-1Chapitre 6

Nous devons partir ce soir pour notre lune de miel. Quatre a affrété une navette que nous piloterons nous même pour avoir le maximum d'intimité. Cela fait quatre semaines que je travaille pour Quatre. La semaine précédent ma prise de fonction j'ai accompagné la troupe à l'embarquement. Catherine m'a embrassé mais je sais au fond de mon cœur qu'elle ne l'accepte pas. Cela me fait mal. Tout le monde m'a salué, certains m'ont souhaité bonne chance. Personne n'est vraiment au courant hormis Catherine. Ils n'ont pas vraiment eu le temps de lire les derniers potins, mais ils sauront bientôt, ce que tous les magazines titrent sur leur couverture que « le dernier caprice du richissime prince de L4 est un homme, un saltimbanque de surcroît. La semaine dernière ils annonçaient notre séparation. Après la séance au lit hier soir, je peux dire que notre amour ne fait que croître.

Ils pensent que j'ai pris un nouvel emploi. La plupart ne me connaissent pas vraiment et doivent me prendre pour un type bizarre… J'aimerais que Catherine comprenne, accepte.

Les premiers jours dans la firme, ils m'ont observé puis ils m'ont accepté. Les collaborateurs de Quatre offrent un vivant éventail des personnes brillantes, simplement brillante, brillante et ambitieuse, brillante et requin, brillante et dangereuse. Et il y a ses sœurs dont certaines me semblent avant tout dangereuses.

J'ai désormais un bureau au même étage que lui. Proche mais autonome. Je lui remet une fois par quinzaine un rapport. J'ai pris la sécurité en main. Herero fait un remarquable travail, ce n'est pas étonnant. Pour le reste, le système en place est ingénieux, c'est quatre qui l'a mis en place, mais je suis l'œil qui veille quand quatre a le dos tourné. Je prend aussi connaissance d'un certain nombre de dossiers, surtout en prévision des soirées et repas d'affaire. J'aime ce travail même s'il est différent de celui du cirque. Je suis et je serais toujours souple dans mes activités. Ce qui me plaît et qui me manquait dans le travail au cirque c'est lui, mon double, mon coéquipier. Je peux lui faire entièrement confiance. Nous travaillons en fusion complète et je sais que nous faisons plus que chacun de notre côté.

Quand je lui ai remis le rapport hier soir, il m'a regardé et sourit, puis sans prévenir il m'a fait basculer sur lui pour m'enlacer étroitement et m'embrasser passionnément. Stella, sa jolie et très efficace secrétaire nous a surpris durant notre tendre échange. Elle s'est discrètement retirée, j'ai à peine surpris un sourire sur son visage. Je remarque que désormais quand je suis dans le bureau de quatre elle communique par l'interphone ou par mail. J'aime bien Stella. Elle ressemble à un ange, un ange sexy, et sous son doux sourire se cache une personnalité affirmée et inébranlable. Elle ressemble à son patron…Je lui fait confiance.(enfin après toutefois l'avoir analysée, rechercher tout son passé…elle est une des personnes les plus proches de mon Quatre).

Je finis de faire mes bagages, ceux de quatre sont déjà prêts. Nous n'avons qu'un sac chacun. Je ne peux de m'empêcher de sentir la chaleur qui m'envahit quand je repasse les paroles d'hier soir… « pas la peine de prendre des vêtements » m'a-t-il susurré…des images de quatre, nu, les cheveux défaits, les muscles luisants…il faut se concentrer sur autre chose, les plaisirs charnels sont merveilleux mais je dois garder mes esprits et le protéger.

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Il entend une voiture se garer, quelques minutes plus tard Quatre entre dans la chambre. Trowa se tourne pour l'accueillir et l'embrasser.

- Qu'as-tu, tu es un peu rouge et chaud, tu n'es pas malade? Quatre me regarde avec tendresse, j'aime quand il me couve et prend soin de moi. C'était déjà le cas avant la guerre.

- non, je vais bien…

- laisses moi vérifier…Il passe la main sur mon front puis sur mon torse et enfin elle touche à même la peau à travers l'échancrure de ma chemise. Je sens ma température augmenter. Quand il pose la main sur mon cœur, il comprend, son visage s'illumine. Ses yeux prennent une teinte plus vive comme pendant l'amour. Il me serre contre lui et me berce. Il commence à me donner des baisers doux et légers.

- il me tarde d'y être…

- Quatre…

- je t'aime si fort…

- moi aussi…

- nous devons y aller, nous aurons 15 jours rien que pour nous.

L'annonce de notre départ a provoqué un vent de panique et le recul d' innombrables réunions et de déjeuner d'affaires. Certains sont devenus hystériques à croire que nous sommes la cause de faillites d'entreprises. Nous sommes déjà responsables de la destruction de forêts entières avec les feuilles de chou qui nous sont consacrées!

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Nous arrivons sur la plate-forme d'embarquement où attend notre navette. Vieux réflexes obligent nous jetons un rapide coup d'œil pour voir si tout est en ordre. Quand tout à coup nous voyons apparaître Heero et Duo en personne !

- (Quatre relativement énervés) que faîtes vous ici…

- et ben vieux c'est pas ce que l'on appelle un accueil chaleureux ! (duo qui sourit comme un maniaque, il a bien grandit aussi, beau mec)

- …(Heero, pas mal aussi même s'il est toujours aussi peu causant, dans ces yeux je vois deux choses, un, que s'il est là c'est qu'il est d'accord, petit opportuniste, et deux, que si je mate trop visiblement son copain je vivrais pas longtemps)

- Bonjour Duo ! Bonjour Herero Salam ale Koum! Que me vaut l'honneur de votre visite sur l'embarquement de ma navette pour ma lune de miel ?

- Fait pas cette tête Kat-chan, on va vous laisser tranquille avec tro-man, on a dit que tu aurais de la place pour deux copains qui auraient aussi envi de prendre un peu de bon temps, soit cool buddy, dépannes nous!

- tu te fous de moi, avec l'autre silencieux qui te tiens la fesse vous avez assez détourner de fonds d'Oz pour vivre 10 vies sans bosser !

- soit pas grincheux vieux, on te laissera faire tes galipettes en paix…(sourire de maniaque) rougit pas sexy-boy (non je rêve, il s'adresse à moi là, mais je veux une lune de miel romantique et câline, moi, avec mon dieu du nord rien que pour moi ! Mais quesque je raconte moi //.°//.o//.O! ….//O!, Est-ce que l'abus de sexe est dangereux pour le cerveaux, je sais plus où j'suis…)

- Hé ho Tro-man, allo allo, ici L4 à L3 !!! Dis dons Kat' ton copain il a déjà décollé…

- mon chéri, mon amour (Quatre me regarde avec sollicitude, je fond).

Pendant ce temps les deux autres se sont glissés dans la navette. Nous devons nous résigner. Heero se saisit des commandes et c'est direction la Terre. Il ne fait pas confiance aux autres. Mais il ressemble moins à un iceberg. Même s'il ne parle pas, il laisse voir ses émotions, surtout quand il regarde Duo, là c'est un feux d'artifices, amour, passion, tendresse, possessivité, léger agacement…

Quatre qui n'a plus à piloter s'installe et m'installe sur ses genoux. Il commence sans aucune gène ni pudeur d'ailleurs à me caresser et me donner des baisers. Duo rougit en nous voyant et je ne peux m'empêcher de lui sourire, duo est malgré ses bavardages un grand timide, surtout quant à ses sentiments. Je me demande quand même pendant mes derniers moments de lucidité pourquoi ils sont là. Mais vite je déconnecte, emporté par un tourbillon de sensations.

Je suis en état second, une douce béatitude m'habite. Je ne pensais pas que faire l'amour dans une navette spatiale me procurerait autant de plaisir. Je ne savais que c'était un de mes fantasmes. Peut-être la revanche de toutes ces errances solitaire dans l'espace, avec la mort au trousses.

Il dort encore à mes côtés. Je le regarde, je caresse son corps à peine couvert par le drap, avec mes yeux. Je laisse errer mes doigts sur sa poitrine, son ventre où ses muscles se contractent. Je remonte sur ses épaules, je m'approche et commence à l'embrasse dans le cou et sur ses lèvres. Il se tourne sur le côté en se réveillant, j'en profite pour l'enlacer. Puis je prends sa jambe et je la remonte sur ma taille. Il gémit et ronronne ce qui m'excite encore plus. Je lui fait l'amour doucement profitant de son demi sommeil, il se laisse aller complètement au plaisir.

Notre lune de miel a commencé.

Quelques heures plus tard nous sortons de la cabine pour découvrir une scène très touchante et inattendue. Heero aux commandes toujours concentré. Sur ses cuisses la tète de Duo qui s'est endormi, ses doigts caressent amoureusement quelques mèches échappées de la natte. Il nous jète un regard en coin.

- Nous allons nous reposer à notre tour, quatre tu prends les commandes?

- Ok Heero on assure le voyage jusqu'à la terre.

Heero prend dans ses bras d'un geste d'une surprenante douceur un Duo encore endormi. Avant de franchir le seuil il s'immobilise pour nous dire de sa voix froide mais teintée d'une once d'ironie :

- Et Quatre…les cabines ne sont pas insonorisées, toi et ta « petite corne de gazelle » ne vous endormez pas aux commandes.

Il part avec son précieux fardeau dans une cabine au fond du couloir. Moi je reste bouche bée. Quatre rigole doucement mais s'installe pour piloter et faire les réglages.

- Quatre, nous allons où sur Terre?

- c'est une surprise mon cœur

- il faut que tu arrêtes avec ces surnoms ridicules en public…

- ce que pensent les autres je m'en fout. Tu as honte?

- je n'ai pas honte de t'aimer.

- alors où est le problème?

- nous ne sommes pas seuls…

- nous sommes seuls et les autres ne comptent pas. Rien que toi mon amour.

- Quatre (je l'enlace pas derrière et je ne peux m'empêcher de le câliner)

- tu me déconcentres mon amour, tu es insatiable

- comme si toi tu ne l'étais pas…

Nous restons ainsi dans notre douce bulle, jusqu'à ce que la Terre apparaisse, magnifique, si bleu

Je vais réveiller Duo et Heero. Ils sont réveillés en fait. Et très occupés.

La navette atterrit sur le spacioport de Tokyo. Nous prenons ensuite un vol pour Tahiti et enfin de Papeete un petit avion à dix places que Quatre va piloter. Il vérifie rapidement l'appareil aidé d'heero. Nous décollons et au bout de trois quarts d'heure nous atterrissons sur une petite piste improvisée dans une île qui semble peu habitée.

Je lui demande où nous sommes, il me répond comme si c'était la chose la plus naturelle qui soit :

- mais chez nous! J'ai acheté cette île paradisiaque pour que nous soyons tranquilles…enfin presque (regard appuyé à l'autre couple). Heero se contente d'un sourire en coin. Duo hausse les épaules :

- cette île est assez grande pour nous quatre.

- (heero) où est la maison?

- juste à coté derrière ces cocotiers

Nous y allons c'est une merveilleuse maison typique des îles avec ses terrasses, une piscine. L'intérieur est décoré richement mais sans trop. Notre chambre comporte un grand lit à baldaquin en voilage blanc et du mobilier simple et design en bois exotiques. Elle donne sur un terrasse et bien sur un lagon et l'océan. Un petit paradis. Quand je ressort je ne suis pas vraiment surpris de retrouver un couple qui s'occupe de l'intendance. Ils s'expriment en français avec un fort accent tahitien. Ils sont surpris et content que je réponde en français. Ils m'expliquent qu'ils viennent en bateau d'une île voisine pour la journée. Elle nous a préparé de quoi manger et toute sorte de jus de fruit. Je lui demande si elle peut nous les servir sur la terrasse du salon. Elle se dirige prestement vers la cuisine un beau sourire sur le visage. Lui me dit qu'il fait le jardinage et s'en va.

Nous nous retrouvons sur la terrasse, allongés sur des transats savourant nos jus de fruits exotiques. Nous sommes si bien.

Après un bon moment à nous reposer et à discuter de nos vies, nous décidons de prendre un bain dans le lagon.

J'ai ainsi appris qu'Heero et Duo étaient ensemble même avant la paix, en fait suite à une bataille où heero pensait avoir perdu Duo. Leurs relations étaient parfois orageuses mais moins que l'on pourrait s'y attendre. Je pense même qu'ils mènent une vie très calme. Ils se complètent et s'apaisent. Heero semble plus ouvert, et surtout il ne peut avoir de doute sur ses sentiments pour Duo, ses yeux brillent si fort quand il le regarde et il le regarde en permanence.

Wufei que je pensait être avec Sally était en fait le compagnon non officiel de Zechs (lui aussi aime les blonds!). Relena l'a mauvaise.

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L'eau est douce comme de la soie, transparente. Je me sens enlacé et mes lèvres sont capturées par mon amour, nous nageons l'un contre l'autre, nous caressant. Un peu plus loin Heero et Duo font de même.

Nous sommes au paradis et mon bonheur ne peut être plus parfait.

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Mais le paradis n'est pas de ce monde.