Hell'O à toutes et à tous ! Pas grand-chose à dire aujourd'hui, je pense que ce chapitre comblera largement mon envie de bla-bla. Avant de commencer, voici les réponses aux reviews :

Haaksu : Merci beaucoup pour ta fidélité, j'espère que ce chapitre ne te décevra pas ^^

Pyroxène : Woaw, ravi que mon effet d'illusions aie fonctionné. Peut-être devrais-je trouver la flamme de la brume qui sommeille en moi...Oui, les comédiens sont fourbes. On devrait plus en utiliser dans la mafia, le résultat serait détonnant.

Mavel Finnigan : Désolééééééé pour ces longues attentes, vraiment T_T Je n'écris jamais quelque chose de bien avant de le laisser mûrir dans ma tête quelques temps, d'où ces délais. Les vacances approchant, je devrais vite terminer cette fic.

Kisaa : Ton voeu a été éxaucé ! Et oui, faire appeler Chrome "Princesse" par Belphegor est une véritable obsession depuis que j'ai eu l'idée de "Duo Royal". Mon côté fanboy crie enfin à la bénédiction.

Electre : Je suis vraiment très touché par ta review^^ Tu aimes également le Bel-Chrome ? C'est tellement rare que je ne peux te dire que "Bienvenue dans la secte des seuls adorateurs de romance héterosexuel de ce fandom". C'est parfois dure d'être entouré de Yaoïstes xD

Je remercie également tous les lecteurs qui prennent le temps de lire cette fiction. N'oubliez pas que les reviews anonymes sont acceptés et que tous vos encouragement, critiques, remarques, me font chaud au cœur.

Sans plus attendre, je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre.


-Le sang de la princesse...

Les mots avaient été prononcés de manière calme, presque sensuelle.. Kusui ne s'y trompa cependant pas et se retourna, la jeune illusionniste lui servant de bouclier.

-Un pas de plus et elle meurt ! s'exclama-t-elle en dirigeant son poignard vers la jugulaire de sa prisonnière.

Cette menace ne fît aucun effet sur Belphegor qui continua d'avancer en poussant des petits gloussements. La femme enfonça alors la pointe de la lame, laissant perler une goute de sang. Les gémissements de Chrome furent cependant couverts par le rire éclatant du Prince. Ce ne fût qu'à ce moment que Kusui comprit son erreur.

-Non...Tu ne réagis qu'à ton propre sang ! Comment cette gamine pourrait-elle...?

Seuls des bruits de pas et des rires lui répondirent. Elle jeta alors son otage à sa droite, l'éloignant d'elle. Comme elle l'avait prévu, le gardien de la tempête se dirigea vers celui de la brume qui recula instinctivement contre un mur.

-Belphégor, arrête...

Ces mots furent aussi inefficaces que les précédents. Belphegor s'approchait lentement, son sourire cruel laissant échapper son rire si caractéristique. Il sortit alors un couteau et le pointa vers Chrome.

-Tu as un très beau sang, tu sais ? Presque aussi beau que le mien.

Son visage s'approcha dangereusement de celui de la jeune fille qui tremblait violemment, totalement impuissante.

-Peut-être devrais-tu en faire couler plus ? Ushishishi...

Belphegor joignit le geste à la parole et approcha doucement son arme de la blessure de la Vongola. Celle-ci pouvait sentir le souffle bestial de son coéquipier et les battement de leurs deux cœurs s'accélérant au fur et à mesure que la lame s'approchait lentement sous les encouragements de Kusui.

-Oui, vas-y...dépêches-toi !

Le blond n'accorda aucune attention à cet ordre et continua son rituel d'un geste lent et mesuré. Après avoir joué quelques secondes avec le sang de sa victime, il s'adressa de nouveau à elle.

-Ushishishi...Tellement beau...Il m'en faut plus...

-Bel, s'il-te-plaît !

Le Prince continuait pourtant d'appliquer la pointe de sa lame sur la blessure, malgré l'air suppliant de Chrome. Il allait creuser un peu plus dans la peau pâle qui s'offrait à lui quand quelque chose d'autre attira son attention.

Un liquide qui n'était pas du sang glissa lentement du visage de l'illusionniste, se mêlant à celui qui y était déjà. Curieux, le Varia détacha son regard du point qu'il fixait depuis plusieurs minutes et suivit la nouvelle trace. Il s'aperçut bientôt que Chrome pleurait, son unique œil étrangement indigo baigné de larmes.

Belphegor plongea dans ce regard d'où s'échappait quelque chose de certes moins précieux mais de beaucoup plus révoltant. Il se souvint alors, à travers sa folie passagère, de ces quelques minutes passées dans le tunnel de montagne, la première fois qu'il avait entendu les sanglots de l'illusionniste. Etant tous deux plongés dans le noir, il n'avait alors pas pu totalement se rendre compte des larmes de sa partenaire. Maintenant qu'il les voyait, quelque chose de plus fort encore que son obsession pour le sang le ramenait à la raison. Ne s'était-il pas promis que personne ne ferait pleurer sa courtisane...non, sa Princesse ?

Le rire diminua peu à peu dans la chambre qui se retrouva plongé dans le silence le plus total. Personne n'osait bouger. Après des secondes qui semblèrent des années pour la mère et la fille, le blond afficha de nouveau son rictus sardonique puis il posa sa main droite contre le mur auquel était collé sa partenaire. Celle-ci ferma les yeux en voyant le poing armé de la lame reculer afin de prendre de l'élan.

-Va-t-en et barricade la porte, murmura le Prince avant de porter son coup.

La jeune illusionniste, totalement paralysée par la peur, ne fît rien sur le moment mais rouvrit les yeux quand elle sentit un courant d'air lui frôler la joue. Belphegor avait toujours le même rictus, mais leurs visages étaient tellement proches qu'elle pouvait discerner quelques rides au coin de ses fossettes. Elle tourna son regard vers la lame. Le Varia s'était lui-même blessé la main.

-Bel...

-Dépêche-toi et cours !

La Vongola ne se fît pas prier devant cet impératif, s'échappa du blond et claqua la porte derrière elle. Kusui, ayant compris le plan de ses adversaires, tenta de la stopper mais fût incapable de bouger. Elle remua et sentit plusieurs fils étroits mais solides la retenir.

-Toi ! Quand as-tu...

-Ushishishi...Le sang du Prince...

L'ex-mannequin écarquilla ses yeux de peur. Piégée face à un monstre pareil, elle n'avait pas d'autre choix que de combattre. Son adversaire, dans sa folie sadique, s'approchait cependant lentement, ce qui lui permit après quelques efforts de s'emparer d'une boite-arme dans sa poche. Elle alluma un anneau à son doigt qui libéra une flamme bleu.

-Sputare Cobra della pioggia : Ashei ! dit-elle en insérant son énergie dans la fente.

La boîte s'ouvrit et la gerbe bleutée qui en sortit se compacta pour prendre la forme d'un serpent de plus d'un mètre cinquante de long. Relativement peu épais, il se redressa et écarta sa colerette tout en sifflant, sa tête plate dévoilant deux petits crochets d'où suintaient un liquide bleu foncé. L'air de la pièce se fît alors plus lourd et une odeur de produits chimiques ne tarda pas à se faire sentir.

-Notre première création aboutie, indiqua Kusui. Je te présente Ashei, mon cobra cracheur. Tu sais ce que tu as à faire, Ashei.

Le serpent se tourna vers sa maîtresse et siffla. Les fils qui retenaient cette dernières prisonnière furent dissolus alors en quelques secondes, permettant à sa propriétaire de retrouver sa liberté de mouvement. Belphegor ne semblait cependant pas du tout impressionné et continua de s'avancer, sortant ses couteaux. Le serpent s'en rendit compte et, voyant le danger, se tourna vers le prince en sifflant d'un air menaçant. Devant l'absence de réaction, Kusui fit un signe et la boîte-arme cracha un jet de venin. Belphegor le para facilement à l'aide d'une de ses dagues. Que cela lui semblait amusant...

-Ushishishi...Tu ne m'auras pas avec ces tours de pacotille.

Il visa le serpent et se prépara à tirer mais sentit les mouvements de sa main ralentir sans qu'il ne puisse rien y faire. N'y voyant rien de particulier, il tenta se la faire réagir mais ce fut bientôt tout son corps qui s'engourdit. L'attribut de la pluie le calmant peu à peu, il finit par sortir de son délire et put analyser correctement la situation, en génie de la Varia qu'il était.

-Y aurait-il autre chose que des flammes de la pluie dans ton venin ? demanda-t-il.

-Hum ? Oh non, pas du tout, répondit Kusui d'un ton faussement léger. En revanche, je ne pourrais pas dire ça de l'air que tu respires. Peut-être même que cela réagirait un peu trop brusquement avec tes propres flammes de la tempête...

-Tu bluffes, répondit le Varia du tac au tac.

-Je te laisses le choix de tes actions, mais sache que cette pièce est bel et bien remplie de produits chimiques. Comme l'ours que vous avez réussis à vaincre il y a peu, mon cher Sputare Cobra peut contrôler les liquides et créer un micro-climat. Sois bien sage en attendant que je ramène la tête de cette gamine.

Kusui s'avança vers la sortie, abaissa la poignée mais fut incapable de pousser. Elle retenta plusieurs fois, donna des coups d'épaules, mais rien n'y fit : elle était prisonnière au même titre que son adversaire.

-Cette sale petite peste ! cria-t-elle d'une voix rendue aigüe par la fureur. Attends un peu que je te...

Elle ne put finir sa phrase, la tête lui tournant violemment. Comprenant que le poison contenu dans l'air allait la toucher elle aussi, elle se précipita vers le masque à gaz, l'appliqua sur son visage mais fut stupéfaite d'y respirer la même chose que dans la pièce. Cherchant ce qui pouvait mal fonctionner, elle remarqua que le tuyau avait été sectionné par une dague qui se trouvait au pied du lit. Un ricanement se fît alors entendre.

-Ushishishi...Un prince se doit de tout prévoir, dit Belphegor.

-Toi...

Kusui s'interrompit. Le poison qu'elle avait crée n'était heureusement pas mortel mais une personne pouvait facilement s'évanouir si son rythme cardiaque était trop élevé, ce qu'avait sûrement deviné son adversaire. Elle se calma donc et réfléchît. Cela lui coûtait de le penser, mais elle n'avait aucune chance contre un Varia, elle ne pouvait donc pas lever le pouvoir de son cobra. Si elle le laissait faire, la seule chose qui était en son pouvoir était que sa fille revienne ici pour sauver Belphegor. La chasse pourrait alors reprendre.

Elle s'installa dos au mur et fixa Belphegor, qui s'était laissé tomber au sol, ses membres ayant acquis la lourdeur du plomb. Celui-ci rit une nouvelle fois, plus pour cacher sa gêne que par provocation.

D'habitude, c'était le Prince qui sauvait la Princesse enfermée dans la tour avec le méchant reptile. Jamais l'inverse.

Pendant ce temps, Chrome courait le plus silencieusement possible dans les couloirs adjacents. Sa taille fine lui donnait un avantage certain dans la discrétion, ce qui n'était pas le cas de sa longue tunique d'hôpital qui lui battait les genoux. En dehors de son cache-œil que sa mère avait eu la pudeur de laisser, tous ses effets personnels lui avaient été arrachés. La seule chose qui pouvait la guider était son trident, véritable lien physique entre elle et Mukuro. Elle tourna dans la base pendant plusieurs minutes, faisant des pauses régulières lui permettant de percevoir son arme à travers les murs. Elle ne croisa que quelques gardes qui, trop énervés par le savon que leur chef leur avait passé plus tôt, ne l'avaient pas remarqué, ce qui lui permit de trouver la porte derrière laquelle ses armes avaient été stockés.

Impatiente de retrouver ses forces de combat, la Dokuro ouvrit la porte sans penser qu'il était bizarre qu'une pièce contenant de tels trésors ne soit pas gardée. Ce n'est qu'à l'intérieur qu'elle comprit pourquoi aucun soldat n'osait s'approcher de la pièce.

C'était une grande chambre très confortable, qui faisait plus penser à une loge de coulisses qu'à autre chose. La lumière diffusée par les multiples ampoules était beaucoup plus forte que celles de l'extérieur et était amplifiée par les quelques miroirs tapissés aux murs. Un lit queen-size trônait à droite de la pièce, accompagnée d'une table de chevet où s'empilaient cosmétiques, magazines et rapports plus officiels, ce qui réveilla une cruelle nostalgie au sein de l'illusionniste. Malgré les années passées, sa mère n'avait pu se débarrasser de cette manie du désordre qui l'accompagnait partout où elle logeait.

A gauche, collée dans un coin, se trouvait une table de maquillage plus spacieuse que la moyenne et où le miroir était tapissé de photos. Intriguée, Chrome s'en approcha, sentant l'épais tapis rose fushia sous ses pieds nus. Ce n'étaient pas vraiment des photos, mais plutôt des articles de journaux représentant Kusui sur scène, en vêtements de gala ou bien dans la rue, cible des paparazzis. Elle chercha attentivement mais n'y trouva aucun cliché d'elle, de son père ou même de son beau-père. Le coeur de la jeune fille se sera davantage. Il aurait été étrange d'y voir autre chose, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être triste en pensant que celle qui l'avait fait naître l'avait définitivement abandonné.

Chrome s'efforça de détourner les yeux pour chercher ses affaires. Elle trouva bientôt ses vêtements et son trident près du lit. Elle les enfila, puis chercha l'anneau Vongola et sa boîte-arme, cachés dans un tiroir. Elle les examina, surprise de les avoir trouvés aussi facilement, mais c'était bien ses armes qu'elle avait retrouvé. Ne pouvant plus supporter davantage la lumière de cette pièce, elle entreprit de sortir mais, avant de franchir le seuil de la pièce, elle se retourna pour l'examiner une dernière fois.

Kyoko et Haru lui avaient dit un jour qu'une chambre était le reflet de la personnalité de son occupant. Si c'était réellement le cas, n'importe qui dirait que Kusui n'était qu'une adolescente grandie trop vite, imbue d'elle-même et horriblement narcissique. Pas Chrome. Malgré tous ce qu'elle avait pu subir, elle ne trouvait aucune haine envers celle qui l'avait abandonné. Ce n'était pas vraiment de la piété filiale, mais quelque chose de plus pathétique encore, quelque chose qui lui donnait envie de pleurer. De la pitié, peut-être...pas celle qui rendait les gens dédaigneux, mais celle qui donnait envie de protéger.

-La pitié est une chose bien néfaste pour qui veux devenir fort, ma chère petite Chrome.

L'appelée sursauta, regardant autour d'elle pour voir à qui appartenait cette voix, mais elle était seule dans la pièce.

-Oya, faut-il donc que j'aie été absent si longtemps pour que tu ne me reconnaisses même plus ?

-Mukuro-sama ?

-Kufufu...Qui voudrais-tu que ce soit ?

Chrome ferma les yeux et se concentra davantage. La présence de son sauveur était faible, mais suffisante pour discuter un minimum de temps.

-Que vous est-il arrivé, Mukuro-sama ? demanda-t-elle.

-Oh, trois fois rien. Mais là n'est pas la question. Tu ne devrais pas avoir de la pitié pour l'ennemi car il n'en aura jamais pour toi.

-Je suis désolée, Mukuro-sama, mais cet...ennemi...est quelqu'un de très important pour moi, répondit-elle en hésitant sur le mot à employer.

-Je sais parfaitement qui est Fumiko Kusui. Crois-tu donc que je n'ai pas fait quelques recherches une fois notre pacte scellé ? demanda le gardien de la brume, amusé. Cependant, il y a des choses que tu ignores et qu'il faut que tu saches, si tu veux survivre.

Un silence gêné s'installa. Maintenant qu'elle y pensait, rien dans cette chambre ne pouvait indiquer que Kusui faisait partie d'une famille mafieuse. Chrome se sentit perdre pied dans son esprit, de même que ses certitudes étaient remises en cause : elle ne savait pas tout de sa mère.

-Puisque cela porte sur un sujet sensible, continua Mukuro, je ne te dirais rien si tu ne veux pas. Cependant, c'est une information capitale et il se peut que tu sois intéressée.

La jeune fille réfléchit un instant, ne voulant pas perdre ce sentiment qui lui disait de ne pas en vouloir à sa mère. D'un autre côté, elle voulait savoir qui était réellement sa génitrice, comment est-ce qu'elle était arrivée dans le monde de la mafia et surtout pourquoi elle lui en voulait autant. Mukuro attendit calmement, espérant pouvoir inculquer à sa protégée le même sentiment qui l'avait décidé à exterminer tous ses bourreaux alors qu'il n'était lui-même qu'un rat de laboratoire. Peut-être que la révélation de l'assassinat de son père par sa propre femme allait changer quelque chose en elle...

-Je vous remercie, Mukuro-sama, mais c'est inutile. Je n'ai pas besoin de savoir qui est réellement ma mère pour pouvoir la protéger.

Mukuro tiqua mentalement. Cette fille était décidément beaucoup trop tendre, tout comme ce petit boss Vongola qu'elle servait.

-Bien, ce n'est grave, dit-il en retrouvant son calme. Je te laisses donc la...protéger...comme tu dis.

-Serez-vous avec moi, si quelque chose se déroulait mal ? demanda Chrome.

-C'est ton combat, ma chère Nagi. Pas le mien.

C'est sur ces mots que le gardien de la brume Vongola coupa la conversation, laissant son hôte seule dans la pièce. Cette dernière était surprise par le ton de désapprobation que son sauveur avait laissé entendre mais décida de ne pas y accorder plus d'attention. Elle avait décidé de protéger sa parente la plus proche, quelle qu'en soit les conséquences, et cette seule résolution lui donnait maintenant la force mentale pour retourner là où elle l'avait laissé, en compagnie de Belphegor.

Elle avait oublié ce dernier détail.

Un Belphegor pouvant admirer à loisir son propre sang n'était en général pas une bonne chose pour tous ceux qui étaient enfermés avec lui. La Dokuro se dépêcha donc de sortir de la pièce et de se diriger vers la chambre d'hôpital, priant pour que ni l'un ni l'autre ne soit gravement blessé.


Yeaaaaaah ! Le grand retour de Mukuro-Sama ! Vous en saurez un peu plus sur ce qu'il s'est passé avec lui dans le prochain chapitre^^

Fanfic-ment vôtre

Koukin