Encore un chapitre revu et corrigé par Socks et qui, je crois, lui a beaucoup plu au vu de ses commentaires ! XD

J'espère juste qu'il vous plaira autant qu'à elle ! ;-)

Enjoy !

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Amélia repartit dès que possible. Elle avait du pain sur la planche et il était hors de question que les ordres qu'elle avait reçus ne soient pas respectés à la lettre.

La sorcière partie, Drago se tourna vers Severus.

- Maintenant, il faut voir qui va me remplacer à la tête de ma Maison.

- J'imagine que tu as une idée…

- Tu me connais trop bien. Oui, j'ai une idée très précise. Hermione, demanda-t-il en se tournant vers la jeune femme, accepterais-tu ce poste ?

Hermione le regarda, bouche bée. Lui, Drago Malefoy, avait une telle confiance en elle qu'il lui proposait de le remplacer à la tête de la Maison Serpentard ? Elle avait dû mal entendre.

- Moi…?

- Ferme la bouche, tu vas gober des doxys… la railla-t-il gentiment.

- Mais… Je suis Directrice de Gryffondor et…

- Hermione. Tu es l'une des rares en qui j'ai une confiance absolue, avec Severus et Camille. Je ne confierai pas mes Serpentards à quelqu'un d'autre, alors je te demande de laisser ta charge de Maison à l'un des trop nombreux Gryffondors de cette école qui n'en manque pas.

Un reniflement hautain les interrompit et tous les trois tournèrent la tête vers le tableau de l'homme revêche qui s'immisçait dans la conversation.

- Si tant est que mon avis ait une quelconque importance, je suis entièrement d'accord avec mes héritiers, Miss Granger. Vous êtes à ce jour, la seule Lionne qui ait ma confiance et mon respect. Je vous confierais également ma Maison avec confiance.

Severus était pour le moins surpris… et heureux, oui. L'acariâtre et méprisant Phineas Black venait d'appuyer en personne leur demande. Connaissant l'homme, ou du moins son portrait, le fait était unique, historique.

Hermione prit elle aussi toute la mesure de cette confiance. Elle avait côtoyé le portrait lors de la chasse aux Horcruxes et avait appris à apprécier le Directeur de Serpentard et de Poudlard derrière ses sarcasmes chargés de mépris. La sorcière leva les yeux vers le portrait au regard inquisiteur et le salua respectueusement.

- Votre confiance m'honore, Monsieur Black. Je saurai en être digne.

Les yeux du portrait brillèrent un instant avant que le reniflement faussement méprisant ne se fasse entendre de nouveau.

- Sachez toutefois que sans la présence de Severus, jamais je n'aurai appuyé une telle candidature. Mais il a une totale confiance en vous. Il doit avoir ses raisons. Et, à ma connaissance, il n'a jamais accordé sa confiance à quelqu'un qui ne la méritait pas.

Hermione acquiesça en silence. Nul besoin d'ajouter quoi que ce soit. Tout avait été dit. Elle se retourna vers les deux hommes qui attendaient sa réponse et soupira.

- J'accepte, mais qui me dit que les élèves me feront confiance ?

- Si notre relation n'est pas encore connue de tous, soyez certaine que nul ne l'ignore parmi les Serpentards, sourit Snape.

- Et cela suffira…?

- Amplement. Et si cela n'était, ils savent que je suis derrière toi et que je ne me déroberai à aucune demande.

- Alors, j'accepte, sourit Hermione.

Drago soupira.

- Une bonne chose de faite ! Reste à savoir qui pour remplacer Hermione à la tête de sa propre maison.

- Le choix est tout indiqué, répondit-elle. Je ne vois que Neville et, bien que je sache qu'il aurait préféré que je le garde, je pense qu'il sera heureux d'avoir le poste.

Severus se leva de son fauteuil.

- Parfait. Je validerai ces changements dès demain matin. Pour l'heure, Drago, je te conseille de rejoindre tes appartements. Les prochains jours risquent d'être intenses et je pense que Camille voudra profiter de vos derniers instants de liberté. Toi comme moi savons ce qui t'attend. Elle non. Madame, salua-t-il en s'adressant à Lady Malefoy, je suis à votre disposition si vous avez besoin de quoi que ce soit. N'hésitez pas à frapper à ma porte qui vous sera toujours ouverte.

La jeune femme acquieça

- Je n'en ai jamais douté, Lord Prince.

Le couple disparu, Hermione se sentit enlacée possessivement.

- A quoi joues-tu ? gronda une voix sensuelle à son oreille.

Elle ferma les yeux pour savourer la sensation de ce long corps plaqué contre son dos.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, minauda-t-elle.

- Ah oui…,?

La voix se fit rauque et possessive.

- Tes sentiments, tout à l'heure, lorsque tu regardais mon filleul. J'ai senti de la joie, de la fierté, de l'admiration et, quand je t'ai jeté un regard noir, du désir mêlé à de l'amusement… Le tout dans cet ordre…

D'un mouvement souple, Hermione se retourna pour faire face à son sorcier, les bras de ce dernier toujours possessivement enroulés autour de sa taille.

- Severus Prince. Ce n'est pas qu'une bonne partie de baise post-jalousie ne me tente pas mais, comme tu l'as si bien dit tout à l'heure, le temps nous est compté. Alors, avant de me faire sentir ta possessivité encore une fois, laisse-moi au moins envoyer un Patronus à Harry pour le convier demain matin à la première heure. Ensuite, ajouta-t-elle en se lovant contre lui, je serai toute à toi…

Severus grogna contre elle en sentant son désir s'éveiller à nouveau pour cette femme qui savait si bien l'enrouler autour de son petit doigt. Merlin, il était dans de sales draps ! Jamais il n'avait été aussi vulnérable et jamais il n'y avait pris autant de plaisir… Mais cette sorcière devenait trop Serpentard à son goût, aussi décida-t-il de faire monter les enchères.

- … une baise post-jalousie… ? ronronna-t-il contre son oreille. Serait-ce une invitation à vous dévergonder, Miss Granger… ? ajouta-t-il en la plaquant contre son corps. Il lui ravit les lèvres avec vigueur et sa bouche remonta contre son oreille.

- Mais ai-je vraiment besoin de vous dévergonder, adorable sorcière…? Vous êtes en train de me demander de vous baiser devant une dizaine de tableaux de vénérables vieillards et, Merlin m'en est témoin, je suis prêt à lancer un Assurdiato et un sort d'aveuglement à tous ces vieux grigous pour vous prendre violemment sur mon bureau… sachant qu'en faisant cela, ils ne verront ni n'entendront rien mais sauront parfaitement ce que nous faisons…

Hermione gémit contre lui. Il avait le don de la dévoyer totalement et il lui faisait découvrir des aspects de sa personnalité qu'elle n'imaginait même pas.

- Le voulez-vous, sorcière…? Voulez vous que votre Directeur vous baise sur son bureau… ?

Sa voix était un aphrodisiaque puissant et les paroles murmurées contre son oreille l'échauffaient de la plus délicieuse des manières. Elle ne put que gémir en opinant du chef et il sourit, machiavélique.

D'un geste, il avait rendu les portraits sourds et aveugles et des hoquets surpris et outrés pour certains retentirent. Un autre geste, et il ne restait plus qu'eux, les portraits rendus muets. Hermione sentit les mains de l'homme se glisser sur sa poitrine tendue dans sa chemise ajustée et un grognement désapprobateur résonner à son oreille.

Son amant la décolla de lui et lui fit faire volte-face pour la détailler avec un rictus lubrique.

- Votre tenue est inappropriée, ma chère… Après tout, vous êtes maintenant de ma Maison…

D'un geste, il transforma ses vêtements en un uniforme aux couleurs de Serpentard et ses yeux glissèrent à nouveau sur son corps.

- Ma chère Directrice de Maison… aux ordres de son Directeur… approche.

Les jambes flageolantes, elle se rapprocha de lui pour ne laisser que quelques millimètres entre eux.

- Alors, voyons voir… Nous allons faire un exercice de contrôle, sorcière..

Ses mains glissèrent sur ses hanches pour remonter lentement le long de ses côtes.

- Tu vas envoyer un Patronus avec un message complet à cet imbécile de Potter pour le convoquer pour demain matin… mais uniquement lorsque je te le dirai. D'autre part…

Ses longs doigts fins glissèrent sur sa poitrine mise en valeur par la chemise trop ajustée aux couleurs vert et argent.

- Tu m'as défiée tout à l'heure… et tu as parlé d'une baise post-jalousie… intéressant choix de mots, Hermione…

Ses mains chaudes empaumèrent les globes jumeaux, brossant du pouce les tétons arrogants distinctement discernables sous le tissu distendu.

- Je vais te prendre, Hermione… drapée dans les couleurs de ma Maison…

Les deux mains sur les épaules du fourbe sorcier, Hermione se cambrait, tendant sa poitrine à la rencontre des mains expertes qui revendiquaient ses seins. Elle gémit alors que les longs doigts fins descendaient lentement le long de son corps pour remonter sans hésitation sa jupe trop courte. D'un geste, il la ramena contre lui et l'enleva du sol pour la porter jusqu'au bureau directorial qu'il balaya d'un geste large du bras pour y déposer sans délicatesse son fardeau. Hermione frémit en entendant le fracas causé par tout ce qui était tombé au sol. Merlin qu'elle se sentait dévergondée ! Le sorcier se plaça entre ses jambes écartées et la renversa sur le bureau, ses mains jouant avec sa poitrine tandis qu'il butinait et mordillait sa gorge.

- Délicieuse Serpentarde… petite allumeuse… susurrait-il en lui mordillant l'oreille. Que voulais-tu en me provoquant…? Que voulais-tu déclencher… ? ronronna-t-il en balançant ses hanches contre elle.

Hermione haleta et ne put retenir un cri. Il lui faisait ressentir l'ampleur de son excitation et elle se sentait ruisseler au fur et à mesure que son amant la stimulait. Ce dernier descendit sa main sur sa féminité et effleura son clitoris à travers sa culotte définitivement ruinée.

- Si chaude… si humide…

Ses doigts écartèrent le tissu pour plonger dans sa grotte désormais trempée, la faisant se cambrer contre lui. Il ramena ses doigts à sa bouche et les lécha consciencieusement en plongeant son regard brûlant de désir dans le sien.

- Si bonne… Délicieuse sorcière…

Ses doigts plongèrent à nouveau en elle et elle miaula de plaisir.

- Dis-moi, Hermione… pensais-tu vraiment pouvoir me faire rivaliser avec mon filleul…

Les doigts pivotèrent en elle, plongeant et ressortant lentement. Il était en train de lui faire perdre la tête.

- Que croyais-tu Hermione… ? C'est moi et moi seul qui ait ce pouvoir sur toi…

Ses doigts se retirèrent et elle gémit devant le manque indescriptible. Elle avait envie de lui, de son corps, de ses doigts, de sa bouche…

- Severus…. je t'en prie…

Le sorcier se redressa et lui tendit sa baguette sous son regard désespéré et interdit.

- Maintenant, sorcière. Envoie ton message à Potter.

Elle tendit la main pour lancer le sort mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit, la voix doucereuse de son amant résonnait de nouveau.

- Mais attention, sorcière… ta voix ne doit pas te trahir…

Elle fronça les sourcils sans comprendre quand elle le sentit… là… Oh merde… Elle haleta sous les assauts de sa langue qui virevoltait sur son sexe, lapant, léchant, buvant son nectar. Il s'arrêta soudain et releva les yeux vers elle en se léchant les lèvres avec lubricité.

- Le Patronus, Hermione… Maintenant !

Haletante, elle invoqua un Patronus éclatant de lumière et n'eut pas le temps de donner son message qu'il reprenait ses assauts contre sa féminité. Difficilement, la voix brisée, elle délivra son message tout en sachant pertinemment que son ami n'aurait aucun doute sur l'origine des gémissements qui entrecoupaient son message.

Mortifiée, elle vit son patronus au message lubrique s'envoler et gémit en sentant le sorcier rire doucement en lapant d'une langue paresseuse son désir.

- Hermione. Hermione. Hermione… que va penser ton ami…? Toi si sage…

Un nouveau coup de langue indolent la fit se cambrer.

- Il va entendre ton message… tes gémissements…

Un doigt se glissa en elle.

- Et il saura que c'est moi.

Un second doigt rejoignit le premier

- Penses-tu que Drago puisse rivaliser un instant avec moi, sorcière… lui ou quiconque d'autre…?

Severus se redressa et, d'un sort, lui lia les mains au-dessus de la tête.

- Que veux-tu, chère Serpentarde…?

- Toi, gémit-elle, haletante.

Il écarta ses robes et sortit son sexe sans autre cérémonie.

- J'ai envie de te prendre là, sorcière, comme l'effrontée que tu es.

D'un geste, il conjura un miroir au plafond et elle rougit en se voyant, débraillée, alanguie sur le bureau, lui au-dessus d'elle, prêt à la prendre à la hussarde.

- Regarde-toi, Hermione. Regarde ce que tu deviens entre mes mains…

Il glissa son gland dans son orifice trempé et s'immobilisa en lui maintenant les hanches.

- Que veux-tu, Serpentarde…? Veux-tu un amant doux…?

Il s'inséra lentement en elle, se délectant de ses cris de frustration.

- Veux-tu un amant passionné…?

Il ondula des hanches, touchant un point en elle qui la fit hurler.

- … ou veux-tu être sauvagement baisée par ton Directeur…? gronda-t-il en la pilonnant par deux fois.

Elle cria et se cambra contre lui.

- Je n'ai pas de réponse, sorcière… murmura-t-il en s'immobilisant.

Elle releva ses yeux ambrés voilés de désir et sombra dans le feu de ses orbes onyx.

- Baise-moi, Severus… je t'en prie ! Baise-moi !

Il gronda et se pencha pour ravager sa bouche.

- Bonne réponse, sorcière !

Il plongea furieusement en elle, gémissant de la sentir toujours aussi serrée autour de lui. Ses mains maintenaient ses hanches fermement alors qu'il se lançait en avant, pilonnant sa chaude moiteur, se délectant de ses cris.

Hermione ne s'était jamais sentie aussi débauchée. Le miroir lui renvoyait une image d'elle-même qu'elle n'aurait jamais su pouvoir être si excitante. Et pourtant, se voir hurlante sous les coups de boutoir de son amant, immobilisée par ses mains qui clouaient ses hanches sur le bureau… Merlin, sur ce bureau ! Elle gémit une nouvelle fois en le sentant se retirer et l'attirer vers lui, assis dans le fauteuil. Il la fit pivoter afin qu'elle soit dos à lui et la ramena contre son torse. En un mouvement, il fut en elle, ses jambes écartant les siennes dans une position obscène. Elle se sentait terriblement exposée et se cambra en glissant ses mains toujours liées autour de la nuque de l'homme qui la possédait.

- Regarde-toi, Hermione… si chaude… si belle… si excitante… sens-moi… donne-moi tout, Hermione…

Il écarta encore les jambes et elle cria. La sensation de son sexe glissant en elle était décuplée par l'écartement et elle sentit la boule de plaisir désormais familière qui se formait en elle. Cette fois, cependant, la jouissance fut décuplée et elle se crispa autour de lui en hurlant son nom.

- Oui, Hermione… Oui, crie mon nom, sorcière…

Il la rejoignit dans sa jouissance et gronda son nom en lui mordant l'épaule alors qu'il se déversait en long jets brûlant en elle.

Tendrement, délicatement, il relâcha le sort qui maintenait ses mains et, sans se détacher d'elle, enroula ses bras autour de sa taille. Ils restèrent ainsi un long moment, laissant le plaisir refluer lentement et il sourit en voyant ses yeux papillonner pour se poser sur lui.

- Waouh…

- Toujours aussi éloquente, Granger, la railla-t-il gentiment.

- Je ne le dirai qu'une fois. J'adore tes crises de jalousie…

Il sourit contre elle et huma longuement ses cheveux qui exhalaient un doux parfum d'elle, de lui, et de désir.

- J'ai hâte d'être à demain, murmura-t-il taquin à son oreille.

- Hmmm ? Pourquoi ?

La voix fatiguée de sa compagne lui tira un brin de fierté toute masculine.

- Parce que j'ai hâte de voir la tête de Potter…

Elle se demande un instant pourquoi cette hâte lorsqu'elle se souvint de son Patronus.

Oh merde.