Note de l'auteur : Je suis désolé pour cette pauvre excuse pour un chapitre je voulais juste mettre quelque chose avant de partir. Donc... Voilà. Et je suis désolé si les caractères son un peu OOC. J'ai essayé.

Note de la traductrice : Voici donc le sixième chapitre ( vous : Nannnn sans blague ?! ) Je ne me souviens même plus de quand est-ce que j'ai posté l'autre ! Je peux pas vous dire que je suis désolé ou pas pour l'attente... . J'espère que la qualité de la traduction ne descend pas. Bonne lecture !

Disclaimer : Ceci n'est pas à moi, ni l'histoire, ni les personnages, seuls les mots m'appartiennent.


John marchait de long en large dans sa cuisine, attendant l'appel qui pourrait lui offrir son rêve, ou l'écraser sans pitié. Cela faisait plus d'une semaine après la dispute entre lui et Sherlock. La colère de John était passée plutôt rapidement, mais il était déterminé à ne pas être celui qui s'excuserait. C'était une question d'orgueil. Sherlock semblait avoir pris une route similaire à celle de John, cependant il y avait des moments où ce dernier attraperait de la vue un manteau disparaissant dans un coin ou l'objectif d'un appareil photo se reflétant dans la lumière du soleil. Quelques fois John marcherait dans son salon et saurait, sans aucune preuve physique, que Sherlock aura été dedans. Il n'était pas sûr de ce que c'était, rien ne manquait ou était simplement déplacé, mais quelque chose dénonçait la présence du détective. Le téléphone sonna, coupant court aux pensées de John et le faisant presque sauter de peur sur ses pieds. Il répondit le souffle coupé, « Bonjour, John Watson à l'appareil. »

« Mr Watson, c'est mademoiselle Danvers, du service de recrutement ? »

« Oh, oui ? Comment allez-vous ? » Répondit John, se rappelant vivement de Mlle Danvers.

« Je vais bien, merci. J'appelle juste pour vous prévenir que vous avez passé votre examen médical et que vous serez convoquez ici demain matin à dix heures pour remplir les derniers formulaires. Serais-ce possible ? »

« Oui, oui, ce sera parfait ! » Dit John, contenant difficilement son excitation. « Je serais là à dix heures précises, Mlle Danvers. Merci ! »

« Bonne chance, Mr Watson. » Et avec ça, Mlle Danvers raccrocha. John reposa son téléphone, aillant l'air à deux doigts d'éclater en chanson à chaque instant. Puisque c'était comme ça, il décida que la nouvelle appelait à du thé et quelques biscuits. Passant sa tête dans le garde-manger, il chercha son thé préféré (un d'un très bon genre qu'il avait reçu à Noël) et quelques biscuits au chocolat qu'il ne mangeait que lors d'occasions.

« Bonnes nouvelles, je suppose ? » Une voix demanda.

« Sainte- Ouch ! » Cria John, il se redressa en sautillant et se cogna la tête sur une étagère du garde-manger. « Sherlock ! »

« Oui, bonjour, John. » Dit Sherlock, prenant un siège à la table de cuisine. « Donc, bonnes nouvelles ? »

« Comment as-tu- Oublie ça, je m'en fiche à l'instant. » Dit rapidement John, sortant le thé et les biscuits et continuant avec son brunch de célébration. « Thé ? »

« Oui, merci. Un sucre, pas de lait. »

John fredonna, sortant deux mugs. « Et oui, ce sont de bonnes nouvelles. J'ai passé mon examen médical. »

« Évidemment que tu l'as passé. Tu es sain, énergique, un jeune homme en forme, après tout. »

« Es-tu entrain de flirter avec moi ? » Demanda John, sourcil haussé.

« Pas du tout. Je te complimente juste. »

« Tu ronronne presque, Sherlock. Arrête ça. »

« Je suis content pour toi, John. N'est-ce pas approprié ? »

« Mais tu n'es pas heureux pour moi. » Répondit John. « Tu déteste l'idée que j'aille en guerre. »

« Et quand j'exprime cette opinion, tu es en colère contre moi. » Dit Sherlock, égal. « Donc, maintenant j'exprime des émotions positives. N'est-ce pas mieux ? »

« Pas quand je sais que tu deviens hypocrite. » Dit John, posant le thé de Sherlock devant lui. « Maintenant, pourquoi es-tu là ? »

« Je suis venu pour… m'excuser. C'était grossier de ma part d'y aller derrière ton dos et d'envahir ton intimité. Je t'assure, John, je n'étais pas malveillant. Je voulais juste savoir pourquoi tu me rejetais en dépit de notre attirance mutuelle. » Murmura Sherlock.

« Regarde, Sherlock, je ne suis pas- »

« John. S'il te plait. Tu es sur le point d'aller en guerre… et ça peut paraître sentimental, même pathétique, mais… tu vas me manquer. » Sherlock soupira, se mettant sur ses pieds. « Je n'ai jamais voulu personne comme ça. Je n'ai jamais voulu tenir quelqu'un, les enlacer jusqu'à l'aube, et embrasser leur front… C'est un sentiment étrange. Et à l'instant présent, ça fait mal. »

« Sherlock, je… je peux pas. J'ai juste- C'est… Je suis désolé, Sherlock, je le suis. » Dit doucement John, retournant vers le comptoir de la cuisine.

« Tu ne pourrais même pas essayer ? »

« Je- Je ne peux pas, Sherlock. »

Il y eu le silence, tendu mais fragile, qui compressait toute la pièce. Les yeux perceptifs de Sherlock ne s'éloignèrent pas du visage de John, tandis que ce dernier faisait tout pour éviter de regarder l'homme. John vacilla quelque peu, tandis que son visage restait impassible, ses mains se serrèrent. Il se concentra sur sa respiration, les yeux fermés, et se relaxa. Dedans, pause, dehors, pause. Dedans, pause, dehors, pause. Son esprit tellement occupé par le processus automatique, qu'il ne remarqua pas son espace personnel envahit avant que l'odeur de cigarettes et de produits chimiques et quelque chose de doux à rendre malade l'écrasa. Se tournant doucement, il rencontra un Sherlock merveilleusement près, et ses yeux se fermèrent en réponse.

« John, je promets sur n'importe quel dieu auquel tu crois que je ne te blesserai jamais. » Chuchota Sherlock, son souffle chatouillant les lèvres de John.

« Et si je ne crois en aucun type de dieu ? » Répondit John, son esprit criant de courir et de se battre et d'embrasser Sherlock.

« Alors je jure sur ma vie et mon cœur et mon intelligence. Je veux que tu sois mien, John. Je veux quelqu'un, mais pas juste n'importe qui, alors je ne me sens pas tellement- alors ça ne blessera plus. »

« Alors quoi ne blessera plus ? »

« La part de moi qui désire ardemment un touché humain. La part qui, qu'importe à quel point je l'enterre, reviens à la surface. » Dit Sherlock, se penchant un peu plus près. « C'est la part de moi qui est fascinée par toi, captivée par toi, totalement et irrévocablement capturée par toi. Ça ne veut pas me laisser me concentrer, John, à moins que tu ne sois à mes côtés. J'ai besoin de toi. »

« Je suis désolé. Je ne peux juste pas… pas maintenant. »

« Tu n'as pas à m'embrasser. On n'a pas à avoir de sexe ou n'importe quoi comme ça. Tu peux sortir avec des femmes et te marier avec si tu veux. Tout ce que tu as à faire c'est rester avec moi. »

« Sherlock, s'il te plait, laisse-moi juste y penser. » Souffla John. « Recule juste un peu s'il te plait. »

« Vas-tu y penser ? Vas-tu au moins considérer ça ? »

« Je le ferais laisse-moi juste y penser. »

« Je- Quand tu le décidera, appelle moi. Ou envoie-moi un SMS. » Dit Sherlock, se reculant plus loin. « Qu'importe lequel te convient le mieux. »

Après que Sherlock soit partit, John laissa échapper un souffle tremblant et bougea jusqu'à la table, ses jambes semblèrent remplacées par de la gelée. Il posa sa tête sur ses mains, se demandant qu'est-ce que serait la réponse appropriée. Sherlock avait semblé tellement désespéré, tellement dépendant. Il a dit qu'il avait besoin de John. Mais les sens retournèrent vite inonder les membres de John, remplacés par la confusion et la peur. Il y avait des choses qu'il avait besoin d'arranger. Il pourrait se débrouiller avec le reste plus tard. Il pourrait se figurer ses sentiments pour Sherlock plus tard. S'il en avait, autrement dit. Il n'était pas quelque adolescent frémissant il pouvait supporter ça. Se mettant sur ses pieds, il versa le thé froid dans l'évier et sortit son carnet d'adresses, ses doigts feuilletant l'abécédaire. Il était le temps de retourner aux affaires.