Bêta : Archimède, merci mon hibou adoré que j'aime vraiment trèèèèès fort.
Bêta soutien : mandala7338 qui appuie toutes mes bêtises et croyez-moi, j'en dis. Surtout le soir à minuit
Bêta/co-auteuse : parce que je me rends compte que je ne lui rends pas assez hommage et que si cette fic existe et est finie depuis des lustres, c'est grâce à elle. Mirabelle31
Note : Pour celles et ceux (si garçons il y a, ce dont je doute mais quand même) qui se plaignent un peu que ça ne va pas assez vite entre Harry et Severus et qu'Harry s'amuse un peu trop avec ses partenaires, je ne pouvais décemment pas écrire une fic où dans le chapitre 1, il y a le prologue, dans le 2, Harry découvre qu'il est un succube, dans le 3, qu'il fasse joujou et dans le 4, qu'il soit enfin avec Sev. Je sais que vous l'attendez toutes et tous cet instant. Mais il va arriver, il faut juste être patient et me laisser faire (à vos risques et périls)
Cette fiction comporte du citron, du citron et encore du citron. Je l'ai mentionné, ce n'est pas pour rien.
Merci à Guest (brigitte26?) ankana87, Verite, nepheria4, Elo, snappy31 pour vos reviews. Si je n'ai pas répondu à certains, deux choses, vérifiez que vous n'êtes pas en anonyme et si ce n'est pas le cas, vous pouvez me tirer les oreilles en MP. J'espère avoir répondu à tout le monde.
Concernant les fautes que vous voyez, j'en suis désolée s'il en reste malgré mes relectures, celles de ma bêta et... c'est déjà pas mal. celles qui m'ont été signalées sont normalement corrigées.
Pour les besoins de l'histoire, Cédric Diggory a un an de plus que Harry et non trois. Et il est encore en vie.
Chapitre 8
« Harry,
J'ai passé d'excellentes vacances en ta compagnie. Je sais qu'il était prévu qu'on se revoit. Malheureusement, j'ai peur que ça ne soit pas possible. Comme tu le sais, j'étais à la recherche d'un emploi et j'en ai trouvé un hier, grâce à la boutique de Quidditch sur le Chemin de Traverse. Ils m'envoient dans une de leurs succursales en France, à Paris. Et je commence dès lundi. J'espère que tu comprendras que pour ce week-end, il sera très difficile, voire impossible, que l'on puisse se voir. Tu penses bien que je le regrette infiniment.
Je t'embrasse,
Olivier. »
Harry replia la lettre qu'il venait de recevoir de son amant, dépité. Ils étaient rentrés depuis trois jours, et déjà, le succube commençait à ressentir le manque. Il aurait pu se jeter sur Dean, le seul disponible à sa connaissance, mais le métis était à l'infirmerie à la suite d'une grippe depuis la veille.
La créature n'avait pas vraiment cherché d'autres partenaires puisqu'aucun n'était disponible et ceux qui l'étaient ne lui convenaient pas. Et puis, il savait qu'il devait voir Olivier durant la sortie à Pré-au-Lard. Maintenant qu'il savait que ça ne se ferait pas, il allait devoir se mettre en chasse, et vite. Il ne voulait pas se retrouver dans le même état que durant les vacances de Noël.
Harry ferma les yeux. Il n'en voulait pas vraiment à Olivier, le travail passait avant tout, mais son amant aurait pu demander quelques jours de délai, au moins pour lui. Maintenant, trouver un partenaire à la hauteur du gardien allait être difficile.
Il n'eut pas à chercher bien longtemps, la solution se présenta à lui deux jours plus tard en la personne de Terence Pucey, Serpentard de Sixième Année, petit frère d'Adrian qui se trouvait dans la classe supérieure. Ce fut le jeune homme qui fit le premier pas avec son sourire timide. Harry ronronna presque : le Serpent était bien fait de sa personne, assez beau garçon et joueur de Quidditch au poste de poursuiveur.
Le succube se lécha presque les lèvres. Si Terence était aussi doué qu'Olivier, ils allaient bien s'amuser tous les deux. Les nuits promettaient d'être exceptionnelles.
C'était étonnant que Harry ne l'ait jamais vu d'ailleurs. Il avait entendu parler d'Adrian mais pas de Terence. Pourtant, ils étaient de la même année, ils avaient eu des cours ensemble. Et puis il se rappela : le Sixième Année avait toujours été assez discret les années précédentes et l'était encore.
Il ignorait qu'on avait presque poussé le Serpentard à aller le voir pour lui parler. Terence était en effet attiré par la créature depuis quelques mois et se désespérait d'être repéré. C'était son frère qui l'avait fortement encouragé en le menaçant d'y aller à sa place pour tout raconter à Potter. Autant dire que son cadet avait préféré prendre les devants.
Leur rencontre eut lieu dans un des couloirs, devant les toilettes des garçons du quatrième étage. Harry avait accompagné Ron. Et un groupe de Serpentard s'était approché. Ils avaient laissé Terence seul. Le brun avait failli fuir en courant, mais avait pris son courage à deux mains et avait demandé à Harry s'il pouvait l'aider en cours de Défense Contre les Forces du Mal.
- J'ai beau faire de mon mieux, fit Terence d'une voix timide et le rouge aux joues, je n'y arrive pas. Je galère dans cette matière. Si tu veux, je pourrais t'aider en Métamorphoses.
- Ça serait avec plaisir, susurra Harry. Ce soir, septième étage, devant la tapisserie de Barnabas le Follet et les trolls. Tu vois où elle est ?
- Non, avoua honnêtement Terence.
Peu d'élèves savaient où était cette tapisserie. Harry lui donna donc finalement rendez-vous après le dîner, devant la Grande Salle. Ils iraient ensemble.
Terence avait beau être timide, il n'en était pas moins très intelligent. Il savait ce qui allait se passer avec Harry, ils n'allaient certainement pas jouer aux cartes explosives ou aux bavboules. Le jeune Potter était un séducteur qui ne perdait pas de temps à charmer et faire la cour à ses proies. Quand elles étaient prises dans ses filets, elles passaient à la casserole. Le contraire était impossible. Cela dit, le Serpentard ne voulait pas aller trop vite.
Le soir-même, c'est sous le regard moqueur de son grand frère que Terence quitta la Grande Salle, rapidement suivi par Harry.
Le succube conduisit son futur amant à travers le château et ils ne tardèrent pas à se retrouver devant la Salle sur Demande. Harry poussa Terence dans la pièce qu'il venait de choisir jusqu'à un fauteuil avant de venir s'asseoir langoureusement sur ses genoux.
Le Serpentard sentait sa verge se durcir à la vue du Gryffondor assis sur lui, le regard presque noir et une langue mutine qui ne cessait de lécher sensuellement ses lèvres roses. Il le vit se pencher vers lui et ferma les yeux, se concentrant un maximum pour ne pas jouir dans son pantalon. Ils n'avaient rien fait mais le Survivant était irrésistible.
- Tu l'as déjà fait ? lui murmura Harry dans le creux de l'oreille.
Cette voix enjôleuse et aphrodisiaque... Merlin, Terence aurait vendu Père et Mère pour l'avoir connue avant.
- Avec des filles... bégaya le Serpentard.
- Tu verras que c'est sensiblement la même chose. Déshabille-moi.
Terence prit une profonde inspiration. Il s'était découvert gay l'été passé après qu'il ait couché avec sa copine pour la première fois. Ça avait été son unique expérience hétéro et ça ne lui avait pas plu du tout. Adrian lui avait présenté des garçons. L'expérience n'avait pas été plus loin que quelques caresses poussées, mais le simple contact d'un corps masculin lui avait fait de l'effet, bien plus qu'avec l'autre sexe.
Le jeune homme commença par dénouer la cravate rouge et or de Harry puis s'attaqua aux boutons de la chemise. Ses doigts tremblaient tellement qu'il avait du mal.
- Calme-toi, petit serpent, on dirait que tu es nerveux.
- Un peu.
- Alors oublie les boutons un instant et donne ta main.
Presque hypnotisé, Terence obéit. Harry lui prit la main et la guida jusqu'à son sexe encore prisonnier de sa gangue de tissu. Il n'était pas dur, pas encore.
Il devait calmer son amant sinon ils n'iraient pas suffisamment loin pour Harry. Terence était très timide et le brusquer ne serait pas la meilleure des solutions si le succube voulait coucher avec lui.
Il entendit le brun hoqueter quand sa main toucha le pénis mou de Harry.
- On va y aller doucement, à ton rythme. C'est toi qui mène.
Mais pour Harry, comme pour Terence, il était clair qu'ils passeraient à l'acte. Le Serpentard mit sa timidité de côté un instant et se fit un devoir de faire durcir la verge sous sa main. Il n'avait jamais masturbé quelqu'un d'autre avant cet instant.
Le succube aurait dû être excité dès l'instant où Terence l'avait suivi, mais il avait tellement envie de mettre en confiance le jeune Pucey pour obtenir ce qu'il voulait, qu'il refrénait ses instincts. Mais ça n'allait pas durer. Surtout si son amant était aussi doué que ça. La main du Vert-et-argent massait doucement son sexe qui durcissait sous le traitement infligé. L'autre était peut-être timide, mais il était habile de ses doigts.
Harry s'accrocha aux accoudoirs du fauteuil et se cambra en arrière, appréciant la caresse. Son instinct avait repris le dessus et il se mouvait sur les cuisses de Terence, frottant la verge du Serpentard par à-coup, ce qui faisait gémir ce dernier.
Un lit sortit de nulle part, faisant sursauter le jeune Pucey qui ne connaissait pas les propriétés de la Salle sur Demande. Pour le plus grand bonheur d'Harry. Il retira la main qui lui faisait tant de bien et la tira doucement, entraînant un Terence rougissant dans son sillage.
- On sera mieux sur le lit, tu ne crois pas ? souffla Harry.
Il s'allongea sur les draps et attira à lui le Vert-et-argent qui s'installa entre ses cuisses largement écartées.
- Déshabille-moi entièrement, ordonna Harry.
Plus calme qu'au début, Terence défit les boutons de la chemise réglementaire et écarta les pans de tissus avant d'ouvrir le pantalon. Il ne tarda pas à retirer les chaussures et les chaussettes qu'il envoya dans un coin.
Harry se retrouva bientôt nu au milieu des draps. Seule sa cravate trônait fièrement autour de son cou, entièrement dénouée.
- Maintenant, c'est à ton tour, Terence. Déshabille-toi, lentement. Donne-moi envie de te sauter dessus.
Harry voulait un strip-tease mais le Serpentard n'était pas certain de vouloir et de savoir en faire un. Une musique venant de nulle part s'éleva soudain, langoureuse et érotique. Terence se leva, déglutissant nerveusement. Il n'était pas un Gryffondor, le courage lui manquait souvent mais il se reprit. Il ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, Harry était debout devant lui et il se colla à lui.
- Suis la musique, lui conseilla la créature avant de l'entraîner doucement dans une danse sensuelle.
Lentement, Harry commença à défaire à son tour les boutons de la chemise, bien vite rejoint par Terence qu'il finit par laisser faire. Son amant était nerveux, mais plus les minutes passaient, plus il prenait confiance en lui, bougeant ses hanches au rythme de la musique.
0o0
Quand Terence rejoignit la salle commune des Serpentard, il ne parvenait toujours pas à croire sa chance. Ça avait été sa première fois avec un autre garçon et ça avait été... il ne trouvait pas les mots pour décrire cette nuit. Harry avait été prévenant, au début, lui laissant le temps et l'apaisant. Ils avaient couché ensemble plusieurs fois au cours de la nuit, jusqu'à ce que le Vert-et-argent s'endorme, rompu par la fatigue.
Adrian l'attrapa par le bras dès qu'il le vit entrer. Il le poussa jusque dans un fauteuil en cuir noir et la bande de Sixième Année les rejoignit.
- Alors ? Il est comment ? Il est aussi bon qu'on le dit ? s'enquit Blaise Zabini, un grand noir.
- Il domine, fut la réponse.
- Quoi ? Je croyais qu'il préférait être pris. Enfin, c'est ce que toutes ses conquêtes ont dit.
Terence le fixa, ahuri. Blaise n'était pas allé se renseigner auprès des anciens amants de Potter tout de même ? Si ?
- Tu es allé les voir ?
- Il fallait bien que je sache, pour te dire dans quoi tu t'embarquais.
- Tu aurais pu me le dire avant, maugréa Terence. Mais pour te répondre, il préfère être pris. Cela dit, il y a plusieurs façons de dominer, Blaise.
- Voyez-vous ça ? Pucey est devenu un expert en sexe anal, rigola Blaise à la cantonade, faisant rougir Terence.
- Ce n'est pas ça, marmonna ce dernier, mal à l'aise.
Il n'aimait pas qu'on étale sa vie sexuelle à toute la populace. Il ne savait d'ailleurs pas pourquoi il avait cette conversation avec Blaise et les autres. Dans le groupe, seul le noir était homo, les autres étaient tous hétéros et Pansy Parkinson était la seule intéressée par la conversation – voir deux gays se peloter avait toujours été un fantasme pour elle.
- Raconte, exigea presque Blaise.
- C'est du domaine du privé, Zabini, grogna Terence. Et donc, je ne t'en parlerai pas.
- Allez Tery, tu pourrais au moins penser à moi, le supplia presque Blaise.
Terence frissonna en entendant ce diminutif. Tery... Merlin qu'il ne le supportait pas. Mais Blaise se moquait totalement de l'opinion de son camarade.
- Tu peux crever la gueule ouverte, Zabini ! Tu ne sauras rien de moi. La seule chose que je peux te dire, c'est qu'il est bon au lit.
- Je te ferai parler, mon petit Pucey puceau, crois-moi.
- Au risque de te surprendre, mon petit pervers adoré, je ne suis plus puceau depuis longtemps, donc ce surnom est nul et non avenu.
Les deux Serpentard ne s'entendaient pas très bien. Ils se toléraient mais n'étaient pas amis.
- Petit Pucey n'est plus puceau ! brailla presque Blaise à travers la salle commune. Mais ça se fête.
- Boucle-là, Zabini ! répliqua Drago Malefoy assis non loin d'eux, le nez plongé dans un grimoire. Tu n'es pas obligé de hurler comme ça ! On dirait une moldue ou une putain de l'Allée des Embrumes !
- Tu as l'air de parler par expérience mon petit Dray.
Blaise ricana en entendant un sifflement de jalousie. Pansy était fiancée à Drago depuis des années et il n'était pas question que son futur époux aille voir ailleurs. Ils sortaient ensemble depuis quelques semaines et la jeune fille était plus possessive encore, si c'était possible, que lorsque Drago était célibataire.
0o0
Pendant que Terence et Blaise parlaient de la relation Pucey-Potter, Harry faisait de même avec Ron, mais la discussion était moins tendue.
- Alors toi, fit Ron en secouant la tête. Explique-moi comment tu as fait pour attraper Pucey ? Il est d'une timidité... Il a accepté d'aller au bout ?
- Oh oui, ronronna Harry. Il a fait tout ce que je lui ai demandé.
- Tu lui as demandé quoi ? Et il a réagi comment ?
- Il a rougi. Il m'a fait un strip-tease, il m'a masturbé... Merlin, soupira Harry en repensant à sa nuit torride avec Terence.
Le Serpentard était peut-être timide mais il s'était enhardi durant l'acte, oubliant tout le reste. Bon, Harry n'était toujours pas satisfait mais Pucey se débrouillait mieux que les autres jusque là. Il dépassait même Olivier en performances.
Son sexe se durcit soudain, rendant son boxer et son pantalon trop serrés. Il bénit les larges robes de sorcier qui cachaient son érection.
- Excuse-moi, Ron, je reviens.
Il fonça dans la salle de bain de son dortoir, vérifia qu'il n'y avait personne avant de fermer la porte et la bloquer. Il ouvrit son pantalon et plongea la main dans son boxer, grognant quand ses doigts se refermèrent autour de sa verge. Pour plus de libertés de mouvement, il baissa ses vêtements et entama des va-et-vient rapides, le faisant haleter. Son pouce passait et repassait sur son gland violacé.
Il s'appuya contre le rebord d'un des lavabos et ferma les yeux avant des les rouvrir brusquement. Il tomba sur son reflet et gémit. Ses joues étaient rouges, ses lunettes de travers et ses dents maltraitaient ses lèvres déjà purpurines.
L'image qui se dégageait de son reflet lui fit accélérer la cadence. Il était au bord de la rupture mais au moment de jouir, il ne se passa rien. Harry bandait encore. Il avait beau se masturber comme un dingue, il n'atteignait pas la jouissance.
Frustré et douloureusement excité, Harry se rhabilla. Il ne pouvait pas rester en érection toute la journée, ce n'était pas possible. Il devait trouver quelqu'un.
Pucey ! Il devait trouver Pucey rapidement. Ou le premier venu.
Le jeune homme se demanda, en sortant de la salle de bain, ce qui avait bien pu l'empêcher d'éjaculer. Il se masturbait peu depuis le début de l'année. À dire vrai, il ne l'avait fait que pendant les vacances d'été, durant le mois où il était enfermé chez les Dursley, après la réception de son héritage. Mais depuis sa rentrée, il déchargeait sa frustration sur ses amants. Même pendant la première semaine de congés au square Grimmaurd, Harry ne s'était pas touché. Quand il se réveillait, il était encore dur mais, en général, il atteignait l'orgasme dans son sommeil et il calmait son érection sous une bonne douche froide.
En filant à travers les couloirs, aussi vite que possible malgré son érection douloureuse, il eut l'impression que les bruns, gays et dominants étaient tous absents ou en couple. Même Dean n'était pas là.
Après une heure de recherches infructueuses, Harry tomba finalement sur le métis au détour d'un corridor désert. Le jeune Thomas ferait l'affaire pour cette fois.
En voyant l'air de débauche sur le visage du succube, Dean se figea. Il finissait par le connaître, Harry avait besoin de sexe, là, maintenant et le jeune homme n'était pas certain d'y survivre. Les potions revigorantes ne faisaient pas des miracles. En cet instant, le Gryffondor prit une décision et s'enfuit, faisant hurler son camarade de dortoir.
Si l'une des deux personnes qui auraient pu le satisfaire l'esquivait, Harry allait devoir trouver la seconde. Heureusement qu'il avait pensé à la carte des Maraudeurs. Il repéra facilement et rapidement Terence dans la bibliothèque. Le jeune Potter prit le temps de prononcer le contre-sort, de plier le parchemin et de sourire en pensant à ce qu'il allait faire entre les rangées de livres. Rien qu'à cette idée, son sexe pulsa.
Quand il entra dans le domaine de Madame Pince, il refréna sa course et marcha aussi vite qu'il put entre les différentes rangées, cherchant Terence. Il finit par le trouver au fond de la bibliothèque, assis à une table, penché sur un livre de Métamorphoses Avancées. Harry s'avança vers lui et vérifia qu'il n'y avait personne autour avant de tirer la chaise et s'asseoir sur les genoux de son amant.
- Pot... !
Mais Terence n'eut pas le loisir d'en dire plus, Harry avait posé sa main sur sa bouche, l'empêchant de parler.
- Chut, murmura le succube, tu vas finir par nous faire repérer. J'ai besoin de toi.
- Quoi ? Mais...
- On doit baiser, lâcha crûment Harry.
À sa grande surprise, Pucey le repoussa et se désintéressa de lui. Mais Harry n'avait pas dit son dernier mot, il retira le livre des mains du Serpentard.
- Quoi encore ? chuchota le jeune homme, toute timidité envolée. J'ai un examen lundi. Si tu as un problème, sers-toi de ta main !
- Ça ne marche pas, tu penses bien que j'ai essayé. J'ai besoin de toi, maintenant. Ça ne prendra pas longtemps.
- Pitié, Potter, quand tu as dit que je devais te satisfaire, ce n'était pas au beau milieu d'une bibliothèque ni au moindre de tes désirs !
Au regard vert très sérieux de Harry, Terence soupira, vaincu.
- Je dois faire quoi ?
- Toi, rien, contente-toi de bander.
- Attends, siffla le Serpentard en se rendant compte de ce que Harry venait de dire. Tu veux vraiment qu'on... ici ? Mais...
- Tu es bouché ou tu le fais exprès ? Je t'ai dit qu'on devait baiser, il te faut quoi ? Un dessin ?
Terence vit avec effroi Harry déboutonner son pantalon, le baisser, emportant son boxer avec, et se pencher sur la braguette du Vert-et-argent. Le Gryffondor arborait une érection déjà suintante et sans aucun doute douloureuse. Le Serpent comprit beaucoup mieux l'empressement de son amant à vouloir être sauté ici.
Harry massa quelques instants la hampe ramollie de Terence, se fichant comme d'une guigne du spectacle qu'il offrait avec ses fesses à l'air et son pantalon baissé, en train de masturber un de ses camarades. Si le moindre élève ou Madame Pince venaient à passer ici, il y aurait sans le moindre doute une ou plusieurs personnes à emmener d'urgence à l'infirmerie.
Le succube retira son pantalon d'un coup de pied, enjamba les cuisses du Serpentard et s'empala sur la verge maintenant dure de Terence qui dut se mordre férocement la langue pour ne pas gémir de plaisir alors que son sexe se retrouvait brusquement délicieusement comprimé dans un fourreau de chair brûlante. Il fit appel à tout son sang-froid pour ne pas jouir sur le coup. Il enfonça ses doigts dans les hanches du Gryffondor pour s'aider.
Comme l'avait prédit Harry, leur partie de jambes en l'air fut rapide mais intense. Harry se fichait d'être pris en flagrant délit de débauche, mais Terence n'avait pas du tout envie qu'on le surprenne dans cette position.
Dès qu'il eut joui – enfin – Harry se redressa et se rhabilla. Il nettoya leurs vêtements tâchés de sperme d'un coup de baguette et sortit de la bibliothèque, soulagé. Terence, lui, n'avait pas bougé durant toute l'opération. Son cœur battait la chamade et son sexe redevenu mou reposait, fièrement exposé, entre ses cuisses.
En entendant du bruit, il se rhabilla rapidement et se remit à sa lecture mais il était incapable de rester concentré. Il ne cessait de repenser à cette expérience étrange et se disait qu'il avait intérêt à se rendre à l'infirmerie pour demander une potion revigorante si le Gryffondor avait l'intention de remettre ça ce soir.
Et il eut raison. Il tint un mois et demi avant de rompre avec Potter. Ils venaient tout juste de passer la nuit ensemble et Pucey avait senti qu'il était temps. Il était épuisé et avait du mal à retrouver une respiration normale.
- Potter ? On doit parler, fit-il en haletant difficilement.
- Ah ?
- On va devoir arrêter là, avoua le Serpentard.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Je suis crevé, voilà pourquoi. Je deviens presque dépendant des potions revigorantes que je dois prendre. Tu es insatiable ! Et je ne suis plus du tout. Cela dit, tu es un bon coup.
- Toi aussi. Quand tu mets de côté ta timidité, tu es doué. Le meilleur partenaire depuis le début. Dommage qu'on doive s'arrêter là. Les amants sont de plus en plus difficiles à trouver. Tu es certain que tu ne veux pas devenir dépendant ?
Terence éclata de rire et regarda Harry, très amusé.
- Oh non. Il n'en est pas question. Pas envie d'avoir à me sevrer.
Il quitta les draps et s'habilla devant un Harry qui ne le lâchait pas du regard. Il partit enfin, laissant le succube seul. Dire que le lendemain, il y avait un match de Quidditch et dans quelques jours, la Saint Valentin.
Harry allait devoir se trouver quelqu'un.
0o0
- Gryffondor l'emporte ! annonça Luna dans le mégaphone, comme si elle parlait du temps qu'il faisait.
- Annoncez les points, Mademoiselle Lovegood, grinça McGonagall en fermant les yeux alors que les supporters des Gryffondor hurlaient à tout rompre.
- Vous pensez que c'est utile ? Ils ont l'air heureux.
Sur le terrain, les capitaines de Gryffondor et Poufsouffle se serrèrent la main. Personne, sauf l'autre capitaine – Cédric Diggory – ne vit le regard émeraude brillant se poser sur son vis-à-vis et ce dernier lui répondre d'un sourire.
Le succube venait de trouver son futur amant.
Après le match, Harry attendit que les deux équipes sortent pour se ruer sur Diggory, excité au possible. Il était attiré par ce bellâtre depuis plusieurs mois. S'il ne lui avait pas sauté dessus, c'était parce que le Septième Année sortait avec une certaine Cho Chang, de Serdaigle, elle aussi dans l'équipe de Quidditch de sa maison, comme attrapeuse. Maintenant qu'il était libre, Harry n'allait pas hésiter à le poursuivre afin de satisfaire ses pulsions.
Apparemment, il n'était pas le seul à avoir eu cette idée. Cédric semblait l'attendre également. Le grand brun l'attira dans ses bras, nu comme un ver et la verge dressée, et se mit en tête de l'embrasser fougueusement mais, comme avec les autres, Harry détourna la tête et présenta sa joue.
En sentant les mains de son amant se poser sur ses fesses et les pétrir littéralement sans la moindre douceur, le succube regretta presque son choix. Il repoussa le bellâtre qui trébucha sur un banc et se retrouva les quatre fers en l'air. Harry n'attendit pas que l'autre se relève, il s'approcha et s'assit à califourchon sur les hanches, sentant clairement le désir non dissimulé de Cédric entre ses fesses.
Harry se fichait de la douceur, tout ce qu'il voulait, c'était qu'on le prenne, qu'on le remplisse, qu'on le fasse jouir et qu'il soit satisfait. Mais il tenait à ses fesses et n'appréciait pas trop qu'on les malmène de la sorte.
Il s'empala sans mot dire sur l'érection et commença à onduler. Il n'eut pas le temps de sentir son plaisir monter que Diggory se tendit et éjacula en lui, avant de retomber presque inconscient sur le carrelage froid des vestiaires.
- On m'avait dit que tu étais un dieu au lit, Chang me l'a confirmé, mais tes partenaires sont des ignorants. Tu ne vaux rien !
Il se redressa, dégoûté et frustré au possible. Il se détourna du jeune homme qui peinait à retrouver sa respiration, toujours endormi.
En maugréant, il fila sous la douche, faisant fi du sperme qui coulait le long de ses jambes, et se lava. Il n'aimait pas sentir l'eau couler sur son corps hypersensible mais il ne voulait pas sortir du vestiaire en sueur et dans cet état. Diggory ne valait rien en matière de sexe, c'était dommage car Harry n'aurait pas dit non à une bonne partie de jambes en l'air.
- Tu m'aurais demandé, je t'aurais dit qu'il ne valait pas le coup, fit une voix grave aux accents charmeurs.
Harry sortit la tête de la douche et vit avec une certaine stupeur Blaise Zabini, Serpentard de son année, s'approcher.
- Tu l'as déjà testé ? minauda le petit brun en se disant que sa journée ne serait peut-être pas aussi perdue qu'il se l'imaginait.
- Non, pas envie de passer après toutes ces filles vierges qui n'y connaissent rien en matière de sexe et qui estiment qu'il est le meilleur amant. Je sais que j'aurais été déçu.
Harry sortit de la cabine et s'avança sans la moindre pudeur, totalement nu. Il était intéressé par ce que venait de lui dire Blaise. Mais il était curieux de connaître la raison de la présence du noir en ces lieux. Les Serpentard n'avaient pas joué aujourd'hui.
- Et tu es là pour quoi, Zabini ?
- J'avoue que j'avais une idée derrière la tête mais en te voyant baiser avec ce crétin, je pense que c'est trop tard.
- Une idée derrière la tête ? ronronna Harry.
Si c'était la même que la sienne, il était certain d'apprécier.
- Tu as déjà eu un véritable amant ? Je parle d'une personne qui pourra te satisfaire quand tu le désires ?
- Oui, soupira Harry. Mais le seul qui tenait la distance a rompu.
Terence Pucey. Harry le regrettait bien celui-là. Mais bon, si Zabini se proposait et qu'il valait le coup, le succube parviendrait peut-être à oublier le Serpentard.
- Tu le ferais ? susurra le Gryffondor. Tu serais capable de suivre la cadence ?
- Assurément.
- Mouais, fit le jeune homme peu convaincu en jetant un regard dédaigneux à la loque étendue sur le carrelage. On m'avait assuré qu'il en était capable aussi mais il n'a pas pu se retenir. À croire qu'il a payé ces filles pour qu'elles racontent des mensonges plus gros qu'elles. Il est pitoyable. Et dire qu'il se vantait de son excellence.
- Ce qui n'est pas mon cas.
Harry ricana. Zabini restait un Serpentard fier et hautain. La modestie n'était pas quelque chose qu'il connaissait.
- C'est ceux qui en disent le plus qui en font le moins en général, et je viens d'en faire l'expérience. Mais bon, je ne vais pas cracher sur ta proposition. Disons que je tente le coup. Si tu es à la hauteur, je te garde. Dans le cas contraire, je n'hésiterai pas à aller voir ailleurs.
- Alors c'est vrai ce qu'on dit ?
- Et on dit quoi ?
- Que tu es devenu une pute, lâcha Zabini.
Au lieu de choquer Harry, il parut prendre plaisir à entendre cette appellation. Il ne s'en cachait pas. Sa nature faisait de lui une pute. Après tout, il en avait le comportement : il n'embrassait pas et couchait avec tout ce qui bougeait. Seulement, il ne demandait pas d'argent.
- Je préfère le terme « gigolo », roucoula la créature en s'approchant du noir. À ton tour de me dire si j'ai bon. On dit que les noirs sont montés comme des hippogriffes, c'est vrai ?
- À toi de le découvrir, murmura Blaise en comblant la distance entre les deux.
Il fondit dans son cou et lécha la peau avant de remonter le long de la mâchoire. Lorsque Harry sentit qu'il se rapprochait dangereusement de sa bouche, il se dit qu'il était temps de poser les règles, du moins une partie. Pas question de faire fuir son amant.
- Avant de commencer, sache que je n'embrasse pas et je refuse qu'on m'embrasse. Tu me fais ce que tu veux mais ma bouche ne te touchera pas.
- D'accord.
Blaise souleva le petit corps et le plaqua contre un mur avec une certaine violence. Au lieu de crier de douleur, Harry gémit de plaisir. Il anticipait ce qui allait suivre. Son amant le reposa par terre et le succube laissa ses mains prendre l'initiative de soulever la robe de sorcier inutile, afin d'accéder à ce qui l'intéressait vraiment : le sexe du noir.
Il eut la joie de constater que le Serpentard n'avait pas mis de pantalon sous sa robe. Il ne portait qu'un boxer clair qui tranchait avec sa peau sombre. D'après ce que le succube pouvait voir, les dimensions du pénis de Blaise étaient plus qu'honorables. Il avait hâte de le voir en érection et de le sentir au plus profond de lui.
Le Serpent parut lire dans ses pensées et se hâta de se déshabiller entièrement. Harry se lécha les lèvres en voyant le membre plus que conséquent, à demi érigé entre les jambes de son amant. La rumeur était vraie, les personnes de couleur étaient bien pourvues par la nature, du moins il en avait une preuve vivante sous les yeux. Restait maintenant à déterminer si le noir savait se servir de son engin.
- Ici ou autre part ? demanda Zabini dans un murmure, le nez profondément enfoui dans son cou.
Ses amants aimaient beaucoup cette partie de son corps, constata Harry. Ils s'amusaient à l'embrasser, le lécher ou le mordiller à chaque fois. Le jeune homme ne ressentait pas autant de plaisir mais il se laissait faire. Ce n'était pas désagréable du tout.
- Je m'en fiche, tant que tu me prends et que tu me satisfaits.
Ce fut le mot magique. Blaise le plaqua de nouveau contre le mur et le retourna, le forçant à coller sa joue et son torse contre la surface. D'une main douce, il lui caressa le dos tout en frottant sa verge entre ses fesses. Ce dernier tendit son postérieur pour obliger le noir à aller plus vite. Il ne voulait pas s'embarrasser des préliminaires, il avait besoin de sexe tout de suite.
- Doucement, chuchota le Serpentard. Tout vient à point à qui sait attendre.
- Parle moins et agis ! gronda le Lion. Si tu es en forme pour la suite, on pourra aller plus lentement. Pour l'instant je...
Il ne put finir sa phrase, Blaise venait de le pénétrer d'un coup sec. La voix dominatrice de son amant et la vue de cette croupe adorablement tendue vers lui avaient été suffisantes pour l'exciter. Il n'avait pas pu attendre et s'en réjouit quand il entendit un gémissement de plaisir résonner à ses oreilles. Harry appréciait le traitement mais Zabini se força à ne plus bouger, le temps que le Gryffondor s'habitue à sa présence.
Ses partenaires se plaignaient souvent qu'il était trop gros. Lorsqu'ils passaient à l'acte, Blaise devait patienter quelques minutes pour que son amant ne souffre plus.
- Tu attends quoi ? Le déluge ? râla Harry.
Il avait intérêt à être bon celui-là, parce que le succube ne supporterait pas deux échecs en moins d'une heure. Pour l'instant, il n'était pas très performant. Oser le faire attendre !
Blaise entama de doux va-et-vient, appréciant la chaleur et l'étroitesse de l'intimité de Harry. C'était juste parfait.
- Plus vite ! exigea Harry.
Il se retenait de ne pas repousser Blaise, de le jeter sur le sol et de prendre les choses en main. Il lui laissait un peu de temps. Si le noir n'était pas à la hauteur de sa réputation, Harry profiterait tout de même de ce corps et irait voir ailleurs. Il devait bien y avoir d'autres gays, dominants et bruns dans cette école, non ? Harry ne pouvait pas les avoir déjà tous essayés. Il refusait de se contenter de ceux qui lui avaient déjà servi. McLaggen n'avait pas été mauvais mais il avait voulu plus, Finch-Fletchey n'était pas capable d'assumer ses relations avec lui et Dean se bourrait de potions pour le suivre. Cela dit, aucun ne valait Dubois et encore moins Pucey.
Harry coupa court à ses pensées quand il sentit avec plaisir Blaise accélérer brutalement. Il ne put retenir des gémissements et des petits cris de plaisir.
Il allait peut-être le garder finalement, surtout s'il gardait le rythme.
Blaise colla son torse contre le dos de son amant, entoura sa taille fine d'un bras et lui remonta une jambe pour le pénétrer plus profondément. Harry rejeta la tête en arrière en hurlant. Zabini venait d'effleurer sa prostate.
- Tu aimes ? murmura le jeune homme en léchant la gorge offerte.
Harry hurla un oui et lâcha le mur contre lequel il se retenait pour entourer d'un bras le cou de Blaise. Il en voulait plus et il en aurait plus. Le noir le recolla contre la cloison du vestiaire. Sa main quitta la taille fine et descendit enserrer le pénis rigide et dur du succube qui haleta.
Il allait vraiment le conserver. Blaise savait se servir de son sexe. Celui-ci le pilonna avec plus d'ardeur encore si c'était possible tout en le masturbant allègrement.
- Vas-y plus fort ! le supplia le Gryffondor. Comme ça, oui... c'est bon !
Le Serpentard avait du mal à respirer, mais il ne pensait qu'à son plaisir qui augmentait. Il n'était pas loin de l'explosion mais voulait emmener son amant avec lui.
Quand il atteignit l'orgasme, il mordit la peau du cou du succube et jouit à l'intérieur du brun. Ce dernier n'était pas loin du point de rupture. Blaise, le cœur battant à tout rompre et toujours profondément enfouit en Harry, accéléra le rythme sur la verge turgescente et fit quelques allées et venues dans le fourreau de chair. Le Gryffondor grogna en rendant les armes. Il éjacula à longs traits contre le mur.
Blaise le relâcha et tituba jusqu'à un banc, épuisé. Harry le rejoignit et s'assit à cheval sur ses genoux, se fichant comme de sa première chemise du sperme qui coulait encore. En voyant le noir encore parfaitement conscient, il fut ravi. Il n'était pas satisfait mais Zabini était performant. Peut-être le meilleur de tous jusque là et ce n'était pas peu dire.
- D'accord, tu m'as convaincu, fit le Lion d'une voix rendue rauque par ses cris.
Blaise sourit. Il avait réussi. Depuis trois mois, il entendait les rumeurs les plus folles sur le Gryffondor et voulait les vérifier. Les rumeurs étaient bien loin de la vérité. Harry était un amant bien meilleur que ceux que le noir avait eu et il était prêt à tout pour le garder. Mais il savait que ça ne se passerait pas comme ça.
- Ce qui veut dire ? l'interrogea le Vert-et-argent.
- Nous deux, c'est juste pour le sexe, je sors avec toi, mais il n'y aucun sentiment. Je n'embrasse pas. Ne t'attends pas à ce que j'éprouve le moindre scrupule à aller voir ailleurs. Si tu ne me satisfaits pas, je prendrai du plaisir autre part.
C'était la phrase qu'il sortait à chacun de ses amants depuis Justin, depuis que ce crétin avait eu l'idée débile de parler de lui à ses parents.
- En clair, au cas où tu n'aurais pas bien tout saisi, ce n'est pas une relation exclusive. Je couche avec toi mais je peux tout aussi bien aller voir ailleurs.
À suivre
La rencontre Harry/Sev, bientôt!
