Je poste le second chapitre de ma fic, l'Alpha et l'Omega. A vous de voir...

Auteur : Elaelle

Disclaimers : sont pas à moi. Bref...

Bonne lecture !

Après une soirée plus que mouvementé, Naruto et ses amies retournèrent à leurs appartements respectifs. La rue était baigné de silence, à peine entrecoupé par le chant intempestif de quelques fêtard qui rentraient sûrement chez eux. Ils avaient laissé Sasuke plus loin, au détour d'une rue. L'espace d'un instant, Naruto sembla sur le point de lui dire quelque chose mais visiblement, ce ne devait pas être important et il se contenta d'un simple au revoir.

Ce dernier se demandait pourquoi les deux soeurs avaient fait le déplacement jusqu'à Konoha, d'autant plus qu'il ne les attendait pas avant au moins un an. Arrivé devant l'immeuble, Saori lui demanda si elle pouvait s'entretenir en privé avec lui.

- Moi je rentre, j'suis fatiguée, marmonna sa soeur.

Elle fit un signe de la main à Naruto et s'éclipsa. Resté seul, celui-ci attendit que Saori rompe le silence en premier, ne sachant pas trop quoi dire.

- Je pense que tu te demande pourquoi nous sommes là ?

- J'en ai une vague idée mais...

- Tu sais, dit-elle alors que d'un doigt, elle caressait les kanjis qui ornait son visage, ceci est en marche.

Son interlocuteur se figea, appréhendant la suite. Il avait toujours su ce que repésentait cette prophétie pour lui mais jamais il n'aurait cru que ça arriverait aussi tôt.

- Ainsi...

- C'est pour cela que nous sommes venu. Tu sais, poursuivit-elle, jamais je n'aurais prit le risque de traverser la mer bleue si je n'avais pas eu une bonne raison.

- Mais Ikira est avec toi, non ? Donc, tu ne risques rien.

- C'est vrai mais je n'ai pas ta force. Je suis un maître en maniement du katana et pour palier mes faiblesses en chakra, je me suis entrainé dur afin d'être rapide mais ça ne suffit pas. S'il n'avait pas été là, je ne sais pas si...

- Je suis là désormais, dit précipitemment Naruto. Et je vous protégerais.

Elle lui adressa un sourire, ravie de voir qu'il était toujours le même.

- Tu aimes toujours autant voler au secours des faibles ?

- Tu n'es pas faible, protesta son ami. Si j'ai atteint un tel niveau de maîtrise du katana, c'est bien grâce à toi. Tu es un professeur hors pair et je n'en serais pas là si tu ne m'avais pas entrainé.

Saori sourit tristement.

- Je ne suis pas dupe, tu sais. C'est gentil de vouloir me remonter le moral mais je connais mes capacités...et mes limites. Par contre, ceci -elle désigna son tatouage- va te servir à toi.

Naruto secoua la tête. Il refusait qu'il lui arrive quoi que ce soit juste pour accomplir son destin à lui.

- Tu sais ce que j'en penses, non ? dit-il d'un ton plus dur. Je te l'ai déjà dit.

- Tu n'a pas le choix ; moi-même je ne l'ai pas et...

- Ca suffit ! coupa Naruto.

Il fit un pas, posa les mains sur ses épaules et plongea son regard océan dans le sien.

- Nous avons déjà eu cette discussion autrefois et je vais te répéter la même chose : on a tous le choix. Notre destin dépend de nous-même, c'est uniquement grâce à sa volonté propre qu'un homme peut changer, évoluer. Et rien ne me détournera de cette idée.

Saori n'en revenait pas. Après trois ans sans le voir, il lui réitérait le même discours. Décidement, Naruto était un homme de conviction, fidèle à ses principes et ce, quel que soit ce que l'avenir pouvait lui réserver. Elle admirait sa foi inébranlable et sa fidélité. Elle plus que tout autre aurait déjà nourrit une haine tenace contre ce village, ces personnes qui ne daignait même pas dissimuler la haine et la crainte qu'il leur inspirait. Mais Naruto n'était pas comme tout le monde : il voulait prouver sa valeur afin que tout Konoha le reconnaisse enfin.

- Pour moi Naru-chan, tu n'a rien à prouver. Je vois l'homme valeureux que tu es, un grand ninja qui, je suis certain deviendra bientôt le plus grand des Hokage. Et sais-tu pourquoi ?

Naruto secoua la tête, ému.

- Parce que tu es mon ami, le meilleur des ami et que j'ai foi en toi, en ce que tu dit, en ce que tu penses. Tes actes montrent quel homme tu seras. Et je suis certaine que le quatrième aurait été fier de voir celui que tu es devenu. Alors sache que je te serais fidèle, quoi qu'il arrive.

- Merci Saori, murmura Naruto, les larmes aux yeux.

Dans l'ombre, une silhouette aux cheveux d'ébène essuya furtivement ses yeux. Il l'avait suivi pour savoir ce qui pouvait bien les lier. Maintenant, il était rassuré. Et entièrement d'accord avec elle.

- Malgré que tu sois un abruti fini, je t'aime quand même.

- Attention à ce que tu dis autrement je commence une attaque de chatouille !

- Oh, tu n'oseras pas !

Mais elle recula en voyant la lueur taquine qui animait son regard.

- Non, tu ne va pas faire ça ?

- Oh si !

Leurs éclat de rire s'élevèrent dans l'obscurité. Après une course poursuite qui leur remonta le moral, les deux amis se laissèrent tomber sur un banc près d'une fontaine.

- Ouf, ça fait du bien ! soupira Naruto.

- J'approuve, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant rit.

Saori resta songeuse avant de se redresser d'un bond sous les yeux interrogateurs de son compagnon.

- Bon, j'y vais, dit-elle tout à coup. Je dois me lever tôt afin d'attraper Jiraya.

- Cherche du côté des bains publics.

- T'en fais pas, j'y avais déjà pensé. A plus !

En passant près des fourrés qui bordait les lieux, la jeune fille adressa un clin d'oeil à Sasuke qui sursauta, surpris. Quand avait-elle su qu'il était là ?

- Tu peux sortir, elle est partie.

L'Uchiwa vint s'asseoir à ses côtés, vaguement gêné. Comme d'habitude, il ne laissa rien transparaître sur son visage mais Naruto n'était pas dupe. Il le connaissait si bien !

- Elle n'allait rien me faire.

- Hmpf...

- Il n'y a qu'un seul homme dans son coeur.

- Ses sentiments me paraissent plutôt à ses unique.

- Ne te fie pas à ce que tu vois. Sensei est très volage mais en ce qui concerne Saori, sache que ce qu'il ressent est sincère.

- Il n'en donne pas l'impression. Et puis, quel coup de poing elle lui a mit. Je ne comprend pas pourquoi elle prétend être faible comparé à toi.

- Saori ne possède pas de chakra.

- Hein ? Sasuke haussa les sourcils, sceptique.

- C'est la vérité ! Elle tire sa force d'autre chose mais je ne peux pas t'en parler sauf si elle le décide.

- Alors comment peut-elle maîtriser la technique du scintillement ?

- Je ne peux rien te dire.

- Oh, je vois.

En fait, il ne comprenait pas bien mais ça, ce n'était pas ses affaires. Tant que cette fille ne lui causait pas du tort, à lui ou à Naruto alors il n'aurait pas à se soucier d'elle.

- Tu te fais trop de souci pour moi.

- Qui te dit que c'est le cas ?

- Ah ah, je te connais, Sasuke Uchiwa ! Pas la peine de feindre avec moi, j'ai tout deviné.

- Qu'est-ce qui te fait croire que je me soucie de toi ?

- Pas la peine, dit Naruto en se penchant vers lui, il te suffit d'être toi-même et ça ira.

Sasuke se figea. Naruto était trop près, il pouvait sentir son souffle chaud, son parfum musqué lui envahir les narines et emmêler ses sens. Il était trop proche mais son corps refusait de lui obéir. Tout ce qu'il voyait, c'était les lèvres si roses s'approcher lentement des siennes. Puis ce fut le bohneur, la déferlante des sentiments. Ses bras se plaçèrent d'eux-même autour de la taille du blond, qu'il attira contre lui. Naruto caressait ses lèvres de sa langue, cherchant un droit de passage vite accordé. Le ballet de leurs langue débuta, se combattant pour prendre le dessus sur l'autre. Naruto avait noué ses bras autour du cou du brun et gémissait de plaisir. Puis ils durent rompre le contact, à bout de souffle.

- Je...je..., commença Sasuke mais Naruto ne lui laissa pas le temps de finir.

- Ne dit rien.

Ils restèrent dans la même position, front contre front, yeux bleu perdu dans yeux noirs. Tout ce qu'ils ressentaient passait par ce contact, leurs sentiments, leurs désirs et leurs attentes. Puis Naruto coupa le contact et se leva.

- Je rentre.

- Je...je peux te raccompagner ? Demanda presque timidement Sasuke.

Naruto fit mine de réfléchir.

- Je ne sais pas parce que si tu viens, tu risque bien de ne plus repartir.

- Et si je n'en avais pas envie ? Dit le brun en se levant.

Il se rapprocha jusqu'à être à quelques centimètres du blond. Le souffle aussi court l'un que l'autre, ils se dévisagèrent longuement. Puis Naruto prit la main de Sasuke et l'attira jusque chez lui...

Le brun se redressa dans son lit, le souffle court. Et voilà, il avait encore tâché ses draps. Décidément, il devenait de plus en plus obnubilé par Naruto. Quel dommage que le blond l'ai laissé seul sur le banc. C'était un beau rêve. Juste un rêve...