Ou lala, dit donc... Ca fait un bail que j'ai rien posté...

Je tiens à remercier toute celles et ceux qui ont reviewés cette fic (pas récement de toute evidence...lol), car c'est vraiment quelque chose de fort de savoir qu'on est pas ignoré... Aussi, petite precision, même si j'ai pas l'intention de laisser tomber cette fic, les review accelèrent le rendement...

On arrive à un point crucial de l'histoire. En fait tout est partit de cette scene... Je m'excuse pour mon manque de competences sur le plan émotionnel...

Petit rappel disclaimer: Kyou Kara Maou ne m'appartient pas, je ne fait que torturer ses persos de manière non rémuneré et pour mon somple plaisir (sadique)...

Bonne lecture!


La porte de la chambre de Greta est obstruée par une foule de personnes connues ou non. Ils me voient débouler avec surprise et Gunter tente même de me retenir. Je l'envoi valser durement avant d'ouvrir la porte brutalement et me retrouver face à face avec Gisela.

- Yuuri heika?

Maintenant que je l'ai sous la main, je ne peux m'empêcher de hurler en lui demandant des explications. Mais une voix glaciale me siffle à l'oreille.

- Silence!...

Je me tourne vers Wolfram, le regard noir de rage...

- Toi, je t'interdis de me donner des ordres et explique moi sur le champs ce qui arrive à ma fille.

Il pousse un imposant soupir et se prend la tête dans la main.

- Je suppose qu'il est inutile de te demander de partir à présent.

- C'est exact. Je ne bougerais pas tant que je ne saurais pas se qu'il se passe!

- Je vais t'expliquer, mais arrête de hurler veux tu? Elle se repose!

Cette phrase arrête de suite mes hurlements. Il pousse un autre soupir et se dirige d'un pas las vers l'énorme lit qui trône à présent au milieu de la pièce.

Les baldaquins tirés m'empêchent d'en voir l'occupant, mais il n'y a pas de doutes sur son identité. Je me trouve tout à coup très présomptueux de demander des explications... Est ce que ce n'est pas moi qui ai abandonné ma fille sans même lui dire adieu?... Est ce qu'elle voudra même m'adresser la parole après tant d'années?

J'essaie en vain d'empêcher mes mains de trembler...

Wolfram se penche sur le lit tout en sortant un mouchoir de tissu blanc. Il semble essuyer quelque chose avant enfin de parler...

- Greta? Réveille toi ma petite princesse. Papa Yuuri est venu te voir...

Un silence. Puis:

- Papa Yuuri?

La voix qui répond à Wolfram est à peine audible. Elle craque et je n'arrive pas à y reconnaître la voix de ma fille. Le regard que Wolfram me jette est dur et semble m'intimer l'ordre d'approcher.

C'est toi qui l'as voulu, boulet. Maintenant assumes.

Doucement, au combien doucement, je m'approche du lit et crains ce qui m'y attend.

Lorsque les rideaux s'écartent enfin de ma vue, mon sang se glace et je recule jusqu'à me retrouver dos au mur.

Dans le lit princier, allongée dans des draps blancs, se trouve...

Je ne peux pas le croire...

- Wolfram? Tu te fout de moi! C'est... Où est Greta?... Où est elle?! C'est...

Je sens ma gorge me serrer. J'ai à présent du mal à respirer, mais étrangement je ne peux pas détourner les yeux du spectacle qui s'offre à moi...

- Papa Yuuri!...

- Non!... Non, non, non et non!... Qu'est ce que c'est que cette masquarade?! Arrêtez ça tout de suite, c'est cruel!...

- Yuuri!

Je sens soudain des mains encadrer mon visage. Mais je me débat, ce n'est pas vrai! Non...

- Yuuri! Regarde moi! Regarde moi, j'te dit!

Finalement, mes yeux se focalisent sur Wolfram. Ses mains de chaque côtés de mon visage se détendent lentement sans pour autant me lâcher.

- Regarde moi Yuuri. Quel est mon âge?

- Pardon?!

Ma panique est un instant oubliée devant l'absurdité de la question.

- A quoi tu joue Wol...

- Yuuri. Quel âge... Tu... Me donnes?

- Mais...

- Yuuri!

- La trentaine, ou quelque chose dans le genre! Mais on s'en fiche!

- Faux! Quel âge j'avais quand on s'est rencontré?

- Quoi?!

Où est ce qu'il veux en venir? Ça devient ridicule!... Je ne veux pas!...

- Je t'ai demandé...

- Je sais ce que tu m'as demandé, mais pourquoi tu me poses ces questions débiles!?

- Réponds moi d'abord!

- Comme moi, la quinzaine!...

- Faux, encore faux!... Tu sais que c'est faux...

Oui je le sais, et alors?! Je ne veux pas répondre! Non, je ne veux pas m'en souvenir! Non, non, non, non! Je ne veux plus l'entendre...

- Yuuri. J'avais déjà 82 ans... J'en ai eu 169 il y a deux mois!

- Non... C'est impossible... Je suis partit quinze ans! Pas ... pas...

- Presque 90 ans Yuuri... Tu as été absent pendant 90 ans...

90 ans. Quelque part je le savais, mais le croire... Je sentis quelque chose de chaud rouler sur ma joue... Mon cerveau sait que les mazoku vieillissent environ cinq fois moins vite que les humains, que le temps sur Terre passe différemment qu'à Shin Makoku, mais ces notions me paraissent si abstraites... Je ne veux toujours pas le croire, mais le résultat est là.

Devant moi, ses yeux ternes encore noyés d'étoiles... Devant moi, Greta. Ma fille... Ma toute petite fille...

Wolfram appui lourdement sa tête sur le mur derrière moi dans un soupir. Un main toujours sur ma joue alors que l'autre se pose sur mon épaule. Son souffle régulier sur mon cou me calme un peu.

- Je suis désolé Yuuri. Je ne voulais pas te faire mal, j'aurais voulu que tu ne vois pas ça... Mais tu ne m'a pas laissé le choix...

Sa voix est lourde et traînante. C'était comme s'il portait le poids du monde sur ces frêles épaules à lui tout seul. Son souffle est chaud contre ma nuque lorsqu'il me murmure péniblement:

- Yuuri... Yuuri elle est mourante... Yuuri... Je... Yuu...

Sa voix se brise comme du cristal est son écho résonne encore longtemps dans mon oreille alors qu'il se détourne... Je le sens trembler tout contre moi. Et après la colère, la peur, il n'y a plus que la douleur.

La réalité s'impose à moi et je ne peux retenir les larmes qui noient mon visage. Greta. Ma précieuse petite fille... A présent une petite vieille, si frêle...

Mes bras s'enroulent d'eux même autour de la fine taille de Wolfram. Il ne rejette pas ce contact et se rapproche encore un peu plus de moi. Je prends du réconfort dans l'intimité de cette étreinte. Je ne veux plus jamais le lâcher. Pas quand je le sens près à craquer.

- Wolf...

Il tourne timidement la tête vers moi. Son regard est brouillé de larmes qu'il s'obstine à retenir. Ses longs cil sont près à céder sous le poids de tant d'eau, et ma main est irrésistiblement attirée par tant de dévastation.

Dieux que ce visage m'a manqué...

- Papa?...

Immédiatement, il se tourne vers le lit et se dégage de mon étreinte. Un sourire rassurant vient se poser sur ses lèvres alors qu'il se précipite au chevet de Greta. Un sourire qui semble si vrai, si naturel alors que quelques instants plus tôt il était brisé, alors que je sais qu'il ne peut pas être vrai... Depuis combien de temps sourit il comme ça. Combien d'années d'entraînement ont étaient nécessaire pour transformer quelqu'un de si passionné, si près de ses émotions, en une pâte à modeler selon les circonstances? J'ai la réponse. Juste 90 ans...

Rien que d'y penser, j'en ressens un haut le coeur que je réprime difficilement.

Mais je suppose que j'en aurais fait de même si... Greta...

La petite fille que j'avais laissé me regarde à présent derrière le voile de ses yeux sombres. Il reste encore quelques étincelles dans son regard, mais si peu, si ternes, si loin...

Ses magnifiques cheveux à présent blancs et clairsemés se déploient en corolle sur l'oreiller. Son regard semble vague et sans point fixe. Son visage est traversé de profondes rides qui lui donne une ressemblance frappante avec les momies des films d'épouvante. Un sourire déformé par l'âge et édenté m'est dirigé. Wolfram essuie doucement avec son mouchoir le filet de salive qui lui coule sur le menton...

Alors que j'intègre du mieux possible la vision qui se présente à moi, Wolfram s'adresse à moi dans un murmure.

- Yuuri, écoute moi bien... Je comprendrais si tu décide de repartir maintenant. Personne ne t'oblige à rester. Refais ta vie sans nous et oublie nous... Greta n'en a plus pour longtemps. Un mois au grand maximum... Et elle est gâteuse de toute façons. Elle ne se rendra pas compte que tu es venu puis repartit. Tu n'as aucune obligation qui te retienne ici...

Il dit ces phrases avec un calme extraordinaire. Ses yeux restent fixé sur le visage de notre fille alors qu'il dégage d'une main distraite les quelques cheveux qui s'y sont déposés

- Comment tu peux dire ça Wolf...

- C'est la vérité. Il y a juste une chose que te demanderais avant de prendre ta décision...

Il se tourne vers moi et ses yeux reprennent de leurs force et me disent toute l'importance que la requête de Wolfram a à ses yeux.

- Yuuri... Viens embrasser notre fille.

L'embrasser? Je devrais pouvoir le faire. Mais alors pourquoi est ce que je n'arrive pas à bouger?

Wolfram essuie une nouvelle fois la bouche de Greta avant de me lancer un regard suppliant.

Je fais un pas en avant, puis un autre, et très vite je me trouve au chevet de Greta. Une odeur de médicaments, d'huile rancie et de maladie l'entoure.

Je me penche lentement au dessus du lit. Elle fait un mouvement dans ma direction pour m'embrasser. Je lui tend ma joue qu'elle frôle du bout de ses lèvres crevassées et un peu de sa salive me colle encore à la peau. C'est à mon tour d'approcher mes lèvres de sa joue et mon estomac commence à se rebeller. Lorsque ma bouche touche sa peau, je la sens froide et poisseuse.

Tout à coup je n'y tiens plus. Un parfum trop lourd l'entoure. Tout en elle me révulse et la pensé que je soit révulsé par ma propre fille n'arrange pas les choses. Avant que mon estomac ne puisse se vider de son contenu, je fuis. Je fuis au plus vite cette odeur infecte, cette odeur de mort.

Une fois arrivé dehors, je m'affale au sol et laise m'échapper mon petit déjeuner.

The end(?)


Voilà qui fait enfin avancer le schmilblik ( ca s'ecrit comment ca?)... Vraiment, je suis pas satisfaite. Je suis vraiment pas faite pour le poignant...

Si quelqu'un veux reprendre ce fil conducteur, qu'il n'hesite pas!... En attendant, moi je continu toujours ou je laisse le petit the end à la fin???