chapitre 5
La chaleur l'envahissait. C'était comme si son corps brûlait. L'instant d'après il était glacé.
Les violentes montées de fièvres ne faisaient qu'aggraver son état.
Il ne pouvait bouger, son corps lui faisait atrocement souffrir.
Les minutes lui paraissaient être des heures.
Les choses tournaient autour de lui dès qu'il ouvrait les yeux, comme s'il se retrouvait aspiré dans une spirale.
Pourtant, malgré cela il sentit quelque chose se poser sur son front.
On murmurait des paroles près de lui. Même s'il n'en comprenait pas le sens, elles l'apaisèrent. La voix était douce et paisible. On aurait dit la voix d'une femme…
« Roy »…
Il faisait frais ce matin là.
Un rayon de soleil vint lui caresser le visage, et lentement ses yeux s'ouvrirent.
Il lui semblait que cela faisait des années qu'il dormait ainsi.
Ou était – il ?
Il s'assit sur le lit afin de mieux reprendre ses esprits. Il avait de nombreux bandages sur tout le corps.
Il avait beau scruter la pièce, aucun souvenir ne remontait à la surface.
Il ne voyait que des images floues, des voix lointaines, mais rien d'autre.
Il s'assit sur le rebord du lit.
Une brise légère traversa la pièce, elle était emprunte de l'odeur du lilas et du jasmin.
Il se leva finalement.
Ses jambes le faisaient encore souffrir mais c'était supportable.
Il s'appuya sur le rebord de la fenêtre et admira le paysage merveilleux qui s'offrit à lui.
La maison semblait être situé sur le bord d'une falaise, qui donnait sur la mer.
Le bruit des vagues qui cognait contre les rochers était apaisant. C'était calme. « Même trop calme » se dit –il.
Comment avait-il bien pu atterrir ici ? Il ne pouvait pas y être venu tout seul étant donné le nombre de blessure qu'il avait.
En se retournant il remarqua un bouquet de fleurs posé sur sa table de chevet.
En marchand dans les couloirs de la maison, il ne vit personne.
Il avait beau chercher de partout personne n'était ici.
Pourtant plusieurs signes indiquaient clairement qu'il y avait quelqu'un : une bonne odeur se dégageait de la cuisine, toutes les fenêtres étaient ouvertes, des vêtement séchaient au soleil…
La maison était propre et parsemée de nombreux bouquets comme celui de sa chambre.
Arrivée à l'entrée de la maison, il s'appuya contre l'encadrement de la porte pour se reposer un peu.
Bien que ses blessures ne lui faisaient pas tellement souffrir, il avait du mal à respirer quand il bougeait trop.
En reprenant son souffle, il vit au loin la silhouette d'une personne. Il ne distinguait pas qui cela était, elle semblait emprunter un chemin qui descendait en contrebas.
Sans perdre une seconde il s'élança à sa poursuite, attiré vers elle comme un aimant.
Il marcha aussi vite qu'il put, et prit le chemin qui guidait effectivement à une plage située en contrebas de la falaise.
Le sable brûlait ses pieds nus.
La personne qu'il poursuivait semblait être une femme. Avec les rayons du soleil, ses longs cheveux blonds ressemblaient à des fils d'or.
« …ces cheveux … »
Le visage d'une femme lui apparu dans son esprit. Elle avait les mêmes cheveux, mais les siens étaient attachés.
Un flash de lumière apparut devant ses yeux.
C'était comme s'il voyait une vie entière se passer devant lui.
Des images lui revinrent en mémoire, des visages, des lieux, des noms… un nom : « Riza »
Tout à coup, une douleur aigue lui comprima la poitrine. Il se plia de douleur et tomba à genou sur le sable. Une vague de froid l'envahit. C'était comme si l'on plantait un pic de glace dans son cœur.
« Colonel » appela la femme au loin.
Quand il releva la tête, la jeune femme courait à toute vitesse en sa direction.
Elle s'agenouilla à coté de lui. Son visage laissait transparaître la peur qui l'animait.
- que faites vous ici ? Vous n'auriez jamais du vous lever, vous risquez d'aggraver votre état.
La douleur semblait s'être calmé, mais il ne se sentait pas encore prêt à se relever.
-ne bougez pas je vais aller chercher votre fauteuil roulant.
Au moment où elle allait se relever, il l'agrippa par le bras :
-non restez… s'il vous plait.
Elle ne pouvait résister face au regard suppliant de Roy.
Ils s'assirent sur la plage l'un à coté de l'autre, sans parler, écoutant seulement le bruit paisible des vagues.
Roy brisa, au bout d'un moment, le silence qui venait de s'installer :
-Racontez moi. Je veux savoir ce qui s'est passé depuis …
-depuis que vous vous etes évanouis c'est ça ?
-oui. Je me souviens de mon combat avec Yuan mais après ça c'est le trou noir.
- après le combat j'ai préféré vous emmener dans la maison que Yuan avait fait préparé pour notre « mariage ». Étant éloignée de la ville je pensais que c'était le meilleur endroit pour vous reposer.
-vous avez bien fait. Je ne donne pas chère de ma carrière si on m'aurait trouvé a l'Hospital dans cet état. Continuez.
- et bien n'étant pas au mieux de votre forme, le prêtre qui nous attendait, Yuan et moi, s'est avéré avoir des compétences en médecine. C'est lui qui vous à soigné. Pour vous dire la vérité, vous avez dormi pendant à peu près 2 semaines.
- 2 semaines ! Autant que ça ?
- vos blessures étaient importantes donc le docteur, enfin le prêtre, préférait vous endormir afin de calmer la douleur.
-hm, je vois…
-tiens en parlant de lui, il va bientôt arriver pour voir votre état. Il sera vraiment content quand il vous verra sur pied.
Quand ils atteignirent la maison, le prêtre était déjà là. Le soleil étant monté plus haut dans le ciel, la chaleur se faisait plus intense. Le prêtre était assit dans un fauteuil du salon, profitant de la fraîcheur de la maison.
-pardonnez nous mon père pour le retard, s'excusa Riza.
-ce n'est rien ma fille.
Puis il se tourna vers Roy : C'est un grand bonheur pour moi de voir que vous allez mieux colonel. Comment vous sentez vous ?
- ça va beaucoup mieux, ça me lance quelque fois mais c'est supportable. Je vous dois la vie mon père, sans vous je crois que je ne m'en serais pas sorti.
- je vous en pris, c'est mon travail. Et puis je ne suis pas le seul qui vous ais aidé, Riza veillait sur vous lorsque je n'étais pas présent. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi déterminé, elle restait des journées entières a votre chevet.
Riza devint aussi rouge qu'une tomate.
-Mais...mais non. Mon père vous exagérez. Pfiu ! il fait une chaleur, je vais aller nous préparer quelque chose de frais pour nous rafraîchir.
Elle fila le plus vite possible dans la cuisine comme si de rien n'était.
Le soir arriva. Ils dînèrent tous deux en tête à tête. Une fois le repas terminé, ils s'allongèrent sur l'herbe pour observer les étoiles qui brillaient dans le ciel.
- colonel ?
-hm
-qu'allons nous faire une fois que vous seriez totalement guéri ?
-…Hawkeye vous avez le chic pour casser l'ambiance.
Il se releva de moitié pour mieux la regarder.
- a vrai dire je n'en n'ais pas la moindre idée. Mais ça serait bien si vous m'appelez « Roy » et non plus « colonel », je suis censé être en vacances moi.
- seulement si vous m'appelez « Riza » et non « Hawkeye ».
Grâce aux rayons de la lune, on pouvait voir se dessiner un sourire sur le visage du colonel.
Ils s'endormirent ainsi, l'un a coté de l'autre, allongés sur l'herbe.
Quand l'aube montra ses premières lueurs, Riza se réveilla. Elle sentit une présence à coté d'elle qui lui tenait chaud. Elle ouvrit lentement les yeux et vit à a peine quelques centimètres de son visage, celui de colonel. Il l'a regardait en souriant, ses bras et ses jambes recouvrant le corps de la jeune femme. Heureusement pour elle le jour n'était pas levé complètement, car on aurait pu croire qu'elle sortait d'un sauna tellement elle était rouge.
-…colonel ?
- bien dormi Riza ?
-o…oui mais qu'est ce que c'est que ça ?
- et bien comme vous aviez froid dans la nuit et que je n'avais pas très envi de me lever pour aller prendre une couverture, et comme je n'allais quand même pas vous laisser mourir de froid…
- ce… ce n'est pas correcte mon colonel.
-alors que dites vous de ça ?
Il se pencha alors vers elle et l'embrassa, d'un baiser tout doux rempli d'amour.
Ce trop plein de bonheur lui monta les larmes aux yeux de Riza d'ou une larme s'en échappa.
- Riza ? Qu'as-tu ? Lui demanda t-il en lui essuyant cette larme avec sa main.
- ne t'en fais pas, je vais bien, même très bien.
Elle se resserra alors un peu plus contre lui de peur qu'il ne s'envole.
- Quand le prêtre doit revenir ? demande Roy
- dans l'après midi je crois pourquoi ?
- et bien je crois qu'il va falloir le prévenir qu'il aura un mariage à célébrer. Du moins si tu es d'accord.
Ecarquillant les yeux elle leva la tête pour le regarder dans les yeux pour voir si ce qu'il disait n'était pas une blague.
- quoi ?
Il se leva se mit un genou a terre, et, en la regardant dans les yeux lui dit :
-Riza Hawkeye, accepteriez-vous de devenir ma femme ?
Figée, encore sous le choc, elle en put prononcer un mot.
C'était impossible ? Comment le colonel, le plus grand Dom Juan de tous les temps, acceptait-il de se marier ?
-mais… mais avez-vous penser a…
- Riza ne casse pas l'ambiance ! J'y ai longuement réfléchie cette nuit et je ne veux pas que ce qui s'est passé avec Yuan recommence. Riza, je ne veux plus être séparé de toi une seule seconde. Je t'aime Riza, et tu es la seule à qui je n'ais jamais dis ces mots et tu peux me croire. Si tu as peur pour ta carrière dans l'armée je comprends très et je…
Il n'eut pas eus le temps de finir sa phrase que Riza accroché à son coup, l'embrassait.
- dois-je en conclure que c'est oui ?
-oui oui oui oui ! Devenir ta femme est la seule chose que je désire. Mais tu es sur que…
Il lui posa son doigt sur ses lèvres pour l'empêcher de parler :
- plus un mot. Nous avons beaucoup beaucoup beaucoup de temps à rattraper, lui dit –il en l'allongeant par terre.
- et encore beaucoup beaucoup beaucoup de temps devant nous.
Leurs lèvres se joignirent encore pour ne plus se quitter…
Riza se maria bien, ce n'est pas Yuan qu'elle épousa mais Roy.
Quand ils rentrèrent à Central quelques semaines plus tard, ils eurent une longue conversation avec le führer.
Au plus grand bonheur de Riza, Roy ne fut pas démit de ses fonctions. Quand a elle et bien un nouveau rôle l'attendait…
De la nuit qu'ils passèrent ensemble sur l'herbe, un enfant naquit dans le ventre de Riza.
Roy se prépare tant bien que mal à être papa. Etant aux petits soins pour sa femme, il s'affole dès qu'elle a une contraction. La naissance est prévue pour dans 2 mois. Ils ne veulent pas savoir le sexe de leur enfant. Quoiqu'il en soit, fille ou garçon, cet enfant fera le bonheur de ses parents.
THE END
voila voila c'est enfin fini j'espère que cette fin vous plait
jvoulais tous vous remercier pour vos reviews et tout simplement de lire ma fic!
mirci beaucoup ça m'a fait vraiment très très plaisir >.
