Chapitre 3 : Répartition et Canons
Poudlard était illuminé, impressionnant, magnifique. Les premières années en eurent le souffle coupé, pendant que les autres élèves sentaient une euphorie leur monter à la tête ; ils étaient de retour chez eux.
McGonagall les regardaient arriver, une légère mélancolie l'envahissant. A chaque rentrée, c'était la même chose : elle ne pouvait s'empêcher de repenser aux années avant la Guerre. Du temps où c'était Dumbledore qui dirigeait l'école, et elle n'était que l'adjointe. Du temps où Harry Potter n'était qu'un apprenti sorcier ayant le don de se mettre dans des situations impossibles.
Mais aujourd'hui, c'était une nouvelle génération d'élèves qui lui faisaient face ; les enfants des "Combattants", ceux qui avaient participé à la bataille de Poudlard. La directrice eut un sourire, puis s'exclama d'une voix forte :
- En rang deux par deux ! Pas de mélange de tables ce soir, vous retournez tous dans vos maisons respectives ! Dépêchons !
Les élèves suivirent McGonagall dans la Grande Salle, bavardant joyeusement et saluant les fantômes et les tableaux.
Ils se répartirent par maisons, et firent le silence sous l'ordre de leur directrice.
Neville Londubat entra, les premières années à sa suite, émerveillés par la salle. Ils étaient tous nerveux et regardaient les autres élèves avec appréhension.
Le Choixpeau fut sorti, et entama sa chanson. Rose l'écouta sans trop y prêter attention, jusqu'à ce qu'il entame un couplet qui fit cracher son jus de citrouille à Lily, fronça les sourcils d'Albus et fit bruyamment tousser Mélodie. Les paroles les frappèrent comme un uppercut :
Méfiez-vous de vos rêves,
Ils peuvent dévoiler des messages,
Si vous voulez que se poursuive la trêve,
Sortez votre tête des nuages,
J'appelle les courageux,
Les sages, les malins, les loyaux,
A voir plus loin que les yeux,
La clairière, le rire et les mots !
Un silence s'abattit sur la grande salle. Les professeurs se regardèrent, étonnés. Neville restaura le calme, et la répartition commença.
Après Jules Wallpigy, répartie à Serdaigle, ce fût au tour de Molly, qui s'avança, son visage rond plissé sous l'inquiétude. Le Choixpeau se plaça sur sa tête, et s'exclama :
- Tiens, encore une Weasley ? Je crois que vous êtes le nom que j'ai vu le plus, même les Black ne vous battent pas !
La petite rousse sourit, mais sa boule à la gorge ne partait toujours pas.
- Je vois un grand courage, une soif d'apprendre et d'faire tes preuves… S'rais-tu ambitieuse ? Oui, oui… Hm, je vois aussi de la loyauté sans faille, une travailleuse acharnée… Où vais-je te mettre ? Avec ta soeur ? Ou tes cousins ? Non, je te vois plutôt à… POUFSOUFFLE !
La tablée jaune et noir applaudit à tout rompre, pendant que Molly s'avança vers sa maison, un grand sourire aux lèvres. Les Weasley-Potter montrèrent aussi leur joie en ovationnant la cadette, et Lucy fit un clin d'oeil à sa petite soeur. Même si elle aurait adoré l'avoir à Serdaigle avec elle, ou entourée de leurs cousins à Gryffondor, elle était contente de la savoir à Poufsouffle. Ca lui allait parfaitement.
Louis s'avança, un peu tremblant. L'entité magique fut placée sur sa tête, et ils déclara :
- Hum, tu as une tête bien faîte, mais tu es un peu feignant… Tu sais tirer profit de ta situation de cadet pas vrai ? Un peu manipulateur sur les bords donc… Et serait-ce de l'ambition que j'aperçois la ? Tu as un penchant pour les farces il me semble, et tu es malin… Ma foi, tu sera parfait chez les… SERPENTARD !
Victoire écarquilla les yeux et étouffa un juron en français. Son petit frère à Serpentard ? Vraiment ? Elle s'en était doutée ; Louis était manipulateur, c'était indéniable ; et son ambition en faisait un parfait Serpentard. Mais quand même ! Il aurait pu contester ! Albus, Lily et Rose l'avait bien fait à l'époque ! Le premier aurait pu être à Poufsouffle, mais il avait préféré la maison rouge et or, à l'instar de sa soeur, qui elle avait été tiraillée entre Serpentard et Gryffondor. Le cas le plus intéressant avait été Rose ; à la fois loyale et amicale, mais aussi débordante de courage et d'envie de justice, sans oublier son amour pour les études (qui avait un peu péri au fil des années) et sa soif de savoir faisait d'elle une potentielle Poufsouffle, Serdaigle ou Gryffondor. Le choixpeau avait mis un quart d'heure pour délibérer, entraînant la perplexité pour tout le monde. Mais l'entité parlante avait reconnu que la flamboyante rouquine aurait plus sa place chez les Gryffondor, car elle n'avait presque peur de rien. Presque.
Pour Victoire, ça avait été un peu particulier ; elle avait passé trois ans à Beauxbâtons avant de repartir, pour des raisons d'insolence ; elle avait des altercations parfois dures avec des élèves et des professeurs. Le problème de la prestigieuse école française, aux yeux de la belle vélane, était la superficialité des élèves. Même sa mère, Fleur, qui avait pourtant été une des sorcières les plus douées de sa génération, avait reconnu que l'ambiance française était bien moins sympathique que celle de Poudlard. Bill, qui secrètement n'attendait que ça, avait envoyé sa fille dans son école adorée et Victoire était devenue une Serdaigle accomplie, entourée de sa famille et de ses amis d'enfance.
C'est pour ça que les Weasley-Delacour avaient été étonnés quand Dominique avait dit préférer Beauxbatons à Poudlard. Plus choquant, elle s'y plaisait vraiment et était devenue la "princesse" de l'école, son charme de vélane devant beaucoup aider. Elle était devenue odieuse, précieuse et se disputait constamment avec ses parents ; la soeur de Victoire reprochait à leur mère d'avoir quitter le luxe et le chic français pour leur vie "minable" en Angleterre. Ensuite, elle disait à leur père qu'il ne se démenait pas assez pour sa famille, que s'il les aimait vraiment, il gagnerait plus et leur offrirait une vie "digne de ce nom". Et Dominique avait demander à ce qu'on lui retire le nom de Weasley et qu'elle prenne celui de Delacour.
Fleur n'avait jamais, au grand jamais porté la main sur un de ses enfants. Mais ce jour là, elle ne s'en est pas privée ; elle avait donné une paire de claque mémorable à sa fille cadette, lui crachant à la figure des paroles qui avaient marquées Victoire :
- Pauvre idiote ! J'ai choisi ma vie, celle avec l'homme que j'aime. Je ne regrette pas un seul instant les choix que j'ai fait, à part un ; t'avoir envoyée à Beauxbatons ! Te rend tu compte, Dominique, à quel point tu es stupide ? Gâtée ? Chanceuse ? Aimée ? Des enfants donneraient tout pour avoir ta vie, la moitié de ton école chérie, j'en suis certaine ! S'il t'en faut tellement plus, va épouser un homme riche et fous le camp ! Je ne vais pas te retenir !
Dominique, choquée par les paroles de sa mère, n'avait rien pu dire.
- Dominique, j'ai parfois honte que tu sois ma fille quand je vois ce que tu es devenue. Si tu ne l'étais pas, ça ferait longtemps que je t'aurais foutue dehors. avait déclaré Bill, plein de froideur.
Jamais l'adolescente n'avait autant pleuré. Ses parents ne s'étaient jamais excusés. Depuis, elle avait un peu changé. Plus mature, moins capricieuse. Mais c'était toujours Dominique.
Léonie Nott secoua son amie vélane plongée dans ses pensées :
- Ca va être le discours de MacGo Vic'. Parait qu'elle a des choses importantes à nous dire.
Victoire revint sur Terre et sourit à la pétillante brune.
Le silence se fit dans la salle et la directrice se plaça au centre de l'estrade des professeurs et commença son discours avec son accent écossais qui lui était si propre :
- Je vous souhaite de nouveau la bienvenue, chers élèves. J'espère que le château vous a manqué, même si ceux qui passent leurs ASPIC et leurs BUSE vont très vite déchanter.
Des rires nerveux parcoururent les sorciers, et les élèves concernés soupirèrent en concert.
- D'autant plus que cette année va être particulière. poursuivit McGonagall. Comme vous le savez, la Commémoration des Trois Sorciers se déroule cette année ; mais les Ministères de plusieurs pays se sont mis d'accord pour changer un peu, et revenir à une compétition, avec beaucoup moins de risques qu'auparavant. Désormais, ce n'est plus la Commémoration, mais le Tournoi International de Magie pour Apprentis Sorciers, autrement dit le TIMAS !
Un brouhaha s'éleva dans la salle, et la directrice du réclamer le silence à plusieurs reprise afin de continuer :
- Il y aura neuf épreuves, pour toutes les matières enseignées, sauf Arithmancie et Etude des Moldus. Il y aura en parallèle un tournoi de Quidditch, à la fois entre les quatre maisons et les autres écoles.
Pour chaque épreuve, nous pourrons présenter deux champions ; un élève entre la deuxième et la quatrième année, et un autre entre la cinquième et le septième année, sauf pour l'épreuve de Sortilèges et de Défense contre les Forces du Mal, où ce sera un binôme composé d'un garçon et d'une fille.
Pour vous présenter, il vous faudra mon accord, celui de votre directeur de maison et celui du professeur de la matière concernée ; il faut avoir une moyenne supérieure à E, et un comportement irréprochable. Je ne veux pas que vous fassiez honte à Poudlard !
En disant ces dernières phrases, la sorcière écossaise s'était tournée vers la table des Gryffondor, où James jouait innocemment avec sa fourchette pendant que Lysander faisait de grands sourires à toute l'assistance. Fred s'exclama, avec le plus de sérieux possible :
- Je ne vois pas DU TOUT qui cela peut bien concerner. Nous sommes des anges.
- Tout à fait. appuya Keith, qui avait néanmoins du mal à cacher son rire.
MacGonnagal reprit, une lueur d'amusement dansant dans ses yeux :
- Le TIMAS est certes une compétition, mais aussi une occasion pour vous de découvrir de nouvelles personnes avec qui vous avez des points communs ; c'est avant tout une aventure humaine qui doit vous ouvrir l'esprit, faire naître une compétition amicale basée sur le respect, l'entraide et la bonne entente. Il vous est donc interdit d'être désagréable avec les autres élèves, et d'attiser des discordes entre vous. Nous avons besoin d'être uni ; rappelez-vous que ce Tournoi est avant tout une commémoration en souvenir d'évènements douloureux, mais néanmoins important pour notre histoire. Mais assez parlé, les délégations sont arrivées !
Rusard ouvrit les portes en grand et des claquements de talons résonnèrent, suivis de bruissement d'étoffes et de discrets chuchotements.
C'est alors qu'une grande femme qui devait facilement faire la taille d'Hagrid entra, moulée dans une robe de velours pourpre, une longue écharpe en velours autour de son cou. Elle était suivie par une magnifique blonde (de taille normale cette fois-ci) qui sembla familière à Rose et d'à peu près huit élèves en uniforme gris et bleu ciel, la plus part semblant avoir entre douze et quatorze ans.
Trois filles arrivèrent à leur tour, et la mâchoire de Rose se contracta lorsqu'elle aperçu les longs cheveux blond vénitien de Dominique. Leur deux regards, l'un bleu gris et l'autre océan se croisèrent et la vélane eut un sourire moqueur, puis comme sa soeur, elle fit un gracieux mouvement de tête (ce qui n'était pas forcément évident avec son petit chapeau).
Dominique était entourée d'une blonde pulpeuse aux yeux tellement cerclés de noir qu'un myope aurait pu la prendre pour un panda et d'une mince brunette qui avait la même moue boudeuse que les mannequins blasées sur les défilés.
- Minerva ! Queleuh plaisireuh de vous revoireuh ! s'exclama la géante avec l'accent le plus français que les Weasley-Potter avaient jamais entendu.
- Olympes, le plaisir est partagé. répondit McGonagall.
- Laissez-moi vous présenter notreuh professeureuh de sorts qui a tenu à accompagner nos élèveuh, Gabrielleuh Delacour !
- Enchantée. répondit la soeur de Fleur en envoyant un sourire charmeur à l'assistance.
Ses yeux parcoururent la salle, et elle fit un petit signe à Victoire et Louis.
- Je vous en prie, reprit la Directrice, installez vous ! Vos élèves sont libres d'aller sur n'importe quelle table !
Dominique se tourna vers les deux filles qui l'accompagnaient et leur murmura quelque chose qui les fit pouffer de rire; puis elle se dirigea vers la table des Gryffondor.
- Hey ! salua-t-elle joyeusement. Comment vont mes lions de cousins ?
- Bien, c'est cool de te voir Dom ! lui répondit James.
- Et oui, dès que j'ai su qu'on pouvait aller à Poudlard, j'ai sauté sur l'occasion ; on se voit si peu ! Et en plus, on sèche des cours !
- Chanceuse ! Pourquoi quand un truc se passe, il faut toujours que ça soit à Poudlard et du coup on ne bouge pas et on ne rate aucune heure ? râla Fred.
- T'inquiète Freddy, il n'y a qu'une partie du tournoi qui va se passer ici ; si t'es retenu pour une épreuve, tu vas sécher tes heures ! le consola Keith avec un sourire.
- Mais comment cela se fait que tu sois aussi au courant, darling ? s'exclama la vélane en usant imperceptiblement son charme.
Dubois la regarda étrangement, avant de dire d'une voix hésitante :
- Heu… Je suis préfet ?
- C'est donc toi qui va me faire la visite ? demanda-t-elle en battant langoureusement des cils.
- Et non Domi, c'est Rose et Victoire qui vont faire visiter notre château à Beauxbatons ! la coupa Albus, un sourire moqueur aux lèvres.
- Ah. C'est Rosie-jolie qui va s'occuper de nous ? Quelle chaaaaaance. ricana Dominique.
Avant que Rose ait le temps de faire une réplique cinglante, elle fut interrompu par un petit boum suivit de jurons français.
Les portes de la Grande salle se rouvrirent et deux garçons, tout deux de Beauxbatons à en juger par leurs uniformes, entrèrent en haletant. L'un était blond et très bronzé, tellement musclé que son uniforme tirait de toute part. L'autre était brun, la peau nettement plus blanche et moins musclé, sans être un gringalet pour autant.
- Ah ! Gaspard, Maël, on attendait plus que vous ! s'exclama Gabrielle.
- On a eu un peu de mal pour garer les pégases ! expliqua le blond avec un grand sourire.
- Vous avez essayer le whiskyeuh ? demanda Mme Maxime.
- On a du y aller au cognac madame, ils étaient vraiment de mauvais poil. Heu, plume pardon. déclara le brun.
- Ils donnent du whisky aux pégases ? chuchota Lily. Ma parole, ils sont complétement frappés ces français. Désolée Dom.
- C'est le seul moyen de les faire dormir. expliqua la vélane en haussant les épaules. Il n'y a que quand ils sont saoul qu'ils ne bougent pas. Maël, Gaspard, par ici !
Les deux français arrivèrent et toutes les filles de la table de Gryffondor durent se retenir de baver. De loin, les deux garçons semblaient normaux. Mais en réalité, c'était des bombes anatomiques ; si Apollon avait eut des enfants, c'est à ça qu'ils auraient ressemblés ;
Maël, qui devait donc être le blond, avait un visage angélique, des traits parfaits et un sourire digne d'une pub Freedent. Ses yeux étaient d'un bleu à couper le souffle, et sa peau semblait être illuminée d'elle même. Les mannequins d'Abercombie pouvaient aller se rhabiller.
Gaspard était lui aussi magnifique ; ses yeux clairs étaient soulignés par de longs cils noirs qui auraient fait pâlir d'envie n'importe quelle fille aimant faire papilloner ses yeux. Son visage était lui aussi parfait, et ses cheveux aussi noir que du charbon étaient habilement décoiffés lui donnait un air rebelle, souligné par son uniforme négligemment boutonné. Il portait une chevalière ornée d'une tête de mort sur son majeur.
- Laissez-moi vous présenter Maël et Gaspard Leroy. les présenta Dominique.
- Merci Nikky, mais on a une langue, on peut se présenter tout seul. railla Gaspard.
- Je sais que t'en a une et je sais même ce que t'en a fait. répondit la vélane.
- D'où tu sais ? Jamais je n'irais me frotter à toi, même si j'y étais contraints par la torture. répliqua le brun avec une fureur contrôlée qui doucha toute les filles de l'assistance, sauf Rose, qui s'amusait grandement.
Il semblerait que l'irrésistible Dominique ne fasse pas craquer tous les garçons, et il y avait un spécimen très intéressant devant elle.
- Wow frangin, t'y vas pas un peu fort ? s'exclama Maël.
- Non. Jamais je ne sortirai avec une vélane. Mais toi ça ne te gêne pas, tu t'en es déjà fait une…
Le blond haussa les épaules, et dit avec un sourire charmeur :
- En tout cas, mêmes si elles ne sont pas vélanes, les jeunes filles devant nous n'en reste pas moins charmantes !
Des gloussements hystériques accueillirent la remarque.
Maël, sans qu'il en ait conscience, venait de se placer dans le top trois des garçons de Poudlard établi par Sasha Brown-Pipper, une Gryffondor de 4ème année.
- Aurait-il, parmi cette amas de beauté, des membres de la famille Weasley ? demanda le français, avec un petit accent craquant.
- Ouaip. répondit Roxanne, qui semblait insensible au charme des deux garçons.
Elle indiqua du doigt ses cousins et son frère, puis expliqua qu'il y avait d'autres Weasley-Potter dans d'autres maisons.
- Et dans quelle maison est Victoire ?
- Serdaigle. répondit Albus. La table avec les gens en bleu et bronze.
Maël hocha la tête, fit un clin d'oeil et s'en alla comme un mannequin Calvin Klein défilait sur un podium. Une montagne de chuchotements accompagnèrent son départ, et des rires pleins d'hormones remplirent rapidement la table rouge et or.
- Bon, je vous laisse moi, ciao les cousins ! s'exclama Dominique. Gas', tu viens ?
- Tu peux m'appeler par mon prénom entier steuplait ? râla le brun.
Il fit un rapide signe de la main aux Weasley-Potter et ses yeux croisèrent ceux de Rose, qui étaient remplis de curiosité.
Il baissa les yeux et vit les Doc Marteens de la rousse et eut un sourire, puis dit :
- Sympa tes chaussures.
Toutes les filles regardèrent leurs mocassins en cuir ou leurs Converse, se demandant qu'est-ce qu'il pouvait leur trouver, avant de comprendre qu'il s'adressait à Rose, qui répondit, étonnée mais sûre d'elle :
- Merci, ta bague est cool aussi.
Ils se sourirent mutuellement, puis il lui fit un signe et s'en alla avec une démarche féline à la suite de Dominique.
- Oh Yeah, Rosie a une touche ! s'écria Mélodie en tapant dans ses mains.
- Calme tes hormones ma grande, il a juste complimenté mes shoes. répondit calmement la sorcière, mais elle avait du mal à cacher son sourire en coin.
- Nan mais tu déconnes, on dirait que Hot a été écrit pour ce Gaspard ! s'écria Sarroise en faisant mine de s'éventer.
En tant que deux fans d'Avril Lavigne, elles faisaient régulièrement référence aux chansons de leur artiste adorée. C'est donc avec les soupirs exaspérés de Lily (qui n'aimait pas trop la Canadienne) que Sarroise et Rose entamèrent le refrain :
You make me so hot, make me wanna drop
You're so ridiculous, I can barely stop
I can hardly breathe, you make me wanna scream
You're so fabulous, you're so good to me, baby baby
You're so good to me, baby baby !
- C'est vrai qu'avec le recul, il est plutôt pas mal… accepta Rose, rêveuse.
- C'est une blague ? s'exclamèrent Mélodie, Sarroise et Lily en même temps.
- Vous en faîtes pas un peu trop ? grogna James, qui voyait son statut de tombeur de ses dames en danger avec ces deux bellâtres.
- Non, James, elles ont raison. appuya Roxanne.
- Heu, t'es pas sensé sortir avec quelqu'un toi ? lui fit suspicieusement remarquer Fred.
- C'est pas parce qu'on est au régime qu'on a pas le droit de baver sur un Big Mac. répondit sa soeur en en haussant les épaules.
- Comment peux-tu le comparer à un Big mac Roxy ? s'écria Sarroise, indignée. C'est un chilli con carne, tellement chaud et spicy que t'as envie de danser le macumba avec lui toute la soirée !
- Arriba Arriba ! approuva Lily en imitant Speedy Gonzales.
- C'est officiel, j'ai perdu foi en la partie féminine de l'humanité. soupira Albus.
Rose éclata de rire, sans se douter une seule seconde de la conversation qui se passait sur la table des Serpentards.
