Auteur: Kenshi-sama
Base: Gundam Wing.
Genre: ooc, ange/démon, yaoi, R.
Couple: je vous laisse découvrir pour une fois.
Disclaiming: je n'utilise pas GW à des fins lucratives et cette œuvre appartient à ces créateurs et producteurs.
Le messager du diable 3:
Heureux ménage.
Quatre observait avec fascination son compagnon en plein effort. Sa faculté à être aussi concentré sur son travail l'épatait toujours autant. Il tapait sur son ordinateur portable les idées qui lui passait par la tête, les relisaient et les effaçaient pour les réécrire autrement, plusieurs fois de suite avant d'arriver à la version finale qui lui convenait. Les écrivains étaient réputés être constamment à l'affût de la perfection et son bien aimé était sans doute le plus pointilleux d'eux tous. Quelques fois, il levait le bout de son nez de son écran pour sourire au garçon blond, qui s'empressait aussitôt de le lui rendre.
Quatre touchait à son but. Des mois s'étaient écoulés depuis que lui et ce Duo avaient déjeunés dans ce Pub au coin de la rue. Ils étaient en couple depuis quelques semaines lorsque Duo lui suggéra de venir vivre avec lui, sous le même toit. Partager le quotidien de son amant était un véritable bonheur pour le prince, même s'il avait eu beaucoup de mal à ne pas le toucher. Il déployait des trésors d'imaginations pour trouver des excuses qui seraient assez convainquant aux yeux de Duo, en justifiant le fait qu'ils faisaient chambre à part. Il lui était même arrivé de plaider l'impuissant au dépend de son amour propre. 1
Le fait était qu'il ne pouvait prendre le garçon à la longue chevelure, il le savait. Son corps renfermait ses souvenirs et un sceau y avait été posé pour les empêcher se s'unirent l'un à l'autre. La douleur aurait été trop intense pour Duo. Il se pouvait même qu'il en succombe, du moins c'était ce que le colonel Treize, ce devil, lui avait révélé juste avant qu'il ne meurt. Cet homme profondément égoïste, rongé par sa propre ambition... Il aurait dû se méfier d'avantage de lui.
Quatre voyait encore la scène de leur affrontement, lorsqu'il était finalement parti à sa rencontre dans sa cachette, après avoir supprimé un à un tous les traîtres qui avaient eu l'audace de manigancer dans son dos.
Il avait commit l'erreur de baisser sa garde lorsqu'il avait commencé à fréquenter Duo, passant tout son temps libre auprès de son petit ami dans le palais céleste. Il ne descendait pratiquement plus dans les mondes souterrains. C'était ce moment-là que Treize avait choisi pour mettre en œuvre ses plans. Le Colonel avait ainsi gagné plusieurs membres de la court céleste à sa cause, moyennant la mort de Quatre et sa destitution du trône céleste.
Depuis son plus jeune âge il avait suffisamment été averti des complots pour l'éliminer, de la part de ceux qui n'étaient pas partisans de son père, à cause de ce qu'il était et ce qu'il représentait aux yeux de tous: une abomination jamais égalé. Cela pouvait peut-être expliquer en partie sa complicité avec Duo.
Jamais un prétendant au trône aussi bien céleste qu'enferique, n'avait été le lien qui unissait les deux institutions. Beaucoup voulaient le voir disparaître depuis l'annonce de sa naissance. Les plus imprudents s'étaient fait prendre par ses parents. Mais il restait les manipulateurs qui subsistaient dans l'ombre, ceux-là étant les plus dangereux.
Les hauts membres de la cour céleste ne voulaient pas prendre le risque de voir un enfant tabou devenir leur souverain. Ils disaient de lui qu'il était un espion œuvrant pour le compte des enfers et de la princesse des damnés. Ils le haïssaient tous, même s'ils ne pouvaient agir autrement face à lui à cause de l'influence qu'imposait son rang d'héritier.
Quatre se souvenait tout aussi bien de son enfance partagé entre les deux mondes, de la grande solitude qu'il éprouvait parce que personne ne voulait jouer avec lui. Il se rappelait aussi de l'immense bonheur que Duo Maxwell lui avait donné durant leur longue relation. Ils ne pouvaient pas vivre au grand jour leur amour, mais ils tentaient d'en profiter dans l'intimité de leurs appartements respectifs, dans leurs bureaux..., cachés des ennemis potentiels. Ce tendre et perspicace Duo, qui avait toujours le mot juste pour le consoler.
Cependant, un beau matin, il avait une fois de plus été convoqué par la cour céleste. Selon leurs dires, il était accusé de complot contre les royaumes célestes et ceux des enfers, de tentative de meurtre sur son propre père, sans oublier l'accusation de faute avec être du même sexe, le Maréchal Maxwell. De vulgaires preuves fabriquées de toute pièce avaient été présentées pour rendre leur farce plus crédible et il devait accepter sans condition tous ce dont on l'accusait, s'il voulait éviter une punition à Duo, également accusé de complicité. C'est ce qu'on lui laissait sous-entendre en tout cas. Bien sûr, il s'était résigné. Il avait tous endossé sans mot dire pensant qu'il évitait ainsi à Duo d'être mêlé à tout cette salle affaire.
Ne pouvant le condamner à mort de part son titre, la cour céleste prononça une sentence d'emprisonnement de cent ans dans les cachots du palais.
Ces lâches avaient attendu qu'il soit mis dans sa cellule pour s'en prendre à Duo. L'un de ses gardiens qui lui était resté fidèle jusqu'au bout lui avait tout conté. Le Maréchal avait été destitué sans condition de ses fonctions et subissait un reconditionnement dans le but être envoyé sur terre. Il était également destiné à y mourir lorsque sa vie aurait touché à sa fin.
Que ce soit pour les mages célestes ou démoniaques, il suffisait de peu pour les faire cracher tous ce qu'ils savaient. C'est de cette façon que les pistes l'avaient mené auprès du Colonel Treize de la grande armée souterraine. Celui qu'il croyait son meilleur ami, son mentor l'avait trahi. Le prince n'avait eu aucune pitié pour l'homme en face de lui. Il lui avait brisé les côtes une à une, l'avait frappé pour extérioriser toute sa haine à son égard. Puis, pour fini, il lui avait infligé le pire et le plus douloureux des châtiments qu'on pouvait appliquer à un être démoniaque: l'arrachement de ses membres de vol, fibre par fibre. Quatre lui avait demandé la raison de ses agissements avant de l'achever. Il ne se serait jamais résigner à le laisser en vie après ce qui était arrivé à Duo par sa faute.
-" Dis-moi pourquoi?" mais que qu'aurait bien pu répondre Treize que Quatre n'ignorait pas déjà.
-" Ce garçon te détournait de nous. Il te détournait de moi! J'avais tant de projet pour toi, Quatre... tu es l'être le plus puissant de tous les temps. Tant de pouvoirs sont en ta possession. Je ne comprends pas que tu ne t'en serves pas. Au lieu de saisir l'immense chance que tu as d'être un enfant des deux mondes, tu passes le plus claire de ton temps à copuler avec cet abomination. Ne vois-tu pas qu'il veut te piéger..., qu'il se sert de toi. Depuis ton plus jeune âge, qui a toujours été à tes côtés pour te conseiller, te montrer la voix...? ne sois pas aveugle Quatre, ce garçon t'a ensorcelé par le sexe. Tu ne vois pas que tu as l'occasion de mettre fin à cette éternelle guerre céleste une bonne fois pour toute. Empare-toi des cieux, tu es l'empereur, et ensemble nous réaliserons de grandes choses." L'hériter ne savait que répondre. Une fois de plus, il aurait dû s'en douter. Etait-il destiné à toujours être perçu que comme un objet de manipulation pour influencer sur leur guerre stupide. Un confit, qui de surcroît, ne l'intéressait absolument pas.
Alors il souleva son glaive et l'enfonça dans le chaire du Colonel. Il donna le coup avec une telle force qu'il fût surprit lui-même de sa violence: le bout de la lame ressortait dans son dos, entraînant avec elle les tripes de l'infâme traître. Treize le regardait dans les yeux, un étrange sourire de satisfaction aux lèvres, des quelles coulait un long filet de sang.
-"Mon prince… Toute tentative de sauver ce garçon sera toujours vaine. Dire que tu fais tous ça pour lui et qu'il ne sera certainement pas capable de te rendre ton amour. Sa mémoire a été scellée dans son corps. Il doit à tout jamais rester pur. Si tu le touches et qu'il a le moindre plaisir, tu pourras lui dire adieux. Le souiller revient à signer son arrêt de mort, pour de bon. J'ai particulièrement insisté sur ce point...Quatre...plus jamais tu ne lui feras l'amour...le supporteras-tu ?"
Sa respiration devenait de plus en plus faible. Il suffoquait, s'agrippant toujours à Quatre qui le regardait s'écrouler à ses pieds sans esquisser le moindre mouvement. Le prince ressentait un grand dégoût face à ce qu'il venait d'entendre, mais il n'y pensait déjà plus. Rien n'aurait pu le faire renoncer à la personne qu'il aimait et un pitoyable sort de ce genre là n'allait certainement pas lui faire perdre la tête. Il se détourna du corps allongé à ses pieds et déploya ses ailes.
-"Qua...tre. Pourquoi...lui, je t'aimais ...i" Bien sûr il l'avait entendu, mais il n'en avait cure. Il s'envola haut dans le ciel, éparpillant sur son trajet de fines plumes aux nuances sombres.
Le prince Winner fût tiré de ses songes par Duo qui s'étirait. Il en avait, apparemment, fini avec son travail pour la journée et rangeait donc ses affaires éparpillées sur la moquette. Il était encore tôt dans la soirée, mais Duo ne faisait pas parti de ceux qui aimaient à se coucher tard. En fait, il aurait dormit avec les poules 2 si Quatre ne l'obligeait pas à veiller de temps à autre.
-" Je vais au lit sinon mon cerveau va exploser. Je n'en peux plus de réfléchir... bonne nuit mon amour" il s'approcha de son petit ami pour l'embrasser et émit un minuscule cri de surprise lorsque Quatre se saisit de lui pour le mettre sur ses genoux. Le blond s'emparait avidement de sa bouche, il le serrait très fort dans ses bras comme s'il voulait que le moment dure à tout jamais. Ses mains pressaient la tête de Duo pour mieux approfondir le baiser. Sa langue suçait lascivement celle de son ami. Bientôt, le garçon à la natte s'usurpait de l'étreinte car il pouvait à peine respirer. Non pas que l'excès de passion chez son compagnon le gênait, mais il se sentait horriblement mal à l'aise. Bien sûr, il y avait déjà eu ce genre de chose entre eux voir même plus mais, à chaque fois que venait le temps de passer aux choses sérieuses, Quatre se levait aussitôt et se rhabillait en le laissant en plan dans le lit. Que pouvait-il s'imaginer à son avis, après une pareille honte. Ce n'étaient sûrement pas ses explications à deux sous qui l'auraient rassuré.
Mais ils avaient choisi de vivre ensemble et Duo en conclut qu'il devait laisser le temps à son compagnon de s'adapter à la situation.
-" J'y vais. Bonne nuit"
-" Oui, bonne nuit mon amour". Quatre savait pertinemment que Duo n'était pas dupe. Après tout, il pouvait lire dans ses pensés. En tant que prince déchu, il avait fait le choix de ne pas user de ses pouvoirs sur terre. Les dégâts auraient étés, d'une part, trop désastreux sur ce monde, d'autre part, il ne voulait pas se faire repérer par ses poursuivants. Il avait très envie de donner à Duo ce qu'il attendait de lui mais, le prince ne pouvait accéder à sa requête, pas pour le moment.
Il savait que son fragile amant avait du mal à supporter la situation mais qu'en était-il pour lui... S'il savait la souffrance qu'il ressentait. Être obligé à chaque fois de l'abandonner au moment crucial... Duo allait sans doute finir par croire qu'il ne l'aimait pas.
Cependant, il se devait de tout faire pour ne pas le mettre délibérément en danger. Il lui avait suffisamment nuit jusqu'a présent. Il ne pouvait pas prendre le risque de le tuer même s'il ignorait quels auraient étés les effets de leur union.
De plus, la perspective de devoir retourner dans les cieux ne l'enchantait pas vraiment. S'il pouvait facilement en venir à bout de ses opposants il ne tenait pas particulièrement à affronter le gourou du grand frère adoré. Son nom devait être Crowa... Triwa..., ou quelque chose comme ça. Ce garçon étrange à la longue mèche châtain foncé qui était complètement gaga de son frère. Ils avaient tous deux étés séparés durant leur enfance mais ils restaient toujours aussi inséparables après tant d'années, sans compter le diablotin Wufei. Duo lui racontait ses moindres petits caprices, ces bobos. Son frère, tout comme lui était toujours prêt à faire sa fête à tous ceux qui importunaient le beau maréchal natté. Il devait reconnaître que l'intransigeance de ce Crowa avait à plusieurs reprises sauvé Duo des vautours qui en voulaient à sa vertu. Il avait d'ailleurs mainte fois menacé le prince de le pulvériser s'il daignait faire le moindre mal à son petit frère chéri. L'amant de ce frère était aussi très bon guerrier, même s'il n'avait pas de quoi inquiéter Quatre. Heero Yuy, le soldat à l'obstination inébranlable.
Les amis de Duo, Wufei et Zech étaient sans doute les seuls qui le comprenaient un peu, pour être réputé pervers chroniques selon les bruits de couloirs de la cinquième compagnie. Eux savaient ce que l'amour fait d'un homme, comment il le transformait...
"Tout ce beau monde ne tardera pas à débarquer sur terre" remarqua Quatre. Le prince ne souhaitait pas qu'ils entravent ses projets en perturbant son compagnon.
" A moins que..." Quatre ne continua pas sa réflexion. Il bondit prestement de son fauteuil et se dirigea dans le couloir. La chambre de Duo était collée à la sienne et il savait exactement ce qu'il devait faire.
-" Tu les as trouvés, alors ?"
Le guerrier des cieux entrait à peine dans la petite chambre d'hôtel que son amant lui sauta dans les bras et l'harcela de questions. Ils étaient à la recherche du prince et de son frère depuis des jours, et les Etats-unis étaient une contrée tellement vaste même s'ils avaient pris énormément de plaisir à vagabonder dans des villes et des Etats comme New-York, San Franscisco ou encore Washington et la Californie. Dans ce pays, ce n'était pas comme là haut. Les tabous ne régissaient pas la vie des Humains, chacun faisait ce qui lui plaisait. Ils avaient puent vivre pleinement leur amour sans personne pour les fliquer ou les intimidés, avant que Heero ne repère l'aura impériale du prince Winner. Leurs périples les avaient finalement conduits à la Nouvelle-Orléans. Trowa était plus excité qu'une puce. Ses yeux brillent de joie lorsque Heero lui racontait tout sur son frère.
-" Alors, ils vivent ensemble, ici ?"
-" Hm."
-" Comment va Duo. Il est heureux ? Je me demande s'il se souviendrait de moi en me voyant"
-" Il va très bien. Mais cela m'étonnerait qu'il te reconnaisse. Je n'ai pas capté l'essence d'un ange de haut niveau chez lui."
Donc c'était vrai que la Cour l'avait ainsi puni. Mais pourquoi donc Quatre ne faisait-il rien. Il avait pourtant, Trowa le savait, le pouvoir de redonner la mémoire à son petit Frère s'il avait fait tout ce chemin pour le retrouver
Peu lui importait, il voulait aller voir Duo et faire lui même quelque chose pour lui. A quoi lui aurait-il servit d'avoir fait de si grandes études sur l"anatomie et l'esprit s'il ne pouvait rien pour son propre frère.
-" Je veux le voir" Il courrait déjà vers la sortie, consumé par l'impatience, mais semblait oublier un détail majeur.
-" Et ou compte-tu le trouver, ton cher petit frère" En effet, c'était Heero qui connaissait le chemin et lui n'était pas doué pour traquer ses semblables, même avec des pouvoirs et les sens supra-dévéloppés.
-" Accompagne-moi, toi"
-" Je ne suis pas ton esclave, mais la personne qui veille à ta satisfaction. Reste tranquille si tu le veux bien. Ils ne vont pas s'enfuir. De toute façon, le voir ne te mènerait à rien puisqu'il ne te reconnaîtrait pas. Par contre, tu risques de braquer Winner, qui n'hésiterait pas à l'amener ailleurs s'il se sent en danger. On mettrait encore des jours à les retrouver. Le réveil de l'ange ne va pas tarder, il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement ici."
Trowa, se résigna. Il prenait pour argent comptant tous venant de Heero. Ce dont ce dernier n'avait pas juger nécessaire d'évoquer, était le fait que l'appartement de Duo et de Quatre se situait à peine à deux pâtés de maison de l'hôtel qu'ils avaient, eux, réservés.
Le guerrier se rendait à la douche quand son amant lui sauta encore dessus. Il fallait bien passer le temps en attendant son bon vouloir à monsieur...!
A suivre...No commente
1: Je confirme, c'est lamentable ! Je m'auto-tarte à l'instant même.
2: OK, ça vaut un zéro, ça.
