Titre : Je saigne encore.

Sur : Fushimi, Yata et Mikoto.

P'tit truc : Il l'a quitté pour le blesser et faire en sorte que l'autre ne cesse de le regarder.. Mais qui a dit que ça éloignerait son plus grand problème, le Roi Rouge ? La folie et la suspicion le sombrent donc.

Et le deuxième. \o/ Et je remercie ceux qui ont posté des reviews, ceux qui ont préféré m'en parler en dehors de ff, voilà, c'est gentil.

J'ai eu des problèmes d'organisations mais ça va se régler~. Je trouverais juste un jour dans la semaine où poster, et quelqu'un pour me gueuler dessus. Haha.

Au passage je tiens à préciser que je suis cloué au lit, mais voilà, la dernière review m'a motivé à faire ça avant une nouvelle sieste position fœtus. Merci. ;u; J'avais commencé à écrire Je saigne encore, j'espère ne pas vous décevoir gentil(le) anonyme.

Donc bon, bonne lecture à vous tous !


Ta journée est terminée, et tu es déjà rentré. Tu es las et fatigué, mais ça a l'air de ne pas changer. Ton corps tendu est plongé dans l'eau du bain, tes lunettes sont ôtées pour être posées sur la serviette. Tu grognes d'un coup, l'eau n'est pas aussi chaude que tu le pensais, ça fait un choc avec ton corps brûlant et fiévreux. Eh oui Saruhiko, tu es malade. Un rhume peut être ? .. Ou c'est une autre maladie, qui s'est vu naître directement dans ta tête, déclenchant cette chaleur étouffante, ta respiration difficile, et une incapacité à trouver le sommeil sans prendre des somnifères. C'est peut être même la folie. Regarde toi rire, n'y a-t-il pas un problème ? Essayerai-tu encore de mettre ce masque hautain, froid et rieur pour te sauver la face ?

• Il a le droit de poser ses mains sur ton corps, il a le droit de respirer ton odeur.. •

Le voilà le problème : ton masque se fissure au fur et à mesure que Misaki brise ton cœur. Ne me dit pas que c'était juste une accolade envers lui, ne me dit pas ça car je ne te croirais pas. Tes mains si fines s'agrippaient à son t-shirt avec tellement de convictions, tes yeux se mouillaient.. Il t'avait dit oui hein ? Tu m'as vraiment remplacé. C'est ce que tu penses ? Car oui, tu as effectivement croiser Misaki et le Roi Rouge faire ça, sortant du bar, toi tu faisais simplement ta ronde.

Tu aurais préféré rester dans les bureaux de Scepter 4. Simplement. Tu aurais préféré être ignorant, ne pas savoir, parce que maintenant tu n'en sais pas plus, mais les images ne cessent de défiler en toi, et la suite tu as l'impression de la deviner.

• Il a même droit aux regards qui le rendent plus fort, et moi, la chaleur de ta voix dans le cœur. •

Pourquoi Mikoto aurait-il le privilège de goûter ton Misaki ? Pourquoi a-t-il accaparé tout ses regards ? .. Pourquoi tu n'as plus rien à part ces souvenirs qui semblent vouloir t'achever ? D'un coup brusque tu frappes l'eau avec ton poing, ta jambe qui se trouvait en dessous aura sûrement une marque demain mais qu'importe, les gouttelettes qui volent et atterrissent sur ton visage se mêlent aux larmes. Cet idiot te fait pleurer, il faut bien l'avouer, et les sillons qui coulent sur tes joues te donnent l'impression de brûler un peu plus en creusant pour faire tes marques au cœur de ta chair. Tu renifles un bon coup avant de sortir de la baignoire, tu prends juste la peine de mettre la serviette, pas besoin de lunettes, ta vue ne cesse de se brouiller et elles n'y feront rien.

Personne ne pourra plus rien y faire.

• Et ça fait mal, crois moi, une lame enfoncée loin dans mon âme. Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme. •

Pense-t-il à toi ? Là ? Maintenant ? Tout de suite ? Tu veux savoir, et en même temps tu crains de déjà connaître la réponse. Tu te diriges vers le salon en titubant, en toussant, tâtant les murs pour t'y retrouver. Pas besoin de ta monture pour attraper le téléphone fixe et composer ce numéro que tu connais si bien.

« Allo ? »

C'est qu'il répond plutôt vite. Il te répond plutôt vite. .. Ou il ne connaît juste pas ton numéro. Tu es stupide de croire qu'il y a encore un minimum d'espoir.

« Oï vous êtes là ? »

Vous. Alors il ne sait pas. Tu entrouvres la bouche, mais rien ne sort, du moins rien à part un "hamph", onomatopée étrange, certes, mais unique chose que tu réussis à dire, histoire qu'il ne raccroche pas maintenant.

• Et je saigne encore, je souris à la mort,

Tout ce rouge sur mon corps,

Je te blesse dans un dernier effort. •

" Je t'aime.

Plus que la chaleur de tes coups, je veux celle de ton souffle. Je veux qu'il soit mêlé au mien et qu'une douce alchimie soit le fruit de cet union purement amoureux. Je souhaiterais que tu ressentes ce que je ressens. Que tu aies autant mal que moi quand je regarde quelqu'un d'autre. Tu serais adorable jaloux. Tu es tout le temps adorable de toute façon. C'en est risible. Même en essayant de faire la brute, tu ressembles à un jeune adolescent qui a mal tourné. C'est un peu ça. "

Tu as mille choses à lui dire, et pourtant rien de bien positif ne sortira. Que de la provocation, que des paroles qui blessent. Tu aimerais vraiment qu'elles le blessent. Il te laisse parler dans le vide, il ne répond pas, même pas un bruit, juste sa respiration, et ça ne t'aide pas à savoir la tête qu'il tire. Et ça t'énerve, donc tu cris, tes propos déforment la réalité de tes sentiments, tu lui parles du passé, disant qu'il n'a été qu'une compagnie au lycée, et qu'il jamais été rien de plus.

Que son amitié te dégoutait.

• Il aime caresser ton visage quand tu t'endors, et toi tu te permets de dire encore encore. •

Il a raccroché. En fond, tu pouvais entendre le râle si spécial et agaçant du Roi Rouge. Pourquoi ? Pourquoi n'y avait-il aucun bruit à part celui-ci ? Sont-ils seuls ? Ton cœur se serre, il n'a pas le droit de t'infliger ça ! Pas là, pas maintenant. Tu passes une main dans tes cheveux encore mouillés pour les mettre en arrières tout en te dirigeant vers le canapé pour t'effondrer dessus.

• Je sais que ce qui ne tue pas rend plus fort,

Mais moi je suis déjà mort. •

Cette chaleur ne te quitte pas. Celle de la maladie, de la folie, elle te fait aussi mal que celle d'Homra. Il n'y avait que le corps de Misaki contre toi qui dégageait quelque chose d'agréable. D'unique. Le reste te semble fade à présent. .. En fait, tu te rends compte que tout a toujours été fade, inintéressant.

Ta vie c'est un peu comme la mort. Pas n'importe laquelle, celle vu par les grecs et les romains si tu te souviens bien. Le passeur ne veut juste pas te laisser entrer en Enfer en paix. Ce lieu détestable à souhaits tu voudrais y goûter juste pour cesser d'errer. Il faut payer un prix n'est-ce pas ? Une pièce dans la bouche, entre les dents, ou une connerie dans le genre.

Mikoto t'a prit Misaki, n'est-ce pas assez ?

• Ça fait mal, crois moi, une lame enfoncée loin dans mon âme.

Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme. •

Bien sûr que non, ça serait tellement simple. Si tu avais fini cette bouteille, peut être que Misaki ne l'aurait jamais lancé. Si tu l'avais aidé à son jeu, il ne se serait jamais énervé en la prenant.

Si tu avais fait en sorte qu'il t'aime assez, jamais il ne t'aurait quitté.

• Et je saigne encore, je souris à la mort,

Tout ce rouge sur mon corps,

Je te blesse dans un dernier effort. •

Il est bien tard pour s'en vouloir, tu ne peux plus avancer, tu es bloqué dans le passé. Tu te fais du mal seul, tu sombres sans même qu'il intervienne. Il ne viendra pas de toute façon. Pourtant, tu souffres tellement, que tu voudrais lui parler à nouveau, lui crier dessus, lui dire ce que tu penses tout au fond, des choses que tu n'oses à peine murmurer. Ce que tu aurais voulu lui dire tout à l'heure. Avoir un happy end à la con. Un truc dans le genre.

Tu ne l'auras jamais Fushimi, et tu le sais, il n'y a que dans les films pour vieilles ménagères désespérées et fatiguées sans oublier les innocentes et naïves petites filles que cette connerie existe. Les histoires à l'eau de rose qu'on dit. Tu envies ces personnages, ils peuvent leur arriver n'importe quoi, à la fin, tout va bien.

Tu claques la langue agacé par tes propres pensées et entame un geste qui est vite devenu un tic : tu grattes la marque d'Homra.

• Mais je saigne encore, je souris à la mort..

Mais je saigne encore,

Tout ce rouge sur mon corps..

Rapidement, des perles de cette foutue couleur dévalent cette ancienne marque qui sera toujours là pour te rappeler l'autre. S'il le faut, tu maculeras tout ton corps, jusqu'à en devenir plus rouge que le Roi, et là, Misaki te regardera.


Au final j'aurais pas réussi à dormir. Haha. J'espère ne pas trop avoir massacrer la chanson et les personnages. :')

Le prochain OS sera sûrement sur SnK, et la suite du recueil, nh. Entre lundi et mercredi prochains. Voilà~.