Voici enfin mon troisième chapitre, désolée d'avoir mit du temps mais entre la paperasse pour la fac et le déménagement toussa j'ai eu du mal à trouver le temps d'écrire ^^' J'espère que ce chapitre vous plaira :)
Petite précision : la phrase se finissant par * est tirée de la série Kaamelott.
Chapitre III
- J'en reviens pas, une retenue alors que je ne suis dans cette école que depuis une semaine. Et puis on était censés être avec McGo mais non, elle nous a refourgué à Rusard. Et une retenue donnée par mon prof de potions en plus ! Bon, pas que ça m'étonne de la part de Rogue, j'ai bien cerné le personnage depuis que je suis là, même si j'aurais plutôt pensé que le fait que je sois à Serpentard le rende plus indulgent. Mais c'est surtout que d'habitude (comprendre : dans mon école en Amérique) je suis sage en potions. Je ne sais pas ce qui m'arrive mais depuis que je suis là j'ai l'impression de devenir une vraie pipelette, ça ne me ressemble pas. En plus avec un mec quoi, me faire choper parce que je papote avec un mec, faut l'avouer d'habitude si on me chope avec un mec c'est pas en train de papoter hein. Mais la question ne se pose pas puisqu'on ne m'a jamais chopé avec un mec, je suis discrète. Enfin sauf là, alors qu'on parlait juste quoi, non mais c'est vrai ! On ne faisait que parler c'est tout, t'es pas d'accord ?
- Mmh.
- Eh, tu m'écoute au moins ?
- Pas vraiment.
… Quoi ? Alors je viens de me taper un monologue là ? Je crois que je vais me pendre, c'est la première fois que je sors autant de mots en une seule fois et il ne m'a pas écouté.
- …
- Désolé.
- Pas grave Lucas. Dis-moi plutôt à quoi tu penses, tu m'a l'air perdu dans tes pensées, ça fait douze minutes que tu astique le même trophée.
- …
- Oui j'ai compté. Bref, alors ?
Je le vois poser son chiffon et me regarder intensément. Euuh j'ai quelque chose sur le visage ? Le nez de travers ? Il a l'air super sérieux en plus, c'est pas habituel.
- Dis-moi Zoé, ça t'es jamais arrivé de penser que…
- Que ?
- Eh bien que tu pourrais…
- Que je pourrais ?
- Que ça serai une bonne idée de…
- Bon t'accouche ?
- Ouais pardon, c'est trop bon de te voir stresser et t'impatienter haha
Un de ces quatre je crois que je vais lui faire bouffer son chiffon ça va le calmer. Quoi que non, il est canon et ça risquerai de l'abîmer, ça serai dommage. Un chiffon en travers de la gorge ça laisse des traces je vous assure. Pas que j'en ai déjà eu un, mais j'ai essayé d'étouffer quelqu'un comme ça, mais j'étais jeune j'avais que sept ans. Quoi que, je sais pas si c'est une excuse en fait…
Bref, revenons-en à Lucas, c'est qu'il ne m'a toujours pas dit le bougre. Je ne prends même pas la peine de lui répondre et lui lance un regard blasé.
- Désolé. Alors, ça t'es jamais venu à l'esprit de te poser ?
- De me poser ?
- Ouais, avec quelqu'un. D'arrêter les coups d'un soir, et de te caser vraiment avec quelqu'un.
- Me caser ? Haha mais pourquoi ?
- Ben je sais pas, c'est généralement ce qui se passe quand t'aime quelqu'un, tout le monde a déjà eu envie de se caser.
- Quoi ? Même toi ? Te caser ?
J'essaye de garder mon sérieux mais ça ne marche pas beaucoup et je me retrouve assez rapidement pliée de rire. Lucas, qui enchaîne les conquêtes encore plus que moi, qui veut se caser ? La bonne blague.
- Tu penses vraiment à te caser ?
- Et ben pourquoi pas ?
- Attend, t'es amoureux ?!
- Non. Je pense pas. Je sais pas. Ptet bien.
- Et de qui ?
- Une fille.
- Sans blague, je pensais que t'allais tomber amoureux d'une elfe de maison. Mais c'est qui ?
- Une fille je t'ai dit olala.
Bon, okay, je crois que j'ai compris, il veut pas m'en parler. C'est pas grave, chacun son jardin secret, en plus ça fait qu'une semaine qu'on se connait et tout, et puis je vois pas pourquoi il me le dirait, après tout ça ne me regarde pas. Non il a parfaitement raison de ne pas me le dire.
…
En fait je suis vexée quand même.
- D'accord. Et donc tu veux te caser.
- Ouais. Et tu pourrais faire pareil.
- Pourquoi faire ?
- Ben je te l'ai dit, c'est ce que font les gens quand ils sont amoureux.
- Pff, futilités.
- Futilités ? Noon, t'as jamais été amoureuse ?
- Jamais.
- Jamais jamais ?
- Jamais jamais.
Soudainement je me sens prise d'une envie de vérifier la propreté de tous les trophées et autres coupes de la salle et s'il faut de tous les nettoyer encore. Tout mais pas rester planter là à parler amour avec lui.
- Mais, pourquoi ?
- Et pourquoi je devrais tomber amoureuse ? J'y vois pas d'utilité. Bon, ça fait une heure déjà, on a fini notre retenue et il faut que j'aille retrouver Cass'. On se revoit plus tard.
Et je file sans demander mon reste. Pas très sympa/poli/correct/tout ce que vous voulez mais c'est comme ça, Zoé elle parle plan cul, Zoé elle parle conquête et sexe, mais Zoé elle parle pas d'amour et encore moins avec un mec, aussi beau et aussi Lucas soit-il.
Je parcours les couloirs assez vite. Il faut dire que je n'aime pas vraiment être seule dans ce château que je ne connais pas encore très bien. Bon, là il faut prendre à gauche ou à droite ? Bon à droite, au pire on verra bien. Je tourne à l'angle et me retrouve nez à nez avec Peeves. J'ai jamais compris pourquoi les gens l'aimait pas trop ici, c'est vrai quoi Peeves il est plutôt sympa au fond, il m'a encore jamais fait de blague foireuse et est franchement cool avec moi. Je vois qu'il a l'air plutôt déprimé alors je vais m'asseoir contre le mur et lui dit de venir me rejoindre.
- Bah alors Peeves, qu'est-ce qui t'arrive ? T'as pas l'air joyeux ce soir.
- Ouais. Mais faut me comprendre aussi, j'adore foutre le bordel à Poudlard mais y a des fois j'en ai sacrément marre d'être juste un esprit frappeur. Un exemple, hier je m'amusais à embêter deux élèves de Gryffondor, je leur ai lancé de la bouse de dragon sur la tête et fait avaler l'eau des toilettes de Mimi, des trucs basiques mais qui font toujours rire, puis ils ont dû partir. Alors là j'me suis dit « J'vais me promener, j'vais pas me promener », finalement j'ai décidé de me beurrer la gueule*. Seulement voilà, se beurrer la gueule quand t'es un esprit frappeur c'est pas ce qu'il y a de plus facile au monde ! Et depuis je traîne dans ce couloir en maudissant ma pauvre vie.
Alala quelle dure vie la vie d'esprit, je vous jure. Enfin j'en sais rien en fait j'ai jamais connu ça, mais je dois avouer que ça fou un coup au moral d'entendre Peeves se plaindre, ça donne une certaine appréhension de la vie après la mort, je suis plus très sure de vouloir revenir sous forme de fantôme tout compte fait… Oui parce qu'il faut que je vous explique, en fait dans mon école en Amérique les fantômes il y en a de partout, au moins autant qu'ici. Sauf que les fantômes là-bas ils mènent une vie de rêve, le rêve américain sans fin ! Du coup c'était devenu un de mes objectifs pour plus tard, tout faire pour revenir sous forme de fantôme. Mais là j'ai plus trop envie en fait.
- Je comprends Peeves, je comprends. Enfin non je comprends pas mais je m'imagine à ta place et je pense que je ressentirais la même chose dans une situation pareille. Bon écoute, si jamais t'as besoin de parler tu sais où me trouver, je serai là pour toi mon pote. Mais là faut vite que je rentre dans ma salle commune sinon je vais encore avoir une retenue et les retenues c'est pas tellement mon kiff.
- Hein ? Ah ouais pas de soucis, moi je vais aller casser des trucs quelque part ça me changera les idées. Allez, après tout la vie, enfin la mort, est belle et faut pas s'en faire pour des broutilles comme ça !
Et sur ce il part tout joyeux. Et ben, il faut croire que je suis douée pour réconforter moi, je viens de me découvrir un nouveau talent. Bon, c'est pas tout mais il faut vraiment que j'y aille parce que sinon Cass' va finir par croire que Lucas m'a bouffé. Ce qui ne me dérangerait en soit, sauf que c'est mon pote et que je l'ai abandonné un peu… lâchement. Bah quoi, je ne suis pas à Gryffondor, c'est eux les courageux que je sache, non ?
Je marche donc, enfin je cours plutôt, vers ma salle commune. Je prononce le mot de passe devant le mur (après plusieurs tentative parce que ma mémoire défaille avec les mots de passe, mais chut) et entre pour découvrir un véritable bordel. Voilà, y a pas d'autres mots. Un immense bordel. Des capes sont posée sur toutes les lampes, ce qui donne une ambiance plutôt tamisée, les tables/bureaux sont tous contre le mur et recouverts de bouteilles d'alcool, de plats de chips et autres bonbons, les chaises entassées dans un coin, les canapés poussés sur le bord. Y a de la bonne musique et des gens qui dansent. Booon, je crois bien qu'ils font la fête tous, et même pas ils me préviennent ? Je vais finir par me vexer moi hein. Je me faufile entre mes camarades Serpentard et fini par trouver Cassandra, avec Olivia, visiblement en train d'attendre quelqu'un devant les escaliers.
- Eeh meuf il se passe quoi ici ?
- Ah Zoé, on t'attendait, viens vite !
Je n'ai même pas le temps de réagir qu'elles m'ont déjà attrapée par les bras et traînée dans le dortoir, de vraies brutasses ces filles.
- On va s'occuper de toi.
- S'occuper de moi ? Attendez, ça veut dire quoi ça ?
Pas de réponse, juste des regards mystérieux. Euuuuh ?
- Olivia tu t'occupes du maquillage et moi des fringues, ça te va ?
- Ouaip.
Et moi personne ne se demande si ça me va ?
Je me retrouve bien rapidement debout au milieu de la pièce, Olivia concentrée sur mes yeux, une palette de fards et un pinceau à la main et Cassandra vidant toutes les malles de toutes les filles, et quand je dis toutes c'est vraiment toutes, en brandissant de temps en temps une robe devant moi puis en la jetant par terre avec une moue insatisfaite.
- Trop longue … Trop stricte … Trop rouge … Trop fantaisie … Trop trop ! Raah je ne trouverais jamais.
- Si tu veux…
- Zoé doit être la reine de la soirée et je n'ai même pas de robe potable à lui faire porter.
- Cass' j'ai une…
- C'est quand même un comble qu'aucune fille n'ai de vraiment belle robe !
- Cass' !
- Quoi ?!
- Si tu veux j'ai une robe moi, dans ma malle. Celle que t'as le moins fouillé. Faut avoir un peu plus confiance en les goûts vestimentaires des Américaines hein.
Je la vois se diriger derrière-moi et veux la suivre du regard mais Olivia, maintenant occupée avec mes lèvres me tient fermement la tête et me lance un regard qui suffit à me faire taire. Je lui ai pas encore beaucoup parlé à elle, je l'ai toujours trouvé trop banale, toujours dans l'ombre de sa mystérieuse cousin, à ne jamais s'imposer pour quoi que ce soit. Et ben en même pas une minute j'ai changé d'avis, je me promets de ne jamais la fâcher celle-là. Et j'en profite pour un peu plus détailler son visage, auquel je n'avais jamais vraiment fait attention. Bah quoi ? Je préfère être informée du niveau de mes rivales dans ce château. Un joli visage fin, une peau claire et bien lisse, de très beaux yeux bleus en amande, trait de famille avec sa sœur, des lèvres ni trop pulpeuses ni trop fines, des sourcils stricts et fins, et un carré plongeant blond et lisse. Une petite beauté glaciale en somme. Et son regard méchant en rajoute encore.
- Dis-donc Reine des glaces, parles-moi un peu de toi. On est dans le même dortoir depuis déjà une semaine et on a été dans le même compartiment mais je ne connais quasiment rien de toi
- Et qui te dis que j'ai envie de te raconter ma vie Barbie ?
- Rien ne me dit que t'en as envie, mais moi si. Et si ce n'est pas toi qui m'en parle je mènerais ma petite enquête. J'ai toujours été douée pour découvrir des choses sur les gens sans même qu'ils ne le sachent. Sauf que ça laisse la porte ouverte à toutes sortes de rumeurs. Je suis sure que tu ne voudrais pas que je me mette à croire ça, la petite nouvelle qui est déjà au courant des côtés les plus sombres et les moins reluisant de la Reine des glaces c'est pas top hein ?
- Mmh.
- Alors ?
- Tu veux savoir quoi ?
- Tout tant qu'à faire.
- Pff, bon. Je suis née à Paris il y a un peu plus de 17 ans. Ma mère était danseuse au Moulin Rouge, elle avait tout quitté de sa vie anglaise pour rejoindre l'homme qu'elle aimait en France. Un riche PDG qui n'en avait en fait rien à faire d'elle et qui l'a plaquée en apprenant qu'elle était enceinte. Elle est morte quand j'avais deux ans, poignardée à la sortie de son travail par un homme qui avait tenté de monter sur scène pour l'y rejoindre et mit dehors par la sécurité. D'elle je n'ai hérité de mes yeux, mon visage, mes cheveux, même ma morphologie, je le tiens du côté de mon père. Après sa mort, à elle je veux dire, j'ai été rapatriée en Angleterre et élevée par ma tante, la mère d'Emily. Puis je suis entrée à Poudlard. Avec mon physique de Reine des glaces, comme tu l'as remarqué, j'ai très vite fait mon petit effet. J'ai eu pas mal de petits copains et suis même restée huit mois avec l'un deux, en troisième année. Mais son caractère de coureur de jupon a pris le dessus et j'ai finis par le plaquer. Ah et mon but dans la vie c'est de vivre chez les moldus, à Londres ou à Paris peu importe.
- Wouah, et ben ! T'as pas eu vie facile hein ?
- Ah si si ! Tu sais les gens ne se souviennent pas de leur vie à deux ans, alors je n'ai comme souvenirs de ma mère que des photos. Je peux t'assurer que ma vie avec ma tante a été des plus heureuses.
- Ah bon, tant mieux alors.
- Bon, c'est fini, enfile ta robe maintenant et file faire la star en bas.
- La star ? Plus que d'habitude tu veux dire ? Mais pourquoi ?
- A Serpentard toutes les excuses sont bonnes pour faire la fête, et évidemment ton arrivée est une excellente excuse pour faire la fête. Du coup tout le monde t'es reconnaissant parce que sans toi on aurait dû attendre Octobre.
J'enfile donc la magnifique robe bustier à volants vert émeraude, les escarpins de la même couleur que me tend Cassandra et bras dessus bras dessous nous descendons faire nos serpiputes.
La musique à fond, l'alcool qui coule à flot, avec mes amies et les hommes à mes pieds, me voilà enfin dans mon élément ! Un verre de whisky pur feu à la main, affalée sur le canapé, je profite à fond de la soirée quand Cassandra me saute dessus.
- Zooééééé ! Viens danser avec nouuuus.
Danser moi ? Haha la blague. Mais bon, j'ai bu alors j'y vais, et puis tant pis si demain je regrette, c'est ma première soirée ici alors je veux profiter à fond. Je vois que les filles ont déplacé une table au milieu de la salle, Cassandra me fait monter dessus et on est vite rejointes par Olivia. Quoi de mieux que trois belles blondes sur une table, hein ?
- Eh DJ, balance du bon son qu'on puisse danser comme il faut !
Et nous voilà nous trémoussant, nous déhanchant sur Little Bad Girl. Eh, on est peut-être à Serpentard mais on reconnaît tous que la musique moldue est au top ! Malheureusement la musique finit trop vite et on doit descendre de la table, la boisson nous appelle. Je me dirige vers le bar et fait un long chemin avant d'y arriver. Tiens c'est bizarre il me paraissait plus près au début de la soirée. Je me sers un petit verre de vodka et le vide d'une traite. Je m'apprête à retourner sur mon canapé quand je sens deux mains puissantes m'attraper par la taille et ma plaquer dos à un mur. Je sens un souffle sur mon cou et entend un chuchotement à mon oreilles.
- Tu sais que tu danse vraiment bien ? Une véritable déesse.
- J'excelle aussi dans d'autres domaines, si ça te tente…
- Hum, avec plaisir.
Une des mains se déplace vers la mienne, l'agrippe et me traine dans les escaliers, jusqu'aux dortoirs des garçons. Ensuite, je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, je me retrouve sur le lit et là c'est le noir complet.
