Hey !
Mercredi = nouveau chapitre !
Je ne pense pas tout le temps à le faire, mais merci pour le temps que vous prenez pour me laisser des reviews, un follow etc. Ça me touche toujours beaucoup de voir que vous appréciez mes histoires.
Le chapitre du jour marque deux avancées : dans le travail d'Hermione et dans le Charmione.
Bonne lecture !
Merci à Lyra Verin, Cailean Charmeleon et Nova Frogster pour tout leur travail et leur soutien.
Assise du bout des fesses sur son siège, Hermione stressait.
Elle était installée dans le salon d'attente du Département de la préservation de la culture et du patrimoine depuis un bon quart d'heure. L'angoisse prenait de plus en plus de place en elle, comme en témoignaient sa jambe tressautante et son ongle qu'elle rongeait sans relâche. Elle tournait la tête vers la moindre porte qui claquait, levait le nez à l'entente d'une voix, mais Timur Myagmar n'était toujours pas là.
Alors qu'elle allait se lever pour demander à Mariya, la secrétaire, si son rendez-vous n'avait pas été oublié, la porte de l'étage s'ouvrit sur un homme qui devait avoir son âge et dont la vigueur se traduisait dans ses gestes et son sourire.
- Hermione Granger ? dit-il en posant son regard sur elle.
- C'est moi, répondit-elle en bondissant sur ses pieds juste avant de lui serrer la main. Bonjour, merci de me recevoir.
- Avec plaisir ! Venez, on va aller dans notre salle expérimentale.
Hermione lui emboîta le pas et ils se rendirent dans une pièce remplie de plusieurs personnes travaillant sur des projets divers. Timur la guida jusqu'à ce qu'elle devina être son propre bureau, à savoir une grande table en bois noir où un certain fouillis était à noter.
- Mon directeur m'a parlé de votre problème, débuta-t-il en se plaçant d'un côté du bureau. C'est une boîte que vous ne parvenez pas à ouvrir, c'est cela ?
- Tout à fait.
Hermione résuma la situation, au cas où, en le remerciant encore une fois pour son aide. Elle sortit la boîte en question et la posa entre eux, là où Timur avait fait de la place.
- Je pense que c'est scellé par une magie ancienne ou une magie orientale que je ne maîtrise pas, dit-elle pour conclure.
- C'est bien possible. Je vais voir ce que je peux faire.
Timur prit sa baguette, qui était logée dans la poche arrière de son jean, et commença à lancer des sorts sur la boîte. Il débuta par quelques-uns qu'Hermione connaissait avant qu'elle ne perde totalement le fil. Les incantations étaient complexes et à la manière dont il fronçait les sourcils, elle en déduisit que ce n'était pas évident pour lui non plus.
- Hum ! lâcha-t-il finalement, croisant ses bras sur son torse. En effet, c'est quelque chose que je connais, mais que je vois rarement. La dernière fois que j'ai eu affaire à une telle magie, c'était lors de fouilles sur les rives de la rivière Onon, dans la province de Hentiy, où on pensait avoir trouvé la tombe de Gengis Khan. Ô surprise, ce n'était pas du tout là que le fondateur de notre Empire était enterré. Mais j'ai eu la présence d'esprit de prendre des notes, ce jour-là. Voyons voir…
Timur sortit de dessous son bureau une grosse boîte dans laquelle se trouvaient de nombreux carnets. Après avoir fouillé, il en sortit un bleu et le feuilleta jusqu'à tomber sur ce qu'il cherchait.
- Ah ah ! s'exclama-t-il en posant son index sur une formule écrite en khalkha, le dialecte officiel de Mongolie. Ça devrait marcher avec ça. C'est un sortilège inventé par Dayan Khan, vous le connaissez ?
- Euh… Non, bredouilla Hermione, légèrement prise de court.
- C'est le dernier descendant de Kubilai Khan, le premier empereur de Chine de la dynastie Yuan et petit-fils de Gengis Khan, expliqua-t-il en rangeant son carnet.
Hermione acquiesça sans rien dire. Il était… particulier, ce Timur. Absolument pas méchant, bien au contraire, mais sa façon de parler et de balancer des informations aléatoires de cette manière étaient déroutantes. Elle appréciait tout de même son dévouement et son professionnalisme.
- Allons-y.
Timur reprit une attitude sérieuse et prononça la formule tout en faisant des gestes compliqués au-dessus de la boîte. Soudain, un cliquetis retentit et Hermione écarquilla les yeux. Il avait réussi ?!
- Essayez d'ouvrir, pour voir, l'invita-t-il.
Avec précaution, Hermione tenta d'ouvrir la boîte et cela fonctionna aussitôt, sans problème.
Son cœur battait la chamade. Timur avait réussi là où elle avait échoué, mais sa fierté n'en était pas blessée pour autant. Elle était surtout impatiente de découvrir si Charlie et elle avaient vu juste.
La main tremblante, elle souleva le couvercle et découvrit ce que la boîte contenait : une pierre rouge et ovale.
L'émotion gagna si rapidement Hermione qu'une larme roula sur sa joue. Elle l'essuya aussitôt, peu désireuse de se montrer si touchée devant Timur.
- Merci du fond du cœur, vous êtes un ange !
- C'est pas moi qui l'ai dit ! Vous avez entendu ? dit-il à l'attention de ses collègues qui partagaient la salle. Je suis un ange !
Hermione pouffa.
- Merci infiniment, se répéta-t-elle. Mon travail va pouvoir continuer et c'est grâce à vous. Merci, merci, merci !
Hermione resta quelques minutes avec Timur, qui lui avait proposé de boire un café, mais elle ne s'éternisa pas. Elle avait hâte de rentrer à Tsagaan Nuur pour montrer la pierre à Charlie et discuter avec lui de ce que cela impliquait pour la suite. Car une chose était sûre, elle n'avait pas envie de le laisser de côté.
Elle quitta rapidement le Ministère, puis la capitale, au profit du calme de Tsagaan Nuur.
Comme elle avait atterri à l'écart des habitations, elle dut marcher un peu pour rejoindre la maison de Charlie, mais ce n'était pas un problème. En effet, la neige était tombée durant quelques jours, recouvrant le village d'une épaisse pellicule blanche. Ses pas crissaient dans la neige, elle adorait ce son si particulier.
Hermione poussa la porte de la maison et l'accueil fut plutôt amusant. Elle entendait l'eau de la douche mêlée à la voix de Charlie qui chantonnait "Un chaudron plein de passion" de Celestina Moldubec. Comme il s'agissait de la chanson préférée de Molly, nul doute que le fait qu'il la connaissait par cœur venait de là.
Pour ne pas qu'il l'entende, Hermione se délesta silencieusement de son sac ainsi que de ses chaussures, de son manteau et de son écharpe. Lorsque l'eau se coupa, elle en déduisit qu'il avait terminé. Elle choisit alors de l'attendre, contre le canapé, les mains appuyées vers l'arrière sur le dossier de ce dernier et ses chevilles croisées.
- J'ai un chaudron plein d'amour chaud et fort, chantonna-t-il une fois sorti de la salle de bains, frictionnant ses cheveux avec une serviette. Et il bouillonne pour t.. AAAH !
Hermione ne retint pas son éclat de rire quand Charlie sursauta en la voyant. Main sur le cœur, il la fusillait du regard, un léger sourire en coin trahissant son envie de rire lui aussi.
- Je ne t'ai pas entendue rentrer, dit-il en posant sa serviette sur l'étendoir à linge pour qu'elle sèche.
- Je me suis fait discrète. Je ne savais pas que tu aimais à ce point Celestina Moldubec.
- Je ne l'aime pas vraiment, disons que j'ai grandi avec ses chansons à cause de maman, donc certaines mélodies restent facilement en tête.
- Hum hum, ça doit être ça, oui, se moqua Hermione, l'air de rien.
Elle posa ses affaires et Charlie, curieux, s'approcha.
- Alors ? Qu'a donné ton rendez-vous ?
Hermione ne put contenir son impatience plus longtemps. La boîte fermement serrée entre ses mains, elle regarda Charlie avec un sourire qui laissait aisément deviner son excitation.
- Timur a réussi à l'ouvrir !
- C'est pas vrai ? Mais c'est génial !
- Oui ! Et regarde, dit-elle en même temps qu'elle ouvrait la boîte. C'est la pierre du Roi Dragon. Elle existe vraiment ! Charlie, ça veut dire que tout ce qu'on a découvert est réel. Hailibu est réel, le Roi Dragon aussi.
Son cœur battait la chamade. Tout se concrétisait. Ces semaines, ces mois, même, de recherches étaient en train d'aboutir.
Durant les minutes de marche qu'elle avait eues pour rejoindre la maison, Hermione avait pensé à la suite. Que devait-elle faire de cette pierre, maintenant ? Devait-elle la remettre au Département de la préservation de la culture et du patrimoine afin qu'ils la conservent précieusement ? Devait-elle en faire don à un musée mongol ? Ces options étaient tentantes, mais il y en avait une autre qui la tentait encore plus.
- Charlie, maintenant que nous savons ce que contient cette boîte, il y autre chose que je voudrais partager avec toi.
Il haussa un sourcil, sa bouche dessinant lentement un sourire plus que suggestif.
- Pas ça, idiot ! pouffa-t-elle, non sans rougir. Non, je… Je pense que nous devons trouver le Roi Dragon et lui rendre cette pierre. Elle lui appartient, il doit la récupérer.
Le sourire de Charlie s'effaça, laissant place à une expression plus dubitative.
- Tu penses que c'est la meilleure solution ?
- Oui. Si la pierre venait à tomber entre les mains de personnes malveillantes, imagine ce qu'elles pourraient faire avec ! Je pense que la rendre à son propriétaire est la meilleure chose à faire.
- Mais personne ne va te demander des comptes quant à ce que tu as découvert ?
Hermione haussa les épaules.
- J'ai été missionnée pour traduire des runes, à la base. Je l'ai fait. Cette partie-là, ce n'est que du plus parce que j'ai eu envie de le faire, je n'étais obligée de rien.
À nouveau, Charlie sourit. Hermione était agréablement surprise de le voir arborer tant d'émotions différentes en si peu de temps, lui qui l'avait habituée à être bien moins expressif.
- Pourquoi tu souris ainsi ? lui demanda-t-elle.
- J'aime vraiment beaucoup ton côté aventurière et ce léger mépris des règles que tu peux avoir.
Hermione fit tout son possible pour ne pas rougir, sans savoir si cela avait été concluant.
- Quand tu grandis avec quelqu'un comme Harry, tu dois apprendre à contourner le règlement si tu veux survivre, rit-elle. Mais ne change pas de sujet, Charlie Weasley, est-ce que je peux compter sur toi ?
Elle était, malgré tout, craintive de sa réaction et de sa potentielle réponse. Après tout, il n'avait pas encore renoué avec les dragons, il était à peine en train de renouer avec le fait qu'il était un sorcier. Elle ne voulait pas brûler les étapes et le faire reculer de trois pas alors qu'il avait avancé d'un.
Mais lorsqu'il hocha fermement la tête, elle sut qu'elle avait gagné.
- Merci ! s'exclama-t-elle en lui sautant au cou sous l'effet de la joie.
- Eh bien, quel enthousiasme, se moqua-t-il gentiment en enroulant ses bras autour de sa taille.
Hermione reposa la pointe de ses pieds par terre, sans pour autant défaire son étreinte autour de son cou.
- Vas-tu te plaindre de mes élans d'affection, maintenant ?
- Par Godric, bien sûr que non.
Sur ces mots, il l'embrassa avec fougue, resserrant sa prise sur ses hanches.
Comme souvent ces derniers jours, les baisers doux avaient laissé place à quelque chose de plus effréné. Hermione avait de plus en plus besoin de contact physique avec lui, pourtant, aucun d'eux n'avait encore osé franchir le pas.
Néanmoins, elle sentait le désir grandir en elle à chaque fois qu'ils s'embrassaient. Elle se souvenait de cette soirée devant la télévision, où ils avaient lancé un film dont elle ne saurait même plus dire le titre tant elle n'avait rien suivi. Ils n'avaient pas cessé de s'embrasser, se contentant de chastes caresses par-dessus leurs vêtements, mais cela avait suffi à éveiller son désir.
Elle avait eu des relations sexuelles depuis Cormac, évidemment. Elle n'avait eu que ça, d'ailleurs, refusant de s'impliquer émotionnellement dans une histoire d'amour. Elle ne savait pas encore ce que cela donnerait avec Charlie, même si elle sentait que quelque chose était différent avec lui. Il ne ressemblait en rien aux hommes qui avaient été de passage dans son lit et, surtout, il n'était pas Cormac.
Quand elle était avec lui, elle se sentait tout simplement bien. Apaisée et sereine. Des choses qu'elle n'avait plus ressenties auprès d'un homme depuis longtemps.
Alors, oui, elle serait prête à aller plus loin avec lui lorsque le moment serait venu.
Avec un lourd soupir, Hermione boucla sa valise et se laissa tomber sur son lit.
Certes, elle aurait pu utiliser un Failamalle, mais elle avait tenu à tout faire à la main, prenant son temps pour plier son linge et ranger ses affaires exactement comme elle le voulait.
Le lendemain matin, à dix heures trente, elle partirait pour Oulan-Bator où l'attendrait son portoloin pour Londres. Noël n'était que dans une dizaine de jours, mais il était temps de rentrer afin de passer du temps avec ses amis et retrouver son quotidien.
En entendant Charlie parler dans le salon, elle tendit l'oreille avec curiosité.
- Merci, Uyanga, tu n'étais pas obligée.
- Ça nous fait plaisir, mon grand. Heureusement que Batu m'a rafraîchi la mémoire, j'avais oublié !
- Que ferais-tu sans lui, hein ?
- Rien du tout ! pouffa-t-elle. Allez, profite de ta journée, mon garçon, à bientôt !
Charlie salua Uyanga et Hermione entendit la porte d'entrée se refermer. Pour ne pas être trop suspecte, elle prit quelques secondes avant de sortir de la chambre. Charlie était en train de mettre une boîte en carton dans le frigo.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle, toujours aussi curieuse.
- Uyanga a préparé un gâteau, elle est venue l'apporter entre deux courses.
- Un gâteau ? releva Hermione. Pour quelle occasion ?
Charlie referma le frigo, grattant distraitement sa mâchoire. Il n'osait pas la regarder, Hermione le voyait bien.
- Peut-être bien que c'est mon anniversaire, aujourd'hui, révéla-t-il comme s'il s'agissait d'une information à prendre avec des pincettes.
Hermione ouvrit grand sa bouche et ses yeux. Comment avait-elle pu passer à côté d'une telle information ? Elle avait une excellente mémoire des dates, habituellement, donc si elle avait un jour su que Charlie était né le 12 décembre, elle s'en serait souvenue.
- Mais… Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- Parce que je ne fête pas mon anniversaire en temps normal. Mais là, Uyanga a décrété que trente-cinq ans c'était suffisamment important pour qu'elle me fasse un gâteau.
- C'est important, confirma Hermione. Tu veux bien qu'on célèbre ça ?
- Si nous sommes seulement tous les deux, c'est d'accord.
Hermione se sentit rougir. Était-elle si spéciale à ses yeux pour qu'il accepte de fêter son anniversaire avec elle, et uniquement avec elle ? En tout cas, elle en était très touchée.
- Alors va t'enfermer dans ta chambre et fais-moi confiance.
Charlie arqua un sourcil, probablement surpris par sa demande.
- Allez, file ! pressa-t-elle en le poussant vers sa chambre.
- Je ne suis plus chez moi ! fut la dernière chose qu'elle l'entendit dire dans un rire avant de fermer la porte.
Hermione récupéra sa baguette dans son sac et s'activa à décorer la maison avec les moyens du bord.
Elle invoqua plusieurs guirlandes de fanions colorés qu'elle suspendit aux tringles à rideaux et un peu partout dans le salon, ainsi que quelques ballons qu'elle accrocha au lustre. C'était sommaire, mais elle avait peu de temps devant elle alors autant privilégier la qualité à la quantité.
Elle se dépêcha de dresser une table pour deux, déposant au centre de celle-ci le chandelier à trois branches en bronze qui, habituellement, se trouvait sur la cheminée. Elle alluma les bougies d'un coup de baguette puis remplit deux verres d'un vin local qu'elle comptait ramener en Angleterre, mais qui serait d'une plus grande utilité ce soir.
Poings sur les hanches, Hermione contempla son travail. Elle était assez fière et espérait que Charlie serait content du résultat.
- Tu peux venir ! le héla-t-elle.
Hermione fixa la porte de sa chambre. Elle ne voulait pas louper une miette de ses réactions.
Cependant, elle fut surprise par tout autre chose. Charlie avait troqué ses vêtements d'intérieur qu'il portait toujours après la douche contre une tenue plus habillée. Il avait enfilé un jean noir basique et une chemise en lin beige laissée ouverte par-dessus un simple marcel blanc. Marcel qui moulait indécemment ses pectoraux.
Voilà qui n'allait pas arranger ce qu'elle ressentait dès qu'elle était avec lui.
- Tu t'es changé ? constata-t-elle bêtement.
- Oui, je me suis dit que quitte à fêter mon anniversaire, autant ne pas le faire en pyjama.
- Ça te va bien, tu es très beau.
Hermione plaqua sa main sur sa bouche, gênée d'avoir parlé si vite.
- Merci. Et merci pour ce que tu as fait en l'espace de quelques minutes, dit-il en observant autour de lui.
- C'est pas grand-chose, mais j'avais envie de marquer le coup. Tiens, ajouta-t-elle en lui tendant un verre. À ta santé, Charlie, joyeux anniversaire.
- J'ai l'impression de ne dire que ça, mais merci, répéta-t-il en faisant tinter son verre contre le sien.
Ils s'installèrent dans le canapé pour déguster leur vin, tout en discutant de leurs projets quant à la restitution de la pierre au Roi Dragon. Ils passèrent ensuite à table pour dîner et se régaler du gâteau préparé par Uyanga.
Une fois leur repas terminé, Hermione déposa toute la vaisselle sale dans l'évier et lança un sort dessus pour qu'elle se nettoie toute seule.
Charlie était debout près de la fenêtre, son avant-bras appuyé contre la vitre et sa main de libre tenant un shooter de vodka. Il regardait la neige qui s'était remise à tomber à gros flocons tout en buvant de petites gorgées.
Doucement, Hermione vint se loger dans son dos, glissant ses bras autour de sa taille et calant sa joue contre son dos. Elle l'étreignit quelques secondes avant que Charlie ne se tourne entre ses bras pour lui faire face.
- Merci pour cette soirée d'anniversaire improvisée, dit-il en posant son verre sur le guéridon pas loin.
- C'était un plaisir, sourit-elle.
Il déposa tendrement sa bouche sur son front pour un baiser délicat et tendre.
- J'ai pas envie que tu partes, murmura-t-il contre sa peau.
Le cœur d'Hermione s'accéléra. Il n'en fallait pas plus pour qu'il la fasse fondre et qu'elle flanche, touchée par la manière dont il s'ouvrait à elle.
Elle prit son visage entre ses mains et plaqua ses lèvres sur les siennes, l'embrassant avec ardeur. Charlie répondit à son baiser avec la même fougue, quémandant l'accès à sa bouche du bout de la langue.
Rapidement, ils comprirent tous les deux qu'ils n'allaient pas se contenter de s'embrasser, comme les fois précédentes. Hermione avait envie de plus et lui aussi, si elle en croyait ses mains coquines qui venaient de déloger le bas de son pull coincé dans son pantalon.
Hermione fit glisser sa chemise le long de ses bras, la laissant tomber au sol, pour avoir tout à loisir de caresser ses épaules musclées. Elle avait rêvé de le faire et c'était au-delà de ce qu'elle avait imaginé.
Charlie fit passer son pull par-dessus sa tête, le laissant rejoindre sa chemise par terre, et il reprit passionnément possession de ses lèvres. Hermione sentait le désir la consumer à petit feu. Elle avait chaud partout et son corps quémandait beaucoup plus que des baisers. C'est pourquoi elle faufila ses mains sous son marcel, fort désireuse de découvrir par elle-même ce que ses yeux avaient jusqu'alors aperçu.
Et lorsque Charlie ôta son haut, elle ne fut pas déçue. Elle avait déjà aperçu son torse, quelques mois plus tôt, mais cela avait été si bref qu'elle n'avait presque rien vu.
Outre les brûlures et les cicatrices, elle ne put détacher ses yeux d'un bout de tatouage qui se dessinait sur ses côtes et qui semblait continuer dans son dos. Elle posa timidement le bout de ses doigts sur cette queue de dragon encrée dans sa peau et les laissa glisser le long du dessin jusqu'à ce que Charlie lui prenne sa main pour en embrasser la paume.
- Tu verras plus tard, chuchota-t-il avant de l'embrasser à nouveau, tout en reculant jusqu'à sa chambre.
C'était la première fois qu'elle y pénétrait et elle n'avait pas vraiment envie de s'attarder sur la décoration et l'agencement de la pièce. Elle préféra pousser Charlie, pour qu'il s'asseye sur le lit, et se glisser entre ses cuisses. Pour une fois, elle était à sa taille, mais il ne la laissa pas profiter de cet avantage trop longtemps. Il la débarrassa du débardeur qu'elle portait sous son pull et elle se retrouva seins nus devant lui.
La gêne qu'elle ressentit à se retrouver ainsi sous son regard ne dura qu'une seconde. Charlie, les iris voilés par le désir, posa ses mains sur ses hanches pour la maintenir face à lui pendant que sa bouche partait à l'exploration de son ventre, puis de ses seins.
Hermione ne put empêcher les soupirs de plaisir de passer ses lèvres. La poitrine était une zone particulièrement sensible chez elle et Charlie semblait l'avoir compris, puisqu'il ne cessait de jouer du bout de sa langue avec ses tétons durcis. En même temps, il dévia ses mains vers le bouton de son pantalon qu'il défit avant de le faire glisser sur ses jambes. Hermione se déroba quelques secondes à son étreinte pour retirer ses chaussettes et, pendant ce temps, Charlie fit de même avec les siennes ainsi que son pantalon.
Il s'allongea sur le lit, l'attirant avec lui dans son mouvement, et Hermione s'installa à califourchon sur son bassin. Lorsqu'elle sentit son érection appuyer sur son propre sexe, elle lui renvoya un regard mutin accompagné d'un sourcil haussé.
- Entièrement de ta faute, rejeta-t-il innocemment.
- Tiens donc, plains toi !
- Jamais de la vie, viens-là.
Il l'attrapa par la nuque pour l'embrasser avant d'inverser leurs positions. Hermione se trouva ridiculement petite, en culotte, dominée par le mètre quatre-vingt-dix de Charlie. Et pourtant, jamais elle ne s'était sentie si bien, si désirée.
Il embrassa sa poitrine, puis son ventre, avant de se sédentariser au niveau de l'élastique de sa culotte. Il l'interrogea du regard et elle hocha la tête. Charlie fit lentement glisser son dernier sous-vêtement le long de ses cuisses, révélant ainsi entièrement son corps à son regard gourmand.
- Si je fais quelque chose qui ne te plaît pas ou si tu veux arrêter, tu me le dis, OK ? voulut-il s'assurer.
- C'est promis, souffla-t-elle juste avant qu'il ne pose sa bouche sur sa vulve.
C'était divin. Et le mot était faible. Elle ne savait pas comment il faisait, mais Charlie savait exactement quoi faire et quel endroit lécher ou embrasser pour lui faire perdre pied. Ses mains agrippées aux draps, Hermione enchaînait les soupirs et les gémissements de plaisir. Elle laissa même échapper un juron, qui le fit pouffer, quand il inséra un doigt en elle.
Elle se reconnecta à la réalité juste avant de jouir et, de sa main glissée dans les cheveux de Charlie, elle le fit reculer.
Il comprit tout de suite et se débarrassa de son boxer, dévoilant à Hermione un sexe qu'elle avait plus que hâte d'avoir en elle.
- Tu peux lancer les sorts de protection ? demanda-t-il tout en embrassant son cou. Comme je commence à peine à réutiliser ma magie régulièrement, j'ai peur que ce ne soit pas assez efficace.
Hermione sourit grandement face à sa prévenance et s'éclipsa le temps de récupérer sa baguette. Une fois les sorts lancés, elle reprit sa place sous Charlie, dont l'érection, qui n'avait pas diminué, vint frotter contre sa vulve pendant qu'ils s'embrassaient encore.
Hermione glissa sa main entre leurs corps pour se saisir de son sexe et le masturber. Aux expressions de son visage, elle en déduisit que son traitement lui plaisait. Il soupirait de plaisir, ses sourcils légèrement froncés et ses pommettes devenues toutes rouges.
Après un baiser et un regard de connivence, Charlie l'embrassa tout en la pénétrant lentement, mais profondément. Hermione ne retint pas son gémissement de plaisir à le sentir enfin en elle. Il commença par des va-et-vient lents, puis de plus en plus rapides. Son front collé au sien, ses coudes de part et d'autre de sa tête, Charlie ne la quittait pas des yeux. Le bleu de ses iris flamboyait de passion.
Hermione laissa glisser ses mains sur son torse, appréciant la fermeté de ses muscles tout autant que les reliefs de ses cicatrices. Elle les promena ensuite dans son dos, cherchant à l'aveugle la suite de son tatouage, comme si elle allait pouvoir le trouver. En vain.
Hermione enroula ses jambes autour de sa taille, accentuant la pénétration pour qu'il atteigne le point le plus sensible en elle.
- Merlin ! gémit-elle soudainement quand le pénis de Charlie buta exactement sur cet endroit.
Il comprit tout de suite. Il appuya ses coups de rein pour toucher à chaque fois cette zone qui la rendait folle.
- Charlie, murmura-t-elle entre deux gémissements. Je… je vais venir.
Il glissa sa main jusqu'à son clitoris et il n'eut qu'à le titiller quelques secondes pour qu'elle explose dans un orgasme puissant.
La petite mort n'avait jamais aussi bien porté son nom qu'en cet instant. La vague de plaisir l'avait submergée, faisant bourdonner ses oreilles et voilant son regard. Et une seconde vague insoupçonnée la cueillit en entendant Charlie jouir à son tour en elle, son visage blotti dans sa nuque.
Son souffle chaud chatouillait sa peau rendue sensible par l'acte, mais c'était loin d'être déplaisant.
Il se retira d'elle, juste avant de s'allonger à ses côtés, son bras s'enroulant autour de son corps et son nez caressant sa joue.
Hermione tourna à peine la tête et délogea de son front quelques mèches rousses venues s'y coller. Il était beau ainsi, les joues rouges et le regard encore légèrement assombri par la jouissance.
Intriguée, elle étira la nuque pour essayer de voir son tatouage mais Charlie, taquin, posa sa main sur ses yeux.
- Hé ! protesta-t-elle en se débattant. Tu as dit que je verrais plus tard. On est plus tard !
- Je tiens encore à garder quelques recoins de mon corps secrets, dit-il dans un rire.
- Je viens de te voir entièrement nu, Charlie.
- Pourquoi tiens-tu tant à le voir ? demanda-t-il.
- Parce que je suis curieuse, qu'il a l'air beau et que je trouve ça incroyablement sexy, exposa-t-elle avec sérieux. Tu as besoin d'autres arguments ?
- Non, le dernier m'a convaincu, ricana-t-il tout en se décalant un peu pour qu'elle puisse facilement voir son dos.
Si elle ne se trompait pas, il s'agissait d'un Magyar à pointes, comme le montrait la forme des écailles. Le tatouage prenait tout son dos et la queue serpentait sur ses côtes, comme elle l'avait vu. Le dessin était parfaitement réalisé. Les traits étaient fins et délicats et le regard du dragon si perçant qu'il aurait pu paraître vivant.
Son tatouage était tout simplement magnifique.
- Cela ne fait que confirmer ce que j'ai dit : c'est incroyablement sexy, commenta-t-elle en embrassant son épaule.
- Je suis ravi que tu l'aimes, dit-il en s'allongeant sur le côté, sa main soutenant sa tête.
Hermione ne résista pas à l'envie de l'embrasser encore.
Elle se refusa de penser à son départ. Elle lui avait promis de revenir et elle savait qu'elle le ferait, ils avaient une mission à réaliser, mais elle était déjà suffisamment attachée à lui pour savoir que les au revoir seraient compliqués.
Pour le moment, elle ne pensait qu'à cette bouche sur la sienne et à ce dos musclé sous sa main et c'était amplement suffisant.
* grand sourire *
J'avais dit que le Charmione connaitrait une avancée... C'est le cas mdr.
J'ai hâte de savoir ce que vous avez pensé du chapitre. Il semblerait qu'une visite au Roi Dragon se profile... Ça arrive dans les prochains chapitres ;)
Du love pour vous, à mercredi !
