Baah... Qui suis-je donc pour faire attendre.

Pour Moony's wife, la suite (c'était assez rapide?). J'espère qu'elle plaira.


Ca y est. Après quinze ans d'absence, me revoila enfin à Shin Makoku. Je ne sais pas comment je rentrerais chez moi, mais à vrai dire pour le moment je m'en fiche.

Lentement, de peur que mon oiseau d'or ne s'envole, j'esquisse un sourire.

- Wolfram. Tu n'as pas du tout changé.

Effectivement, Son apparence est resté aussi fragile que dans mes souvenirs. Il me regarde comme si j'étais une apparition. Ce que techniquement , je suis.

Quelque chose d'étrange attire mon regard. Un éclat d'or dans ses yeux. Mais je n'ai pas le temps de vérifier qu'il a tourné la tête.

- Père? Et ce que c'est réellement...

- « Père »?

Je n'ai jamais rencontré la famille de Wolfram, mais ce n'est pas une raison pour m'ignorer sans me présenter... Je me tourne donc dans la même direction que mon blondinet vers un bureau que je reconnais comme étant le mien derrière lequel...

Mon coeur manque un battement...

Il n'y a aucun doute. Je retrouve derrière ce bureau le regard qui me hante depuis quinze ans.

- Wo... Wolfram!

Le temps a également fait son oeuvre dans ce monde. Et le Wolfram pubère que j'avais laissé est maintenant devenu un homme. Il s'est transformé en un bel éphèbe, ses traits endurcies mais toujours aussi fins. Tout comme moi, ses cheveux ont pris en longueur et encadrent soigneusement son visage pâle. Ses deux orbites sont plus brillantes que jamais; ou est ce à cause des larmes qui commencent à y poindre?

Je me lève. Lentement. Je veux profiter au maximum de la vue qui m'est offerte. Profiter au maximum de son regard sur moi, suivant chacun de mes gestes. Se délectant de leur lenteur délibéré. Hypnotique. Sensuelle.

Il se lève avec une lenteur toute aussi calculé. Contourne la table de sa démarche féline. Une fois face à moi, il s'appuit sur le bureau les mains de chaque côté de son corps.

Là, l'un en face de l'autre, nos regard se perdent sur ses corps familiers mais magnifiés par le temps.

Les courbes de son corps me rappellent à Aiko, mais sa voix caressante me ramène au présent.

- Qu'est ce que tu regarde, boulet?

- Moi aussi je suis content de te revoir.

Et à cet instant, plus rien existe. Il n'y a que nous. Rien que nous.

Un sourire ravageur me répond. Il ne le dira pas. Non, ce serait de trop. Mais je le vois. Si son orgueil le permettait, il m'aurait déjà sauté dessus. Mais je ne me définit pas selon ces règles stupides et j'entreprends donc de m'avancer. Mais avant que je ne puisse faire un pas, la lame tranchante d'une épée se trouve glissé son mon nez.

- Père?

Tien c'est vrai. J'avais oublié ce petit détail. Maintenant que j'ai l'occasion de le voir de plus prés, la différence avec Wolfram est frappante. A la place de deux émeraudes, deux pépites d'or m'observent avec méfiance.

Mais pourquoi il l'appel "père"?...

- Karl. Veux tu bien baisser ton arme sur le champ!

- Mais...

- Karl!

Le ton de Wolfram est sec et j'en aurais presque de la peine pour Karl.

La porte du bureau s'ouvre brutalement et trois gardes entrent en fracas.

- Heika!

- ... Nous avons entendus crier.

Je leurs répond que tout va bien, mais ils ne font que me regarder avec surprise jusqu'à ce que Wolf les rassure et les fasse sortir. C'est à ce moment là que je prend conscience du costume de Wolf. En lieux et place de son habituel uniforme bleu, se trouve une version légèrement modifiée de mon uniforme. Quelques pensées à la moralité douteuses me traversent l'esprit lors de cette révélation avant que je n'en comprenne les conséquences.

- C'é... C'était toi qu'ils appelaient « heika »! Mais depuis quand?...

- Depuis que l'ancien Maou a lâchement abandonné son peuple.

- Karl!

- Humph!

La ressemblance avec Wolf est assez comique. Même si le sous entendu a douloureusement atteint sa cible. Mais de nouveau, la porte vole en éclat.

- Heeeeeeiiiiiiikkaaaaaa!...

Avant même de voir qui est l'invité surprise, je suis consciencieusement étouffé par un Gunter particulièrement sanglotant. Pendant que j'essaie de m'extraire des bras de Gunter, l'horloge du bureau sonne 11h. Le sourire de Wolfram à cet instant se fait plus doux, plus triste. Il lance quelques mots à Karl qui opine de la tête d'un air résigné avant de se tourner vers moi une dernière fois et sortir.

- Wolfram?... Hé Gunter! J'ai besoin de respirer...

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Après avoir rassuré Gunter que j'étais bien réel, puis que j'étais en pleine forme, je pu enfin être libre de mes mouvements... Ou presque. Depuis que je suis sortit, Karl me suit de loin sans pour autant me lâcher du regard un seul instant. Pas possible de le perdre, il connaît le château bien mieux que moi.

Puisse que je ne peut pas le perdre, je peut peut-être avoir un peu de compagnie vu que Wolfram m'a lâchement abandonné une heure plus tôt pour faire je ne sais quoi.

- Tu sais, tu peu t'approcher. Je vais pas te manger.

Il semble hésiter un instant. Je me suis arrêté de marcher et attend qu'il vienne me rejoindre. Ce qu'il fait avec la plus grande précaution, mais il semble étrangement qu'il y ai une pointe de curiosité dans son regard. Qu'il me demande ce qu'il veux; mais qu'il arrête de me suivre. Son regard dans mon dos est glacial.

Lorsqu'il est à ma hauteur, je suis de nouveau frappé par sa ressemblance avec Wolfram. Peut être que Anissina a enfin réussi à faire marcher son transforme-un-en-deux-kun et qu'il s'agit là du clone de Wolf?

- Qu'est ce que vous regardez?

Sa voix me surprend. Bien trop grave pour être Wolfram.

- Tu peut me tutoyer tu sais.

- ... Techniquement, vous êtes toujours le Maou...

- Ca n'a jamais empêché Wolf de m'appeler « boulet » ou tout autre insulte qui lui viennait sur l'instant.

- Père vous tutoyait?

- Bien sur qu'il me tutoyait! Et s'il n'y avait que ça!... Mais pourquoi tu l'appel « père »?

Sur quoi il me regarde comme si je venais de poser la question la plus stupide qu'il puisse exister. Mais il faut dire que c'est monnaie courante pour moi à Shin Makoku.

- ... Et bien... Je... Euh... Je l'appel « père » parce que... C'est mon père...

Effectivement, c'est une bonne explication. Étrange que je n'y ai pas pensé av...

Minute papillon!... Comment ça son père!

- A-a... Mais... Qu...

- Que père ait pu être amoureux de vous me dépasse...

Encore une fois sa réplique me laisse sans voix. Je le savais depuis longtemps, c'est vrai. Wolfram a des sentiments pour moi. Mais ce qui me frappe à présent, c'est la facilité avec laquelle je me suis sentit à l'aise dés que j'ai vu Wolfram. Mais plus encore, l'irrésistible envie de séduction qui m'a emporté dans le bureau. C'était tellement facile et familier que je vient à peine de le remarquer. Je vient de flirter avec un mec quelques minutes plus tôt et Wolfram de surcroît. On a était très vite interrompu mais si les choses avaient continué, je ne sais pas ce qu'il aurait pu se passer...

- Vous alliez quelque part en particulier ou vous essayiez juste de me semer? Parce que l'heure du déjeuner approche, et nous allons finir par être en retard.

Puis, sans se retourner, il s'en va. Je ne réfléchit pas longtemps avant de le suivre. Il faut de toute façon que je parle à Wolfram. Que je termine enfin notre engagement pour que je puisse arrêter de me sentir coupable... Et puis, Aiko m'attend...

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L'arrivée à la salle à manger s'avère très dépaysante. Des cinq personnes déjà présentent, seules deux me sont connues.

Installé à table se trouve un Gwendal fort surprit de me voir prés de Gunter qui me regarde avec des étoiles dans les yeux. Gwendal aussi a prit un coup de vieux. Ses cheveux ont prit une teite plus claire. Mais la personne que je cherche n'ai pas là. Je me tourne vers Karl et lui demande où se trouve... Son père?... Je crois que je vais avoir du mal à m'y faire...

- Il ne devrait pas tarder. Il doit être avec Lilith.

- Lilith?

Mais plutôt que de me répondre, il s'approche de la table et après avoir saluer Gwendal, Gunter et un jeune homme d'une vingtaine d'années, il se dirige vers deux vieilles femmes qu'il embrasse tendrement. L'une d'elles me tourne le dos et ne semble pas le moins du monde intéressé par mon arrivé, alors que celle qui me fait face me regarde comme fasciné. Son regard me rend mal à l'aise et je cherche désespérément un moyen de me dépêtrer.

- Yuuri?

Ouf, ça va être la deuxième fois dans la même journée que je suis heureux de voir Wolfram. Nouveau record! Mais qui est cette superbe blonde à ses côtés? Pas que je n'ai pas ce qu'il me faut chez moi, mais on ne croise pas une femme comme ça tout les jours.

De long cheveux blond vénitiens cascadent en large boucles sur des épaules de cuivre. Elle doit avoir environ le même âge que moi, mais possède une présence impressionnante. Elle serait effrayante si son visage n'était pas si doux.

Comment ça se fait que Shin Makoku est plein de beau ou belles gosses! Y'a quelque chose dans leurs ADN qui les rend héréditairement beau! Même la vieille a un certain charme qui donne a penser qu'elle a été une beauté.

- Je te vois plus tard Lilith. Il faut que je parle à Yuuri.

- Tu ne manges pas avec nous?

- Plus tard.

- Bouh, c'est pas juste.

A la voir, on ne penserait pas qu'elle ait un langage si infantile.

Lilith détache son bras de celui de Wolfram d'un air boudeur. Elle me dépasse et je jurerais avoir vu une pointe de jalousie dans ses yeux.

De la jalousie? Mais pourquoi? Elle croit que je vais lui piquer son Wolfram?... Et puis d'abord, quel droit elle croit avoir sur lui. C'est mon fiancé!... Enfin je veux dire... Attendez une minute!

Je me retourne et la regarde s'installer à table et ébouriffer d'une main les cheveux déjà en bataille de Karl.

Est ce que...

Si Karl est le fils de Wolfram. Il doit bien avoir une mère... Même les mazoku ont une mère... Alors cette... « Lilith », serait la femme de Wolfram?...

Malgré moi, je lui jette un regard noir. Je sais bien que je ne devrais pas. Mais la pensé de Wolfram marié à une telle pimbêche me tape sur les nerf au plus haut point.

« tu manges pas avec nous? »... Et bah non! Il parle avec moi! Nah!...

Ah oui, c'est vrai. Je voulais annuler mes fiançailles avec Wolfram... Mais maintenant que je vais le faire, j'ai peur de ce que va être sa réaction.

Je suit nerveusement Wolfram dans les couloirs et j'essaie en vain de trouver la formule la plus appropriée...

Comment dire à quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis quinze ans, « je te quitte ».

Derrière la porte du bureau qu'il vient de fermer, j'ouvre la bouche pour bafouiller quelque chose de plus ou moins cohérent mais suis pris de court par Wolfram.

- Tu peux pas rester ici. Retourne dans ton monde immédiatement.

Je doit avoir mal entendu là. QUOI!


Mwa ha ha ha ! Mais pourquoi diable Wolfram veux t il faire partir Yuuri? Que personne ne s'inquiéte, ça va devenir moins marrant par la suite... Et je m'excuse d'avance pour le angst mal foutu qui va suivre...

Le piti bouton bleu n'a toujours pas bougé? Bah alors, faut cliquer...

(note à part: Je suppose que certains ont remarqué que mes performances en orthographe sont trés limitées... Y'aurait pas quelqu'un de trés trés gentil pour jouer les beta-reader? Pour le salaire j'ai plus de cookies mais il parrait que je dessine pas trop mal... hum? )