Bêta/Mémoire : Archimède que j'aime très beaucoup même si elle me bat au scrabble

Bêta soutient (c'est nouveau, ça vient de sortir) : Mandala7338 qui accepte que je l'appelle à 23h parce que je déprime à mort. Sans toi, bichette, cette soirée aurait été... atroce.

Note : Je rappelle, pour ceux et celles qui auraient oublié, que cette fic est un peu une coécriture (ma carte maman me donnait les idées et j'écrivais) avec Mirabelle31. Donc, les idées loufoques, c'est elle et croyez-moi, elle en a. Si cette fic tient debout et a été aussi rapide à écrire, remerciez-la (et allez lire ses fics/OS)

Merlin soit loué, j'ai failli ne pas pouvoir poster ce chapitre. FF avait ENCORE des soucis hier quand je voulais faire la mise en page. Mais bon, le souci est réglé et je poste donc en temps et en heure.

Merci à Andy (j'ai gagné mon mot "compte triple") Guest (la review me fait penser à 77Hildegard, mais je me trompe peut-être) Guest, Guest, Oj24, Guest, ankana87, Elo, mitub, Matsuyama pour vos review anonymes. Pour les autres, j'espère avoir répondu remercié tout le monde.

FF avait eu un bug au début de la semaine, donc certains lecteurs qui avaient l'habitude de poster une review en loggués, celles-ci sont passées en anonyme. Donc, sans pseudo ni certitudes pour certains, difficile d'y répondre. Donc si vous n'avez pas eu de réponse, faites-le-moi savoir par MP en me rappelant la review, bien entendu et je vous répondrai. Je ne vous ai pas oublié


Chapitre 7

Harry descendit du train et soupira en pensant au long trajet qu'il avait à faire entre la gare et le square Grimmaurd. Sirius ne devait arriver que plus tard, l'adolescent devait donc se débrouiller seul.

- Harry ? fit une voix totalement inconnue.

Il se tourna vers l'origine de l'appel et vit un homme entre deux âges avancer vers lui. Ce dernier avait le visage couturé de cicatrices, des yeux ambrés et des cheveux châtains parsemés de mèches grises et blanches. Harry lui donnait la quarantaine bien tassée.

- Je suis Remus Lupin, un ami de tes parents.

Le jeune homme se figea. Il avait déjà entendu parler de Lupin par Sirius. Mais il ne l'avait jamais vu de sa vie, sauf en photo. D'après son parrain, Remus était parti quelques années faire le tour du monde.

Harry n'avait jamais compris pourquoi l'homme avait préféré partir plutôt que se battre pour l'adopter. Il avait appris que le châtain l'avait fait, qu'il s'était démené pour le récupérer, mais Dumbledore avait affirmé qu'il était plus sûr que l'enfant aille chez les Dursley, à cause des Mangemorts encore en liberté. Et le Magenmagot avait décrété que Remus ne pouvait pas être un tuteur acceptable à cause de son problème : il était un loup-garou.

Résultat, Harry avait été confié aux Dursley et avait passé une enfance et une adolescence pitoyables.

Le jeune homme sourit à Remus et lui serra la main. Il sentait qu'il pouvait lui faire confiance. Malgré celle-ci, il perçut que l'homme était dangereux. Ce devait être son côté loup-garou.

- Je t'expliquerai, lui fit l'ami de ses défunts parents, d'une voix rassurante. Je pense que nous pouvons y aller.

Ils transplanèrent au milieu du square et Harry pensa à l'adresse à laquelle habitait Sirius. Entre les numéros 11 et 13, le numéro 12 se matérialisa.

Ils ne tardèrent pas à entrer. Sirius avait protégé la maison de ses ancêtres par un sortilège de Fidelitas pour assurer la protection de son neveu pendant les vacances. Son parrain avait entamé la restauration de l'antique demeure, à commencer par le portrait de la vieille Walburga Black qui avait été accroché durant des années dans le hall. Il avait dû la retirer car il en avait assez d'entendre les braillements intempestifs de sa charmante génitrice.

- Monsieur Lupin, commença le jeune homme avant d'être interrompu par Remus.

- Appelle-moi Remus, s'il te plaît. Tu veux quelque chose à boire ?

- Oui, merci. Navré de paraître aussi grossier, Remus, mais que faites-vous ici ?

C'était la question qu'il se posait depuis qu'ils étaient entrés. Sirius habitait là, seul. Et depuis qu'il était à Poudlard, la maison devait être normalement déserte.

- Sirius a accepté de m'héberger le temps que je trouve quelque chose. Je suis arrivé il y a trois jours.

- D'accord.

Il n'avait pas son mot à dire, ce n'était pas chez lui et il ne sentait chez Remus aucune animosité. Il ne voyait pas pourquoi il refuserait sa présence.

- Je ne sais pas si Sirius t'en a parlé, mais je suis une créature magique.

- Oui, je suis au courant. Vous êtes un loup-garou. D'après Sirius, c'est l'une des raisons qui vous ont desservies lorsque vous avez cherché à me récupérer.

- C'est ça. Je suis surpris que tu ne sois pas plus choqué que cela, mais je ne m'en plains pas. Et je pense en connaître la raison. Quand je t'ai serré la main, j'ai senti, moi aussi, que tu n'étais plus tout à fait humain. Me serais-je trompé ?

Dire que Harry était surpris serait un euphémisme. Il ne s'était jamais douté qu'une créature magique puisse en reconnaître une autre. Mais, à sa décharge, il n'en avait jamais rencontré une autre avant Remus.

- Heu... non mais...

- C'est l'apanage de nous autres, créatures magiques, de nous reconnaître. Malheureusement, ton aura ne m'indique pas ce que tu es.

- Pourtant, c'est assez facile à deviner. Je suis une créature assez rare.

- J'aurai opté pour les veelas mais j'en doute fortement. J'en ai rencontré un et il n'avait pas la même aura que toi.

- Ce n'est pas ça, sourit Harry. Mais j'ai bien des ailes.

- Les rares créatures à avoir des ailes sont les vampires, les dracanus et les succubes. J'exclus d'office les vampires, je n'ai pas ressenti de menace. J'aurai opté pour les dracanus puisque tu me dis que tu es une créature rare.

- Non, rigola presque Harry.

- Succube ? C'est... j'avoue être étonné. Je n'aurai jamais imaginé en rencontrer un, un jour, surtout un mâle.

Il se figea un instant, les sourcils froncés. Harry pouvait presque voir les rouages du cerveau de son vis-à-vis tourner à plein régime.

- Je n'ai pas souvenance que James ait été un succube. Ni même Lily. Je l'aurai senti. Alors comment...

- Mon arrière-arrière grand-mère en était une, avoua le jeune homme. Elladora Potter était une succube. Les gènes de ses descendants ne se sont pas activés. Sauf pour moi. Je ne comprends pas vraiment, d'ailleurs.

- Ça ne m'étonne pas vraiment. Tu es un sorcier puissant. C'est cette puissance qui a sans aucun doute activé tes gènes. C'est la seule explication que j'ai.

Harry devait avouer que c'était plausible. Il avala le verre d'eau que Remus lui avait donné et savoura le fait d'être enfin en vacances. Le trajet du train ne comptait pas.

Sirius arriva au square dans la soirée par la cheminée. Il avait prévenu qu'il arriverait plus tard à cause d'une réunion professorale avec Dumbledore.

0o0

Harry était en vacances depuis quelques jours à peine, mais il se sentait de plus en plus mal. Il avait l'impression d'être faiblard et de se traîner à travers la maison. Il dormait peu la nuit et, lorsqu'il parvenait à dormir, c'était pour rêver qu'on le prenne dans toutes les postions. Il se réveillait horriblement frustré et poisseux, plus épuisé encore qu'au moment de s'endormir.

Sirius, en le voyant descendre un matin, s'inquiéta. Son filleul était pâle et des cernes noirs mangeaient une partie de son visage.

- Harry ? Tu vas bien ?

- Pas vraiment, Sirius, avoua le jeune homme.

Il sentait qu'il n'allait pas bien, mais il était bien incapable de s'expliquer ce qu'il avait. Son parrain lui toucha le front, cherchant à savoir s'il avait de la fièvre. Ce qui, bien évidemment, n'était pas le cas.

- Tu devrais aller te recoucher, lui conseilla le professeur.

- Non, non, non, répliqua Harry.

Il était hors de question qu'il aille se coucher. Il ne voulait pas dormir. Son rêve de cette nuit avait été éprouvant, plus encore que ceux des nuits précédentes. D'ordinaire, dans ses rêves, il ne couchait qu'avec une personne. Cette fois-ci, quatre hommes, tous bruns, avaient été présents et l'avaient pris plus d'une fois chacun à leur tour. À son réveil, non seulement il avait joui sans se toucher, mais il était encore en érection. Et en plus de cela, il avait eu également la sensation d'un pénis le pénétrant. Il y aurait eu un seul brun et gay dans les parages, nul doute qu'il l'aurait rejoint de suite.

Durant quelques minutes, il avait pensé à l'idée d'expérimenter le sexe à plusieurs mais il l'avait rejeté. Ça aurait été tentant, mais il avait rapidement écarté cette idée. S'il y avait pensé, c'était parce qu'il était uniquement en manque et rien d'autre.

Son sexe avait pulsé mais il n'avait pas eu la force de se masturber. Il était épuisé et ne voulait qu'une seule chose. Dormir. Il dut calmer son érection avec une douche glacée.

Ce fut Remus qui vint le trouver après le déjeuner, alors qu'il se reposait sur le canapé du salon. Il lui apporta une tasse de thé.

- J'ai bien vu que tu n'allais pas bien Harry, commença le lycan en prenant place à ses côtés. Tu veux en parler ?

Le jeune homme se mordit la lèvre mais accepta la tasse. Il trempa ses lèvres dans le breuvage et soupira. Remus devait savoir quelque chose. L'absence de Sirius, occupé à l'étage, en train de remettre à neuf l'une des deux salles de bains, le soulagea fortement. Il ne pouvait pas s'imaginer parler avec son parrain de ce qu'il ressentait vraiment.

Depuis qu'il était parti s'allonger dans le salon, il avait bien réfléchi et avait enfin mis le doigt sur ce qu'il avait. Et ce n'était clairement pas quelque chose dont il voulait parler avec Sirius. Son parrain ne l'aurait sans doute pas compris. Mais avec Remus, c'était différent. Il était lui aussi une créature magique, il serait peut-être plus à même de l'aider.

Le petit brun entortilla nerveusement ses mains, mal à l'aise.

- C'est assez compliqué, murmura-t-il.

- Alors explique-moi simplement.

Malgré lui, Harry sourit. Si seulement ça pouvait être aussi facile. Expliquer simplement...

- Depuis que je sais que je suis un succube, je fais des rêves... osés et très explicites, avoua-t-il en rougissant.

Remus hocha lentement la tête, comprenant parfaitement ce que Harry sous-entendait. Les succubes n'étaient pas des créatures sexuelles pour rien.

- À Poudlard, ça s'est calmé parce que je... j'expérimentais avec d'autres.

- Tu couchais en somme.

Si le jeune homme avait pu se cacher dans un trou de souris ou s'enfuir à Pétaouchnock, il l'aurait fait. Il n'était pas à l'aise avec les termes tournant autour du sexe. Mais il acquiesça.

- Et donc ? le poussa Remus, bien décidé à avoir le fin mot de l'histoire de la bouche de son interlocuteur.

- Eh bien, depuis que je suis ici, les rêves ont repris et, jusque là, je ne rêvais que d'une personne. Mais cette nuit...

Il s'interrompit, rouge de honte et de gêne et avala une gorgée de thé. Il ne voulait pas aller plus loin. Il ne voulait pas parler de ses fantasmes oniriques, il avait peur d'être jugé et d'être pris pour un pervers en manque. Ce que la créature était sans le moindre doute.

- Cette nuit, j'ai rêvé que je couchais avec quatre hommes, murmura le garçon. Et ce matin, en me réveillant, je me suis retrouvé... comment dire ?

- Avec une érection conséquente et le besoin viscéral d'un homme ?

Harry fut certain de mourir de combustion spontanée. Mais comment faisait Remus pour demeurer aussi calme et le comprendre aussi bien ?

- C'est ton côté succube, Harry, le rassura Remus. Toutes les créatures magiques ont un appétit sexuel plus ou moins développé. Tu n'as pas à être gêné par ça, c'est ta nature. Les succubes sont des créatures sexuelles très actives. C'est comme si tu demandais à un vampire de ne pas boire de sang. Ou demander à un loup-garou de ne pas se transformer à la pleine lune.

- Comment savez-vous tout ça ?

- Je suis un loup-garou depuis que je suis enfant. Quand j'ai découvert qu'il existait d'autres espèces, j'ai voulu me documenter. C'est un peu ma passion. Je me suis davantage renseigné sur les succubes depuis que je sais que tu en es un.

- Et qu'est-ce que je peux faire pour mon problème ?

- Le seul moyen d'atténuer tes rêves, ça serait d'assouvir tes pulsions. Enfin, c'est ce que je pense. D'après ce que tu m'as dit, ils se sont calmés comme ça à Poudlard.

- Oui. Mais j'avoue que je ne me sens pas capable d'aller me planter devant un garçon et lui demander s'il est prêt pour... enfin vous voyez.

- Comment ça se passait au collège ? Comment tu faisais ? Tu m'as dit que tu avais déjà eu des rapports.

Harry réfléchit. C'est vrai, il avait dit ça.

- Quand ça se passait, je n'étais pas moi-même. J'avais l'impression qu'une autre personne prenait les commandes.

- C'est ta partie succube qui prend les commandes car elle estime que tu n'es pas prêt. Toutes les fois où tu n'agissais pas comme tu l'aurais fait, c'est à cause de ton côté créature magique. Je pense donc que tu n'as pas à t'en faire le moins du monde de ce côté-là. Je te suggère que nous sortions tous les deux et que, si un garçon te plaît, tu n'hésites pas à l'inviter. Je t'accompagne juste pour te protéger, mais ne t'en fais pas, je sais me montrer discret. (1)

Mal à l'aise mais surtout impressionné par le flegme de Remus, Harry accepta néanmoins la proposition.

- Bon, ne bouge pas, je préviens Sirius qu'on sort pour faire quelques courses de Noël et qu'il profite de notre absence pour décorer la maison.

Quelques minutes plus tard, Harry et Remus étaient sur le Chemin de Traverse et observaient les diverses vitrines des magasins.

- Harry ?

Le jeune homme se retourna vivement en entendant son prénom. Il tomba nez à nez avec Olivier Dubois, l'ancien capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Ils ne s'étaient pas vus depuis près de deux ans, la dernière fois remontant à la coupe du monde qui s'était déroulée durant l'été, juste avant la Quatrième Année de Harry.

L'ancien gardien avait un peu changé. Harry savait qu'il avait été sélectionné dans une équipe nationale et ça lui réussissait plutôt bien physiquement. D'ailleurs, le succube aimait ce qu'il voyait et il mourait d'envie de savoir ce qui se cachait sous cette robe.

Il ne vit pas Remus pouffer de rire à ses côtés. Il n'avait pas conscience qu'il aguichait littéralement le joueur qui le dévorait des yeux.

- Que fais-tu ici ? minauda Harry.

- J'ai pris une chambre au Chaudron Baveur, le temps des vacances.

- Tu veux passer Noël dans une chambre miteuse ? Seul ? Non, non, non. Ça ne me convient pas du tout !

Il n'était pas question d'aller forniquer dans une chambre pleine de mites et de punaises. Il préférait faire ça dans un endroit propre, et s'il pouvait profiter du jeune homme toutes les vacances, il ne dirait pas non. Tout ce qu'il espérait, c'était de ne pas être déçu.

Perdue dans ses pensées, la créature n'avait même pas réalisé que son potentiel futur amant avait relevé l'allusion qu'elle avait faite et qu'il avait écarquillé les yeux de surprise, légèrement inquiet. De toute façon, le succube était décidé, et Olivier n'avait pas le choix. Il se tourna ensuite vivement vers le meilleur ami de son parrain.

- Remus, pensez-vous que Sirius accepterait la présence d'Olivier ?

- J'en fais mon affaire, mais à mon avis, il n'y aura aucun souci.

- Mais je ne veux pas m'incruster..., s'écria Olivier en reculant.

Le geste interpella Harry. Pourquoi le Gardien paraissait-il vouloir s'éloigner ? Avait-il peur de quelque chose ?

Le brun n'aimait pas trop cette pensée, à croire que cela venait de lui. Mais il n'était pas effrayant, si ?

- Ne vous inquiétez pas, jeune homme, les amis de Harry sont toujours les bienvenus.

- Allez, Olivier, ne te fais pas prier, le supplia presque Harry.

Il voulait tellement que son futur amant vienne avec eux. Ce serait bien plus simple.

- Je ne voudrais pas te déranger toi et ta... famille ? hésita le gardien.

Harry se gifla mentalement. Il manquait à tous ses devoirs.

- Je ne vous ai pas présenté. Olivier, voici Remus Lupin, un ami de mes parents. Remus, je vous présente Olivier Dubois. Il a été mon capitaine de l'équipe de Quidditch à Poudlard.

- Enchanté, sourit Remus en tendant sa main.

- Moi de même, Monsieur.

- Je vous arrête tout de suite, jeune homme, c'est Remus.

- Très bien. Dans ce cas, pourriez-vous me tutoyer ? Après tout, je n'ai que quatre ans de plus que Harry.

Remus hocha la tête. Il ne l'avait pas montré, mais emmener Harry sur le Chemin de Traverse et l'imaginer sauter sur un inconnu l'avait quelque peu dérangé. Pour ne pas dire beaucoup. Si son « neveu » connaissait Olivier, alors l'homme était un peu plus rassuré. Il consulta discrètement sa montre et vit qu'ils devaient se presser un peu. Ils avaient encore des choses à faire.

- Je vous propose de nous retrouver ici dans deux heures, le temps que nous fassions, Harry et moi, quelques courses. Ensuite, nous rentrerons tous ensemble.

- Je n'y vois aucun inconvénient.

Remus fit demi-tour et commença à remonter la rue, pensant que Harry le suivait. Mais, il se retourna, prit d'un doute et vit Harry continuer à flirter allègrement avec Olivier. Avant que ça ne dégénère, l'homme s'approcha.

- Harry ? On y va.

Le succube parut dépité mais se résolut à suivre son « oncle », non sans accorder une dernière caresse sur le bras de son futur amant, sous l'œil amusé de Remus.

Une fois qu'ils furent seuls, Harry parut reprendre le contrôle. Ça se voyait à son visage cramoisi.

- Tu vois, ça s'est plutôt bien passé. Ce n'était pas si compliqué finalement, rigola Remus.

Harry était mort de honte.

- Ne te tracasse pas pour ça, Harry. Je te l'ai dit, c'est ton instinct alors suis-le. Il ne te trahira jamais.

- Vous le suivez vous ?

- Je t'avoue avoir lutté pendant longtemps, mais j'ai appris à m'y fier. Ça m'a sauvé la vie de nombreuses fois.

0o0

Une fois arrivés au square, Harry conduisit directement Olivier à l'étage, sous prétexte de lui faire visiter la maison. Ils rencontrèrent Sirius dans l'escalier mais ne s'arrêtèrent pas pour le saluer.

- Remus ? Tu m'expliques ?

- Je pense que nous serons plus à l'aise dans le salon.

Sirius ne pensa même pas à répliquer qu'il était chez lui, qu'il faisait donc ce qu'il voulait. Il se laissa guider par son ami jusque dans le salon et se laissa tomber dans un canapé, bien décidé à avoir le fin mot de l'histoire.

- Je peux savoir ce qu'il fait ici ? Et surtout, qui est-ce ?

- C'est Olivier Dubois, l'ancien capitaine de l'équipe de Gryffondor. Il est gardien pour les Faucons de Falmouth. Harry l'a rencontré sur le Chemin de Traverse. Il l'a invité à rester ici.

- Remus ? Pourquoi ai-je l'impression que tu me caches quelque chose ?

Remus lui fit un petit sourire innocent mais Sirius n'était pas dupe. Il connaissait bien son ami et savait parfaitement quand le lycan lui cachait quelque chose. Il avait les yeux fuyants, signe qu'il ne lui disait pas tout.

Un cri résonna à l'étage. Sirius bondit, baguette en main, prêt à intervenir, mais Remus le força à se rasseoir.

- C'était quoi ça ?

- Ça ? Comment t'expliquer ?

- Par le début, ça serait bien, Remus. Crache le morceau ! Pourquoi j'ai entendu un cri ?

- Tu veux un peu de thé ? Je crois que ça nous fera le plus grand bien, marmonna-t-il pour lui-même. Tu ne bouges pas d'ici.

Remus se dépêcha de préparer du thé et ramena le plateau dans le salon. Avant de verser le breuvage dans les tasses, il se saisit de sa baguette et jeta un sort de silence. Les cris devenaient de plus en plus forts et de plus en plus rapprochés. Sirius était peut-être un peu long à la détente pour son filleul, mais il ne mettrait guère de temps avant de comprendre que Harry prenait son pied.

- Remus ? Dis-moi que ce n'est pas ce à quoi je pense ?

Apparemment, il avait compris.

- Sirius, tu inspires et tu expires en douceur. Je vais tout t'expliquer.

- Tu as intérêt !

Le loup-garou commença à boire une gorgée et soupira. Il aurait peut-être dû agrémenter le thé d'une goutte de Whisky Pur-Feu ou de potion calmante, au choix.

- Je n'ai pas besoin de t'expliquer que Harry a des besoins et des pulsions incontrôlables.

- Mais encore ?

Remus n'était pas gêné de parler de sexe avec Harry ni même de la sexualité du garçon. En revanche, il était plus que mal à l'aise d'en parler avec Sirius. L'homme devait penser que son filleul était encore puceau malgré son statut de succube.

- Tu l'as vu comme moi, Harry n'était pas bien ce matin.

- Il ne dort pas bien, il me l'a encore dit hier.

- Il dort mal parce qu'il est en manque de sexe, Sirius, avoua brusquement Remus.

La bombe venait d'être lâchée et Sirius se figea un instant, le temps que l'information monte jusqu'à son cerveau. Il ne tarda pas à imiter à la perfection le Strangulot hors de l'eau.

- Attends, fit Sirius d'une voix blanche, quand je l'ai vu à la rentrée, il allait bien et je sais qu'il n'est pas sorti de chez son oncle et sa tante.

- Je pense que c'est comme les vampires, une fois qu'ils ont goûté au sang de leur calice, ils ne peuvent plus aller voir ailleurs. Les succubes, c'est pareil. Une fois qu'ils ont goûté au plaisir de la chair, ils ne peuvent plus s'en passer. Harry me l'a dit, il a eu des relations sexuelles avec d'autres.

- Harry te l'a dit ? Comment ça il te l'a dit ? Pourquoi il ne s'est pas confié à moi ?

- Parce que tu es son parrain et que tu n'es qu'un sorcier. Je suis aussi une créature magique, je peux le comprendre un peu.

- Tu es un loup-garou, lui un succube. Navré Remus, mais je ne vois pas comment tu peux le comprendre.

- Sers-toi de ta tête un peu, crétin de cabot ! À la pleine lune, j'ai des pulsions. Harry c'est pareil, mais tout le temps. Tu n'as pas idée de l'état dans lequel il était quand il m'a avoué qu'il était en manque. Il était nerveux quand on était sur le Chemin de Traverse. Je l'ai vu. J'ai vu aussi le succube prendre le pas sur le sorcier. Ça vaut le détour, crois-moi !

- Je n'arrive pas à comprendre comment tu as pu l'emmener là-bas en sachant pertinemment qu'il allait sauter sur le premier venu ! Et maintenant, ils sont en train de... rien que l'image de Harry avec quelqu'un d'autre... Il me faut un verre !

- Il a seize ans, Sirius, moralisa Remus. À son âge, tu courais les filles.

- Je ne me tapais pas toute l'école.

- Mais lui non plus, crétin ! Écoute...

- Remus, j'étais peut-être un coureur de jupons, mais je n'ai jamais eu l'indécence de ramener une fille chez ma mère ! Même si ça m'aurait fait plaisir de la choquer !

- C'est juste ça qui te gêne ? Qu'il soit en haut, avec le jeune Dubois ? Harry sait ce qu'il fait. Il en a besoin. Tu auras beau être contre, il a besoin de ça. Sans sexe, il est malade. C'est devenu sa drogue ! Et il en sera ainsi tant qu'il n'aura pas trouvé son compagnon.

- Je le sais, Remus, je suis professeur de Défense, je connais les succubes. Mais entre le savoir et le voir chez son filleul, il y a un monde. Quand j'ai vu Harry pour la dernière fois avant la rentrée, c'était à Noël dernier et il était encore un sorcier, puceau et peu porté sur la chose. En le revoyant en septembre, il était devenu un succube et j'apprends qu'il est passé entre les bras de plusieurs personnes ! Et que, non seulement, il ramène un type qu'il a soi-disant connu, mais qu'en plus, il couche avec lui sous mon propre toit ! Le pire, c'est que tu as tout arrangé dans mon dos ! Ça fait beaucoup de choses à digérer d'un coup !

- Je suis navré Sirius, mais si je t'avais mis au courant, tu aurais mal réagi et Harry serait plus mal encore. Oui, je t'ai mis devant le fait accompli, mais je sais comment tu fonctionnes et c'était la meilleure des choses à faire. Qui te dit que je ne suis pas malade de savoir ce qu'ils font là-haut ? Quand j'ai vu Harry pour la dernière fois, il tenait à peine debout et ne parlait pas. Aujourd'hui, c'est un succube. J'ai encore en tête le petit bébé qui gazouillait dans mes bras. J'ai agi pour le mieux pour lui. Tu peux m'en vouloir, je le comprendrais, mais si c'était à refaire, je le referais sans hésiter.

- La prochaine fois que tu as une idée aussi brillante, il serait préférable que tu m'en parles avant, marmonna Sirius.

- Pendant qu'on en est là, t'ai-je annoncé que Dubois restait jusqu'à la fin des vacances ?

Remus crut que son ami allait faire une attaque. Il vérifia que Sirius allait bien avant de se lever et de quitter prudemment le salon. Il était arrivé au milieu de l'escalier lorsque la voix du propriétaire résonna dans la demeure.

- REMUS !

Le lycan sourit et se hâta de monter les quelques marches restantes. Il tomba sur Harry qui passa le nez dans l'encadrement de la porte de sa chambre. L'adolescent était en sueur, les lunettes de travers et sans doute encore nu, mais semblait aller mieux.

- Alors ? s'enquit Remus.

- Il dort, chuchota le brun. Mais je crois que je vais le garder. Sortir était une bonne idée. Merci Remus.

L'homme pouffa. La créature était encore aux commandes car jamais Harry n'aurait parlé de la sorte. En entendant des bruits de pas dans l'escalier, Remus se sauva. Au même moment, Sirius apparut sur le palier. Quand il vit son filleul, il le foudroya du regard.

- Toi, on doit parler !

Et il fila à son tour, sans doute pour massacrer son ami. Harry secoua la tête et referma la porte de sa chambre. Ils étaient fous.

Son regard tomba sur le joueur de Quidditch et il sourit. Olivier était doué, c'était indéniable. Et il avait de l'endurance, ce qui était un atout non négligeable. Ils avaient remis le couvert deux fois avant que Dubois ne s'écroule de fatigue et ne demande un temps-mort. Ça avait été rapide et pas vraiment satisfaisant pour Harry, mais c'était mieux que rien. Le jeune homme n'avait plus cette sensation de manque qu'il n'avait cessé de ressentir toute cette semaine.

Il s'allongea sur le lit, près d'Olivier, posa ses lunettes sur sa table de chevet et se colla contre son amant, puis ferma les yeux. Mine de rien, il était fatigué. Ses nuits n'avaient pas été vraiment réparatrices jusque là et il avait besoin de récupérer. Sans s'en rendre compte, il s'endormit dans les bras du gardien des Faucons.

Il fut réveillé, un peu plus tard, par des caresses aériennes. Il vit une forme indistincte au-dessus de lui. Ce ne pouvait qu'être Dubois.

- Bien dormi ? interrogea Olivier d'une voix rauque.

Le garçon ronronna en signe d'assentiment. Il n'avait pas rêvé et était bien. Il sentit plus qu'il ne vit son amant s'allonger tout près de lui et les caresses du brun se faire plus franches sur son torse.

- Quand je t'ai vu sur le Chemin de Traverse, je n'y ai pas cru, fit Olivier. Tu avais tellement changé. Jamais je n'aurai imaginé que tu serais gay.

Harry pouffa. Lui non plus ne l'aurait jamais imaginé.

- Comme tu dis, j'ai changé.

- C'est bien.

Ils restèrent là en silence. Olivier contemplait le profil de Harry et ce dernier jouait avec la main de son amant posée sur son ventre.

- Harry ? fit soudain le joueur de Quidditch. On est quoi ? Je veux dire... on a couché ensemble...

- Je vais être franc, Olivier. Nous deux, c'est juste pour le sexe. Il n'y aucun sentiment. Je ne suis pas quelqu'un de fidèle. Pas encore. Et je n'irais pas hurler si tu vas voir ailleurs. Je te demande deux choses : tu ne m'embrasses pas et tu me satisfais. Oublie ces deux règles et tu dégages.

- Et si je refuse ?

- Alors tu peux retourner au Chaudron Baveur.

- Donc, si je suis là, ce n'est que pour le sexe. En gros, je te sers d'exutoire.

- C'est ça.

- Ah.

Harry sentit Olivier se retourner sur le dos. Il ne voulait pas le perdre. C'était le meilleur amant qu'il avait eu jusque là. Cela dit, si le gardien partait, le brun serait quitte pour aller voir ailleurs.

- Ça me va, déclara soudain Olivier. Passer les vacances de Noël avec toi sera plus plaisant que seul et mal accompagné au Chaudron Baveur.

- Parfait. Alors attends-toi à une discussion en règle avec mon parrain. Remus a dû le mettre au courant, et je peux te garantir qu'il n'avait pas l'air d'avoir bien pris la chose.

- Oh.

- Mais pour le moment, j'ai autre chose en tête, déclara Harry en se positionnant sur le corps de son amant.

Il sentit avec joie qu'Olivier était dans les mêmes dispositions que lui, lorsque les mains larges et légèrement calleuses du joueur se posèrent sur ses fesses.

0o0

Olivier aurait donné n'importe quoi pour disparaître ou remonter le temps et être encore dans la chambre de Harry.

Sirius leur avait demandé de descendre pour dîner. Le repas s'était agréablement bien passé, mais lorsque l'ancien prisonnier avait exigé leur présence dans le salon, Olivier s'était tendu. Le parrain de son amant lui avait montré le canapé. Le joueur s'y installa doucement. Il vit avec angoisse Harry se poser dans un fauteuil, trop loin de lui. Remus était également présent mais il semblait plongé dans la lecture du journal du jour.

Jusque là, il n'avait jamais rencontré les parents de ses petits-amis – filles ou garçons. C'était la première fois et Harry n'était même pas son copain. Le pire était sans doute le sourire sadique de Sirius.

- Détendez-vous, jeune homme, je ne mange pas. Nous venons de sortir de table.

Au lieu d'avoir l'effet escompté, la pointe d'humour donna à Olivier l'envie de fuir. L'ancien détenu n'avait pas l'air commode.

- Depuis que vous êtes arrivés, je n'ai pas eu vraiment le temps de vous parler, dit il en jetant un regard appuyé vers son filleul, et j'avoue que j'aimerais en savoir un peu plus sur vous.

Dubois tenta de prendre un air assuré mais peine perdue. Et Harry ne l'aidait pas. Le petit brun n'était pas plus à l'aise que lui. Il n'avait rien à voir avec l'amant dévergondé qui lui avait sauté dessus sans vergogne, trois fois avant le repas.

- Je suis gardien de but dans..., commença Olivier avant d'être coupé.

- Je vous arrête tout de suite, jeune homme. Savoir ce que vous faites dans la vie, ça ne m'intéresse pas. Je connais la vie des sportifs, ils ont tendance à avoir une conquête dans chaque ville.

Olivier se récria.

- Non Monsieur. La dernière foi que j'ai eu un ama... ami, c'était il y a un an maintenant, nous étions ensembles depuis la sortie de Poudlard mais il m'a quitté. Il ne supportait pas mes absences répétitives pour les matchs et les entraînements. Il devenait de plus en plus jaloux chaque jour, surtout en voyant des filles avec moi... Pourtant, je suis gay et pas bi. Il m'a quitté, et puis je n'ai eu personne, puis j'ai rencontré Harry. Il me plaisait déjà à Poudlard, mais je n'osais pas l'approcher, après tout, il est plus jeune que moi. Mais quand je l'ai vu sur le Chemin de Traverse, je me suis dis, après tout, pourquoi pas ?

Le joueur était soulagé, il avait réussi à monter cette histoire qui lui parut tout à fait plausible. Il n'avait pas dit l'entière vérité mais il n'avait pas vraiment menti non plus.

- Donc, ça vous arrive souvent de suivre des personnes que vous n'avez pas vues depuis quelques années ?

- Eh bien... non, j'avoue que c'est la première fois.

- J'ai déjà entendu parler de vous, vous le saviez ? fit Sirius en se rappelant des frasques concernant le jeune homme qu'il avait lues dans les pages sportives.

- Ah ? J'imagine que vous faites référence aux rumeurs qui courent sur ma personne. Vous savez, je ne suis pas un grand séducteur, malgré ce que la presse sportive affirme.

Mais il vit bien que Sirius n'était pas convaincu. Pourtant, cette fois, il avait dit la vérité.

- Et que faisiez-vous sur le Chemin de Traverse ?

- Je me suis blessé lors du dernier match et je ne pourrai pas remonter sur un balai avant plusieurs mois. C'est pour ça que je me trouvais là-bas. Je recherche en fait un emploi, le temps que je me remette complètement. Je pensais pouvoir trouver un travail au magasin de Quidditch. En discutant, Harry a appris que je passais seul les vacances de Noël. J'avais loué une chambre au Chaudron Baveur. Alors, quand il m'a proposé de passer les fêtes en votre compagnie, j'avoue avoir sauté sur l'occasion pour passer un peu plus de temps avec lui.

Apparemment satisfait des réponses de l'amant de son filleul, Sirius les laissa partir. Il apprécia cependant moyennement de voir le fils de son défunt ami prendre Olivier par la main. Depuis que Remus lui avait avoué que Harry avait eu des relations très poussées, il comprenait enfin que le succube n'était plus un petit garçon. Il ne le tolérait pas mais il n'avait pas le choix.

Une fois le couple dehors, Sirius se posa enfin dans le canapé.

- S'ils sont bien comme ça...

Remus leva les yeux, amusé et replia son journal. Il avait feinté de lire pour écouter avec attention. Le jeune Dubois ne s'en était pas trop mal tiré mais il avait encore beaucoup à apprendre.

- C'est fou, je n'ai jamais entendu quelqu'un mentir aussi mal, déclara-t-il, sérieux.

- Ah tiens, toi aussi ?

Les deux compères partirent sur un grand rire.

0o0

Le reste des vacances se passa assez bien. Olivier resta comme prévu au 12 Square Grimmaurd et comblait le jeune succube autant qu'il le pouvait. Les fêtes furent agréables et conviviales.

Le retour à Poudlard fut pour Harry, très difficile car il laissait derrière lui Olivier. Il allait devoir se trouver quelqu'un d'autre pour satisfaire en partie son appétit sexuel. Dubois lui avait dit qu'il lui écrirait et qu'il tenterait de venir à Pré-au-Lard. Le succube n'avait pas refusé la proposition, il n'en avait pas vu l'intérêt. Il se disait qu'il trouverait bien quelqu'un qui lui servirait en semaine. Il avait le choix de Dean qui n'était si mal que ça, malgré son manque d'endurance. Ils étaient dans la même salle commune, c'était assez pratique. Et le week-end, Olivier serait là. Il ne lui restait qu'à trouver une autre personne, meilleure que le métis, et tout irait bien.

Visiblement, coucher avec un sportif n'était pas si mal. Ils étaient endurants. Harry en avait l'exemple avec Cormac et Olivier. C'était donc une piste à suivre.


À suivre

(1) oui, le comportement de Remus est un peu étrange. Mais j'ai toujours vu cet homme comme quelqu'un qui acceptait vite les choses, en théorie.

J'ai changé beaucoup de choses, vous avez vu. Remus aurait déjà dû apparaître dans la vie d'Harry depuis trois ans. Mais bon, j'espère que sa rencontre "tardive" avec Harry ne vous aura pas déplu. Et puis, on me le répète assez, je suis Dieu dans mes fics :)

Note, normalement, je ne fais pas de pub pour les autres, mais là, c'est exceptionnel. Archimède et Mandala7338 ont eu une idée... folle. Me faire un cadeau et elles l'ont fait. Elles m'ont écrit un OS. Vous pourrez le trouver sur le recueil d'OS des différentes morts d'Harry Potter : l'attaque du petit pain étrangleur. Si vous trouvez que ça ressemble un peu au pompier et au damoiseau en détresse... c'est normal, c'est parti du même délire.

Allez le lire si ce n'est pas déjà fait. Bon, je ne garantis pas que vous en ressortiez indemnes.