Encore un autre chap. Je suis en train d'essayer de m'empêcher de commencer encore un autre fic tant que j'en aurais pas fini un, mais c'est dur... Bon, ce chapitre aurait pu continuer encore un peut, mais j'ai preféré le lier à la suite plutôt...
Sur ce, bonne lecture...
Mes pas me mène sans hésitation et sans détour devant la chambre de Greta. L'affluence de toute à l'heure a disparue alors que le soir est tombé.
Il faut que je pousse cette porte, que je me prenne en main. Ma fille et son deuxième père sont déjà à l'intérieur. Et je ne peux pas les abandonner encore une fois. Je ne veux pas!
Je m'introduit sans bruit dans la pièce. Le souvenir de ma réaction précédente toujours présente à mon esprit.
L'atmosphère de la pièce me semble moins lourde cette fois ci. Peut être l'obscurité de la pièce me permet elle d'atténuer mon malaise.
Les rideaux sont tirés. Tout est sombre à part une unique bougie posé sur la table de nuit. La lumière faible et vacillante suffit à peine à éclairer Wolfram assit non loin dans un fauteuil de velours sombre... Il ne semble pas m'avoir entendu.
Je reste encore quelques instant à l'observer discrètement, et j'écoute la voix de Wolfram lire le livre se trouvant dans ses mains. Les battements erratiques de mon coeur se calment au son de cette voix et je me décide enfin.
Doucement, je m'approche du lit. Mes pas sont tus par l'épaisse moquette de la chambre bien que je ne fasse plus d'effort pour masquer ma présence...
Un ange...
Pendant quelques instant, le temps à fait un bond en arrière. Tout est normal à Shin Makoku et mon fiancé préféré lit une histoire à ma petite fille adorée.
Mais ce temps là est révolut, et mon fiancé lit une histoire à une petite vielle de 100 ans, sûrement la dernière histoire qu'elle entendra...
Les traits faiblement éclairé par la lumière de la bougie, la forme endormie de Greta m'apparaît paisible. Disparut la sensation de dégoût que j'ai pu ressentir plus tôt. Ma petit fille est devant moi et je n'échangerais ce que je sais être mes derniers instants avec elle pour rien au monde.
Wolfram prend finalement conscience de ma présence alors que m'étant assit sur le bord du lit, je caresse tendrement la joue de Greta. Il me fixe, surprit, et pose le livre sur ses genoux. Sa voix n'est qu'un souffle dans la nuit, mais elle me parvient clairement.
- Yuuri?!... Qu'est ce que tu fais ici?...
Je comprends sa surprise. J'ai bien hésité avant de revenir dans cette pièce. Je lui souris du mieux que je peux. Il a du me penser partit...
Comment aurais je pu les laisser?
- Où est ce que je pourrais être sinon ici?
J'entends à peine ma voix qui s'élève frêle dans le silence de cette pièce, comme pour ne pas en déranger l'ordre...
Je ne suis pas sûr que Wolfram m'ait entendu, mais l'air ambiant se détend et devient plus chaleureux alors qu'il reprend sa lecture.
Je m'allonge prudemment aux côtés de Greta, sa main fermement tenu par la mienne et me laisse bercer par la voix mélodieuse de Wolfram.
C'est... Juste.
C'est comme cela que tout aurait dû être depuis le départ... Est ce que ça aurait été comme ça si je n'étais pas partit? Est ce que j'ai tué dans l'oeuf un grand nombres d'instant comme celui ci?... Peu importe à présent, je ne pourrais jamais réparer le passé. Et même si je ne le mérite pas, je profiterais tant que je peux du peu qui m'est offert... Et c'est sur cette pensée que la voix de Wolf m'envoie dans un monde où cet instant et tant d'autres seraient éternelles. Un monde où tout pourrait être réparé. Un monde où les rêves sont la seule réalité.
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Ma vision est quelque peu floue de part la proximité du visage de Greta.
On dirait bien que je me suis endormis...
La voix de Wolfram scande toujours sa lecture depuis les profondeurs du fauteuil. Je profite de cet instant pour l'observer, la respiration de ma fille rythmant mes observations. Sa carrure s'est épaissie. Oh, on retrouve bien tout la délicatesse de Wolfram dans son visage. Mais une impression de puissance s'y est ajouté. Sous le tissus de son uniforme, on peut deviner des muscles bien formés et puissant. Sa peau de porcelaine et ces cheveux couleur miel lui donne une aura angélique. Le charisme que je pouvais avoir n'était rien comparé à celui de cet être presque irréel. Et dire que c'était mon fiancé. Non, pas mon fiancé, plus maintenant... Il à une femme aimante, deux beaux enfants... Je pense un instant à Lilith à qui je vole le père quelques instant mais ne peux sentir aucun remords...
Mon regard finit par tomber sur l'unique bougie nous éclairant et je remarque avec surprise qu'elle a réduit de moitié par rapport à sa taille initiale...
Combien de temps ai je dormis?...
Je jette un coup d'oeil à ma montre... Trois heures ont passées et Wolfram lit toujours...
- Wolf?...
Il lève les yeux vers moi, ils sont légèrement rougis par la lecture.
- Tu es réveillé? Rendors toi, il se fait tard...
- Tu lis toujours?
- Hum mmh... C'est le livre préféré de Greta. « Sous les saules »...
Je n'ai absolument aucune idée du livre dont il s'agit, mais il faut dire que les derniers livres que j'ai lus à Greta étaient des contes pour enfants...
- Elle dort...
C'est un simple constat que je fais, tout est paisible dans la pièce. Il ne manque plus que la voix de Wolfram pour susurrer des mots que je n'entends pas mais dont la musique m'est douce...
- C'est b... urm... C'est bien.
Sa voix est enraillé. Depuis combien de temps lit il?...
- Wolf?
La manière dont il descend le verre d'eau posé prés de lui me donne la réponse à ma question... « Trop longtemps... »
C'est décidé.
Je me lève alors qu'il repose délicatement le verre sans fait le moindre bruit. Il me regarde l'approcher, intrigué...
Je me poste derrière lui et lui souris doucement.
- Wolf...
Il m'interroge du regard, un sourcil levé et l'autre froncé. Mais l'expression la plus intéressante apparaît lorsque je lui retire brusquement le livre des mains. Il réprime de justesse un cris de surprise. Ses yeux grand ouvert me fixent de toute leurs lumière, et pendant un instant, je n'ai plus que 16 ans et mon mazoku de fiancé me regarde les yeux grand ouvert par la surprise sans prendre la peine de me cacher son innocence et sa candeur. L'incrédulité se transforme en un froncement et le blond essai de récupérer le livre que je tien hors de sa porté.
- Yuuri...!
- Tu as assez lu comme ça. Va te reposer. Tu as la voix encrassé...
A genoux sur le fauteuil, il me fixe d'un oeil noir. Mais je ne céderais pas. Je m'amuse trop... Il essai encore une fois de récuperer le livre, mais je recule.
- Yuuri!...
Même si il se fait menaçant, la lueur dans ses yeux m'assure que j'ai encore de la marge...
Tout est si simple tout à coup...
Greta s'étire bruyamment dans son sommeil et le charme est rompu.
Wolfram soupire en se détournant de moi, et va s'assoir a côté de la tête de Greta, adossé à la tête du lit. Sa main se pose délicatement dans les cheveux de notre fille et son regard se pose sur moi dans un murmure.
- Et qui va lui lire? Tu vas tout de même pas essayer de me faire croire que tu sais lire, boulet...
Je n'aurais jamais cru que me faire insulter me manque à ce point. Ma réponse est automatique.
- Ne m'appelle pas boulet...
Un léger sourire se pose sur ses lèvres.
- Un boulet est un boulet... Boulet.
Puis il bascule sa tête en arrière et ferme les yeux. Je prend donc place dans le fauteuil où je suis accueilli par la chaleur et le parfum que Wolfram a laissé derrière lui. Je suis sûr que si Conrad avait était là, il aurait aux lèvres ce doux sourire qu'il nous a toujours réservé...
Je sens son tendre regard noisette posé sur nous... Et l'instant reprend de sa magie...
« Sous les saules », hein? Voyons un peu ce que valent les goût littéraires de ma fille...
- ... « La jeune femme le regarda, surprise: 'Mais que faites vous donc ici?...'
Il sourit tendrement à la femme qui avait dérobé son coeur. 'Où voulez vous que je soit, sinon à vos côtés?' » ...
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Wolfram n'a pas bougé depuis que j'ai commencé ma lecture. Les yeux clos, je ne sais si il dort ou non. Greta, elle, semble dormir paisiblement.
Je ne comprends pas comment Wolfram a pu lire si longtemps. La lecture me prend toute ma concentration et je peux à peine penser à autre chose au risque de m'arrêter. Je continu à lire en me demandant bien pourquoi je lis mais...
Soudain tout est noir. j'entends Wolf bouger mais ne vois strictement rien.
- Wolf? Qu'est ce...
Je réalise enfin.
La bougie! Cette saleté de bougie s'est éteinte!
Mes yeux commencent à s'habituer à la pénombre et je distingue vaguement Wolfram mais l'entend clairement fouiller dans un tiroir...
- Qu'est ce que tu fais?
- Ca se vois pas? Je cherche une bougie... Voilà...
- Tu veux un briquet j'en ai un su...
Et la lumière fut.
- Un quoi?!
La confusion es évidente sur son visage et je me rends compte que biensur, Wolfram n'a pas besoin de briquet... Pourquoi faire quand on maîtrise le feu?...
- Nan, c'est rien...
Il viens poser la bougie nouvellement allumé et je ne peux réprimer un bâillement. De ma vie, je n'ai jamais lu aussi longtemps, et à haute voix en plus! Enfin, les circonstances sont tout de même particulières... Et puis de toute faç...
Une main est sur le livre, en travers de ma lecture. Je lève les yeux et me retrouve plongé dans un regard émeraude. Il s'accroupit devant moi et la bougie fait danser des reflets d'or dans ses yeux. Il s'apprête à dire quelque chose, mais au dernier moment, il s'arrête.
Je veux lui demander ce qu'il veux me dire, mais ma langue semble englué. J'ai chaud et je ne peux pas me séparer de ce regard. Je sens finalement son regard glisser et mon regard et enfin libre du sien, bien que libre pour peu de temps car il se retrouve piégé par la bouche encore entrouverte qui s'offre à moi. Son visage me semble de plus en plus proche, mais cette sensation est estompé par la fixation de mon regard sur ces lèvres frémissantes. Je retrouve l'usage de ma langue un instant mais je ne reconnaîs pas la voix qui m'échappe lorsque son nom se forme sur mes lèvres.
Aussitôt, sa bouche se referme et ses lèvres ne dessinent plus qu'une mince ligne légèrement pincé.
Ce mouvement inattendu ( mais qu'est ce que j'attendais donc?) me fait reculer de surprise, et je me rends compte que contrairement à mon impression, mon blond n'avait pas bougé d'un pouce, mais que je devais parcourir une longue distance avant de me retrouver de nouveau correctement assis au fond du fauteuil.
Le regard de Wolfram est baissé sur le livre dans ses mains et que je lui ai laissé je ne sais quand.
Sa voix tremble un peu lorsqu'une fois s'être levé, il ajoute:
- Tu... Tu vas t'endormir dessus,... boulet...
Après quoi il retourne s'asseoir sur le lit, me laissant à bout de souffle et fiévreux au fond de mon fauteuil, me demandant au passage se qu'il viens de se passer.
- Comment elle s'appelle?
Huh? Comment qui s'appelle? Qu'est ce qu'il baragouine? Deux secondes là, change pas de sujet!... C'était quoi le sujet?!
Devant ma mine confuse, il continu sa phrase.
- Comment elle s'appelle?... Ta futur femme...
- Ma futu... Ah! Euh, Aiko. Pourquoi?
Il époussette négligemment la page ouverte du livre et me lance un regard en biais.
- Comme ça, pour savoir... Alors elle s'appelle Aiko, c'est ça?... A quoi elle ressemble?...
Cet interrogatoire m'intrigue.
Où veux en venir mon jolis blond?
Je me lève donc et viens m'asseoir également sur le lit, aux côtés de Greta.
- Pourquoi tu me demandes ça?
- ... Comme ça, pour savoir...
Je ne peux m'empêcher de glousser...
- Dis donc, tu serais pas un peu jaloux toi?...
Malheureusement, Wolfram est loin de partager mon hilarité.
- Fais attention, tu vas réveiller Greta!...
Mais je vois bien dans ses yeux que ce n'est pas la seule raison du regard noir qu'il me jette... L'atmosphère jusque là agréable de la chambre s'éléctrise en un instant. Même Greta semble l'avoir ressentir car elle geint doucement dans son sommeil.
Wolfram lui murmure quelques mots doux alors que je sens comme une boule se former dans ma gorge.
Ses gestes sont si tendres avec Greta, et soudain je me sens moi aussi en manque de réconfort. Oh, c'est bien vrai que j'en ai reçut de Lilith et d'Emma, mais étrangement, je sais que ce n'est pas celui dont j'ai besoin et que je n'ai besoin que de celui de Wolf pour m'empêcher de m'effondrer... C'est idiot, je me rends à présent compte d'à qu'elle point je dépends de lui. Lorsque je faisais une bêtise, c'était toujours lui qui me le faisait remarquer. Lorsque je me laissais dépasser par les évènements, c'est toujours lui qui me rappelait à la réalité, aussi dure soit elle. Mais lorsque Conrad nous a trahi, lorsque la réalité me blessait cruellement, c'était lui mon rayon d'espoir, lui qui m'a soutenue... Et j'ai besoin d'être soutenu... J'ai besoin de me raccrocher à un roc, à ma bouée de survie...
Je n'écoute plus la raison qui m'a lâché pour vadrouiller je ne sais où, et je pose mon front brûlant sur les genoux de Wolfram. Je le sens se tendre avant que je ne déballe mon sac...
- Excuse moi Wolf, je raconte que des bêtises depuis que je suis arrivé, mais tu sais Wolf? Ca fait quand même un choc tout ça... Franchement, je pensais même pas que je reviendrais un jours, alors se rendre compte qu'on a laissé en partant une petite fille pleine de vie et revenir et trouver... Pff, chais même pas comment décrire ce que j'ai retrouvé, tout est de travers, tout ça n'aurais jamais du arriver... C'est trop injuste, j'ai jamais voulu que ça se passe comme ça... Si je n'étais pas partit, si seulement j'étais resté...
- Et alors quoi? Tu aurais arrêté le temps? Même toi ne le peux pas... Chut... Tout ira bien, personne ne t'en veux d'être partit... Tu as fais ce qu'il fallait...
- ...Même toi tu ne m'en veux pas?
- Au début peut être un peu, mais je ne peux pas t'en vouloir bien longtemps... Et puis c'est normal, à 16 ans on a besoin de sa famille...
- J'en avais une ici...
- Qu'est ce que tu racontes!? Bien sûr que tu avais une famille ici! Et tout le monde a était attristé par ton départ, mais justement parce qu'on est une famille...
Sa voix, dure après ma réponse, termine douce, consolante...
- On était heureux pour toi... Si ta vie se fait sans nous, peu importe si elle te rend heureux... Tu ne vois de la vie de Greta que la fin. Tout fini, mais Greta a eu une vie heureuse... Elle pensait souvent à toi, mais elle continuait aussi à vivre pour toi... Ne juge pas sans savoir. Elle a réalisé des rêves, elle a eu une famille grâce à toi... Si tu étais resté, Yuuri?... Si tu étais resté, tu n'aurais pas étais heureux. Et personne n'aurais était heureux de te voir malheureux... Nos chemins se sont séparés, mais notre coeur était avec toi... Elle a eu une vie bien remplie...
Je ne peux empêcher des larmes de couler le long de mes joues. Je suis profondément attristé que Greta nous quitte, mais savoir qu'elle ait été heureuse, même sans que je le sache, me fais le plus grand bien. Peut être était ce la chose à faire à ce moment, mais je regrette tout de même de ne pas avoir étais là... Si j'ai pus revenir aujourd'hui, j'aurais surement pu revenir plus tôt...
Wolfram reprend la lecture tout doucement, comme on chante une berceuse à un enfant... Et tout doucement, je m'endors, mes troubles chassé par le sommeil et la main merveilleuse de Wolfram dans mes cheveux...
Voilà...
J'ai pas grand chose à dire à part: review?... Dites moi au moins si c'est nul... bon...
C'est bientôt noël!! Et à bientôt.
