Non, il n'y a pas eu de chapitre spécial drabbles. Oui j'ai beaucoup de boulot. Oui, ma photo de profil est enfin en couleur (merci à Pyroxene01)Youpi, j'ai plein de projets. Non je ne vous oublie pas. Il faut croire que je me suis un peu sous-estimé, je m'excuse donc pour la non-publication des drabbles promis, je me suis consacré à autre chose durant les vacances avec la révision de mes partiels qui sont enfin terminés. Mais assez parlé de moi.

Comme d'habitude, les personnages de Katekyo Hitman Reborn ne m'appartiennent pas, même pas Kusui (sauf son nom et une partie de son histoire). Merci beaucoup pour les revieweurs (Haaksu, Linea Phantsia et Mavel Finnigan) et les lecteurs anonymes, j'ai un petit quelque chose à dire à ces dernier un peu plus bas.

Bonne lecture


Duo Royal

Chapitre 7 : La Vipera

Mierda.

Mierda Mierda Mierda Mierda

C'est ce que se répétait Belphegor depuis qu'il était enfermé dans cette cage, pieds nus et vêtu seulement d'un caleçon, d'un t-shirt et de son diadème. Ces enfoirés de roturiers, comme il les appelait désormais, l'avaient débarrassé de toutes ses armes et des vêtements qui auraient pu en contenir, comme ses bottes blanches. Ils avaient même osé fouiller ses parties les plus intimes et ça, ça l'avait vraiment mis en rogne. Cette humiliation n'avait cependant duré que très peu de temps. Il était désormais enfermé dans une cage pour animaux et devait subir les regards, moqueries et insultes des gardes qui passaient par là. Comble de la torture, il avait été placé en compagnie des animaux hurleurs et ses vêtements se trouvaient en face de lui dans une autre cage remplie de singe s'amusant avec ses fils et ses couteaux. Si seulement ils pouvaient se blesser avec, récupérer ses affaires serait ensuite bien plus facile.

C'est donc dans cette situation que se trouvait le Varia, attendant le bon moment pour fuir et maudissant Nicolas II pour avoir laisser de tels roturiers prendre le pouvoir. Heureusement, les gardes étant toute à leur joie de l'avoir capturé, ils avaient laissé son diadème en place pour bien lui faire comprendre que son statut de prince ne le protégeait en rien. Grave erreur, car ce bijou allait sonner la contre-révolution et ils se feraient tous massacrer pour crime de lèse-majesté : on ne se moquait pas impunément d'un Prince. Mais d'abord, il fallait s'assurer que sa courtisane n'était pas en danger.

Belphegor colla son visage contre les barreaux et scruta les alentours. Une grosse partie des gardes avait été blessée ou tuée quelques heures plus tôt. Bien qu'il ignorait leur nombre exact, très peu passaient désormais devant lui, sûrement trop occupés à garder les entrées de peur de voir arriver le reste de la Varia. Cette hypothèse n'avait cependant que très peu de chances de réussir. Si le contact entre eux et Squalo avait été coupé durant la tempête de neige, il ne pouvait que s'attendre à ce que leurs sauveteurs empruntent le même chemin qu'eux ou bien qu'ils trouvent une autre entrée vers cette tous les cas, ses oreilles allaient souffrir des réprimandes de l'épéiste. Il chassa ses pensées d'un soupir et se concentra sur son plan. L'entreprise était risqué, mais il avait déjà perdu trop de temps.

Le Varia s'approcha de la serrure et leva la main vers sa tiare, hésitant à mettre son plan à exécution. C'était vraiment le pousser à ses dernières limites que de l'obliger à abandonner temporairement son statut de prince et d'utiliser ça...mais il n'avait pas le choix. Il enleva le bijou de ses cheveux, inséra l'une des deux extrémités dans la serrure et manipula l'outil improvisé le plus vite possible. Utiliser le symbole de sa royauté comme une vulgaire épingle à cheveux, vraiment...

Après quelques efforts, le verrou fût actionné et la porte poussée, libérant le prisonnier. Ce dernier vérifia qu'il n'y avait aucune présence humaine puis entreprit de récupérer ses armes et ses vêtements. Il plongea la main entre les barreaux de la cage aux singes avant de la retirer vivement, un couteau lancé frôlant de justesse sa peau. Le mafioso regarda les singes et fût étonné de les voir avec ses couteaux entre les doigts, prêts à être lancés.

-Bordel, ils peuvent faire ça ? se dit-il.

L'un des macaques s'approcha alors de lui et déposa ce qu'il avait entre les mains. Les autres le suivirent, jetant pêle-mêle les affaires du prince et se positionnant derrière le meneur. Complètement dépassé, le jeune homme tenta une nouvelle fois d'insérer ses mains mais fût une de nouveau dissuadé par un couteau suivi de cris de protestation. Le premier singe à s'être manifesté monta sur les barreaux de la cage et tendit la patte en direction du diadème du blond qui recula pour l'empêcher de l'atteindre. Les autres primates éloignèrent alors les couteaux et les vêtements ce qui mît littéralement le prince sur le cul.

-Tu...oses demander le symbole de ma toute-puissance et de ma royauté absolue en échange de mes armes ? demanda-t-il au meneur.

Celui-ci tapa dans ses mains et articula des « hou hou » d'excitation. Ses congénères approchèrent à leur tour leur butin, ce qui mît Belphegor dans un cruel dilemme : son statut contre une chance de survivre. Il hésita un instant puis se souvint que la jeune Vongola était elle aussi captive et qu'il ne savait pas si elle pouvait se défendre. Son sang ne fît qu'un tour à l'idée de sa chère courtisane en danger et il tendit d'une main tremblante le bijou au singe qui l'empoigna et courût aussitôt au fond de la cage, suivi par ses compagnons. Ils s'empressèrent de le manipuler, se disputant pour jouer avec, avant d'être tous embrochés. Le prince entra alors dans la cage dont la serrure n'avait pas résisté à ses talents, repoussa du pied un cadavre sanguinolent et récupéra son trophée en souriant de toutes ses dents.

-Ushishishi. Bande d'abrutis.

Les gardien de la tempête quitta les lieux sans cérémonies et se dirigea vers le couloir central. D'après ce qu'il avait compris, ce lieu était la colonne vertébrale de cette planque et il se pouvait que l'endroit soit plus vaste encore...

Pendant ce temps, dans sa chambre, Fumiko Kusui savourait le goût de la vengeance si chèrement acquise. Pas un jour ne se passait sans qu'elle ne songeât à la petite effrontée qui avait indirectement ruiné sa vie. Chaque fois que son reflet projetait son si beau visage et la cicatrice qui l'enlaidissait, à vrai dire. Elle posa le poudrier qu'elle manipulait et se regarda d'un œil critique dans un miroir de poche. Le boss n'y était pas allé de main morte au moment de la punir : impossible de camoufler cette blessure sans avoir à se maquiller à la truelle, ce qu'elle refusait de faire depuis que sa carrière avait été compromise. Qu'il était loin désormais le temps des strass et des paillettes...

Quelques minutes d'un amour qu'elle aurait dû continuer à camoufler et déjà cette salle gosse lui avait pourri la vie avant même sa naissance. D'un autre côté, elle avait servie à renforcer cette image mielleuse de femme aimante et amoureuse malgré son emploi du temps et ses tournées. La presse people en avait fait son scoop durant un moment et son « mari », important actionnaire d'une multinationale, n'en était que plus heureux. Un homme tout à fait adorable, attentionné mais incroyablement naïf dans ses relations. C'était peut-être pour cela qu'elle avait accepté de l'aimer réellement durant cette nuit.

Mais la naïveté était chose impensable dans une mafia où l'on devait sans cesse rester sur ses gardes. Le boss avait ordonné le meurtre quelques années plus tard et Fumiko, ou plutôt « la vipera » comme on la surnommait dans le milieu, s'en chargea sans délais. Comme prévu, l'affaire fît grand bruit compte tenu de la popularité de la veuve, ce qui permit à la famiglia de s'emparer de la multinationale sans attirer l'attention du grand public. Elle fût comme prévue innocentée par les meilleurs avocats et se remaria un peu plus tard avec un autre homme, assistant-manager dans une célèbre compagnie de transports maritimes, cette fois-ci.

La gamine ne lui avait entre-temps pas donné trop de soucis. Quelques visites quand son programme lui permettait, des photos pour la presse people afin de conserver son image de mère modèle et elle passait le reste du temps à la maison en compagnie d'une nourrice ou de son père qui passait tout son temps libre avec elle avant d'être froidement assassiné. La petite s'était depuis ce jour renfermée sur elle-même et s'en tenait au strict minimum pour les contacts humains, sûrement trop bouleversée par la brusque disparition de celui qui avait déclenché les meilleurs sourires en elle. Le jour de son accident aurait dû la libérer de ce fardeau, mais ce fût tout le contraire.

Alors qu'elle pensait s'être débarrassée de la chose qui était sa fille, il avait fallu que les Vongolas s'intéressent à elle. Penser qu'elle connaîtrait Rokudo Mukuro...il n'y avait qu'une chance infime et pourtant elle avait eue lieue. La thèse « officielle » donnée aux journaux était que la petite fille avait été transportée dans un autre hôpital mais elle avait en réalité complètement disparue de la circulation, emmenée par le chef de CEDEF en personne. Quand il avait apprit cette tâche, son boss l'avait pressée de terminer sa mission (son deuxième mari fût « mort par suicide »), l'avait forcé à mettre fin à sa carrière (la pauvre Fumiko Kusui était « dévastée par le chagrin et souhaitait changer d'air ») suite à la plaie sentimentale qui avait besoin de cicatriser. Littéralement.

Elle se voyait encore dans le bureau puant le cigare de luxe, devant son boss à qui elle devait une grande partie de son ancienne vie. C'était lui qui l'avait propulsée sur la scène en graissant quelques pattes, lui qui avait fourni les meilleurs avocats au terme de ses missions, lui encore qui prenait en charge une partie du luxueux train de vie de son envoyée. C'était également lui qui avait mis fin à tout cela en lui infligeant lentement cette blessure éternellement visible au canif et en l'envoyant diriger la sécurité dans ce trou perdu en Oural, preuve qu'elle pouvait encore servir. Et maintenant, elle allait enfin pouvoir rendre la monnaie de sa pièce à cette petite sotte.

Toute à ces pensées, elle n'avait pas remarquée qu'elle s'était levée et dirigée vers la porte qui menait aux soins intensifs. Rappelant à elle l'âme d'actrice qui s'était éteinte auparavant, elle afficha une mine bouleversée avant de pousser la porte.

Tout devait être exactement comme ce jour. À elle de réécrire l'histoire.


J'ai essayé d'en dire le plus possible sur Kusui (alias La Vipère en italien dans le texte) sans trop révéler qui elle est mais...que celui qui n'a toujours pas deviné prenne son mal en patience ou bien fasse tourner les rouages de son cerveau.

Je suis amplement satisfait de ce chapitre bien qu'il soit plus court que les autres. C'est la première fois que je m'essaie à la biographie d'un semi-OC et je suis très fier de moi pour le coup. Cependant, j'aimerai énormément que vous me fassiez part de votre avis. Si j'écris, c'est à la fois pour me divertir, m'améliorer et vous faire passer un bon moment. Or, ma motivation à tendance à jouer aux montagnes russes ces temps-ci par manque de soutient et d'incertitudes. Je demande donc à tous les lecteurs anonymes, s'il vous plaît, de prendre deux minutes de votre temps, ou moins, afin de laisser un petit message sur ce chapitre. Que ce soit un long pavé ou un simple « j'adore, continue comme ça » qu'importe. Le but est que vous vous manifestiez : ma principale motivation, c'est vous.

J'espère que ce message, bien que pour moi nécessaire, ne vous aura pas trop frustré et vous encouragera à laisser une petite review.

Je vous dis à dans quelques semaines.

Koukin