-1Merci pour les review !

Les Gboys ne sont pas à moi par contre la maison, la voiture de location …

Chapitre 3

POV de Trowa

Le salon est somptueux, la tableau immense est déjà couverte de dizaines de plats plus raffinés les uns e les autres. Il n'y a que deux couverts mais ils ne sont pas placés aux deux extrémités de la table comme le veut le protocole. Il sont sur le côté en face l'un de l'autre dans le sens de la largeur. Et de fait malgré la richesse de l'ensemble c'est un repas intime auquel tu me convies. Tu es là devant moi si près et si loin. Nous commençons, tu me proposes des plats et je ne peux remarquer que c'est à chaque fois des plats que j'aime particulièrement comme ces feuilles de blettes farcies, délicieusement fondantes, ces crèmes de pois chiches à l'orientales, ces feuilletés traditionnel et enfin le gigot et ses légumes succulents. C'est un autre domaine que nous avons en commun et nombre de fois nous avons cuisiné ensemble durant la guerre, nous accordant aussi bien qu'avec nos instruments de musique. J'adore ces plats et je savoure leur délicatesse, car même si nous mangeons bien, le cirque n'est pas le meilleur endroit pour élaborer une cuisine de gastronome.

Nous parlons un peu de tout et de rien, surtout de l'installation du cirque, tu souhaites renouer avec une coutume séculaire et faire les enfants, et de la reconstruction de L4. Tes affaires vont bien, c'est sans conteste une nouvelle ère de prospérité qui s'ouvre. Réléna que tu es amené à rencontrer souvent semble assumer avec compétences ses fonctions. Je pense en moi-même combien elle a de la chance de pourvoir compter sur toi.

Tu m'invites ensuite à prendre un café dans le salon. Au mur, des portraits, certains très anciens, de tes ancêtres. Au milieu d'eux le portrait de ta mère, d'origine anglaise, tranche par sa douceur. Tu tiens d'elle ta beauté angélique, de ton père ta volonté et ton idéalisme.

La pièces est décorées avec des vitrines pleines d'objets anciens et de médaillons. Nous nous installons devant près des fenêtres qui donnent sur le jardin éclairée. La conversation prend une autre tournure plus intime.

Il me demande ce que j'ai fait ces quatre années, je lui explique la reconstruction du cirque, les rencontres au hasard des voyages des autres compagnons. Il me demande si j'ai quelque un dans ma vie, je lui que non. C'est à mon tour de lui demander ce qu'il s'est passé dans sa vie. Il me parle de la sa longue maladie dont il ne s'est véritablement remis qu'il y a six mois, les conséquences de ces modifications génétiques. Effectivement son portrait a commencé à apparaître dans les médias à ce moment là. Je lui demande si il a quelque un dans sa vie, il me réponds oui. La douleur qui me traverse est telle que j'ai du mal à ne pas crier, je tends toute mes forces pour ne rien laisser voir. Il a dû percevoir quelque chose car il se tourne brusquement vers moi le regard un peu plus dur. Je lui parle de mes tentatives pour le joindre. Il semble surpris, un bref instant, mais je le connaît assez pour déchiffrer les moindres mouvements de son visage. Il n'a pas reçu, il ou ils ont empêché mes messages de lui parvenir. Il me répond diplomatiquement qu'il n'était pas en état de lire deux lignes. Je veux qu'il sache que je ne l'aurais jamais laissé si j'avais pu être à ses côtés. Il me sourit sincèrement et me dis qu'il le sait.

Que j'ai mal, mais il faut faire face et surtout que Quatre ne se doute de rien. Si je ne veux pas le perdre totalement il faut accepter et emprisonner ses sentiments là où même son empathie ne pourra les voir.

Il me propose de le suivre, il veut me faire une surprise. Je crois qu'il veut m'emmener dans une salle de musique pour que nous jouions ensemble. Il devine mes pensées, et rit doucement, il dément, il dit que c'est une surprise « relaxante ». Après un dédale de couloirs et d'escaliers, dont seule mon expérience de terroriste me permettra de sortir au retour nous arrivons dans une pièce immense, rectangulaire en marbre où une lumière tamisée se reflète dans la piscine principale. Cette pièce qui reprend le système des bains turcs, décorée richement est un sanctuaire dédié au repos. Il m'indique un pièce où je peux me déshabiller et je trouve un maillot de bain ainsi que des serviettes moelleuses au monogramme du maître des lieux.

Je sors et le trouve également en maillot, assis sur les premiers escaliers qui descendent dans l'eau légèrement parfumée, l'eau ne cache rien de son corps à la musculature puissante, ses longues jambes détendues, l'eau parcourues des vagues provoquées par ses mouvements, lèchent son torse. Il ouvre les yeux à mon approche et me sourit. L'eau est chaude quand j'y entre à mon tour. Nous nageons un peu avant qu'il ne s'amuse à plonger et à me tirer dans l'eau. Je commence par ronchonner on n'est plus des enfants, puis je décide de lui rendre la monnaie de sa pièce ce qui s'avère difficile puisqu'il est désormais plus fort que moi physiquement et qu'il a toujours ses dons de stratège. Je n'aurais pas aimé être son adversaire, c'est encore plus vrai aujourd'hui. Nous rions encore, mais alors qu'après une manœuvre qui m'a demander toute ma souplesse je suis arrivée à le renverser dans l'eau il plonge résolument pour remonter et m'attraper fermement et me serrer contre lui malgré tous mes efforts pour me dégager de son emprise. Je me débats au début par jeu mais après par instinct de survie, sa chaleur m'envahit menaçant de me faire craquer à tout instant, je ne veux pas qu'il sache, jamais, jamais maintenant qu'il m'a dit qu'il aimait quelque un d'autre. Je ne veux pas le perdre, le perdre totalement. Qu'importe qu'il ne m'aime pas, ce qu'il me donne sera suffisant.

Je ne pourrais pas supporter qu'il me haïsse, qu'il me rejette, totalement de sa vie, loin.

Pourtant il refuse de me laisser partir et resserre son étreinte, j'ai l'impression de suffoquer. Il s'approche et me dit doucement à quel point je lui ai manqué. J'arrête de me débattre. Je me permets de le serrer, sans ambiguïté, en retour, pour dire mieux qu'avec des mots que c'est réciproque.

Nous sortons et il m'accompagne, après m'avoir tendu un peignoir, dans ma chambre. Instinctivement j'observe les bruits, ses pas s'arrêtent un peu plus loin sur la gauche, sa chambre sûrement.

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POV de Trowa

Le sommeil me gagne rapidement mais mes rêves sont tourmentés, mon corps a gardé les souvenirs du contact de sa peau, de sa douceur, de son odeur, de ses cheveux, de ses yeux, de ses cuisses, de son torse, de ses épaules où je me suis accroché, leur largeur.

Fin POV de trowa

Son corps brûle, réclame les caresses jamais accordées, la trace de ses mains sur son corps longtemps imaginés que ces fantasmes étaient pales depuis qu'il a entre perçu la sensualité virile, brutale de son ami. On corps se rebelle comme s'il était affamé, assoiffé. Trowa n'a jamais permis à personne de le toucher.

Son esprit est torturé par cette femme sans visage qui lui vole ses derniers espoirs, qui se dresse entre lui et Quatre. Qui est-elle? Un de ses ravissants mannequins que l'on voit dans les magasines accrochées à son bras? Réléna?

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Le matin, il se lève, un peu désorienté. Le soleil filtre à travers les volets. Il les ouvre, respire l'air frais du matin. Il passe un jean et un tee shirt avant de descendre prendre un petit déjeuner. Il sort dans le couloir et bien sûr il ne peut s'empêcher de regarder vers sa chambre. La lumière passant par l'ouverture de la porte entrouverte indique que Quatre est déjà levé. Il sait qu'il ne doit pas, mais c'est sans doute la dernière fois qu'il pourra. Complètement silencieux il se dirige vers la chambre. Il n'y a pas de bruit. Les domestiques ne sont pas encore dans les étages et Quatre a dû descendre. Il pousse doucement la porte et pénètre dans ce lieu si particulier. La pièce est spacieuse, blanche, un immense tapis épais recouvre le sol. Il n'y a pas de meuble hormis une commode assez simple, un chaise ancienne et le lit. Le lit est immense, à baldaquin, blanc, brodés de motifs orientaux en argents.

POV de Trowa

Quelques photos sont accrochées sur le mur au dessus de la commode. Je m'approche et je les regarde. Des photos de son père et de sa mère, une photo d'Iria, une photo représentant un groupe de filles de tous âges, habillées de la même manière, en uniformes marine. Et deux photos de nous, une de nous cinq et une de nous deux prises juste avant la fin de la guerre.

Je me dirige vers ton lit, je sais que je ne dois pas, mais je veux connaître une dernière fois ton odeur, toucher les draps qui ont le souvenir de ton sommeil. Les draps sont défaits. Mes doigts glissent sur les pans de soie brodée, écartent le dernier voile et là apparaît près de la tête du lit, entièrement dissimulée par les tentures, une petite table ronde en bois de rose marquetée. Délicate avec ses longs pieds si fins. Il y a un cadre, tout simple, mais je ne distingue pas la photo. Je le prends et le retourne.

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Le petit portrait dans ta chambre a fait basculer ma vie, une nouvelle fois, sans bruit ni fracas.

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POV de Trowa

Mon cœur bat si fort, ma tête bourdonne, les larmes coulent, je ne peux que m'asseoir sur le lit, les doigts crispés sur ce petit cadre

Oh mon dieu Quatre…Quatre….

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Quatre déjeunait sur la terrasse, il s'était levé tôt comme à son habitude. Il dévorait autant que Duo maintenant car son corps le réclamait. Il avait vu Trowa ouvrir les volets et s'attendait à le voir descendre dans quelques instants.

Les minutes passant son instinct lui dit d'aller voir ce qu'il se passait. Son empathie lui confirma quand il vit la chambre vide de Trowa mais senti des ondes puissantes provenir de sa propre chambre. Il s'y dirigea et ce qu'il vit l'immobilisa. Trowa était assis sur le lit pleurant silencieusement, tenant le cadre.

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