Chapitre 12 - Shock
Devenir Astoria, penser comme Astoria… Hermione tente d'imiter la moindre de ses mimiques, d'anticiper la moindre de ses réponses aux questions que Daphné lui pose, mais leur différence d'éducation est flagrante. Hermione prend conscience avec une certaine affliction que la jeune adolescente a été élevée pour correspondre à un idéal, encore plus que sa sœur. Un seul faux pas ou une parole déplacée et Monsieur Greengrass saura qu'elle n'est pas sa fille.
Malgré tout Astoria est d'une patience appréciable. Elle lui explique avec précision sa façon de se comporter avec les autres et lui détaille même ses relations avec les personnes possiblement présentes lors de l'Assemblée. Et forcément, après une semaine et demie passée ensemble à apprendre à devenir Astoria, les deux filles se sont rapprochées. Hermione a découvert une jeune fille brillante, discrète et peu sûre d'elle, mais surtout une fille à l'opposer des idées propres aux sang-purs. En échange de son acceptation pour qu'Hermione prenne sa place, elle lui a fait promettre de l'amener un jour dans le monde moldu et de lui faire découvrir toute la technologie propre aux personnes sans pouvoirs. Hermione n'imaginait pas qu'on puisse s'intéresser autant aux moldus mais Astoria semble une véritable passionnée du sujet.
Et puis, Astoria s'est aussi un peu confiée à elle. Sur son admiration pour sa sœur qui est la personne qu'elle aime le plus au monde, sur son père et la haine qu'elle lui voue, sur sa volonté de n'être plus vue comme une simple poupée que l'on expose au monde entier, sur la passivité désolante de sa mère mais aussi sur son projet d'avenir. Sur son désir de créer une école spécialement pour les né-moldus afin de les intégrer au fur et à mesure dans la société sorcière. Hermione a été surprise lorsque la plus jeune lui a confié son rêve, ne s'y attendant pas mais en côtoyant les autres Serpentards, elle avait dû se rendre à l'évidence : elle avait beaucoup trop de préjugés sur eux.
Elle sourit à cette pensée, acceptant avec plaisir la pause que lui accorde Daphné. Aujourd'hui, elle doit s'habituer à la façon de s'habiller et de se mouvoir d'Astoria. La jeune fille est bien plus gracieuse qu'elle et en dehors de l'école, elle ne porte que des robes et des talons, ce qui est loin d'être le cas d'Hermione. D'ailleurs, qu'Astoria porte des talons à seulement quatorze ans n'est vraiment pas une bonne chose du point de vue de la Gryffondor. Sérieusement, ces chaussures sont tellement désagréables à porter ! Elle remercie Astoria lorsque cette dernière lui tend un verre d'eau et la jeune fille lui sourit avant de rejoindre sa sœur pour discuter des points à améliorer.
Entre cette préparation et les cours, elle n'a plus de temps pour elle. Mais au final, cette assemblée sera sûrement un point culminant pour la guerre et une fois cette dernière gagnée – elle l'espère – elle disposera de tout le temps qu'elle désire. Elle pourra faire ses études pour entrer au Ministère de la Magie et réformer ce dernier, se trouver un compagnon et peut-être même fonder une famille même si… Contrairement aux autres filles de son âge qui rêve d'un jour être mère, Hermione, elle, n'en ressent pas vraiment le besoin. Quand elle s'imagine dans le futur, elle se voit parfaitement seule avec l'homme qu'elle aimera, sans enfant. Mais si un jour ça arrive et bien, elle l'acceptera. Elle est loin de ressembler à Harry qui lui voudrait au moins trois enfants. Elle pouffe en imaginant son meilleur ami entouré d'enfants. Ça pourrait être drôle à voir.
Elle boit une gorgée du verre d'eau qu'Astoria lui a apporté et aperçoit du coin de l'œil la chevelure bouclée de Théodore. Ce dernier semble la contempler de manière qu'il pense discrète et Hermione sourit. Elle se rend compte que le garçon n'est pas indifférent à elle et ça la flatte quelque peu. Il faut dire que même si les garçons s'intéressent un peu plus à elle ces dernières années grâce à son physique, il en est autrement de son caractère. Ils s'aperçoivent rapidement qu'Hermione aime les personnes cultivées et qu'elle ne manque jamais une occasion de partager son savoir, ce qui a tendance à les agacer. « Ce serait peut-être mieux si tu taisais un peu », lui avait un de ces garçons un jour. « Tu es belle mais dès que tu parles… Tu perds en intérêt. »
Mais avec Théodore, c'est différent. Lui aussi a souvent le nez plongé dans un livre, il est cultivé et calme et n'est pas le genre de garçon à s'intéresser aux autres uniquement pour leur physique. Elle envisage presque de lui laisser sa chance. C'est pourquoi elle hausse un sourcil amusé et lance avec une certaine provocation :
« Tu aimes ce que tu vois Théo ? »
« Je m'assurais seulement que les entraînements se passaient bien », rétorque ce dernier en lui renvoyant un sourire amusé.
« Ça se passe à merveille. »
Bien sûr, ce n'est pas la vérité, se faire passer pour une autre n'est pas non plus une partie de plaisir, peu importe à quel point elle apprécie Astoria et Hermione remarque le froncement de sourcils de Théodore. C'est vrai qu'elle a tendance à oublier son pouvoir héréditaire. La détection de mensonge. Un pouvoir extrêmement utile du point de vue d'Hermione. Elle soupire pour la forme et lui explique que ce n'est pas aussi amusant que cela et que ses pieds la font souffrir, que les talons sont horribles. Et sans qu'elle ne s'y attende, Théodore pose un genou au sol pour lui enlever l'une de ses chaussures et lui appliquer une pommade aux endroits douloureux.
« Pansy et Daphné se plaignent suffisamment des talons pour que je sache à quel point c'est douloureux. J'ai amené ça au cas où que ce soit aussi ton cas. »
Hermione a l'impression, l'espace d'un instant, d'être une de ces princesses de conte de fées, cajolée par son prince charmant. Cette simple pensée la fait pouffer. C'est vraiment idiot. Mais pas désagréable. Théodore passe au second pied et une fois terminé, Hermione le remercie. Elle se remet debout, bien plus motivée à présent que ses pieds sont quelque peu soulagé et dépose un baiser sur la joue de Théodore.
« Merci », souffle-t-elle d'un ton malicieux et Théodore, loin de se laisser avoir par le baiser traître, effectue une petite révérence comique, les amusant tous les deux.
Daphné les ramène à la réalité en rappelant Hermione et Hermione le salue avant de reprendre son entraînement.
Oui, elle pourrait bien laisser sa chance à Théodore.
« Vous avez entendu la nouvelle ? Apparemment c'est Snape qui reprend les cours de défense contre les forces du mal ! »
« Dire qu'il a enfin eu le poste après tout ces années, je sens que ça ne va pas être une partie de plaisir. »
Harry écoute distraitement la conversation de ses camarades de maison, concentré sur sa tâche. Anja n'a cessé de lui rappeler qu'un usage trop poussé de son don n'était pas bon pour sa santé, surtout qu'il n'a pas encore d'entier contrôle sur ce dernier mais Harry ignore le temps que dura l'assemblée et il doit être prêt à tout instant à pouvoir user de son pouvoir. Alors ils ont conclu un compromis. Les premiers jours, il n'a eu le droit d'utiliser son don que pour une heure par jour. Au bout de cinq jours, ils ont monté à deux heures et à présent, Harry peut tenir trois heures par jour. Il est aussi capable de reconnaître la plupart des liens et sait depuis lors qui sont ses alliés au même de sa maison.
Sans grand étonnement, Ginny s'est avérée avoir le même lien que son frère, autrement dit un lien de confiance et de loyauté. Harry ne se serait pas vu douter d'elle alors ça l'a rassuré de savoir qu'il n'avait pas à le faire. De même pour Neville. Le lien bleu ciel les reliant signifie qu'ils sont fiables l'un pour l'autre. Mais c'est une autre histoire avec Seamus. Harry ne peut s'empêcher de lui lancer un rapide regard. Il n'aurait imaginé que, parmi tous ses camarades, soit loin d'être un allié. Le lien qu'ils partagent est empli d'émotions néfastes. Malgré tout, Harry doute que ses sentiments soient réels. Il a découvert que certains des liens qui l'entourent étaient agrémentés de paillettes violettes, ce qui l'avait tout d'abord intrigué.
Plusieurs des liens qu'il avait eu l'occasion de voir partageaient cette caractéristique. Il s'était empressé de demander à Anja ce qu'ils signifiaient et la réponse lui avait fait froid dans le dos. Le violet est signe de manipulation, signe que la personne n'agit pas par sa volonté propre ou sous la contrainte d'une menace. Ce qui expliquait pourquoi tout d'un coup Seamus avait voulu retourner Ron contre Harry. Ron lui avait parlé de sa mésaventure lorsque Harry lui avait demandé pourquoi c'était aussi froid entre lui et Seamus.
Mais ce qui inquiète Harry, c'est que bon nombre de personne sont manipulées autour de lui. Par qui ? Pour quelle raison ? Harry l'ignore mais il a conscience qu'il doit être prudent. A tout moment, la personne a l'origine de la manipulation pourrait s'en prendre à lui ou ses amis. En temps de guerre, il faut envisager toutes les possibilités. Et bien évidemment, il ne peut pas se permettre d'écarter deux hypothèses : soit ces personnes sont contrôlées par Voldemort, ce qui paraîtrait logique pour certaines mais moins pour d'autres, comme Seamus, soit… Dumbledore n'est pas celui qu'il prétend être et qu'il est à l'origine de cette manipulation. Le pourquoi du comment, Harry en a une vague idée, et après la dernière fois, il se méfie grandement du directeur.
En y réfléchissant à deux fois, son comportement envers Harry n'a-t-il pas toujours été quelque peu étrange ? A toujours le favoriser, agir envers lui comme une figure familiale mais d'un autre côté, à refuser qu'il vive avec Sirius ou les Weasley, l'obligeant à rester dans une famille néfaste pour lui. Comme si…
Harry ne pousse pas plus loin ses pensées, ne voulant pas partir dans des suppositions possiblement infondées. Mais il sait malgré tout qu'il doit rester vigilant quant à Dumbledore. Et qu'il doit trouver de quelle manière les autres sont manipulés. Il n'est pas sain pour eux de rester dans une telle situation. Qui sait s'ils agissent sous la menace ? Harry ne souhaite à personne d'être dans une telle situation.
Il soupire et lève les yeux vers ses amis quand ces derniers l'appellent pour aller en cours. Harry lance un vague sort pour déterminer depuis combien de temps les liens sont activés et grimace lorsqu'il aperçoit que les trois heures sont presque écoulées. Il aimerait pousser un peu plus loin aujourd'hui mais Anja le lui a déconseillé. Au pire des cas, son pouvoir se désactivera de lui-même s'il va trop loin, non ? Il laisse les liens tels quels et suit ses amis. Ils rejoignent les Serpentards et se dirigent vers la salle de défense contre les forces du mal.
Severus Snape les attend dans la pièce, toujours aussi froid qu'à l'habitude. Néanmoins, au moment de franchir la porte, Harry se fige. Il ouvre la bouche en grand et ses mains commencent à trembler. Il… Il doit avouer que durant ces derniers jours, il a complètement délaissé le lien bordeaux. A vrai dire, le voir ainsi brisé était douloureux pour Harry. Mais cette fois, c'est différent. Le lien s'est reconstitué et… Le relie bel et bien à Severus. Son professeur est réellement son père et il semble l'avoir reconnu. Harry ne sait pas quoi dire ni quoi faire, il est complètement perdu et l'est d'autant plus en voyant les différentes couleurs qui s'entremêlent dans son filament d'émotions.
Aubergine, couleur des secrets inavoués, de la tristesse provoquées par les regrets.
Moutarde, signifiant une haine, un dégoût de soi-même.
Ocre, un désir de protection.
Et violet, encore une fois.
Harry frissonne devant ces couleurs. Il n'aurait jamais imaginé que son professeur puisse ressentir ce genre d'émotions. Il semble vraiment s'en vouloir pour une raison qu'Harry ignore et… Il est lui aussi sous le contrôle de quelqu'un. Harry sort de ses pensées lorsque Severus lui lance une remarque sarcastique sur le fait que, comme toujours, l'Élu se fait désirer et la couleur moutarde brille d'autant plus à chacune de ses paroles comme si… Elles étaient en totale contradiction avec ses pensées.
A la grande surprise de tout le monde, Harry ne proteste pas, ne provoque pas le professeur comme à son habitude et se contente de rentrer dans la salle en s'excusant dans un souffle. Même Severus semble perturbé par sa passivité. Il est tellement habitué au caractère de feu du Gryffondor qu'il ne sait comment réagir. Mais il se reprend rapidement et commence son cours. Contre son gré, il est plus dur avec Harry qu'avec les autres, lui lançant des remarques sarcastiques sur son incompétence. Il sent les regards mauvais des deux meilleurs amis de son fils dans son dos, ainsi que celui désapprobateur de Draco et à juste titre.
Harry est remarquable, contrairement à ce qu'il laisse entendre. Il est doué et minutieux dans ses sorts et pourrait battre sans aucun difficulté même les mangemorts les plus expérimentés. Il est puissant, terriblement puissant. Et étonnamment, il accepte chacune de ses remarques sans broncher, se contenter de s'adapter à ses paroles. Plus il l'écoute et plus il apparaît évident qu'Harry, avec des conseils avisés, pourrait devenir le plus grand sorcier de sa génération.
Severus se demande un instant s'il a vraiment le droit d'être fier de son enfant. Il a longtemps été aveuglé par le fait qu'il était le supposé fils de James Potter pour remarquer ses réelles capacités mais à présent que le voile qui l'aveuglait s'est envolé, il s'en rend compte. D'à quel point leur fils à lui et Lily est extraordinaire. Il a finit par accepter la réalité, cette dernière étant difficile à nier. Mais il n'a toujours pas trouvé comment protéger son propre enfant et n'est pas encore prêt à lui parler. Il se sent trop coupable, trop incompétent pour seulement avouer la vérité à Harry. Et il sait qu'actuellement, l'enfant doit sûrement le haïr.
« Professeur ? »
Severus sort de ses pensées lorsqu'Harry se tient face à lui avec un visage marqué quelque peu par l'inquiétude. Comment peut-il être inquiet pour lui après le cours atroce qu'il vient de lui faire endurer ? Il lui dit froidement qu'il peut s'en aller, que s'il espère gagner cette guerre avec de telles compétences alors ils devraient tout s'inquiéter. Il s'attend à ce que l'enfant se montre insolent et désagréable mais à la place, il se contente d'un sourire affligé.
« J'ignore pourquoi vous agissez ainsi avec moi mais je suis certain d'une chose, c'est que vous souffrez chaque fois que vous le faites. Je ne sais pas quelles sont vos raisons mais je voulais juste que vous sachiez que vous n'avez pas besoin de me protéger. Je suis capable de le faire moi-même. Alors cessez de vous faire du mal en agissant d'une manière qui vous répugne. »
Et sur ce, l'adolescent s'en va, laissant un Severus complètement sans voix.
Comment…
Comment Harry a-t-il pu deviner une telle chose ?
Il doit s'appuyer sur le bureau pour ne pas trébucher.
Il ne sait vraiment plus quoi faire.
« Snape a été trop dur avec toi Harry ! », grogne Ron, clairement énervé qu'on s'acharne sur son meilleur ami.
« C'est vrai que mon parrain n'a pas été tendre. Encore plus que d'habitude. Je ne comprends pas pour quelle raison... »
« Ce n'est pas grave », intervient Harry, surprenant une nouvelle fois ses amis, avant que son attention dérive vers une chevelure blonde bien familière. « Partez devant, je dois mettre au clair quelque chose. »
Hermione l'interpelle mais Harry part précipitamment, ne voulant pas perdre de vue la Serdaigle. Ça fait plusieurs jours qu'il tente de lui parler, de la questionner sur les liens, mais chaque fois, elle disparaît. Comme si Luna l'évitait. Il est bien décidé à obtenir ces réponses cette fois, en particulier maintenant qu'il connaît la signification de leur lien.
Un lien d'or. Un lien signifiant qu'ils appartiennent à la même famille.
Harry ne comprend pas comment cela est possible. Anja a évoqué rapidement ce lien, quelques jours plutôt et Harry s'est immédiatement rappelé qu'il en partageait un similaire avec Luna. Mais même en cherchant dans les arbres généalogiques, il ne trouve aucune connexion entre leurs deux familles. Alors comment ?
Il presse le pas et se cogne violemment à une Serpentarde. Millicent. Il s'excuse à demi-mot, n'ayant pas le temps de se préoccuper de son état, mais une fois dos à elle, il l'entend prononcer un sort. Harry a tout juste le temps de lancer un Protego avant que le Confringo l'atteigne. Harry écarquille les yeux. Millicent retente son sortilège mais à nouveau, Harry parvient à l'éviter. Ses liens, qu'il avait fait disparaître quelques minutes plus tôt, réapparaissent d'eux mêmes – une manifestation autonome de la Magie d'après Anja – et Harry se retient de vomir devant le lien anthracite qui lui fait face. Un lien purement négatif, un lien terrifiant. Il comprend. Millicent veut le tuer, ou tout du moins le blesser, sûrement pour le ramener à Voldemort. Sa manche laisse dévoiler la marque du Seigneur des Ténèbres et Harry n'a plus aucun doute. Il n'imaginait pas qu'un élève de Poudlard oserait l'attaquer de cette manière. Malgré tout, il ne désire pas blesser plus que nécessaire la jeune fille.
Il lance des sorts de neutralisation, mais sans effet. Millicent est douée en combat. Et plus le combat perdure, plus Harry se demande pourquoi aucun professeur n'intervient. Le bruit de leur combat devrait être déjà parvenu à leurs oreilles. Il tente de rester concentrer mais les questions ne cessent de tourner dans son esprit et il y a ce lien… Ce lien anthracite qui semble l'appeler, le supplier de le toucher. Harry voudrait refuser tant il semble baigné de magie noire et de haine mais… Inconsciemment, sa main empoigne le lien et en y influent de la magie, ce dernier se brise.
Harry écarquille de nouveau les yeux.
Il existe un autre moyen de briser les liens ?
Il lève son regard vers Millicent et son visage se tord à cause du choc. La fille gémit, du sang coulant de sa bouche et ses yeux deviennent fous. Elle s'écrase au sol, son corps affligé de spasmes, et Harry se demande ce qu'il a fait. Il se laisse tomber au sol, fixant Millicent sans comprendre, et prend à peine conscience qu'il pleure d'effroi. Ce n'est que lorsque deux bras puissants l'entourent qu'il se rend compte de l'horreur de ce qui vient de se passer.
Il a blessé Millicent en brisant le lien. Il l'a brisé elle.
« Harry, chut, calme-toi, ça va aller. Calme-toi. »
Harry a du mal à déterminer à qui appartient la voix tant il est sous le choc. Il tremble sans pouvoir s'arrêter, n'arrive même pas à parler et bientôt, il sent à son tour du sang dans sa bouche.
« Harry ! Ne t'endors pas, reste éveillé ! Harry ! »
Mais c'est trop dur.
Harry sombre dans les Ténèbres.
