-1Les G-boys ne sont et ne seront jamais à moi…
Merci pour vos review !
Deuxième chapitre de cette petit fic légère
-------
POV de Trowa
Ces trois jours sont passés lentement sans que je puisse me concentrer correctement sur quoi que se soit malgré le travail important que représente la mise en place des chapiteaux et des cages pour les animaux. Il faut d'ailleurs que je sois plus attentif car une faute d'inattention peut me coûter cher quand je suis avec les fauves. Je fuis les conversations et les relations avec les autres, je ne suis pas très sociable d'habitude, du moins je ne suis pas un bout en train mais là par égoïsme j'ai besoin d'être seul. C'est comme s'il n'y a plus de place en moi pour les problèmes des autres, j'ai besoin de me concentrer sur moi, sur mes sentiments et sur mes décisions.
Je fini de m'habiller, j'ai remis le même costume noir mais cette fois ci avec un pull léger, le col en V, vert foncé. Je n'ai pas besoin d'être plus formel. Quelques menus accessoires de toilette et cet eau de Cologne que tu aimais tant. Tout ces petits détails qui sont tes traces de toi en moi.
Je prends mon sac à dos et je me dirige vers la voiture de location quand Catherine viens d'un pas décidé à ma rencontre. Je lui au revoir mais elle ne compte pas me lâcher si facilement même si elle ne le dit pas directement.
- prend garde à toi Trowa, cela ne te mènera nulle part, juste à de mauvais souvenirs, à de vieilles souffrances.
- merci Catherine, si il y a le moindre problème n'hésites pas à m'appeler, je ne suis pas loin, en moins d'une heure je peux rentrer.
- Trowa…
- A lundi Cathy
------------
Je traverse à nouveau les rues animées de la capitale guidé par le GPS. Une petite heure à cause des embouteillage pour aller chez toi, ton nouveau chez toi car tu n'as pas voulu reconstruire la maison de ton enfance où tes parents sont morts.
Cathy ne veut pas que je retourne vers, elle sens sans vraiment comprendre, elle ne veut pas comprendre, que chaque fois que je vais vers toi je m'abîme un peu plus, je me perds, et elle me perd un peu plus. Elle n'a pas pardonné ma presque mort lors de l'incident Zéro, elle n'a pas accepté mon pardon. Elle a peur pour moi mais je suis déjà condamné, loin de toi je meurs un peu plus chaque jour.
Je revoir les moments passés ensemble, notre rencontre, toi tel un petit ange sortant de l'armure immense aux lames acérées, me regardant de tes yeux clairs, ta voix si douce, céleste…J'ai basculé dans une autre dimension à ce moment précis, pour la première fois j'ai compris qu'être seul pouvait être de la solitude, qu'être seul pouvait signifier l'inachèvement de l'être.
Nous avons communiquer avec la musique, première fusion de nous deux, malgré la souffrance dans nos mains, dans nos doigts calleux déformés, insensibilisés par l'usage de nos armes, mutilations presque invisible de nos corps, mutisme de nos sens.
Je me rappelle la première fois où nous avons dormi ensemble dans cette cabane misérable et perdue, après une bataille gagnée, sales et blessés, grelottant de froid, sans pouvoir faire du feu pour ne pas se faire repérer. Nous avons enlevés quelques vêtements pour les faire sécher, puis je t'ai pris dans mes bras, c'est l'instinct qui t'a dit de te serrer, tu dégageait une chaleur douce et la boue n'arrivait pas à faire pâlir l'éclat de ta peau.
Tu t'ai vite endormi dans mes bras et j'ai égoïstement profité de ce moment qu'à moi, peut-être le seul que je connaîtrais car le mort rôdait en permanence en ce temps là.
Je n'ai pas profité de ton innocence, jamais je ne t'aurais souillé avec des gestes ou des regards obscènes, je t'aimais déjà mais j'étais amoureux de tes 20 ans quand tu ne serais plus un enfant mais un homme. Et qu'importe si ce jour ne viendrait jamais, c'était mon rêve secret, mon espoir que personne ne pouvait m'arracher.
Tu as 20 ans maintenant et tu es un homme, un homme magnifique et puissant. Et je t'aime toujours, passionnément et patiemment à la fois. Oui le temps m'a appris à attendre, et le silence, et la distance m'a appris à concentrer cet amour qui menace de me consumer à chaque instant, car loin de s'éteindre il a continué à brûler absorbant tous mes désirs tout mes fantasmes, et même ma vie, créant un monde à part n'appartenant qu'à moi mais me coupant des autres.
Je me rappelle quand je t'ai revu et reconnu au plus profond de moi alors même que je ne savais pas qui tu étais. Quand tu as posé les mains sur moi cette chaleur que j'ai alors ressenti m'a donné l'impression d'être vivant à nouveau. Tu étais alors mon seul point d'encrage dans ce monde flou au contour incertain, que ma mémoire morcelée n'arrivait pas à reconnaître.
Et ce fut la paix et une nouvelle séparation, et le silence. Quatre ans où je me suis reconstruit, doucement de l'intérieur, petit à petit mais toujours avec toi et mes souvenirs.
Je n'attends pas ton amour, cela ne se peut pas, je veux juste exister pour toi, pouvoir être prés de toi de temps à autre, sans t'embarrasser, sans t'ennuyer, juste être là, même si tu dois jamais savoir à quel point je t'aime, à quel point tu es important pour moi, sans savoir tout ce que tu as fait pour moi.
--------------
POV de Trowa
Le soleil se couche sur L4 en embrassant le ciel de couleurs chaudes, elles teintes les murs blancs de ton immense villa. La grille, fine et ouvragée s'ouvre à mon approche, je suis l'allée bordée de pelouse et de parterre de fleurs qui mène à la porte d'entrée. Je sonne à la porte et presque au même moment la porte s'ouvre sur Rachid toujours aussi imposant et impassible, l'image même du gardien du sanctuaire. L'entrée est immense, richement décorée mais avec goût . Rachid me débarrasse avec courtoisie de mon sac et m'indique la direction des jardins derrière la maison où tu m'attends.
Chaque pas est dur, mon cœur bat si fort, j'avance dans cette longue galerie de marbre mais je ne vois rien de ses richesses, à l'autre bout une porte fenêtre donne sur une terrasse où je devine plus que je ne vois t silhouette se dessiner à contre jour. Je franchit le seuil quand tu te retournes sentant sans doute ma présente.
Tu es là, devant moi à quelques mètres à peine, habillé d'un costume traditionnel immaculé, les pans de ta tunique et de ton pantalon bougent doucement avec la brise qui soulève aussi tes cheveux dorées.
Je ne peux m'empêcher de te regarder, tu es si beau. Tu souris doucement, une manière à nous, rien qu'à nous de nous saluer, je te souris à mon tour, notre complicité n'est donc pas morte durant ces quatre années de silence…Quatre années de souffrances aussi qui semblent disparaître à leurs tour.
Tu t'approches et cette fois c'est moi qui ouvrent les bras. Tu me dis tout doucement à l'oreille à quel point tu es content que j'ai pu me libérer, si seulement tu savais que rien, rien n'aurait pu m'empêcher de venir même pas la mort, je lui aurait dit, passer plus tard, importune, car il est un lieu où rien ne peut m'empêcher d'aller () car là est mon cœur.
Tu me propose d'aller dîner et c'est un festin qui nous attend.
citation libre de Cyrano de Bergerac
