Harry Potter et la chasse aux Horcruxes :
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.Rowling. Aucun argent n'est fait sur cette histoire, celle-ci a pour but que de divertir.
Cette fic a pour base les 6 tomes de Harry Potter. Elle contiendra donc des informations sur le tome 6. Si vous n'avez donc pas lu ce livre, et que vous ne voulez pas savoir certaines choses, je vous déconseille de lire cette histoire.
Et cela me fait toujours plaisir de recevoir des reviews.
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Résumé du chapitre précédent: Harry réussit à libérer ses parents et le père de James qui étaient entre les mains de Voldemort, mais alors qu'ils approchaient du manoir Potter qui leur assurerait une protection, le Voldemort du temps de Harry apparait, possédant le Voldemort de 1977. Harry fait face au Lord tandis que sous son impulsion, les autres partent se mettent en sécurité. Après un combat épique, Harry se laisse avoir et reçoit un sort qui aspire son potentiel magique tandis qu'il envoie le Voldemort dépossédé en Laponie.
Lily, qui revient du manoir découvre alors sa véritable apparence ; Harry lui fait promettre de rien dire avant de mourir et de disparaitre dans une lumière blanche. Dumbledore, appelé par Aaron Potter, les rassure en disant que Harry est toujours vivant. Et c'est vrai, car Harry se rend compte qu'il va peut-être devenir un mage, sous la bénédiction de Merlin, chef du conseil des mages.
Chapitre 18 : Lily et Remus :
- Le conseil des mages peut débuter, nous jugerons aujourd'hui Harry James Potter, prophétisé pour détruire le mage Voldemort, afin de savoir ' il peut obtenir son bâton blanc.
- Harry Potter, dit Merlin, le conseil et moi-même avons vérifié la véracité de la prophétie. Compte tenu de vos nombreux tête à tête et votre pouvoir déjà extraordinaire, le conseil vous donne votre bâton de mage.
Tout les mages se levèrent, bâtons levés vers lui, Harry frissonna en entendant les voix de toutes les personnes qui murmuraient :
- Néo quantum batilem Assam nidram el bralchatum magiekesh eston enam Harriem Jamemrad Potter Bianca !
Harry se sentit transpercer de part en part, la magie bouillonnant à l'intérieur de ses veines, voulant absolument se montrer, Harry se laissa faire, voulant que cette terrible douleur le quitte. Son aura se montra alors, terrible, d'une blancheur éclatante, ne faisant qu'une avec ses vêtements, on ne voyait plus son visage.
La lumière disparut soudainement alors qu'un bruit mât brisait le silence du rituel. Harry se sentit extraordinairement vide de magie pendant un faible instant, avant qu'elle ne se régénère en quelques secondes. Harry baissa les yeux, et vit un bâton blanc, long de moins de deux mètres avec à son bout un creux qui accueillait une boule blanche d'une extrême pureté.
- La sphère est ta magie, dit Merlin d'une voix puissante et rauque, et pour compléter le rituel, il te faut prendre le bâton.
Harry mit alors un genou à terre, et posa la main sur le bâton. Une fulgurante douleur lui transperça le bras, tandis que dans une écriture de feu, des runes s'écrivaient sur toute la longueur du bâton. La douleur disparut aussitôt, et Harry comprit, sans savoir pourquoi ce que voulait dire ces runes.
Il y avait des runes de protection et d'appartenance, empêchant quiconque d'autre que lui de prendre le bâton. D'autres séries de runes étaient lieur entre le bois, la sphère de magie et lui-même. Enfin, il découvrit des runes de puissance et d'amplification. Harry se releva, sentant une puissance jamais atteinte avant cet instant, il se sentit transporté de joie, il était fou de joie. Son corps irradiait, ses yeux étant comme des feux d'artifice, sa bouche s'étira en un fin sourire, que cela faisait du bien.
- Harry Potter, dit Merlin, vous voici membre de la confrérie des mages, faites bonne utilisation de vos pouvoirs que vous découvrirez avec l'aide de Dumbledore le blanc, un grand ami à vous je crois.
- Albus ? Je ne l'ai pas vu, dit Harry d'une voix inquisitrice et puissante.
- Et pourtant, je suis bien là, répondit une voix.
Harry suivit le son de sa voix et vit un homme, ce n'était pas le Albus qu'il connaissait, et pourtant, ses yeux bleus, son nez aquilin, son sourire, ses cheveux, tout correspondait.
- Mais où as-tu mis ta barbe, sacrebleu , demanda Harry en s'approchant de son ancien mentor.
- Il n'y pas assez de barbu ici, Harry, je crois que j'ai voulu me démarquer en me la coupant, dit Albus avec un sourire sur les lèves
- Albus, dit Harry en le serrant dans ses bras, même mort, tu trouves toujours le moyen de rester un peu fou.
Les mages les quittèrent alors tous un par un, disparaissant dans des portes toutes plus curieuses les unes que les autres. Le dernier à quitter la salle fut Merlin.
- Je te souhaite bonne chance, Harry, et d'agréables découvertes. Il disparut alors dans un flash bleu.
Albus ferma les yeux et murmura quelques paroles avant de sourire. Il contourna Harry et entra dans…
- Un ascenseur ! s'exclama Harry avant de monter.
- Je pense que nous pouvons aller chez moi pour apprendre et développer tes pouvoirs, dit Albus en s'appuyant contre son bâton, même si en définitive, il ne te reste pas grand-chose à savoir. L'ombre t'a déjà donné toute la connaissance, tu n'as plus qu'à t'entraîner à l'utiliser. C'est ce que tu feras par toi-même.
- Par moi-même ? S'interrogea Harry, je ne vois pas ce que vous voulez dire.
- Etre mage fait en sorte que tes osrts seront plus puissants et dévastateurs, tout en étant moins épuisant. Il n'y a que quelques sorts nouveaux pour toi, car je t'ai tout appris pendant ton voyage dans le temps. Cela nous fait beaucoup moins de pain sur la planche. Malgré cela, ta puissance te permet maintenant de nouvelles choses plus complexes. C'est ce que je t'apprendrai. Nous avons une semaine. Ensuite, je crois que trois personnes voudront te voir avant ton départ surtout une qui veut t'apprendre une chose ou deux.
DING !
L'ascenseur s'arrêta, empêchant Harry de poser plus de questions, sur ces personnes par exemple. Ils débarquèrent dans une plaine immense, tapie d'un manteau d'herbe et de plantes. Il n'y avait aucune habitation visible.
- Te voici chez moi, déclara Albus en s'asseyant, son bâton posé devant lui.
- Je ne vois rien, tu dois t'ennuyer à force, dit Harry en faisant face à Albus. Et pour la nourriture.
- As-tu faim ? As-tu soif ? As-tu envie d'aller aux toilettes ? Non, répondit Albus à ses propres questions, car ici, tu n'as besoin de rien. C'est pourquoi, sauf en cas de conseil, nous restons en transe ou nous nous rendons visite entre nous.
- Ce n'est pas trop…ennuyant, hésita Harry dans sa phrase.
- Cela peut paraître ennuyant, dit Albus en riant légèrement, mais chaque jour, nous apprenons, et d'une certaine manière, on peut voir ce qu'il se passe en dessous, dans le monde que nous avons quitté. Je suis donc très heureux que tu aies détruit presque tous les Horcruxes et réussit à survivre. Et je suis encore plus heureux de te voir toi, heureux et respirant de vie. Je crois que ce petit voyage te fait du bien.
- Vous êtes en quelques sortes mon Ange gardien, dit Harry en prenant ses aises.
- En quelque sorte, mais je serais bien incapable d'agir dans ton plan d'existence, seul Merlin le peut. Et il ne l'a encore jamais fait.
La semaine, si on peut l'appeler comme ça, car la nuit ne tombait jamais sauf si Albus le voulait, se passait souvent en deux phases. La première était sûrement la plus épuisante, consistant à assimiler ses nouveaux pouvoirs que lui permettait son statut de mage. L'autre était tout le contraire, suffisant à se mettre en transe pour regarder son savoir comme on feuillette un livre que l'on redécouvre.
Harry apprit avec amusement tout ce qu'il fallait savoir sur les gobelins ou la construction du monde magique. Les deux sorts les plus complexes furent sûrement ceux de protection et d'attaque par le sol.
FLASHBACK
- Alors Harry, je vais maintenant te montrer quelque chose d'assez complexe. Le plus simple est sûrement que je te le montre.
Albus leva alors son bras avec lequel il tenait son bâton au dessus de sa tête, comme pour se protéger d'une nuée de corbeaux des enfers. Il récita une litanie de mots, mélangeant allègrement le runique et le grec et une bulle blanche, scintillante comme le soleil, apparut. Il reposa son bâton par terre avant de le pointer vers Harry. Une sphère en jaillit et Harry l'évita de peu. Il fit de gros yeux en voyant l'arbre derrière lui s'effondrer sous le choc.
Harry répliqua, pointant lui aussi son bâton. Une grande flamme jaillit du bout, et percuta Albus, ou plutôt le bouclier de ce dernier, car Harry put se rendre compte que les flammes, tournoyant autour de Albus, venaient de disparaître, son bouclier brillant plus que jamais. Albus lui fit un sourire et dit :
- Voyons, je suis certain que tu peux faire mieux.
Harry fit apparaître une lueur bleue du bout de son bâton, qu'il fit épaissir et grossir de sa main libre, la sphère laissant de fines particules dans son sillage. Elle partit comme une balle de fusil, et heurta le bouclier. Albus en tomba par terre mais resta indemne, comme son bouclier Harry, énervé, frappa le sol avec son bâton fixant le bouclier des yeux.
- « Clutis lianaem blocket ! »
D'épaisses lianes noires et visqueuses apparurent alors, enfermant et pressant avec une force énorme contre le bouclier. Le bouclier ne se brisa que dix minutes plus tard, toujours sous le sourire d'Albus. Harry se dit que ce bouclier était très puissant, car ce sort pouvait briser les os d'une personne en deux secondes montre en main.
- Comme tu as pu le remarquer, dit Albus en repoussant les lianes, ce bouclier est assez résistant à tous types d'attaques. Il ne peut malheureusement protéger qu'une seule personne. Et c'est celle qui tient le bâton. Cela demande une grande force magique, un sorcier, même des plus puissants n'aurait pas réussi à le créer. Essaye !
Harry mit toute la journée à le réussir, sans s'évanouir. Harry dormit très bien ce jour là. L'autre sort avait mis autant de temps, il consistait à rassembler tout son pouvoir magique dans son bâton, et de tout laisser se propager par le sol. Les personnes proches de lui mourraient, celles un peu plus loin étaient blessées très gravement, et mourraient souvent peu de temps après, tandis que celle qui étaient au-delà d'un cercle de trente mètres étaient assommées ou blessées légèrement. Harry su tout de suite que ce sort était dangereux, pour ses ennemis comme pour ses amis. Il fallait absolument être dans un cas désespéré pour l'utiliser.
FIN DU FLASHBACK
- Tu apprendras bien d'autres chose par toi-même si tu vis assez longtemps pour les découvrir, mais sache qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
(NBR :est –ce que ce serait une référence à Spider-man par hasard ? lol c tlm un bon film ! NDA : Oui en effet, très bon film d'ailleurs)
Cette phrase d'Albus, Harry l'avait gravée très profondément dans ses souvenirs.
Selon Albus, cela faisait déjà dix jours qu'ils étaient là, et qu'il serait bientôt temps pour lui de le quitter pour qu'il retourne là où des gens l'attendaient. Mais avant cela, il devait voir trois personnes, qui feraient sûrement très plaisir à Harry. Ce dernier n'avait aucune idée de l'identité de ces personnes, et cela serait sûrement son plus beau souvenir.
- Où allons-nous, Albus ?
- Nous quittons l'entre deux par la porte des anges, répondit simplement l'intéressé. Il créa alors l'ascenseur tandis qu'Harry préférait la simplicité du vortex.
Harry découvrit alors une gigantesque porte, un géant aurait facilement passé au travers. Elle était magnifique, les tracés brillants s'enchevêtraient dans des tortillons complexes qui formaient au total la porte.
(NBR : Je ne comprends pas trop ta phrase alors je ne m'essaye pas à faire une nouvelle construction lol. NDA : Oui il vaudrait mieux éviter, mais bon, si ça se trouve eux aussi ne comprendront rien, d'ailleurs, laissez moi une review et j'essaierais de vs expliqué à ceux qui ne comprenne pas).
La porte brillait grâce au fluide, inconnu à Harry, qui traversait ses traits fins. Sur le côté, deux immenses statues en pierre blanche gardaient la porte, leurs yeux le fixant, l'écrasant comme un misérable insecte. Harry se doutait que ces statues étaient habitées par une magie, une magie bien plus puissante que la sienne. Elles étaient effrayantes. Les statues représentaient des anges, une de leurs ailes s'encastrait dans la porte, tandis que l'autre était entièrement déployée, prête à s'envoler.
L'intérieur de la porte était encore plus étonnant, car on aurait dit un miroir. Harry en profita pour se contempler longuement, observent les changements depuis qu'il était arrivé.
DING !
Harry secoua la tête et se retourna pour voir arriver Albus, qui jeta un regard vers la porte avant de se mettre à côté de lui.
- Nous voici devant la porte des anges, que nous allons traverser, mais avant Harry, il faut que tu saches que les anges sont bien plus puissants que nous, évite donc de les contrarier, car les mages ne sont pas très aimés de l'autre côté, seulement tolérés. Je ne te parle même pas des archanges, que même le conseil tout entier n'arriverait pas à défaire.
- Je vois, dit Harry, et comment allons-nous faire pour traverser ce miroir ?
- Ce n'est pas un miroir, dit Albus en s'approchant, c'est une porte et il la traversa, passant au travers du « miroir ».
- Bien, dit Harry en soufflant, cela ne doit pas être si compliqué.
Il ferma les yeux, inspira et sauta à travers. La première sensation fut le froid, un froid glacial l'enveloppa. Ce froid disparut alors, il était de l'autre côté. Il ne vit rien d'autre que Albus, qui l'attendait tout près. Il le rejoignit en se frottant les mains.
- Un peu frisquet le passage, n'est-ce pas, dit Albus, selon Merlin, le passage vers les enfers est beaucoup plus chaleureux.
- Je n'en doute aucunement Albus, je ressens encore cette froideur dans mon sang, répondit Harry en regardant autour de lui.
Toute une ville s'étendait à leur pied, une ville blanche de pureté. Aussi loin que portait son regard, Harry ne vit que des gratte-ciels élançant leurs pointes toujours plus hautes que le bâtiment voisin. L'architecture était différente que celle d'en bas, plus moderne, plus divine, avec des proportions parfaites, tellement parfaites qu'elles étaient impossible à décrire, car elles dépassaient les lois de la physique.
Harry et Albus se trouvait tout en haut d'une chaîne de montagnes qui semblait entourer la ville. Harry nota alors une tour, au milieu de toutes. Elle surplombait toute la ville. Harry suivit la courbe longiligne et remarqua que plus il levait les yeux, plus la tour s'élargissait. Le toit était en forme de parapluie, couvrant de sa présence les immeubles proches.
- Et maintenant, demanda Harry.
- Je crois que tu vas être heureux Harry, répondit Albus, nous ne devons pas tarder ici, et si nous y allons à pied, nous arriverons là bas que dans une dizaine d'heures. Nous allons donc voler.
- Tu ne me diras donc pas qui nous allons voir, n'est-ce pas, se tracassa Harry.
- Non, dit Albus en faisant disparaître son bâton. Harry fit de même.
L'apprentissage du vol, façon mage, avait tout de suite excité Harry. Et il y était arrivé d'une façon déconcertante selon Albus. Les deux mages ramassèrent leur corps, le vent souffla autour deux, le sol se creusa autour du poing qu'il portait sur le sol. Ils s'envolèrent alors, plus vite qu'un éclair de feu dans le ciel. Harry plaqua ses mains contre le corps, sa cape claquant légèrement contre ses jambes.
Harry s'amusait à dépasser Albus, allant à la vitesse extrême avant de se laisser rattraper, vu qu'il ne savait pas où il allait. Après un quart d'heure, Harry remarqua qu'Albus ralentissait avant de s'arrêter en plein ciel, se stabilisant grâce à ses bras, Harry fit de même, sa cape tournoyant légèrement autour de lui.
(NBR : haha ! chuis vm en forme ce soir je vois des super-héros partout lol ! j'dois dire que j'adore ces films ! SURTOUT le dernier superman ! NDA : Mauvaise réponse lol, ici, c'est une référence à matrix, et non à Superman.)
- Que se passe-t-il Albus, un problème ?
- Non, ce n'est pas ça, mais la priorité est à droite, répondit Albus. Harry hésita entre rire et question, il fit les deux.
- La priorité à droite, dit Harry en ricanant, et il y a aussi des feux tricolores.
- Non, ils sont bicolores, répondit Albus.
- …Pour ce coup, Harry fut stupéfait.
Harry vit alors débouler de la droite une femme d'au moins trois mètres, avec une magnifique paire d'ailes sur son dos. Malgré sa taille, elle était toute en beauté et Harry fut subjugué par cette beauté irréelle.
- Un ange, demanda Harry.
- Non, je suis une Archange (prononcé Arkange), dit une voix irréelle aux oreilles de Harry.
Harry avala de travers, et se demanda comment elle avait pu l'entendre avec le vent qui lui sifflait sûrement aux oreilles. Harry la regarda, elle s'était arrêtée devant eux, ses ailes battant avec frénésie pour rester en l'air. Elle portait une toge blanche avec une grande capuche bleue qui lui cachait entièrement le visage. A sa taille pendait une épée dantesque, qui faisait sûrement la taille de notre jeune héros. Elle était sûrement faite en diamant, pensa Harry, car tout était transparent. La garde comme la lame brillait d'une lumière irréelle. Tout autour d'elle, de la magie semblait danser, enivrant l'air et ses sens.
- Archange Gabrielle, salua Albus en baissant la tête.
- Dumbledore, je venais vous annoncer qu'elle a reçu le droit de lui enseigner deux sorts à ce magicien.
- Harry, précisa Albus avec crispation devant le pouvoir que dégageait l'archange.
- Soit, alors Harry, dit-elle en se tournant vers l'intéressé, je vous souhaite un bon séjour au paradis, comme disent ces bon vieux non sorciers.
Elle repartit alors, poursuivant son chemin vers la grande tour que Harry avait aperçu précédemment. Harry secoua la tête, qui était légèrement embrumée par cette rencontre plutôt inattendue.
- Allons-y Harry, dit Albus. Au fait, il n'y a pas de priorité à droite ni de feux bicolore. Je l'ai juste sentie arriver, ajouta-t-il en riant. Il reprit alors son vol.
- Méchant, dit Harry avant de le poursuive.
Après une dizaine de minutes, Albus fonça vers le sol, tête la première. Harry se calqua sur sa trajectoire. Ils atterrirent dans un synchronisme parfait, relevant le haut du corps pour avoir la tête en haut. Harry, tête brûlée, freina quand il fut assez près tandis qu'Albus préféra l'atterrissage progressif.
Tout autour de lui, des personnes les regardaient avec surprise et étonnement, regardant souvent derrière eux.
- Qu'est ce qu'ils regardent ?
- Ton dos, ils sont surement surpris de ne voir aucunes ailes dans notre dos.
- HARRY JAMES POTTER ! TU ES PIRE QUE TON PERE ! TU AURAIS PU TE ROMPRE LE COUP.
Harry connaissait cette voix qui venait de derrière son dos. Il l'avait assez entendu cette année pour la reconnaître aussitôt. Harry se retourna lentement et vit une femme avancer vers lui. Elle avait 20 ans, les cheveux roux et les yeux…verts.
- Maman, dit Harry d'une voix hésitante.
- Mon chéri, répondit-elle, les larmes aux yeux. Elle se jeta dans ses bras, l'étreignant avec force. Tu n'as pas honte de me faire une peur pareille ?
- Maman, répéta Harry, n'y croyant toujours pas.
Les connexions se firent alors dans sa tête. L'archange Gabrielle avait dit qu'il se trouvait au paradis, et le paradis rassemblait les morts…donc…
- Oh putain, jura Harry.
- Harry, dit Lily en s'éloignant légèrement pour le regarder dans les yeux. Ce n'est pas bien de dire des gros mots.
- Avoue que ce n'est pas tous les jours qu'on voit sa mère devant soi alors qu'elle est morte, dit Harry en serrant ses mains.
- Je passerai pour cette fois, dit-elle, mais c'est bien la seule, mon petit !
- Maman, j'ai dix-sept ans, réagi Harry au qualificatif de petit.
- Tu sais que la dernière fois que je t'ai tenu dans mes bras, tu avais un an ? répliqua-t-elle avec un sourire.
- Euh, cette année…
- Harry, dit-elle désespérée…
- Oublie, je déconnais, dit Harry.
- Espèce de petit…
- On ne jure pas Lily, tu as oublié, dit Harry.
- Lily ?
- Oh, dit Harry surpris, c'est l'habitude à cause de mon retour dans le temps, enfin tu dois être au courant, puisque Albus l'était aussi. D'ailleurs Albus, dit Harry en se retournant, on est là pourquoi au fait ? Ce n'est pas que ça me gène de revoir maman mais…
- Allons chez toi Lily, dit Albus en jetant un regard à toutes les personnes qui les regardaient.
Lily ne lâcha pas la main d'Harry et le conduisit devant un immeuble. Une plateforme descendit du ciel et Lily prit pied dessus. Harry fit la moue en voyant l'ascenseur.
- Ce n'est pas amusant ça, dit-il avant de prendre sa mère dans ses bras et de décoller, sous le regard pétillant d'Albus qui fit de même. Lily jeta un regard réprobateur à Harry avant de sourire. Que cela était bizarre, se dit Harry. Il pouvait la tenir dans ses bras, il sentait sa peau contre la sienne, et pourtant, son corps devait reposer entre quatre planches dans un cimetière près de Godric's Hollow.
- Quel étage ? demanda Harry.
- Le dernier, dit-elle en regardant le sol s'éloigner avec inquiétude.
- Formidable, dit Harry en accélérant brutalement, ce qui fit hurler de peur Lily.
Harry frappa à la porte, qui était accessible depuis l'extérieur de l'immeuble. Son père ouvrit alors la porte, et Harry qui commençait à penser qu'il était en enfer ou un truc du genre. Il lui sourit et entra d'un pas léger. Il déposa Lily qui reprit son souffle et se plaça à côté de James. Albus ferma la porte.
Harry s'approcha de son père, ils se regardèrent les yeux dans les yeux sous le regard bienveillant d'Albus et de Lily. Harry regarda avec émotion son père, si semblable à celui qu'il voyait tout les jours en 1978, mais comme camarade de classe ; car là, devant lui se tenait son père, celui qui l'avait déjà tenu dans ses bras.
- Tu as grandi, dit James avec émotion.
- Et toi pas tellement, dit Harry en souriant.
- Toujours le mot pour rire, hein ?
- J'ai été à la bonne école, répliqua Harry.
Ils se serrèrent dans les bras de l'un de l'autre, tout simplement heureux de se revoir. Cette étreinte fut courte, mais tellement bienfaisante pour Harry.
- Tu es devenu quelqu'un de formidable, lui chuchota-t-il, et j'en suis fier, mon fils, dit-il en lui ébouriffant les cheveux.
- Je…merci papa, ne put que dire Harry, son cœur se serrant d'émotion.
- Je crois qu'il nous reste quelqu'un à qui rendre visite, dit Albus d'une voix mystérieuse.
- En volant, dit Harry avec des étoiles dans les yeux.
- Désolé Harry, mais il habite juste en dessous, répondit Albus.
Harry fit un regard déçu. Tout le monde éclata de rire et Harry les rejoignit bientôt. Quelle magnifique journée, se dit Harry à ce moment. Rapidement, ils descendirent d'un étage (avec la plateforme !) et frappèrent à une porte. Elle s'ouvrit presque aussitôt.
- Harry !
- Sirius !
- Oh putain, dirent-ils en même temps avant de se serrer en riant.
- Je sais maintenant d'où vient son vocabulaire, dit Lily d'une voix amusée. Je me demande toujours pourquoi je t'ai laissé devenir le parrain de mon fils.
- Attends voir, dit Sirius en réfléchissant, je suis beau comme un dieu (il leva un doigt), un humour décapant (il leva un second doigt), intelligent…
- Non c'est Remus ça, dirent Harry et James en même temps.
Tout le monde se regarda avant d'exploser de rire.
Deux jours passèrent ainsi, dans la joie et la bonne humeur. Harry passant beaucoup de temps avec Sirius et James, parlant essentiellement de Quidditch et de blagues que les maraudeurs avaient faites aux Serpentards. Harry ne délaissait pas pour autant sa mère, discutant des pouvoirs d'Harry ainsi que de sa vie sur terre en général. Harry lui parla beaucoup d'Hermione pour la ressemblance avec elle. Elle fut par contre furieuse quand il lui raconta sa vie (calamiteuse) chez les Dursley.
Le troisième jour, Lily le prit à part et l'emmena dans les jardins des archanges. Ils s'assirent à même le sol, face à face.
- Tu vas bientôt devoir repartir, dit-elle en le regardant droit dans les yeux.
- Je sais, répondit-il en regardant la fontaine où un vieillard regardait le ciel avec émerveillement. C'est dans l'ordre des choses, ajouta-t-il.
- Oui, dit simplement Lily en s'étendant complètement sur le sol, les yeux fixant les nuages, Harry prit la même position à côté d'elle. Le silence s'installa entre eux.
- Tu pars ce soir, annonça-t-elle simplement. Harry ne put que soupirer. Ça fait mal.
- Je travaille à la bibliothèque, continua-t-elle.
- On travaille ici, dit Harry surpris, pas si bien que ça le paradis s'il faut travailler.
- Tu as le droit de ne rien faire, mais une éternité à se tourner les pouces, ce n'est pas non plus une vie.
- De ce point de vue, affirma Harry, je suis de ton côté.
- Le conseil m'a donné son aval pour que je t'apprenne deux uniques sorts, dit Lily, deux sorts qui appartiennent à la magie divine. C'est ce que l'on doit faire aujourd'hui.
- Alors au boulot, dit Harry en se relevant prestement. Il tendit la main à sa mère qui l'accepta avec remerciement. Où allons-nous, ici.
- Non, il y a trop de monde, il vaudrait mieux éviter que l'on sache que la magie divine est apprise à un mage.
- Alors j'ai l'endroit parfait pour être au calme, dit Harry comme s'il détenait la connaissance absolue.
- Où, demanda Lily.
- Devant la porte des Anges, répondit Harry avec des yeux suppliants.
- Mais c'est beaucoup trop loin. Elle jeta un regard soupçonneux à Harry. Non Harry, je n'ai pas cédé devant James, je ne céderai pas devant toi…
- Allez, s'il te plaît, dit Harry en se mettant à genoux.
- Oh zut ! dit-elle. Harry se releva aussitôt. Ne le dis pas à ton père surtout, il serait jaloux.
- Je te le promets, dit Harry avant de prendre sa mère dans ses bras. Il plia les genoux et s'envola dans le magnifique ciel bleu azur.
Le vieillard, surpris, tomba dans l'eau de la fontaine. Harry ne mit que vingt minutes pour rejoindre la montagne. Il était allé aussi vite que possible, mais avait dû réfréner ses ardeurs quand il vit que les fenêtres tremblaient avec violence sur son passage. Harry déposa avec douceur Lily avant de s'écrouler par terre : voler ainsi lui demandait beaucoup de magie, énorme serait le mot juste.
- Tout va bien Harry ? demanda-t-elle avec inquiétude.
- Sans problème, réfuta Harry, laisse-moi dix minutes pour récupérer et je suis tout à toi. Profite de la vue, ajouta Harry avant de se mettre en transe réparatrice.
Dix minutes plus tard, Harry se relevait de son séant. Il s'épousseta légèrement avant de tendre sa main droite devant lui et de murmurer quelques mots. Son bâton apparut dans sa main dans un flash blanc. Lily le regarda avec une fierté non dissimulée avant de s'approcher.
- Les deux sorts ont une portée simple, dit-elle avec une voix animée, ils contrent le sortilège impardonnable de la mort.
- Est-ce seulement possible, dit Harry d'une voix atone.
- Oui, enfin selon la bibliothèque, et j'ai foi en la bibliothèque. Le second, quand à lui, te servira à te débarrasser de Voldemort, déclara-t-elle.
- Commençons par le premier, dit-il en l'écoutant avec attention.
- Les sorts divins sont plutôt simples, mais demande une puissance magique assez développée, et grâce à Malicia (sursaut de Harry), je crois que ta magie l'est parfaitement à présent. Pour exécuter le sort, il faut avoir un lien très fort avec la personne que tu protèges ou que tu veuilles survivre quand tu le lances sur toi-même. Il faut aussi rassembler une bonne part de sa magie avant, sinon, rien ne sortira.
- Une formule ? demanda Harry.
- Espérance, j'en viens à ton aide. Je te demande ta bénédiction. Esperance, viens à moi. J'ai besoin de toi, récita Lily d'une voix magnifique.
- Bizarre la formule, dit Harry, on dirait plus une incantation d'ailleurs.
- Parce que les incantations viennent de la magie divine, répondit Lily. Vas-y maintenant. Elle se recula de quelques pas.
Harry fit ce que Lily lui demanda. La première chose est que rien ne sortit, la seconde est qu'il s'écroula, complètement à plat en magie. Harry se douta qu'il avait sûrement oublié une étape. Ah oui, rassembler sa magie, Harry se releva, baissa la tête et sa main se mit à briller d'une lueur verte. La couleur passa jusqu'au bâton. Harry murmura alors l'incantation et une fumée verte commença à sortir, telle une brume de l'océan. Harry se demanda si c'était bon quand il s'écroula par terre, inconscient.
Il se réveilla avec une douleur sensible à la joue gauche. Harry se la frotta douloureusement et ouvrit les yeux. Il rencontra alors une paire d'yeux comme les siens.
- Ouf ! Tu es réveillé enfin, dit-elle en passant ses jambes sous sa tête. Je dois dire que je suis étonné que tu réussisses aussi vite.
- Alors la fumée, demanda Harry d'une voix faible, c'était bon ?
- C'était parfait mon ange, dit-elle en l'embrassant sur le front. Harry eut un sourire de satisfaction avant de s'endormir, cette fois. Lily caressa avec amour ses cheveux.
Il se réveilla deux heures après, le soleil était à son zénith et Harry avait une faim de loup. Harry vit alors Lily qui lui préparait un petit quelque chose juste à côté. Harry avala tout ce que Lily lui donna avant de se relever et de s'étirer pour faire disparaître ces maudites courbatures qui lui parcouraient le dos.
Ils reprirent dix minutes plus tard avec sérieux, Harry sachant que ces deux sortilèges lui serviraient sûrement sous peu, et qu'il était le seul à en connaître le secret.
- Bien, passons au deuxième, qui est déjà plus dur que celui que tu viens de réussir. Le principe n'est pas de tuer Voldemort, mais de le rendre inoffensif d'une certaine façon. Ce sort doit être lancé sur quelqu'un envers qui tu as une très grande haine, et je ne parle pas d'une simple colère envers un professeur, mais d'une haine qui vient du fond de toi. En clair, tu lances ce sort sur quelqu'un que tu ne peux pas voir en peinture. Dans notre cas, Tom est la cible parfaite.
- En effet, approuva Harry. Je crois qu'il m'a assez fait de mal pour que ce sort puisse faire quelque chose. Quels seront ses effets ?
- Cela dépend de la cible, mais cela enlève souvent la part de haine dans le sujet, ainsi que la perte de sa magie.
- Donc Voldemort deviendrait un cracmol doublé d'un homme bon, murmura Harry, intéressant.
- Je sais que tu as appris les impardonnables, mais je ne pense pas que tu veuilles les utiliser contre quelqu'un, même ton pire ennemi, c'est une sorte d'échappatoire que je t'offre.
- …
- Tu seras différent si tu te mets à tuer, dit Lily en s'approchant, tu pourrais devenir ce que tu veux à tout prix abattre…
- Que…quoi !
- Tu pourrais tuer Voldemort puis prendre sa place et devenir le seigneur des ténèbres.
- JAMAIS ! rechigna Harry, je ne serai jamais comme lui, je me contrôlerai.
- Comme la fois où tu as failli tuer Abelforth Dumbledore alors que tu t'entrainais justement aux impardonnables, dit Lily d'une voix calme, affreusement calme.
Harry s'écroula à terre, ramena ses pieds contre lui et passa ses bras autour. Lily s'agenouilla devant lui. Harry laissa échapper une larme que Lily essuya d'un geste tendre.
- Ne pleure pas, murmura Lily en le prenant dans ses bras, ce n'est pas bien.
- Je…pour Abelforth…pas fait exprès…sanglota Harry.
- Je sais Harry, chuttt…réconforta du mieux qu'elle put son enfant. Tu dois être fort Harry, tu ne dois pas baisser les bras, pour moi, pour ton père, pour Sirius, pour tes amis…
- Ron ?
- Et Hermione, et n'oublie pas Ginny, dit-elle d'une voix taquine.
- Môman, exagéra Harry.
- Oui mon chéri, continua-t-elle.
Harry ne put s'empêcher de rire légèrement devant le spectacle de sa mère.
- J'aime mieux quand tu es comme ça, dit-elle en lui enlevant du bout des doigts les dernières larmes. Allez debout jeune homme, on a du travail sur la planche. Harry accepta la main de Lily et ils se relevèrent.
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- Haine et amour s'emmêlent. Les désirs s'annihilent. Oh grâce divine, entend mon appel.
Lorsqu'il réussit enfin le sortilège, la luminosité du soleil commençait déjà à descendre. Harry mangea une rapide collation avant de reprendre sa mère dans ses bras.
- Prête ?
- Prête, affirma Lily avec conviction.
Le retour fut rapide, et quand ils arrivèrent, Albus, qui était reparti par la porte des anges il y a trois jours, était là, devant eux. Harry se posa et prit pied dans l'appartement. Il eut à peine le temps de saluer tout le monde qu'Albus lui dit qu'il était temps pour eux de partir. Harry fit la moue et commença à saluer Sirius, puis son père et enfin sa maman, avec qui il avait passé le plus clair de son temps en fait.
- Merci, lui murmura-t-il dans le creux de l'oreille, merci infiniment.
- C'est ça avoir une maman tout le temps sur le dos qui t'agace pour oui ou un non.
- Ou une maman qui prend soin de son fils et qui lui apporte amour et conseil, répliqua Harry avec fierté.
- Je t'aime.
- Je t'aime aussi, souffla Harry en se séparant à regret.
- Dites-le si on vous gène, dit James d'un ton un peu jaloux.
- Oh ! James ! Je ne croyais pas que tu serais comme ça.
- Comment ça comme ça ? dit James.
- Tu es jaloux Jamesie, dit Sirius en faisant un shampoing au susnommé.
Les adieux furent ensuite plus joyeux, et Harry quitta le monde d'en haut avec un sourire sur les lèvres et les yeux qui pétillaient de joie. Albus lui jeta un regard qu'Harry ne comprit pas, mais cela lui importait peu ; il était heureux, tout simplement heureux.
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- Harry, dit Albus il faut que tu saches que tu reviendras au dernier endroit que tu as quitté. Il vaut donc mieux pour toi que tu retournes chez les parents de ton père, étant dimanche matin, tu arriveras au moment où ils partiront pour Poudlard.
- Bien, dit Harry avec conviction. Je suis près.
- Bonne chance, tu en auras besoin.
Albus ferma les yeux et pointa son bâton vers le corps de Harry qui ressentit à ce moment même une douleur sans nom, une douleur sans limite le terrasser. Il disparut dans une lumière blanche, mais Harry n'en remarqua rien, la douleur l'empêchant de voir quoi que ce soit. Il sombra dans l'inconscience.
Lorsqu'il se réveilla, le soleil se levait dans une magnifique couleur orangée, qui sublima Harry. Il se releva et reconnu la clairière où il était « mort ». Harry changea d'une pensé ses vêtements en ceux d'un bon vieux sorcier, les grandes robes blanches n'étant pas pratiques pour cacher sa nouvelle compétence. Il fit disparaître tout aussi simplement son bâton avant de partir dans la direction du manoir.
Harry reconnu l'endroit comme dans ses souvenirs, et passa devant de très grands manoirs avant d'arriver au numéro 7, la bâtisse la plus éloignée des autres, et qui formait le cul de sac. Harry passa sa main sur la poignée et l'ouvrit avec une facilité déconcertante. Harry traversa avec rapidité le parc et fit cogner le lion en or contre le linteau. Il attendit une minute avant d'entre un claquement de talon. Une femme, cela ne faisait aucun doute. Harry, qui avait retrouvé son apparence de couverture, se gratta les cheveux, un peu stressé.
Une femme, la quarantaine, les cheveux bruns et les yeux noisettes, le fixait d'un air interrogateur. Elle raffermit légèrement sa poigne sur la porte. Harry eut un sourire un peu crispé devant ce signe, et décida de se présenter.
- Harry Saven, Madame. Je crois que dernièrement, certaines personnes aimeraient bien savoir ce que je suis devenu.
- Comment avez-vous pu traverser les protections du manoir sans l'aide d'un Potter. Harry fit une moue surprise.
- Eh bien j'ai tourné la clenche de la grille et elle s'est ouverte, répondit simplement Harry.
- Bizarre, murmura-t-elle, attendez-moi ici, je vais chercher mon mari. Et elle lui claqua la porte au nez, sans attendre de réponse.
Sympathique, se dit Harry en s'appuyant contre le mur, attendant avec patience qu'on puisse le laisser entrer. C'est que la douleur lui parcourait encore le dos avec ce transfert. Et Harry parierait son éclair de feu que la douleur devait être plus grande parce qu'il était dans le passé, et qu'il fallait bien le ramener à son époque temporaire. La porte se rouvrit, et Harry reconnu enfin une tête familière.
- Mr Potter, dit Harry en baissant la tête, désolé de vous déranger mais j'aimerais bien parler à quelques personnes qui sont à l'intérieur.
- Je t'en pris Harry, je te dois bien ça après m'avoir sauvé la vie et celle de mon enfant. Il ouvrit la porte et il put (enfin) entrer.
Harry pénétra dans le hall et se fit conduire par le maître de la maison. Harry, grâce à son rêve, revisita le manoir, quoi qu'il fût un peu en meilleur état que dans son époque. Harry passa du Hall fait de marbre et d'or pour entrer dans la cuisine qui était relativement petite. Sûrement parce que c'était les elfes qui faisaient les repas.
- Tu peux t'asseoir à table, dit-il, les enfants ne vont pas tarder à se réveiller. Ils vont avoir une belle surprise. Harry songea plus à une crise cardiaque mais préféra se taire. Aaron quitta la pièce pour mieux laisser place à la maîtresse de maison.
Harry grogna légèrement et frotta les membres qui lui faisaient toujours un mal de chien. Valwen sembla le remarquer car elle s'approcha.
- Vous avez mal quelque part ? demanda-t-elle.
- Le cou et le haut du dos surtout, révéla Harry, mon voyage était quelque peu mouvementé par moment. Dites, vous n'auriez pas une potion Tonus par hasard ?
- Elle ne servira pas à grand-chose dans ce genre de maux, répondit-elle en se plaçant derrière lui.
- Une potion antidouleur, de l'extrediem peut-être.
- Je vois que vous vous y connaissez un peu en potion, dit-elle en souriant, mais pas en guérison. Pour votre mal, rien ne vaut un bon vieux massage. Elle posa alors ses mains sur son cou et fit craquer quelque chose.
- Vous avez de nombreux nœuds, déclara-t-elle, ce n'est pas tellement étonnant que vous ayez mal.
- Les médicomages ne sont pas tellement répandus là-bas, dit vaguement Harry.
- CRAC ! Tout va pour le mieux ?
- Parfait ! dit Harry en fermant les yeux.
- Je crois que vous aurez besoin d'une séance entière, et pas sur une chaise, dit-elle en promenant ses mains vers le haut du dos.
Elle s'arrêta et prit place à côté de lui.
- C'est le mieux que je puisse faire ici, déclara-t-elle d'une voix un peu plus chaleureuse. Nous continuerons plus tard avec des huiles magiques. Après le petit déjeuner par exemple.
- Ce serait un tort de refuser, dit-il en souriant et en s'appuyant contre le dos de la chaise. Valwen lui fit un clin d'œil avant de faire claquer une petite clochette.
- POP ! Que puis-je faire pour vous Madame, dit un elfe en apparaissant devant sa maîtresse.
- Apporte le petit déjeuner et ajoute un couvert, nous avons un invité de dernière minute, dit-elle en le pointant du menton. L'elfe ne se retourna pas et acquiesça avant de disparaître.
Quelques minutes plus tard, un véritable petit bataillon d'elfe apparut, et en quelques minutes, la table fut mise et remplie de nourriture très alléchante.
- Ne vous privez pas, mon fils était très dur à tirer de la couette, dit-elle d'une voix un peu moqueuse. Elle se servit alors un peu de bacon et un jus de fruits. Harry prit de même en ajoutant quelques toasts.
- Tout le monde va bien sinon, je n'ai eu aucune nouvelle après que je sois parti, demanda Harry en reposant son toast.
- Vous êtes parti où d'ailleurs, parce que vous êtes mort et pourtant… dit-elle en le désignant vaguement de la main.
- Je n'expliquerai pas plus que Albus, dit Harry. Il vous a expliqué que je ne suis pas mort, malgré ce que Lily a cru.
- Mais comment le savez-vous, dit-elle en se penchant vers lui.
- On voit beaucoup de chose de là-haut, moi-même je n'ai pas pu regarder, mais une de mes connaissances m'as fait un topo.
- Aaron as très bien récupéré, annonça-t-elle tandis que les enfants ont juste eu une belle frayeur que Albus a calmée rapidement. On peut dire que tout va bien.
- Bien, parfait même, dit Harry en buvant son jus de citrouille.
Il entendit un bruit de pas. Quelques secondes plus tard, Aaron Potter venait prendre place à table. Un hibou fit son apparition et déposa la gazette. Harry, avec la permission du père de James, y jeta un œil avant de le reposer. 3 membres du ministère tués. D'autres bruits de pas se firent entendre, Harry se leva de table et se mit dans l'ombre et regarda avec attention le cadre de la porte. (Harry se doutait que Aaron n'avait rien dit car sinon, il serait là depuis belle lurette) Lily et James firent leur entrée, et ils ne le remarquèrent pas, n'étant pas vraiment dans le champ de vision des deux étudiants.
- Salut maman, dit James en l'embrassant.
- Bonjour Valwen, Mr Potter, dit-elle avant de s'asseoir. Elle remarqua alors l'assiette à moitié vide et la chaise retirée. James la remarqua aussi.
- On a eu un invité, demanda t-il à son père.
- Oui, un invité très spécial, répondit-il en faisant un clin d'œil dans le dos de James et Lily. Ils se retournèrent mais ne virent rien. (Vive les sorts de diffraction de la lumière se dit Harry).
- Alors, on m'oublie déjà, dit Harry en enlevant le sort. Je dois avouer que je suis un peu déçu.
- Harry, cria Lily en lui sautant au cou.
La suite fut le fruit de longue embrassade et de paroles réconfortantes, et de larmes pour Lily, des larmes de joies. Quand vinrent les questions, Harry resta aussi vague qu'avec Valwen Potter et en définitive, Aaron annonça qu'il était temps pour eux de partir vers le Poudlard Express. Harry expliqua qu'il allait rester jusqu'en fin de journée avant de transplaner vers Poudlard. Lily et James furent un peu déçus mais ils ne purent argumenter quand la mère de James entra en jeu, disant qu'Harry avait besoin de soins.
Une fois que Lily et James furent partis, sous la surveillance du père de ce dernier. Valwen prit aussitôt les choses en main et envoya Harry prendre une douche où elle y plongea des sortes de feuilles violettes. Harry sentit aussitôt ses muscles se décontracter. Des jets lui parcouraient le dos et des bulles le chatouillaient un peu partout. Il en ressortit une demi-heure plus tard. Il se sécha rapidement et passa la serviette autour de ses hanches avant de rejoindre Valwen qui l'attendait dehors à côté d'une table de massage. Elle passa ses mains dans une décoction qui sentait la noix de coco avant de commencer à lui masser les épaules.
- Je ne sais pas ce que vous avez fait après votre mort, mais le corps n'a vraisemblablement pas suivit.
- On peut dire que c'était mouvementé, dit Harry, mais j'ai appris beaucoup de choses qui me serviront sûrement dans un avenir proche.
- Détendez-vous, dit-elle en lui massant les tempes.
- La dernière fois que j'étais aussi détendu, c'est quand j'étais à l'infirmerie assommé de plusieurs potions. En fait, ça doit être les seules fois où je me détends vraiment.
Valwen fit un sourire ironique avant de descendre dans le bas du dos puis pour aller vers les mollets et enfin les pieds. Quand le massage fut fini, elle lui proposa de continuer à se reposer sur une paillasse et de prendre un peu le soleil. Harry accepta sans rechigner. Il s'endormit même et ce fut grâce à Aaron Potter qu'il ne loupa pas l'heure pour partir. Harry mangea très légèrement avant de sortir dans le parc avec les deux adultes.
- Merci beaucoup pour le massage madame, dit Harry en s'arrêtant. Et Mr Potter, ce fut un réel plaisir de vous sauver la vie.
- Nous ne te remercierons jamais assez d'avoir sauvé mon fils et sa sûrement future femme, dit Aaron. Tu seras toujours le bienvenu au manoir. Harry baissa la tête.
- Je vais maintenant m'en aller, dit Harry, si vous pouviez vous écarter.
- Heu, dit Valwen, il y a une protection empêchant de transplané à l'intérieur de Poudlard.
- Qui a dit que j'irais en transplanant, il y a beaucoup plus amusant, et sous les yeux ébahis des deux personnes, il s'envola.
- C'est un gentil garçon, dit Valwen à son mari, j'espère qu'il va réussir dans la vie.
- Vu son pouvoir, cela m'étonnerait qu'il soit un simple bouche-trou du ministère, répondit Aaron.
Bientôt la nuit tomba, il ne lui fallut qu'une heure pour rattraper le train et se poser dessus avec douceur. Il se laissa glisser vers le fond du train où il put se poser sur une barre en métal. Ce qui était bien dans ces vieux trains, c'est qu'il y avait toujours une porte au fond. Il entra dans le train, sous l'œil surpris d'une deuxième année qui le regarda d'un air pas très intelligent (NDA : Bouche ouverte + œil de travers). Harry lui fit un clin d'œil et il tomba par terre. Harry secoua la tête et continua sa route.
Il vérifiait de temps en temps si il n'apercevait pas James ou Lily mais il lui fallut aller jusqu'au premier wagon pour les trouver. Harry toqua au panneau et entra.
- Harry, mais tu n'étais pas chez moi, demanda James.
- Si si, je suis parti il n'y a pas longtemps, détrompa Harry, j'ai transplané directement dans le train, où plutôt dessus.
- Tu ne serais pas un peu fou par hasard, s'inquiéta Lily. C'est très compliqué de transplané dans un véhicule en marche.
- Surtout dangereux, dit Harry en s'asseyant comme si de rien était. Alors, on arrive bientôt ?
- Dans une demi-heure, dit-elle, mais je te conseillerais de changer de tenue.
Harry remarqua qu'il portait toujours sa robe bleu et blanche. Harry la fit changer en la robe traditionnelle de Poudlard en quelques secondes sous le regard désespéré de Lily.
- Faut-il toujours que tu ne fasses rien comme tout le monde.
- Non, ça gâcherait ma personnalité, et mon charme naturel, lui répondit Harry en souriant.
James éclata soudainement de rire et ne se calma que cinq minutes plus tard. « Pas trop tôt, se dit Lily en ouvrant un livre sur la construction politique du ministère de la magie. James et Harry parlèrent alors de Quidditch et de blagues pour énerver Lily. N'ayant pas de bagages, ils purent sortir rapidement avant de se trouver une calèche. Dix minutes plus tard, ils étaient attablés et discutait avec bonne humeur en compagnie de Sirius et Remus, tandis que Lily serrait dans ses bras une Jana contente de revoir sa meilleure amie en bonne santé et en vie.
Le dîner fut vite expédié et ils montèrent se coucher dans leurs dortoirs. Harry et Lily discutèrent cinq minutes avant de rejoindre leurs chambres privées. Tandis que Lily tomba aussitôt dans les bras de Morphée, Harry dut continuer sa potion pour revenir dans son temps pendant deux heures avant de prendre un repos bien mérité.
Le lendemain, Harry avait à peine posé un pied hors de la salle qu'une ombre l'avait attiré dans un couloir adjacent. Harry, se sentant menacé, sortit sa baguette et l'appuya contre la gorge de son agresseur. Harry pensa à une boule de lumière qui s'éleva aussitôt dans les airs, révélant aux yeux d'Harry…
- Malicia, mais qu'est-ce que tu fous, dit Harry en rangeant sa baguette. Tu m'as fait peur tu sais.
- Je… je voulais m'excuser de mon attitude déplorable depuis un certain temps. J'étais là quand Aaron à déboulé dans la cheminé…j'ai…j'ai eu peur pendant un moment…peur de se séparer sur une broutille, de se quitter fâchés…alors voilà…je m'excuse. Elle avait parlé d'une voix hachée et triste, qui toucha Harry au plus profond de son cœur.
- Je te pardonne, car je pense maintenant que tu as compris, dit Harry silencieusement. Je peux aller manger maintenant, car normalement, j'ai cours de potions dans moins d'une demi-heure.
- Merci d'accepter, dit-elle en souriant, d'ailleurs moi aussi j'ai des élèves qui m'attendent, bonne journée Harry.
- Toi aussi Malicia, toi aussi, dit Harry en s'en allant, tout guilleret de s'être réconcilié avec elle.
Le mois de mai passa si vite pour Harry, qu'il profitait du maximum de temps avec ses parents et Sirius, tout en fignolant la potion avec toute l'aide de Albus, cette dernière devenant très compliquée à préparer vers la fin. Il passa de longues journées à se promener, découvrant des endroits étonnant dans et à l'extérieur de Poudlard.
Le plus dur fut sûrement de faire taire Lily pendant ce mois, car elle ne cessait de lui poser des questions sur sa vraie personne. Harry ne répondait plus maintenant que par un « plus tard » qui ne semblait pas satisfaire Lily.
Le plus inquiétant, pensa Harry en touillant sa potion dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est qu'il ne savait toujours pas s'il lui dirait quelque chose où s'il s'en irait ainsi, sans rien avoir dit à ceux qui le soupçonnaient. Et le fait que Remus lui jette des regards aussi…interrogateurs à chaque fois qu'il le croisait ne l'aidait pas du tout. Harry se mit alors à mélanger dans le sens inverse. Il ne lui restait que deux jours dans ce temps, et la potion serait prête à temps. Tout se passait merveilleusement bien.
Nous étions donc le vendredi après-midi, et Harry avait déjà commencé à rassembler ses affaires alors que les autres étaient en train de passer leurs ASPIC dans la grande salle. Harry profita donc de ce temps pour tout préparer pour son retour en 1998. Harry avait découvert énormément de choses et de possibilités, et cela lui rendait la vie bien plus facile. Une fine lueur bleue l'entoura et il disparut soudainement de sa chambre qui était entièrement vide de ses affaires, la valise reposant près de la porte. Il réapparut devant le bar d'Abelforth et entra sous l'œil curieux d'un passant.
Harry prit place devant le comptoir et fit un petit geste de la main. Abelforth alla à sa rencontre et lui demanda ce qu'il voulait.
- De l'eau de vie et ton livre de magie kabbalistique, répondit Harry comme si de rien était.
- Très bien, répondit-il d'une voix dégagée, je vais te chercher ça. Surveille le bar pendant que je vais te chercher ce qu'il faut. Harry acquiesça de la tête et fit le tour du comptoir. Il servit un type qui était sûrement un vampire avant qu'Abelforth ne revienne et lui donne sa commande.
- Je te remercie pour tout, dit Harry en souriant, et au revoir, car c'est sûrement l'une des dernières fois que l'on se voit avant…disons 20 ans. Harry bu cul sec l'alcool qui lui brula l'œsophage avant de disparaître en transplanant sous le regard incompris de Abelforth.
Il atterrit devant la banque des sorciers, en plein chemin de traverse. Il abattit sa capuche sur sa tête au cas où un mangemort se promènerait dans les lieux et entra dans le grand hall de Gringotts. Il avait tôt fait de mettre à l'abri son sac de gallions rétrécis dans sa poche qu'un cri se fit entendre de l'extérieur. Le cri se répercuta et quelqu'un pénétra en courant dans le Hall.
- DETRAQUEUR, hurla celui-ci.
Les sorciers restèrent un moment sans réagir tandis qu'Harry se précipitait à l'extérieur. Les gobelins fermèrent bruyamment les portes et les fenêtres. Ils étaient apparemment entraînés à réagir ces sacrés petites créatures. Dehors, c'était la panique complète. Les gens se précipitant vers les magasins, ne pouvant transplaner à cause de la protection anti-attaque du ministère. Quelle ironie. De tous les côtés, des gens se faisaient vider de leurs âmes par des détraqueurs sans pitié qui descendait du ciel. Harry mit son poids dans la balance, aidant les quelques aurors présent.
- Spero patronum inflamare !
Un cerf de feu se dégagea de la baguette d'Harry. A chaque pas qu'il faisait, il laissait une empreinte dans le sol, la pierre fondant sous la chaleur. Cela serait mortel pour les détraqueurs. Il se cabra, les détraqueurs se tournèrent vers lui et poussèrent un cri aigu ; les détraqueurs avaient peur. Le cerf consuma plusieurs détraqueurs, qui se transformèrent en poussière après un dernier hurlement de terreur. Harry sourit et s'approcha.
Soudain, le cerf s'attaqua à un immense détraqueur, qui se nourrissait d'un bambin d'à peine un an, sa mère reposant à côté. Ce dernier se retourna et Harry put voir une couronne sur sa tête. Le roi-sorcier était là, il prit le cerf par le coup et le leva pour le mettre en face de ses yeux. Un regard de fureur transperça Harry quand il vit le cerf être balancé sur le côté et disparaître.
- Qui ose me résister, dit-il d'une voix caverneuse.
- Moi, dit Harry en se frayant un chemin à travers les corps vides d'âmes.
- Quel est ton nom, humain, dit-il en soufflant une fumée qui remplit Harry de terreur. Il avait un pouvoir assez effrayant, même pour lui.
- Voldemort me connaît déjà. Harry rejeta sa capuche.
- Saven, siffla le roi-sorcier en s'approchant en glissant. Voldemort m'as beaucoup parlé de toi, dit-il, je crois qu'il sera très heureux si je t'élimine. Il leva la main et dans sa paume apparut un bâton en métal gris scintillant, qui brillait d'une lueur noir. Le bâton était surmonté d'une tête de mort.
Harry baissa la tête, un vent fit voleter sa cape et un bâton blanc apparut dans sa main tandis que ses vêtements se transformaient en blanc. Harry se rappela qu'il ne devait pas le tuer, sinon, le futur serait changé et l'Horcruxe ne serait peut être plus à Godric's Hollow.
- Je suis sûr que ton âme sera délicieuse à déguster, dit-il en faisant passer une langue noire sur ses dents à moitié pourries. Les âmes de combattants sont toujours les plus exquises, en enlevant celle des bambins qui est si pure, un vrai caviar pour les miens.
- Ne pas le tuer, pensa fortement Harry. Mais que pouvait-il faire, il ne pouvait tout bonnement pas partir ainsi, le laissant tuer tout le monde. Harry eu alors une idée. Un rayon sortit de son bâton avant de disparaître dans un POP.
- Même pas capable de lancer un sort, pitoyable magicien. Les détraqueurs survivants poussèrent un râle, sûrement la traduction du rire.
- Je ne pense pas, dit Harry, je ne rate aucun de mes sorts. Il y eut alors un POP derrière le détraqueur. Il se retourna pas assez vite, et se prit le sort qui l'envoya dans la vallée de la mort aux Etats-Unis.
Les autres détraqueurs s'enfuirent aussitôt que leur chef disparut. Harry s'accorda un sourire, car faire transplaner un sortilège n'était pas des plus faciles. Une cinquantaine d'aurors débarquèrent en transplanant et l'entourèrent, ne restant que lui sur le chemin. Avant qu'ils ne puissent voir son visage, Harry remit en place sa capuche en place et fit briller son corps.
- Ne bougez-pas, dit un auror en se cachant les yeux à cause de la lumière.
- L'attaque est terminée messieurs, vous êtes en retard. Les détraqueurs ont été vaincus.
- Quel…quel est votre nom.
Harry disparut alors sous les yeux incrédules des aurors.
- Il n'y avait pas une barrière, demanda un auror assez petit et trapu.
- Ta gueule Simpson, hurla un grand auror noir. Enlevez-moi ces corps du chemin et allez informer ceux qui sont enfermé qu'ils peuvent sortir.
Harry réapparut dans sa chambre de Poudlard et plongea dans son lit. Le roi-sorcier était fort, c'est une certitude. Il aurait maintenant deux crapules pas très commodes à vaincre. Le roi-sorcier avait rejoint la danse, de force, avec lui et Voldemort. Cela commençait à devenir difficile mais pas impossible. Il avait un plan, et si tout se passait bien, ces deux là seraient bientôt morts.
Le samedi, Harry ne quitta pas sa chambre. Il lu avec attention le livre avant de se mettre en transe. Il aurait besoin du maximum de ses possibilités dans les prochains jours. Dobby le surveillait, et le sustentait en lui donnant des collations. Harry prit son dîner avec lui et lui expliqua ce qu'il allait se passer dans les prochains jours.
Le dimanche, il répéta exactement le même rituel pendant des heures et des heures. Quand il ouvrit les yeux bien des heures plus tard. Il murmura :
- Je suis prêt.
Le lundi, Harry quitta sa chambre pour aller manger. Albus le regarda passer avec un regard triste que ne perçut pas Harry.
- Où étais-tu passé ?
- Lily, dit Harry en feignant la surprise. J'étais dans ma chambre, ajouta-t-il en tartinant une tranche de pain.
- Tu as sauté tes ASPIC, dit-elle d'une voix furieuse.
- J'ai eu une autorisation d'Albus, cela devrait te suffire.
- Est-ce qu'il est au courant de ton apparence, dit-elle en s'asseyant.
- Tais-toi, grogna Harry, je crois que Rogue n'as pas entendu.
- Quand me diras-tu les réponses, et ne me dis pas plus tard, le prévint-elle en pointant son index sur lui.
- Je crois que je peux t'aider Lily, dit Remus en s'incrustant dans la conversation. Harry, je sais.
- Ainsi tu as compris ma petite devinette. Il était temps car je pars ce soir.
- Tu pars, demanda Lily, mais…pourquoi. Remus semblait aussi atterré que Lily.
- Allons dans ma chambre, on y sera mieux, intervint Harry en se levant. Les deux autres le suivirent.
Le trajet se fit en silence jusqu'à l'appartement de Harry. Ce dernier se dirigea vers la potion, murmura une incantation et la laissa bouillir. Elle serait prête dans 7 heures.
- Nous t'écoutons Remus, dit Harry en s'asseyant sur son bureau.
- Je ne peux pas expliquer ce que je vais dire, car je ne sais pas si c'est possible, mais ma seul certitude et que grâce à la devinette que m'as posé Harry, je sais maintenant son vrai nom. Il jeta un regard vers Lily avant de continuer. Harry ne s'appelle pas Saven, je ne suis même pas sûr que son apparence soit sienne. Lily, Harry est ton fils.
Elle s'évanouie. Harry se releva aussitôt.
- Bravo Remus, dit Harry, tu as trouvé, mais tu aurais pu y aller plus doucement quand même. Il mit sa baguette sous le nez de Lily qui se réveilla aussitôt.
- C'est vrai, dit-elle aussitôt.
- Oui, répondit Harry, d'où les yeux verts.
Et sous les yeux effarés de Remus, il reprit sa forme première.
- Je suis Harry Potter, ton fils et celui de James. Je viens de l'année 1998 où celui que tu as rencontré dans la clairière il y a plus d'un mois fait régner la terreur.
- Tu…mon fils…James…dit Lily. Remus préféra quant à lui s'écrouler sur le lit.
Lily, d'un mouvement brusque, entoura de ses bras Harry.
- Je n'arrive pas à y croire, murmura-t-elle, mon fils, j'ai un fils.
- J'aimerais savoir comment et pourquoi tu as traversé le temps, demanda Remus en se frottant les tempes.
- Surtout grâce à mon phœnix et à une potion très complexe, dit-il en pointant le chaudron. J'ai traversé le temps, car j'étais obligé, mon mentor n'as pas eu le temps de tout m'apprendre. Je suis donc venu ici.
- C'est Dumbledore ton mentor, demanda Lily.
- Oui, Albus est mon mentor, et Malicia et Abelforth l'ont un peu aidé. Mais je vous préviens, je ne dirai rien sur votre futur, car cela pourrait le changer.
- Oui, c'est compréhensible, dit Remus. Que peux-tu nous dire ?
- Sirius est mon parrain, commença Harry. Je suis allé à Poudlard à Gryffondor où j'ai vécu sûrement les meilleures et les plus terribles années de ma vie. Je suis né un 30 juillet et mes amis sont Hermione Granger et Ron Weasley. Enfin, Voldemort n'est pas invincible, ne perdez donc pas espoir.
- C'est tout ce que tu peux dire, dit Lily d'une voix triste. J'aimerais tellement en savoir plus, ajouta-t-elle un peu déçue.
- Tu ne pourras le dire à personne, même James dit Harry.
- Mais pourquoi, il a autant le droit de savoir que moi, dit Lily.
- Ecoute moi Lily, dit Harry, normalement, je n'aurais rien du te dire. Moins de personne sauront au courant et mieux le futur se portera.
- D'accord, c'est toi qui sais, dit Lily.
- Remus, demanda Harry.
- Je comprends Harry, répondit-il, je garderai le secret autant qu'il le faudra.
Ils continuèrent à discuter pendant des heures, sachant que c'était les dernières qu'ils passeraient ensemble. Quand il fut 16 heures, Harry se leva et coupa le feu sous le chaudron. Il versa la potion dans un flacon qu'il mit dans sa poche. Il ajouta sa valise qu'il avait au préalable rétrécit. Ils se dirent adieu et Harry quitta la salle dans une lueur bleue. Il atterrit dans le bureau d'Albus qui ne sursauta même pas. Il caressa Fumsek avec plaisir.
- Au revoir Harry, et bonne chance.
- Merci, et voici un peu d'argent pour l'ordre du phœnix, dit Harry en jetant une bourse sur le bureau.
- Je vois, dit Albus, je te remercie encore une fois.
- Au revoir Albus, et merci pour tout ce que vous m'avez appris.
Il disparut une seconde fois dans une lueur bleue. Il ne lui restait pas beaucoup de temps, et il devait avouer qu'il avait hâte de revoir les autres. Il toqua à la porte de Malicia, qui s'ouvrit assez rapidement. Harry entra et s'assit sur une chaise qu'il venait de faire apparaître.
- Bonjour Harry, ça tombe bien, je voulais te parler, dit-elle en s'asseyant elle aussi.
- Et bien cela règle le problème, dit Harry en souriant.
- J'aurais aimé savoir de quel droit tu n'as pas passé tes aspic avec tous les autres, tu les aurais eues haut la main.
- D'autres affaires demandaient mon entière attention, j'ai donc demandé à Albus une autorisation qu'il m'a faite.
- Comment ça d'autres affaires ? questionna Malicia.
- Je devais préparer mon départ entre autre.
- Tu t'en va comme tu es venu, c'est ça, n'est ce pas.
- Oui, et c'est la dernière fois que l'on se voit. Je voulais te le dire de vive voix.
Ils se levèrent en même temps et se serrèrent dans les bras.
- Bonne chance Harry, lui murmura-t-elle. Et tu fais un magnifique mage blanc tu sais.
- Merci, et …adieu.
Harry avait disparu, et pour de bon cette fois. Il atterrit dans le parc et s'envola, Fuego le rejoignit et ils partirent vers le manoir Potter. Il arriva après cinq heures de voyage dans la clairière. Il traça les pentagrammes, puis bu la potion. Dobby se plaça au centre tandis que Lily sifflait doucement. Ce serait la seule relique de son passage ici.
- 20 ans en avant, dit-il d'une voix claire.
Fuego s'envola et une plume entra en contact avec le pentagramme. Juste avant de disparaître, Harry murmura :
- J'arrive Tom…
TO BE CONTINUED…
NDA : Comme vous avez pu le remarquer, ma bêta readeuse (NBR) à laissé quelques traces, je suis sincèrement désolé mais vous devrez la supporté quelques chapitres, mais pour votre bon confort, c'est un autre qui s'occuper de Harry Potter Mage gris, dont le premier chapitre arrivera vers mercredi. Les chapitres précédents sont donc en train d'être corrigé par elle, où je les remplacerai. Nous voici donc avec le dernier chapitre dans le passé, mais vous devrez peut être attendre deux chapitres pour avoir des nouvelles de Ron et les autres. Les chapitres seront par contre un peu moins longs que celui-là.
Titre du prochain chapitre : Le roi-sorcier :
