N/A : *Vous jettes le chapitre et cours*

N/t : Bienvenue, chers lecteurs à l'avant dernier chapitre de la fic ! Ne vous inquiétez pas, il y aura un épilogue, mais pas tout de suite ( l'auteure elle même me l'a dit, eheh ^^ ).

Disclaimer : Ne possède que dalle ! ( Si quelqu'un pouvait me dire qui est que dalle, ça m'aiderai beaucoup, merci d'avance )


John se rassit dans son fauteuil, frottant ses tempes. « Qu'est-ce que tu penses que je devrais faire, Harry ? »

« Bah, c'est ton petit-copain, donc- »

« Ce n'est pas mon petit-copain. » Soupira John. « On s'est rencontré i peine deux semaines. »

« Vous avez couché ensemble ? » Demanda abruptement Harry.

« Harry ! »

« Alors ? »

« Non, nous n'avons pas couché ensemble. »

« Vous avez eu un rencard ? »

« Um… Je- Pas vraiment. On a eu un brunch ensemble. Et on est sorti et, um, sommes entrés par effraction dans une maison ensemble… »

« Vous quoi ? » Harry haussa ses sourcils alarmé. « Toi, John Watson, futur chien de l'armé, est rentré par effraction dans une maison avec un gars que tu ne connais que depuis deux semaines ? »

« Il m'a invité à l'aider pour chercher des indices… pour une affaire sur laquelle il travaille. »

« Woah, le Junior est un détective ? »

« Non, pas- pas vraiment. C'est plus un passe-temps. »

« Quand avez-vous échangé vos numéro de téléphone ? » Demanda soudainement Harry.

« Um, quelques minutes après que nous nous soyons rencontrés. »

« Frèro, je pense que tu as un petit-copain. »

« La ferme, Harry. »

« Non, sérieusement. Vous avez mangé ensemble, tu as son numéro, il est allé chez toi, a rencontré ta famille. On dirait vraiment que c'est ton petit-copain. Et il t'aime bien. »

« Et comment pourrais-tu savoir ça ? »

« Il l'a dit lui-même quand il était aux alentours. Dit qu'il voulait t'aider et te rendre heureux. C'était assez mignon. » Sourit Harry.

« Ça l'était ? »

« Ouais. » Harry se pencha, se soutenant sur ses genoux. « Écoute, John, la chose la plus importante là-dedans c'est ce que tu ressens. Si tu ne l'aime pas, si tu penses que tu ne l'aimeras jamais, et je veux dire jamais, l'aimer, dis-le lui, si c'est un bon gars, il partira. Mais, si tu l'aime bien, si tu as des sentiments pour lui que tu essaies de cacher, dis-le lui et vois où ça vous mène. Tes relations n'ont pas à tourner autour du sexe, tu sais. »

« Il a dit pareil. » Admit John. « Quand es-tu devenue une experte dans les thérapies de couple ? »

« Je suis sortie avec une thérapeute, brièvement. Elle parlait tout le temps de ce genre de trucs. » Répondit Harry. « Donc, vas-tu y aller et confesser ton amour éternel, ou vas-tu briser le cœur de ce gars ? »

« Je- Je sais pas. Je veux dire, je pense que je l'aime bien, je suis juste… »

« Pas sûr de vouloir ce genre de relation avec lui ? »

« Ouais. Il m'a dit que je pourrais me marier avec une femme si je voulais, du moment que je reste avec lui. Il semblait tellement désespéré et seul. »

« John, ne fait rien par pitié. Tu ne veux pas faire quelque chose et après finir baisé et enchaîné pour le reste de ta vie. » Prévint Harry.

« Il ne me fait pas pitié. C'est pire que ça, en fait. Je le comprends. La solitude, je veux dire. Et il est… excitant. Il entre par effraction dans les maisons et peut vous raconter votre histoire personnelle d'un coup d'œil et je ne connais rien de lui. Il est tout en pommettes et mystères et il s'intéresse à moi. Je suis juste l'ennuyant, ordinaire John. Ça n'a aucun sens. »

« Peut-être qu'il a besoin d'ordinaire quelques fois. Peut-être qu'il a besoin de quelqu'un pour le retenir au sol. » Suggéra Harry.

« Peut-être… Je crois que je vais aller faire une promenade, et penser un peu plus. » Dit John, se levant.

« D'accord, John. Si tu as besoin de n'importe quoi, passe juste. » Répondit Harry, lui faisant un signe de la main.

d(^_^)b

Sherlock hocha un sourcil à la scène qui se passait devant lui, momentanément confus. « D'après ton SMS, ça semblait une urgence. »

« Tu n'étais pas occupé, n'est-ce pas ? » Demanda John, faisant un signe à l'homme.

« Non, pas du tout. Je ne m'attendais juste pas à un pique-nique. »

John le regarda du haut de son panier, sourcil haussé. « Tu n'aimes pas ça ? »

Sherlock secoua sa tête, s'asseyant sur la couverture à carreaux. « C'est sympathique. Mais pourquoi ? »

« J'ai parlé à Harry hier, et j'ai réalisé que je ne savais presque rien sur toi. » Dit John, ouvrant une bouteille de vin et en versant dans un verre pour Sherlock. « Donc, je veux que tu m'en dises plus sur toi, après je pourrais décider. »

« À propos de nous ? » Dit Sherlock doucement

« Ouais. »

« Donc, premières choses en premier, quel est ton nom ? »

« Tu connais mon nom. »

« Mmm, mais je veux que tu me le dises encore. Je veux qu'on recommence dès le début. » Répondit John, sirotant son vin avec un sourire.

« Est-ce un rencard ? »

« Peut-être. Maintenant, quel est ton nom, mystérieux et bel étranger ? »

« Tu penses que je suis beau. » Sourit Sherlock. « Mon nom est Sherlock Holmes. Puis-je avoir ton nom ? Ou vais-je juste devoir continuer à t'appeler magnifique ? »

John laissa échapper un petit rire. « Tu peux m'appeler John. »

« Eh bien, John, quels autres choses voudrais-tu savoir sur moi ? »

« Hmm, où as-tu grandis ? »

« Dans la campagne. Ma famille avait une propriété là-bas où j'étais terré pendant la plupart de ma vie. Excepté lorsque j'étais en pensionnat. »

« Tu es allé dans des pensionnats ? » John choisit d'ignorer le commentaire 'terré pendant la plupart de ma vie'.

« Quelques-uns. Ils m'ont tous expulsé. »

« Tu étais un mauvais garçon donc ? » Sourit John.

« Pas volontairement. J'étais juste curieux sur la chimie. Et cette curiosité menait quelques fois aux explosions. »

« Tu as fait sauter ton école ? » Demanda John avec les sourcils haussés.

« Pas toutes. Mais oui, j'ai accidentellement fais exploser deux laboratoires. » Admit Sherlock. « A ton propos, John. »

« J'ai juste fait du football et un peu de cricket. Rien qui ne vaut d'être mentionné. »

« Je pense que si. »

« Eh bien, j'ai vécu dans un petite ville hors de Londres. C'était assez sympa, mais pas très excitant. Un tas d'enfants étaient… Je sais pas. Ils n'étaient pas complètement méchants. Je suppose qu'ils étaient comme tous les enfants de notre âge. J'ai fait de mon mieux pour juste m'en sortir et en sortir. Et toi ? »

Sherlock haussa les épaules, posant son verre à moitié plein. « Voyant que je n'étais pas vraiment intégré dans mon pensionnat, ma mère a fait appel à un professeur particulier. Il n'était pas exactement radical ou un génie, mais il était assez intéressant pour retenir mon attention. »

« Avais-tu un faible pour lui ? »

« Non. Je n'ai jamais rien ressenti de pareil, pour n'importe qui. Je suppose que c'est pour ça que tout le monde à l'école me prenais pour un barge. »

« Tu n'as jamais… Tu sais ? Avec quelqu'un ? »

« Non. »

« Pas de copine ou copain ? »

« Est-ce vraiment important ? » Demanda Sherlock

« Non. Je suis juste… Je suppose que je suis juste en train d'essayer de voir où me placer avec toi. Me demander si j'ai quelqu'un avec qui concourir… » John coupa court, regardant au loin.

« Il n'y a personne sur Terre qui pourrait concourir avec toi. » Dit doucement Sherlock.

John sourit, regardant en bas et jouant avec l'ourlet de son manteau. « Um, voudrais-tu quelque chose à manger ? J'ai- j'ai fait des sandwiches. »

« Eh bien, vu que tu les as fait… Je suppose qu'un sandwich ne blessera pas. » Dit Sherlock. « John, est-ce que ça veut dire que tu penses à… me joindre ? »

« Je ne suis pas sûr. Je vais toujours aller en tournée, faire ma partie et tout ça. Et je vais utiliser ce temps pour y penser. Si je suis là-bas, et tout ce à quoi je peux penser c'est toi et résoudre des mystères ensemble, alors je te reviendrais et nous pourrons avoir un appartement ensemble et juste partir de là. Mais, si je vais là-bas et que tu t'effaces dans le fond de ma mémoire, alors je suppose que ce n'est pas supposer être. »

« Ça semble raisonnable. »

« Tu es d'accord avec ça ? »

« Bien sûr. Prends autant de temps qu'il t'en faut, John. »

« Tu m'attendras ? »

« J'attendrai un millier d'années pour toi. »

John rougit, essayant de cacher sa tête dans ses mains. « Pour quelqu'un qui dit n'avoir jamais eu de rendez-vous avant, tu es certainement romantique. »

Sherlock sourit, tirant sur les mains de John. « J'apprécie juste vraiment ta tête quand c'est une telle nuance de rouge. C'est mignon. »

« Je ne suis pas mignon. » Grogna John, s'autorisant lentement un câlin. Sherlock ferma ses bras autour de la taille de John, même si c'était légèrement gauche et maladroit. Les deux restèrent comme ça un peu plus longtemps, se séparant quand l'estomac de John gronda. Et quand John partit quelques courtes semaines plus tard, Sherlock retournera à ce petit pique-nique dès qu'il se sentira seul, relevant chaque mot, chaque toucher et chaque soupir jusqu'à ce qu'il connaisse la chose par cœur. Ce sera des années avant qu'ils ne se revoient encore, et quand ils se verront, aucun ne sera plus dans la même situation qu'il ne l'était avant qu'ils ne se séparent.