Auteur: Kenshi-sama

Base: Gundam Wing.

Genre: ooc, ange/démon, yaoi, R.

Couple: je vous laisse découvrir pour une fois.

Disclaiming: je n'utilise pas GW à des fins lucratives et cette œuvre appartient à ces créateurs et producteurs.

Le messager du diable 5:

Entre peines et joies, ainsi va l'amour.

-" Trowa, lâche-le immédiatement et essais de te maîtriser bon sang"

La voix de Heero sanglait dans le living de Quatre et de Duo. Il comprenait le fait que Trowa puisse être en colère mais il ne voyait absolument pas la raison d'hurlements inutiles, et d'accusations mutuelles vaines. Ce qui était fait ne pouvait être défait par conséquent ils ne pouvaient rien à la situation à part attendre que le Maréchal se manifeste, qu'il les rassure enfin.

Heero et Trowa venaient d'apprendre que Duo était dans une sorte de coma profond depuis plus d'une semaine. Le prince n'était pas rentré dans les détails à leur arrivée, même si l'abattement se lisait facilement sur son ensorcelant visage d'ange supérieur.

Bien qu'ils aient su depuis longtemps où les deux amants résidaient, Heero et Trowa ne les visitaient que ce jour, le soldat Céleste ayant insisté pour qu'ils attendent. Pourtant, le grand frère de Duo mourait d'envie de le voir. Ils avaient très peur de Quatre, connaissant ses pouvoirs. Il savait que personne ne pouvait le vaincre, même s'il s'agissait de Heero qui était aussi très fort et qui maniait ses pouvoirs avec une grande dextérité. En se présentant devant lui, le prince aurait pu les considérer comme dangereux pour sa relation d'avec Duo. Toutes ses craintes concernant le menaçant prince s'envolèrent lorsque Trowa apprit que son frère restait inconscient depuis des jours.

Il ne parvenait pas à contenir sa peine. Si bien qu'il ne put se calmer qu'en s'en prenant à Quatre avant d'être arrêter par le jeune homme qui partageait sa vie.

Le soldat était sans doute la seule personne lucide dans la pièce, qui n'était pas aveuglé par son amour pour le doux Maréchal. Trowa fulminait de rage, lançant des regards de tueur en direction de Quatre à chaque fois qu'il repensait à la relation qu'il entretenait avec Duo, bien que Heero fût convaincu que c'était plus de la crainte de ne plus le voir se réveiller qu'autre chose.

Le prince, quant à lui, n'osait les regarder en face. Il culpabilisait visiblement de l'état dans la quelle se trouvait son jeune ami. Mais quelles était les raison de son désarroi ? Ils savaient tous qu'il n'aurait jamais fait intentionnellement de mal à Duo, sinon pourquoi se serait-il donné de la peine à le retrouver. Surtout après avoir fait couler tant sang. Il fallait qu'il leur explique, alors, Trowa allait peut-être comprendre que ce n'était pas de sa faute.

-" Sir, que c'est-il passé précisément pour que le Maréchal perde conscience ?"

Il ne répondait pas. Sa tête était toujours baisée, fixant inlassablement la moquette. Heero venait de s'asseoir près de lui dans le sofa pour le mettre en confiance. Si le soldat parfait n'avait pas l'habitude de se montrer gentil et attentionné en public, seul Trowa avait l'honneur d'apprécier cette facette de sa personne, il n'en était pas moins un homme de parole et de confiance aux yeux de tous.

Il posa sa main sur l'épaule basse du prince et lui parla avec douceur.

-" Je vous en supplie, c'est important que l'on sache ce qui c'est passé. Vous soulagerez beaucoup Trowa, même si je suis déjà convaincu de votre innocence. Essayez de le comprendre, il est son frère. Ne lui en tenez pas rigueur pour ses propos dictés par la colère et la souffrance"

-" Tu te trompes. Je ne suis pas aussi innocent que le crois. Tout est de ma faute, absolument tout. On m'avait déjà mis en garde concernant ce qui lui arriverait, mais comme d'habitude, je n'en ai fais qu'à ma tête."

-" On vous avait mise en garde...mais de quoi"

-" je ne devais pas...si jamais il ne se réveillait pas, je me pourrais pas le supporter" Heero lui administra une gifle assez dynamique. Le prince sombrait au fur et à mesure qu'il racontait, du moins tentait-il de lui livrer un semblant d'explication.

C'était la seule solution que le soldat avait trouvé pour le rendre plus opérationnel.

-" Est-ce que ça va mieux comme ça ?"

-" Oui, je te remercie"

-" Finissez, s'il vous plaît"

-" Lors que je suis parti rendre une visite non courtoise à Treize, c'était le colonel des armées de ma mère ainsi que son bras-droit, il m'avait prévenu que je condamnais Duo en m'unissant à lui, mais j'ai outrepassé ces révélations et c'est arrivé".

-" Vous voulez dire qu'il s'est retrouvé dans cet état suite à votre union... c'est bien cela"

-" Oui, c'est cela"

-" S'il ne s'agit que de cela, vous n'avez aucun souci à vous faire votre altesse ?"

Quatre observait Heero d'un œil incrédule, ayant l'aire de se dire " est-il vraiment sain d'esprit, celui-là ?..." Après tout, il était juste sur le point de perdre le garçon qu'il aimait. Et le frère de ce même garçon le traitait à peine, à juste titre, il en était persuadé, de monstre. Pourquoi s'était-il comme d'habitude, cru plus fort que tout le monde. Il aurait du écouter Treize lorsqu'il lui avait dit de laisser Duo. Pour la première fois depuis son enfance, le grand prince ténébreux ne savait pas quoi faire pour sauver un être qui lui était cher. "...à moins que..." Tout à coup, la situation lui parue limpide comme de l'eau de roche.

Le problème c'était lui. C'était lui qui portait la poisse aux autres. S'il voulait vraiment sauver son bien aimé, là était la solution...

Le prince aux cheveux d'or se leva brusquement comme si une révélation venait de lui être faite. Sans un regard pour l'homme qui était assit à côté de lui, il alla chercher sa veste sur le porte manteau et s'apprêtait à déserter les lieux lorsqu'ils furent interpellés par une voix lointaine, celle du frère de Duo.

-" Aurais-tu perdu la tête mon chéri ? Tu vas te faire taper sur les doigts, et fort en plus " Wufei et Zech étaient en pleine discussion depuis des heures sans que aucun ne change de position. En effet, Wufei avait décidé de descendre sur Terre sans autorisation légale de la cours Céleste. Chose qui en soit, était considérée comme un outrage de la part des officiers en exercice envers les institutions du monde Céleste. La moins sévère des sanctions encourues était la destitution, mais cela pouvait aller jusqu'à l'envoi sur terre en punition, donc la peine de mort.

-" Zech, je t'aime tu le sais. Je ne veux surtout pas te forcer à prendre un tel risque alors, je ne t'en voudrais pas si tu ne voulais pas venir avec moi. D'une part, c'est mon meilleur ami. Je m'en voudrais toute ma vie si je ne fais rien pour aider Duo et celui qu'il a choisit comme étant l'élu de son cœur, même si je déteste ce prince frimeur aux cheveux d'une blondeur si écœurante. Tout ce qui arrive à Duo est de sa faute à ce crétin inconscient. D'un autre côté si j'étais à sa place et toi à celle de Duo je n'aurais pas hésité une seule seconde"

Décidément, il n'aurait jamais pu résister à ce chevalier, se dit Zech. Le petit chinois colérique avait un sens de l'amitié particulièrement grand. Surtout lorsqu'il s'agissait de Duo.

-" Alors va pour la terre, puisque tu es si décidé. Après tout, moi aussi j'ai une dette envers lui pour t'avoir sauvé autre fois, Fei"

Lorsque Zech évoquait cette partie du passé de Wufei, les yeux de jade du jeune homme s'assombrissaient. Ces années de sa vie restaient probablement encore bien douloureuses et il n'avait sans doute pas envie de les ressasser. Pendant toute son adolescence, Fei avait été sous la coupe d'un homme qu'il croyait aimé et qui n'hésitait pas à se servir de lui pour conclure ses transactions commerciales en le refilant comme un vulgaire objet sexuel à ses partenaires d'affaires, lorsqu'il n'était pas trop occupé à le battre ou à le violer lui-même. Cet homme l'avait recueilli de la rue, il était vrai, mais si c'était dans l'unique but d'en faire ce qu'il lui infligeait, il aurait mieux fallu que Fei ne rencontre jamais sa route.

Mais grâce à Duo qui avait eu vent de l'histoire par ses domestiques et son frère, fils tous deux du grand général Burton, Fei était libre et son bourreau à l'ombre pour très longtemps. Apparemment, on lui infligeait en cachot ce qu'il osait faire à Fei.

Depuis ces temps, une forte amitié était née entre les trois jeunes gens, même après que Duo fut reparti dans la famille de sa mère.

-" Ces temps-là sont révolus, mon chéri. Mais sache que je te suivrai en enfer s'il le fallait. Si nous n'avions pas agis plutôt, c'était dans l'intérêt de Duo. Sinon la cours l'aurait directement exécuté sans prendre la peine de l'envoyer sur terre en lui soupçonnant des partisans. Maintenant il nous faut nous mettre en action et vite. Si tout c'est vraiment passé comme dans ma vison, Le Maréchal vient de récupérer la mémoire et il nous faut les prévenir du conflit qui se trame de nouveau. Ils auront besoin de nous, très bientôt..."

- « Fei, Zeck… »

" Que ce passe t-il...!" sursautèrent en cœur le Prince et Heero, en se ruant vers la chambre à coucher, d'où venait la voix. Quatre redoutait de retrouver Duo plus mal qu'il ne l'avait laissé. Il poussa avec hâte la porte et il crut qu'il allait s'écrouler sur place: Duo était assis sur le lit, dos au mur, et il lui souriait tendrement.

C'était comme dans un rêve, un roman d'amour qui se finissait avec un beau mariage à l'église.

-" Bonjour mon prince... désolé pour le petit contretemps"

L'héritier Céleste crut fondre sous ces paroles. Il ne savait pas s'il devait se méfier ou se laisser aller car cette belle vision pouvait d'un moment à l'autre se révéler une pure chimère. Un fruit de son imagination. Il prit une profonde inspiration avant de porter de nouveau son regard sur son amant adossé dans le lit. Visiblement son frère aussi était assez ému, mais il sortit néanmoins de la pièce en emportant sous son bras son cher Heero, afin de laisser les amoureux en tête-en-tête.

-" Duo..."

-" Quatre..." aborda le doux jeune homme à la longue chevelure d'une moue moqueuse. Puis, il ouvrit ses bras pour l'accueillir lorsque le prince s'y jeta.

-" Ne me refais plus jamais ça, tu m'entends. J'ai eu la peur de ma vie. Je ne sais pas ce que je ferais si je venais à te perdre"

-" Ne t'en fais pas. Tu ne me perdras jamais. Toi et moi...deux âmes, sœurs pour la vie et dans la mort"

-" Quoi..." Cette phrase..."...deux âme sœurs pour la vie..." Ils avaient l'habitude de se le dire pour seller leur amour, autrefois.

-" Duo...tu veux dire que tu te rappelle...?"

-" Bien entendu. Mais je me souviens surtout que je t'aime pour l'éternité"

Quatre n'osait le croire. Il n'osait l'envisager. Ce pouvait-il que tous ses calvaires prennent fin en ce jour. Lui et Duo s'étaient vraiment retrouvés cette fois, et plus personne ne pouvait se mettre en travers de leur chemin. De plus, ils n'étaient plus dans le monde Céleste, mais sur la terre: un havre de paix où ils pouvaient construire un nouveau bonheur.

Ils restèrent dans leur chambre, pendant des heures à se raconter absolument tout. Quatre venait de prendre la décision de renoncer à son trône. Tant qu'il était encore seul, il ne craignait pas la mort, mais depuis qu'il avait Duo, il vivait perpétuellement dans la peur que l'on puisse lui faire du mal pour l'atteindre, lui. Ils avaient eu de la chance que Duo s'en tire indemne, le prince refusait de prendre un autre risque, avis que Duo partageait car il avait également très peur pour son amant.

-" Au fait, amour,... c'est bonsoir... et non bonjour comme tu me l'as dis tout à l'heure. Plus d'une semaine t'est passé dessus. Bienvenue à la maison" Ils pouvaient enfin dormir pour un repos bien mérité, même si Duo n'était pas réellement concerné par le problème, le prince était épuisé

-" Je crois qu'il va falloir que j'ai une conversation avec mon petit frère..."

-" Et que comptes-tu lui raconter. Il vient de récupérer sa mémoire, tu devrais être content au lieu de faire le grognon"

-" De sexe...il faut que je lui parle de sexe. Je n'ai pas eu le temps de parfaire personnellement son éducation quand il était jeune, par conséquent je dois l'informer sur les risques encourus parce que, au cas où tu l'aurais pas remarqué, il a des relations physiques approfondies..."

-" Oui, après tout il n'a qu'une vingtaine d'années. Et il sort avec son ami que depuis plusieurs années. Sérieusement entre nous, je crois qu'il est un peu tard pour cela, mon cœur". Il semblait se moquer de son compagnon. Il était vraiment trop drôle lorsqu'il sortait à bout de champs des phrases de ce genre.

Heero le taquinait. Trowa était euphorique de savoir que le soit disant coma de Duo n'était qu'une étape après la levée du sceau qui le condamnait. Il ne savait plus où donner de la tête. Le soldier décida donc de faire don de sa propre personne.

Il prit avec enthousiasme son tendre dans les bras et lui livra un baiser qui le fît chavirer en arrière. Heureusement, ils étaient déjà confortablement installés sur le sofa. Un baiser en entraînant un autre, des caresses sulfureuses, voir quasiment indécentes, les deux jeunes amants se laissaient bercés par le merveilleux rythme de l'amour. Ils se retrouvèrent à moitié nus dans le living room de l'autre couple, formé par Duo et Quatre. Leurs libidos enflammées cherchaient à se régulariser après tant d'émotions.

-"...Heero, nous ne somme pas chez nous. Imagine qu'ils nous surprennent..."

-" Ils sont probablement aussi occupés que nous... Puis, je ne peux pas attendre plus longtemps" Il avait dit cela sans interrompre ses caresses. Sa langue courrait sur chaque centimètre carré du corps de Trowa. Il s'attaquait à la fermeture éclair de son pantalon quand ils s'immobilisèrent quelques secondes à des bruits étranges leur parvenant. Essayant tant bien que mal d'ignorer le bruit, Heero ouvrit le Jean et y faufila sa main, arrachant un soupir de plaisir à Trowa qui commençait à se tortiller doucement. Encore une fois, les satanés bruits, bien plus forts et plus précis, semblaient provenir de la cuisine. Les jeunes amants en plein émois se résignaient, non sans lancer en l'air quelques jurons bien peu polis, à aller vérifier. Heero fit voler la porte, déjà prêt à lancer son attaque de feu, mais y renonça au dernier moment à la main de Trowa qui se posait sur son épaule. Pourtant dans la cuisine, se trouvaient deux individus de type anges supérieurs.

L'un était un grand à la chevelure blonde claire et l'autre, un asiatique. Ses cheveux mi-longs lui tombaient sur le visage. Assez petit de taille, il était enlacé par le grand. Vraisemblablement, ils avaient mal calculés leur atterrissage puisque leurs ailes étaient à l'étroit dans la minuscule cuisine de l'appartement et ils se débattaient pour trouver un semblant d'équilibre.

-" Salut Tro-tro ! Ravis de te voir..."

A suivre

Wouééééé ! J'ai le cerveau en compote.

1: Ok je sors...o