfs de l'autre jeune homme étant actuellement à vif.

-Vers 19h 30.

-Tu as transplané ?

-Non !

Harry regarda l'horloge murale.

-Bravo, dit-il ironique, tu as battu un record, tu as fait tout Londres à pied en moins de vingt minutes, faut que tu t'inscrives au marathon ou tu vas rater ta vocation.

Malefoy le fusilla du regard.

-Je me suis trompé, j'étais chez Pansy, elle habite pas très loin.

-Pourquoi avoir menti sur ton cour ?

-Je n'ai pas menti ! Je me suis juste trompé ça arrive !

-Ok, alors pourquoi le gars qui t'as agressé avait un sac avec le logo de ton université dessus ?

-Quoi ? Il avait le logo de l'école en gros sur lui ? C'est complètement con !

-Effectivement, c'est pourquoi il ne l'avait pas.

Drago resta stoïque. Cette situation commençait vraiment à pousser sa patience, et il n'en avait pas beaucoup.

-A quoi tu joue Potter ?

-A enquêter, c'est pour un devoir, du coup pourquoi un gars de ton école t'a agressé et encore plus important, pourquoi tu ne voudrais pas le faire arrêter alors qu'il vient de ton école et que se sera donc très simple de l'identifier ? Ça ne te ressemble pas du tout.

-Ca ne te regarde pas.

-Effectivement, mais malheureusement pour toi je suis se qu'on appel une bonne personne, et je ne laisserai pas un criminel en liberté, donc a moins que tu n'es de bon argument, j'hésiterai pas une seconde à tout balancer à Rogue qui balancera sûrement tout à ta mère. Un sourire au coin ponctua la phrase du jeune Potter.

Drago resta médusé d'horreur devant la déclaration. Il était vraiment maudit pour que le grand Harry Potter cherche autant à le faire chier, en même temps il l'avait sûrement bien cherché quelque part. Il n'avait jamais autant regretté de sa vie d'avoir attiser la rancœur du survivant.

-Toi et ton complexe du sauveur de merde...maugré-t-il.

Mais il n'obtient qu'un sourire amusé de la part du brun qui s'accouda sur le comptoir en le fixant en l'attente de sa réponse. L'aristocrate soupira de lassitude et habdica finalement.

-Tu ne pourrais pas comprendre…

-Essaye toujours.

Drago croisa les bras et s'adossa au mur, ses yeux acier défièrent une dernière fois le maître des lieux avant de parler.

-Bien...je ne vais plus en cour.

-Toi tu sèche ?

Un hochement positif répondit au brun qui se retrouva d'autant plus curieux. Autant qu'il le savait Drago n'avait jamais séché aucun cours, même quand il était malade ou qu'il se plaignait dramatiquement de l'in-intérêt de la matière, mais il n'avait jamais rien séché, même l'éducation au coutume moldu. Devant la curiosité grandissante du sauveur, Malefoy poursuivit avec le plus de désinvolture possible.

-Les cours ne sont pas si intéressants…

Les yeux ne le quittèrent pas, signe qu'il savait parfaitement qu'il n'y avait pas que ça. Alors avec agacement et à bout Drago lui balança avec colère.

-Et les prof et les élèves sont une bande de connard qui parle dans mon dos, ne savent m'appeler que « Mangemort » et s'amuse à me faire des crasses, alors rien que le fait de m'imaginer y aller me donne envie de vomir...j'imagine même pas comment se sera si je vais au ministère. Satisfait Potter ?! Maintenant arrête de me fixer ou je t'arrache les yeux !

Harry détourna le regard à la déclaration, il attendit quelque minutes que son homologue se calme avant de re croiser son regard, le sien c'était fait beaucoup plus doux ce qui troubla Drago, avec étonnement, Harry lui répondit calmement, sa voix chaleureuse lui procura un frisson étrange.

-Pourquoi tu continues à y aller alors ?

-Eh bien… C'est ce que veulent mes parents, c'est la meilleure chose à faire pour nous, pour redorer le nom de notre famille… Répondit-il hésitant.

-Tu n'y es pas obligé…

-Je savais que tu ne comprendrais pas, déclara-t-il dans un rire cynique.

-Drago. L'appellation interpella grandement le dénommé. Tu as raison je ne comprends pas tout ce truc de nom puisque je n'ai pas de famille, mais de ce que je sais, tu n'y es pour rien, c'est tes parents qui sont responsable de votre situation, pas toi, et les parents sont censé protéger leur enfant non? C'est à eux de s'occuper de ça, pas toi. Et si je peux te donner un conseil. Il y a un truc très important que m'a appris la guerre. Si tu fais se qu'on attend de toi, tu ne sera pas heureux si se n'est pas se que tu as choisi, au contraire, à la fin tu te sentira comme une merde, croix moi. Et on est passé beaucoup trop près de la mort pour ne pas choisir ou ne pas être heureux Malefoy.

Harry se retourna en finissant son café. Il prit ensuite un grand verre d'eau et se dit qu'il devrait aussi prendre une potion pour la migraine s'il lui en restait une. Il espérait aussi ne pas être allé trop loin. Il se retourna hésitant et vit le regard lointain de l'héritier. En tout cas, ça le travaillait.

-Mais...et s'ils ne m'aimaient plus ?

La réflexion avant échapper à Drago, en s'en rendant compte, un peu paniqué, il allait sommet à Potter de l'oublier, mais la réponse le cloua sur place.

-Mec, ta mère a trompé Voldemort parce que je lui ai dit que tu allais bien ! Je ne la connais pas bien mais ça prouve bien qu'elle t'aime plus que tout pour défier un monstre pareil ! Je suis sûr que si tu lui en parle, elle s'en foutra !

Malefoy cligna des yeux, Blaise le lui avait déjà dit, de manière plus condescendante mais c'était quelque part la même chose, pareille pour Pansy qui elle, avait été plus chaleureuse. Alors pourquoi quand c'est Harry Potter qui lui dit presque au mot près la même chose que ses amis, ça le frappe ? Pourquoi il y croyait autant ? Devant ses questions et la grande possibilité que Potter soit un Légilimance et qu'il le manipulerait pour qu'il fasse enfin ce que tout le monde lui hurle presque de faire depuis la rentrée, travaillait beaucoup Drago. Au point où il sursauta brutalement en entendant la sonnette retentit. Il jeta un œil suspicieux à Harry qui sembla soudainement gêné en allant ouvrir la porte. Il fut très surpris de voir débarquer son parrain avec une valise sous le bras.

-J'ai fais aussi vite que j'ai pu.

Déclara-t-il en entrant dans la cuisine, il examina brièvement Drago, totalement pétrifiée, avant de laisser la place à Narcissa Malefoy qui se jeta dans les bras de son fils et l'examina sous toutes ses coutures. Un regard assassin suivit Harry lorsque ce dernier partit dans le couloir avec Rogue.

-Remus va bien ?

-Il me semble, il n'avait pas l'air blessé. Lorsqu'il vit l'adulte se dirigeait vers l'escalier, il le stoppa. Ce n'est pas encore l'aube, il ne voudrait pas que vous le voyez comme ça...

Severus lança un regard à l'étage, semblant se retenir avec amertume avant de se détourner.

-Il est vraiment chiant.

Harry sourit devant l'inquiétude de son ancien professeur et acquiesça à ses dires, pour lui aussi l'attitude de Lunard l'exaspéré et le frustrait. Mais le loup-garou ne démordait jamais qu'en au fait qu'il ne voulait que personne ne le voit durant sa transformation, s'enfermant ainsi dans sa chambre. Rogue tendit sa mallette au jeune sorcier.

-Il y a tout se qu'il faut au cas où l'autre idiot aurait utiliser des sorts plus dangereux, il y a un manuellement d'utilisation s'il y a besoin.

-Merci.

-Je serai bien venu demain voir s'il va bien mais…

-Il s'en voudrait de vous faire louper votre rendez-vous, et McGonagall ne serait pas très contente.

Rogue acquiesça dans un soupir lasse.

-Ne vous inquiétez pas, je prendrai soin de lui, et j'appellerai Tonks pour le surveiller demain après-midi.

-Oui je sais…

Le ton triste de l'ancien Serpentard interpella Harry qui n'osa en demander la cause. Il explica plutôt se qu'il avait appliquer à Drago, se recevant avec étonnement et bonheur, une ferme approbation du porteur de noir.

Dans la cuisine, Narcissa était quelque peu en panique, lorsque Severus lui avait annoncé que Harry Potter lui avait envoyé un hibou disant que son cher enfant avait été agressé et blessé, la nouvelle avait fahit lui provoqué un malaise, la faisant accourir avec son ami.

-Drago que s'est-il passé ? Que faisais-tu par ici ? Pourquoi n'es-tu pas rentré directement après les cours ? Si j'attrape celui qui a osé... !

Mais elle se fit rapidement arrêter par une exclamation colérique et soudaine de son cher petit, la médusant sur place, Drago ne lui avait jamais parlé ainsi. Avec douceur, elle lui prit le visage en coupe, il évitait son regard et avait les traits tirés.

-Drago...qu'est-ce qu'il t'arrive mon chéri ? Je ne te reconnais plus…

La détresse dans la voix douce de sa mère brisa le cœur du blond. Sa conversation avec Harry lui revint douloureusement en mémoire. Il croisa le regard bleu clair de sa maman. Son visage se défit et hésitant, voire apeuré, il déclara.

-Maman...j-j'en ai marre...je ne supporte pas les cours, je flippe totalement à l'idée d'y aller mais...je ne veux pas te décevoir toi et père mais...j'arrive plus...je, je me sens vraiment mal quand j'y vais...et de toute façon père a honte de moi…

Narcissa serra son fils fort contre elle.

-Ce n'est pas grave mon trésor… tu n'es pas obligé d'y aller ce n'est pas grave...notre famille est bien assez riche pour que tu sois à l'abri toute ta vie alors, fais ce que tu veux...et ton père n'a pas honte de toi.

-Mais il ne répond à aucune de mes lettres !

La mère Malefoy se redressa, ça ne l'étonnait pas, mais comment expliquer à Drago que son père avait tout simplement beaucoup trop honte de lui, son mari n'avait jamais été quelqu'un de courageux, donc son attitude puéril, bien qu'elle découragait sa femme, ne l'étonnait pas vraiment.

-Ne t'inquiète pas Drago, il te répondra bientôt.

La voix assurée de Severus avait claqué dans l'air, des regards intrigués lui répondirent, alors, sans cacher son amusement il éluda.

-Je vais lui envoyer une bonne beuglante, ça lui remettra les idées en place.

Des rires discrets répondirent à la déclaration. Le maître des potions s'avança et serra son filleul sous les remerciant de celui-ci, et ils se dirigèrent vers la porte. Avant de partir, Narcissa se tourne vers le jeune Potter.

-Merci beaucoup Harry, je suis gêné de toutes les dettes que nous avons envers toi très cher.

-Je n'ai rien fait de spécial, déclara gêné le Sauveur, le regard curieux de l'aristocrate le fit poursuivre. C'est Remus qui a sauvé Drago, moi je n'avais rien entendu à cause de la barrière, rien ne vaut l'ouï d'un loup.

Narcissa perdit son sourire et paraissait extrêmement perplexe.

-C'est Lupin qui a sauvé Drago ?

Harry réaffirma ses dires avec fermeté, laissant la matriarche repartir chez elle doutant de ce qu'elle devait faire.

Narcissa Malefoy tranplana devant l'ancienne demeure de ses oncles et tantes, la vision du bâtiment fit naître un profond soupir. Imaginant aisément la réaction de sa famille s'ils avaient été aujourd'hui présent pour constater ce qu'elle était devenue. Mais ils ne l'étaient pas. Sa seule famille encore en vie était son mari, son fils et...sa grande sœur. Le souvenir de cette dernière lui étira un sourire amer. Elle sonna à la porte et celle-ci ne mit pas beaucoup de temps à s'ouvrir. Remus fut choqué de voir la grande matriarche Malefoy devant lui le laissant muet pendant quelque minutes, de son côté la blonde fut gêné par la tenu débraillée du loup-garou, mais encore plus de constater les quelque bandages qu'elle pouvait deviner sous les vêtements de seconde main. Après un temps, elle se racla la gorge.

-Bonjour Lupin.

-Oh, bonjour, euh...qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

-Je peux entrer ?

La question redoubla la surprise de Lunard qui s'écarta pour la laisser entrer avec hésitation. Il partit ensuite dans la cuisine pour proposer à boire à son invité imprévu. Pendant ce temps, l'aristocrate regarda partout autour d'elle, l'ambiance de cette maison avait vraiment changé depuis son enfance se fit-elle la réflexion. Ses yeux bleus se reposèrent sur le loup-garou avec qui elle avait instauré une certaine distance de sécurité. Elle prit la boisson qu'il lui proposa et s'abstient de tout commentaire sur la qualité de ce thé un peu trop ordinaire à son goût. Après quelques secondes de plus de silence gênant, Remus essaya d'en sortir.

-Harry n'est pas ici.

-Je sais.

-Alors...pourquoi êtes-vous là ?

-Je...la soricère prit quelques secondes, elle n'aurait jamais cru que ce serait aussi difficile de sortir cette phrase qui finit par être plus froide que ce que la convenance aurait souhaité. Je suis venu vous remercier...d'avoir sauvé mon garçon.

C'est bon c'était sortit, mais maintenant elle devait se maîtriser pour la suite. Narcissa détestait ce qu'elle nommait les profiteurs, les personnes qui, sous prétexte d'une certaine pauvreté, se rapprochait de personnes aisées à des fins purement financières. Elle en avait connu beaucoup, notamment une de ses premieres amies lorsqu'elle avait integré la maison Serpentard à la suite de ses sœurs, cette fille avait bien profiter de sa fortune avant de décider de l'humilier publiquement sous pretexte de gonflet son stupide égo. À l'époque ses sœurs, notamment Béatrix lorsqu'elle avait encore de l'affection pour elle, avaient pris les choses en main. Heureusement il existait des personnes comme Severus qui n'avait jamais accepté leur aide financière et qui était sincère avec elle. Mais elle ne se faisait pas d'illusion, Harry n'avait rien demandé car il était un héros déjà fortuné grâce à son héritage. Lupin n'avait rien, aucun titre et pas un rond. Pourquoi se priverait-il, alors qu'il a sauvé l'héritier d'une des familles les plus riches du monde sorcier, de demander une petite compensation ? Narcissa se consolait en se disant que, malgré la maison, l'ancien préfet en avait sûrement vraiment besoin et qu'il avait tout de même aidé la personne la plus importante de son monde.

-Eh bien, répondit Lunard au bout d'un moment, surpris par la déclaration. Il n'y a pas de quoi.

La blonde attendit la suite, qui ne vient pas. Elle haussa un sourcille interrogateur.

-C'est tout ?

-Que devrais-je dire de plus ? Demanda le loup avec incompréhension. J'ai juste aider un enfant à ne pas finir carbonisé par un abruti. D'ailleurs, vous l'avez attrapé ?

-Eh bien non...je ne sais pas si c'est une bonne idée de nous faire remarquer…

-Là n'est pas la question, protesta le loup, on n'a pas idée d'agresser les autres à coup d'Inferno parce qu'ils ne nous reviennent pas !

L'aristocrate le regarda bouche bée, sa mimique eut le mérite de faire légèrement rire son homologue qui n'aurait jamais cru voir une femme aussi fière faire une telle tête devant quelqu'un comme lui.

-Vous ne voulez rien ?

-Quoi ?

-Pour avoir sauvé Draco ! Vous voulez quoi ?

Remus regarda son invité comme s' il lui avait poussé une deuxième tête.

-Mais rien.

Se fut autour de Narcissa de le toisé comme s'il était devenu fou. Une colère sourde remonta dans sa gorge.

-Combien ?! Insista-t-elle.

-Mais rien du tout ! Gardez votre argent !

-Vous n'allez pas me faire croire que vous ne voulez rien ! La modestie ne va qu'au Poufsouffle ! Vous avez besoin d'argent !

-Bien sûr que non !

-Comment allez-vous faire quand Harry quittera cet endroit ?! S'il ne vous laisse pas rester ? Vous serez à la rue sans sous !

-Déjà Harry ne ferait jamais ça, ensuite je vous signale qu'avant je vivais en ermite dans une cabane en écosse, je suis habitué à un mode de vie simple et humble et ça me convient tout à fait, alors arrêtez d'insister vous êtes ridicule !

La blonde croisa les bras contrariés que ce soit de s'être éventuellement tromper, remettant en cause tous ses stéréotypes et apriori, que le goût amer d'avoir une dette envers cette homme qu'elle exécrait il n'y avait pas si longtemps que ça. Finalement elle persévéra.

-Que voulez-vous alors !?

-Mais rien ! S'agaça encore plus Remus.

-Est-ce que vous sortez avec ma nièce ?

-Quoi ? Mais non pourquoi ?

-Ne faites pas semblant, le seigneur des ténèbres n'arrêtait pas de nous insulter parce que nous avions un loup-garou dans notre famille !

-Nous sommes amis, très ami même mais il n'y a rien de plus, nous étions toujours mis ensemble pour nos mission pour l'ordre mais ça s'arrêtait là, si vous ne me croyez pas vous n'avez cas lui demander, elle est sensé passer dans une demi heur à peu près !

L'information donna un coup de stresse à la blonde qui ne souhaitait absolument pas se retrouver en face de Nymphadora. Mais elle dû admettre que le loup disait sûrement la vérité, ce qui provoqua un sourire satisfait de sa part, faisant monter un grand agacement chez le loup qui hésitait désormais à la mettre à la porte. Mais alors, le plus calmement du monde, la blonde déclara.

-Donc, vous êtes amoureux de Severus, non ?

Le loup la dévisagea en retenant sa respiration.

-Non !

-Vous mentez très mal.

Remus soupira d'exaspération, oui ça il le savait très bien. S'attendant à se recevoir des moqueries de la part de l'aristocrate, il fut médusé par sa réponse.

-Bien, donc vous avez besoin de quelque chose, et je peux vous l'arranger.

-L'arranger ? Demanda-t-il en pensant ne rien comprendre.

-Severus va mieux mais je pense qu'il a besoin de quelqu'un à ses côtés, une personne qui saura le chérir, et je dois bien admettre que vous êtes le candidat idéal. Eluda la blonde, mais à sa grande surprise, le ton de Remus se fit plus dur.

-Je vous interdis de vous en mêler Narcissa !

-Pourquoi ça ?

Le loup se gratta la tête, profondément mal à l'aise d'avoir cette discussion avec quelqu'un dont il était si peu proche mais il dû se faire violence puisqu'il était évident que si non, la blonde n'en restera pas là.

-Je ne veux pas le forcer, ou qu'il me prenne par dépit ou je ne sais quelle autre connerie, et je ne pense pas qu'il...m'aime. Restait auprès de lui en tant qu'ami me va parfaitement.

La blonde eut un rire, mais constatant le sérieux de son homologue, elle le perdit bien vite. Elle ne le croyait pas et pensait que de toute évidence le loup se voiler la face, le courage ne devait pas être sa principale qualité se dit-elle. Alors, elle avança.

-Remus, vous avez bien dû voir que les émotions n'étaient pas vraiment là chose la plus évidente pour Severus, il a seulement connu un amour à sens unique, de plus il est très pudique, au point ou je suis persuader que même s'il vous aimez, il ne s'en rendrait même pas compte. Donc si vous ne faites pas le premier pas…

La matriarche s'arrêta là devant l'expression fermer du loup qui évitait sciemment son regard, le sol étant certainement plus intéressant. Cette vision l'amusa.

-Quelqu'un risque de vous le voler vous savez.

Elle vit passer un rictus de douleur sur le visage pâle du sorcier. Une idée fit son chemin dans son esprit, dans tous les cas elle gagnerait se dit-elle. Finalement, sans plus de cérémonie, elle souhaita une très bonne journée au loup et partit.