A/N : Ceci est le chapitre final. J'espère que vous avez tous apprécié l'histoire, et j'aimerai utiliser ce moment pour tous vous remerciez pour lire et reviewer. Bref, merci à tous pour vos retours ( encore une fois ), ça veux dire beaucoup pour moi. J'espère que vous aiimerez ce dernier chapitre.

P.S. J'aimerai aussi précisez que je ne suis pas du corps médical.

A/T :*rires sadiques* Et c'est avec une joie non contenue que je vous poste le dernier chapitre de cette histoire ! Oui, oui, le dernier ! Il y aura un épilogue, l'auteur me l'a dit, mais elle a aussi précisé que ce ne serait pas pour Maintenant maintenant. Bref, Bon courage :D

Ps : Je tiens à tous vous remerciez pour vos reviews toutes plus sympa les unes que les autres, qui m'ont encouragé à vous traduire tout ça assez vite !

PPs : Je vais commencer une nouvelle traduction dans peu de temps, si ça vous intéresse, sentez vous libre d'y jeter un petit coup d'oeil.

Disclaimer : Pas à moi ! ( Chantonne 'Voldemort si tu savais, tes horcruxes tes horcruxes, Voldemort si tu savais tes horcruxes où on s'les met' )


John regarda l'hôpital avec une grimace, se souvenant de la tente poussiéreuse dans laquelle il avait opéré moins de quelques mois plus tôt. Il se traîna en avant, jusqu'au bureau de la réception, et repoussa ses souvenirs.

« Um, excusez-moi ? » Dit-il doucement.

La femme tourna son regard vers lui, et ensuite vers la cane à laquelle il était pratiquement collé. « Vous avez rendez-vous ? »

« Euh, non. Je suis là pour rendre visite à quelqu'un. Son nom est Sherlock Holmes ? »

« Un instant s'il-vous-plait. » Répondit-elle, tapant rapidement sur son ordinateur. « Êtes-vous de la famille ? »

« Non, je suis… un ami. Un ami proche. »

La femme acquiesça, sortant une petite carte pour écrire le numéro de la chambre dessus. « Chambre 442. S'avez, » ajouta-t-elle, se penchant plus près, « il a été là depuis presque un mois. Et vous êtes la troisième personne à lui rendre visite. Pendant tout ce temps ! »

John s'autorisa un léger sourire. « Il est pas vraiment du type social. » Dit-il affectueusement.

« J'ai entendu qu'il était très intelligent. »

« C'est un génie. » Répondit John, se dirigeant vers l'ascenseur.

Quand il atteint la chambre, John n'était pas sûr d'à quoi s'attendre. Ce n'était pas ça. Boucles sombres, ni brossées ou lavées, éparpillées dans tous les sens sur l'oreiller ou sur son visage, grimpant sur la peau grasse, maladive, pâle. Il était plus fin que la dernière fois que John l'avait vu, frôlant le décharnement. Des tubes variés serpentaient loin des bras et du nez jusqu'à des machines que John n'avaient eu à gérer que lors de ses années à la Faculté de Médecine. Il ne put empêcher le halètement qui passa ses lèvres à cette vue avant qu'il ne soit violemment secoué par ses souvenirs. Il entra d'un pas hésitant dans la pièce et fit son chemin jusqu'aux côtés de Sherlock, sa main survolant sa joue. « Sherlock ? »

L'homme resta silencieux et immobile. John sentant quelque chose se serrer dans sa poitrine, inspira profondément et se rappela que ç'aurait pu être pire. Boitillant à nouveau jusqu'au bout du lit et jetant un coup d'œil aux diagrammes. S'il avait pu se taper la tête contre les murs, il l'aurait fait. Prenant en compte que c'était sûrement inapproprié dans un environnement médical, il décida de s'assoir sur la chaise vacante et fixa l'homme inconscient avait un regard épuisé. « Qu'est-ce que tu as fait, Sherlock ? Qu'est-ce que tu as fait ? » Demanda-t-il doucement.

« S'être fait renversé par une voiture pour commencer. » Lui dit une voix professionnelle et sérieuse.

Levant le regard, John fronça les sourcils à la femme se tenant au pas de la porte. Il débattit intérieurement sur le fait de se lever, mais sa jambe lui rappela rapidement pourquoi c'était une mauvaise idée. « Euh, bonjour. Qui êtes-vous ? »

La femme plissa ses lèvres, ayant l'air de réfléchir. « Je me sens d'humeur Emily aujourd'hui. Et si je peux demander, qui êtes-vous ? »

« Je suis John. Je suis un ami de Sherlock. »

« J'ai été prévenue qu'il n'avait pas d'amis. »

« Il m'a moi. »

« Vraiment ? Alors où étiez-vous tout ce temps ? » Demanda sévèrement Emily.

John grinça des dents. « En Afghanistan. Reçu une balle. »

« Vous n'auriez pas pu prendre de portable ? Ecrire une lettre ? »

« On devait maintenir silence radio. » Répondit John, fixant la femme. « Et, putain, vous êtes qui exactement ? Pourquoi est-ce que je m'explique à vous ? »

« Je suis un parti intéressé dans les affaires de Mr Holmes. » Rétorqua Emily, croisant les bras sur sa poitrine.

« Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Il a été comme ça combien de temps ? »

« Pourquoi est-ce que je devrais vous le dire ? »

John fut sur ses pieds en un instant, les poings sortis. « Parce que quand je suis parti il n'était pas dans un lit d'hôpital. Quand je suis parti, il me parlait de l'appartement qu'on allait avoir et des crimes qu'on allait résoudre. Quand je suis parti, j'avais une raison de revenir. Maintenant je veux savoir ce qui a merdé et comment je peux le résoudre, donc si ça vous dérange pas trop, j'apprécierais un minimum de coopération. »

Emily haussa un sourcil contre lui, avant d'hausser les épaules et d'entrer dans la pièce. « Je ne connais que ce que connais son médecin. Il courait dans la circulation routière et il s'est arrêté juste devant un taxi. D'une certaine façon, il a quand même survécu sans trop de dommages, mais il y a eu des… complications. »

« Quelles complications ? Comment- Comment n'a-t-il pas pu voir un taxi arriver sur lui ? » Demanda John.

« Il était shooté. Accordé aux tests, il avait assez de cocaïne dans son organisme pour descendre un éléphant africain mâle. Ils pensent qu'il hallucinait. »

« Cocaïne ? Pourquoi est-ce qu'il- Non. Cet homme- Sherlock- Il- Il ne le ferait pas. Il ne peut pas. Non. P- Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il… ? » Balbutia John, regardant entre son ami et Emily.

« Pourquoi est-ce que n'importe qui se shoote ? Ma suggestion est qu'il était seul. Ou frustré. Ou chercheur du grand frisson. Qu'importe, il a de la chance d'être en vie. »

« Vous avez mentionnez des complications ? »

« Il est là depuis trois semaines. Pendant ce temps, il a alterné entre conscience et inconscience. Mais d'après ce que le corps médical a pu tirer de ses quelques déclarations cohérentes, il pense qu'il a vingt-et-un an et une facture à échéance dans une semaine. »

« Amnésie ? »

Emily acquiesça. « Ils ne sont pas sûr qu'il se souviendra de tout. »

A ce moment-là, John pouvait jurer qu'il senti son cœur voler en éclats. Il ne s'autorisera pas à pleurer, pas maintenant, pas devant des étrangers. Il ne pouvait montrer à quel point cette idée le poignardait. Parce que si Sherlock ne se souvenait pas, alors le futur de John serait juste réduit à néant. Ses quatre ans dans le désert esquivant des balles et se frayant un chemin dans la terre comme un wombat, ne pensant qu'à Londres et a un homme avec un long manteau qui l'attendait, ne le laisserai jamais être, ne le laisserai jamais oublier ce que c'était pour rien.

J'aurai dû être là. Je n'aurai jamais dû partir. Il avait BESOIN de moi. Et maintenant il m'a oublié.

« Quelles sont les chances qu'il… ne se souvienne jamais de moi ? » Demanda-t-il calmement.

« Quand vous êtes-vous rencontrés ? »

« Il avait vingt-trois ans. » Répondit John, souriant au souvenir de l'objectif.

« Eh bien, la mauvaise nouvelle est que vous tombez dans le rayon 'ne se souviens plus'. La bonne nouvelle est que s'il commence à se rappeler des choses, étant un souvenir plus vieux, il se souviendra surement plus tôt que tard de vous. »

« Je- Je suppose que c'est une bonne chose. » Dit John, grinçant des dents alors que sa jambe lui rappela que sauter sur ses pieds dans un excès de colère n'était plus une option considérable. Prenant une grande respiration, il sortit un petit bloc-notes de sa poche et griffonna un numéro, le tendant à la fille. « Si- S'il se souvient de moi… S'il commence à demander où est John… pourriez-vous assurer qu'il m'appelle ? Mon vieux numéro était sur son portable mais il a changé et, um, je veux juste qu'il l'ait. Pouvez-vous faire ça pour moi ? »

« Je m'assurerai qu'il l'ait. » Répondit-elle, glissant le bout de papier dans son sac-à-main.

« Merci. » John hocha la tête et marcha avec peine jusqu'aux côtés de Sherlock. Pendant un moment il regarda son ami endormi, pensant à comment, en dépit de l'état dans lequel il était, il tenait toujours sa beauté surnaturelle. En une fracture de seconde il se pencha et laissa un tendre baiser sur son front. « Ne m'oublies jamais, d'accord ? » Ajouta-t-il dans un murmure. Se relevant, il fit un mouvement de tête à la femme et partit.

Après une minute, la femme sortit son téléphone et commença à composer un numéro. Ca sonna deux fois avant qu'on ne réponde. « Monsieur ? Oui, je crois que c'est lui. Oui. Je planifierai un rendez-vous dès qu'il se réveillera. Et bien sûr, monsieur, je serai subtile. »

« Bien. » Chantonna l'homme à l'autre bout de l'appareil. « Je détesterai que mon cher frère sois seul pour le reste de sa vie. Bien joué, Mary. »