NOTE : Les paroles sont extraites de la chanson 'Je m'en vais' de Cali

NOTE 2 : CETTE FICTION EST A CARACTÈRE PARODIQUE.

Il est donc normal que vous y dénichiez clichés, situations des plus improbables, personnages parfois OOC ...

Bonne lecture.

CHAPITRE TROIS

Subitement privé d'échappatoire, avalé par l'obscurité, Harry n'y distingua tout d'abord qu'une silhouette mouvante, aux contours indistincts. L'ombre fantomatique évoluait à pas lents dans la pièce, effectuant autour de lui des cercles réguliers, chaque fois un peu plus proches. Elle paraissait drapée d'une immense cape noire et il crut discerner, dans sa démarche de prédateur, une arrogance curieusement familière. Mais à qui pouvait-elle bien appartenir ?

Une voix indolente morcela tout à coup le silence, le faisant frémir des pieds à la tête. Le vampire fredonnait en s'approchant de lui. Son timbre trahissait une légère ivresse, et, merlin … c'était diablement excitant.

"Je me frotte les mains en passant près de toi
Tout ce que je vais prendre
C'est du plaisir, que du plaisir "

Il franchit les quelques mètres qui les séparaient, puis saisit l'avant-bras de Harry et glissa un baiser au creux de son poignet. Celui-ci réprima un frisson, humant à pleins poumons le parfum du mystérieux jeune homme.

Il tournait à présent tout contre lui, cherchant son point faible, déposant sur sa nuque ses lèvres enflammées, avant de la mordiller en douceur. Ceci fait, il reprit ses mouvements circulaires, susurrant à nouveau :

"Je me frotte les mains en passant près de toi"

Soudain, il stoppa ses déplacements félins puis entreprit de se frotter longuement à son dos. Sa bouche frôlait la gorge de Harry, ses ongles couraient le long des hanches, s'insinuaient sous la chemise, se dirigeaient vers la ceinture …. Il sentit son souffle s'accélérer, se réchauffer --- lorsque ses mains finirent leur course entre ses cuisses, la proie tituba de désir .

"Et je souffle, dans ton cou, comme un vampire..."

Harry n'eut pas le temps de constater à quel point la proximité de ce corps lui était agréable que déjà, Draco le faisait pivoter face à lui. Ses doigts se resserrèrent férocement sur ses fesses, mais ce fut Harry qui l'embrassa, manquant d'arracher les soyeux cheveux blonds tandis qu'ils cognaient leurs visages l'un à l'autre, dans un baiser langoureux et sauvage.

XXX

Quand elles sourient, les chattes dansent …

Fantômette déambulait à travers les jardins, lèvres et narines retroussées dans une mimique de doux ennui, vaguement rêveuse, secrètement ravie par les regards admiratifs qu'on lui décochait à tout va.
Glissant avec grâce en direction du buffet le plus proche, elle fit virevolter ses doigts au-dessus d'une coupelle de fruits, parut se décider pour les framboises. Mais alors qu'elle allait s'en saisir, une main délicate jaillit de nulle part pour lui dérober les objets de sa convoitise.

Agacée, elle releva la tête, disposée au conflit …. marquant un brusque temps d'arrêt. Les minuscules sphères rouge disparaissaient devant ses yeux dans la bouche gourmande de la plus magnifique créature qu'il lui ait jamais été donné de contempler !
Son interminable chevelure, d'un roux flamboyant et lustré ondulait sous la brise, caressant ses hanches d'une finesse à frémir, balayant son sourire enjôleur tandis qu'une lueur malicieuse faisait pétiller ses iris d'un vert stupéfiant.

'Délicieuses' susurra-t-elle, faisant doucement claquer sa langue contre son palais.

Puis elle contourna la table et vint se placer face à elle, inclinant la tête afin de pouvoir l'examiner de près. Elle dégageait une aura envoûtante, exaltante, tant et si bien que Cho ne put envisager, ne serait-ce qu'une seconde de lui exprimer ses reproches. La jeune nymphe se dressa sur la pointe des pieds et lui murmura quelques mots à l'oreille – ceux-ci s'envolèrent dans les airs en un chant mélodieux, comme l'aurait fait sans doute, l'appel d'une sirène.

'Embrasse moi si tu peux'

Puis elle détala en riant, ses chevilles cristallines foulant l'herbe menue par d'habiles entrechats. Elle fut rattrapée quelques mètres plus loin, à son plus grand plaisir. Dans l'obscurité, elle sentit les doigts de Fantômette chercher timidement les siens, les laissa s'entrelacer.

Elles marchaient à présent sur un petit sentier de terre, s'éloignant peu à peu du manoir. A l'orée du bois, elle s'arrêtèrent soudain, mues par le désir.

Ginny l'attira aussitôt à elle dans une étreinte voluptueuse ; elles s'adonnèrent à un baiser fougueux, qui aurait pu les faire rougir si les feuillages n'obstruaient pas l'éclairage pâlissant de la lune.

Un temps infini se déroula alors, où leurs bouches fiévreuses parurent soudées à jamais, où leurs corps enlacés semblèrent indissociables, puis, arrivées au terme de cet étalage de langueur qu'on aurait cru inépuisable, elles s'éloignèrent enfin.

' Ton nom ?' chuchota la plus grande.

Elle sentit le corps frêle frémir entre ses bras.

'Amour.'

XXX

Gryffondor, Carnivore …

En deux minutes à peine, ils avaient chu au sol, se dévêtant l'un l'autre avec brutalité. Toute lascive ou subtile que parut jusque-là leur parade amoureuse, Ils ne purent réprimer plus avant des gémissements plaintifs, prestement soulignés de gestes audacieux.
Après lui avoir arraché sa veste et sa chemise – monogrammée, bien sûr-, Draco détacha sa ceinture, qu'il envoya valdinguer au tapis sans une once de douceur.

Mais Harry avait été plus rapide, et le blond était totalement nu lorsque qu'il décréta que le moment était venu de rompre le mystère. S'armant de sa baguette, il en dirigea l'extrémité entre leurs deux visages afin que ceux-ci s'illuminent dans le même instant, puis chuchota 'Lumos !' . Aussitôt, une expression horrifiée s'empara de son visage. Il retira sa main du torse de Draco comme s'il s'était brûlé.

Quelques secondes plus tard, son regard glissa sur le corps trop parfait du jeune homme. Ses muscles et ses abdos saillants, la veine qui palpitait furieusement dans son cou, paraissant l'inciter à des morsures exquises … Il soupira, voulut lutter contre l'instinct, sentit la bête en lui prendre le pas sur l'homme ; céda.

'Tant pis' grogna-t-il, le timbre animal, avant de replonger sur lui pour une nouvelle étreinte.

XXX

Lendemain de fête

Par la barbe de Merlin, Voldemort faisait-il irruption dans Poudlard ?

Harry s'extirpa en grognant de sa couette encore chaude, une migraine terrible ravageant son cerveau, laminant ses pensées, tandis qu'il se frottait vigoureusement les yeux . Un vacarme épouvantable montait de la salle commune, traversant la cloison du dortoir pour venir s'écraser à ses tympans en feu.

Il tenta de lancer un sort d'insonorisation, mais échoua, incapable de se remémorer la formule exacte. Il se leva donc en titubant, alla s'enfermer sous la douche et reprit ses esprits. Petit à petit, la brume qui l'entourait se dissipa, et ses pupilles reprirent leur taille coutumière, de telle sorte qu'il ne put ignorer plus longtemps les magnifiques suçons dont paraissait ornés les trois-quart de son corps.

Les souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire, giflant par rafales sa conscience tourmentée. Il se revoyait dans un corps à corps déchaîné, succombant aux assauts plein d'ardeurs d'un beau blond aux yeux gris …

Lorsqu'il émergea de la cabine, quelques quarante minutes plus tard, il prit l'excellente décision de ne plus jamais boire. Ni fumer. Ni baiser. Et d'entrer dans les ordres, tant qu'à faire, plaisanta une voix intérieure.

Avec un soupir résigné, il se sécha, s'habilla, alluma une cigarette, déboucha la bouteille de FireWhisky caché sous l'oreiller et en but une gorgée revigorante, avant de descendre voir ce qui se tramait.

Fred, allongé bras en croix au centre de la pièce, était victime d'ignobles convulsions - la bave aux lèvres, les yeux injectés de sang. George, non loin de là, souriait aux témoins, distribuant à la ronde des petits paquets 'Tetârds-nique … Contrôlez vos crises comme bon vous semble … 3 mornilles le Cachet ».

Harry fendit la foule et passa le portrait.

Il eut à peine le temps de faire quelques pas qu'une force invisible s'emparait de lui, l'entraînant jusqu'au placard à balais le plus proche. Les portes se refermèrent et Draco ôta la cape venue d'on ne sait-où, le souffle court.

« Pas la peine de te débattre comme ça ! » grommela-t-il en se frottant le bras. « Je ne vais pas te tuer. »

Harry le fixa, interloqué.

« Malfoy, on peut savoir pourquoi tu m'attires sournoisement dans un placard à balais un dimanche matin à 11h moins le quart? »

Le blond renifla dédaigneusement.

« Ca fait 3 heures que je t'attends. Alors ferme là, et écoute ».

Offusqué, Harry tenta de répliquer mais Draco se jeta soudainement sur lui pour l'embrasser avec passion. Il répondit aussitôt au baiser, bascula contre les seaux et les serpillières miteuses, étouffa un râle de douleur quand Draco s'écroula contre lui, cognant ses côtes déjà meurtries au matériel de Rusard.

Puis, de façon toute aussi imprévue qu'il l'avait renversé, Draco se redressa et s'essuya la bouche, haletant.

Un peu déçu, Harry reprit une position décente, s'appuyant des deux mains aux parois du placard pour garder l'équilibre.

« Qu'est-ce qui t'as pris ? » lança-t-il, d'humeur exécrable.

« Aucune idée » avoua l'autre, quelque peu dégoûté. « Mais qu'importe. Potter, tu n'évoqueras cette nuit devant personne. Jamais. »

Il ne put s'empêcher de rougir.

« J'étais … défoncé » expliqua-t-il, l'air de se justifier. « Opium. »

« Bien sûr » ricana Harry, n'y croyant pas une seule seconde.

L'autre paniqua, brandit son bras au-dessus de sa tête, dans un geste menaçant.

« De toute façon, je ne vois pas pourquoi je m'en vanterais » déclara Harry, hautain sans le vouloir et vexé malgré lui.
Puis il ouvrit la porte et s'en alla dans le couloir, après s'être soigneusement épousseté.

Derrière lui, Draco gémit de frustration.

XXX

'Hey, Ron'

'Salut, Hermione'

'Ca mousse ?'

'Ca éclabousse et toi ?'

La jeune fille s'assit à ses côtés, souriant à s'en donner des crampes aux zygomatiques. Ron se saisit de la théière pour lui servir une tasse brûlante, puis il entreprit de se beurrer un toast, sifflotant gaiement l'hymne des gobelins révolutionnaires . Hermione le regarda en fronçant les sourcils, surprise par son comportement.

'Au fait, je suis navrée, je ne pourrais pas t'aider pour la métha ' reprit-elle, ennuyée. 'J'ai rendez-vous avec Blaise tout à l'heure, et comme c'est notre premier rencard, tu comprends …'

Ron acquiesça, d'une indulgence à toute épreuve.

'No problem, poulette ' 'Moi aussi, j'ai rendez-vous.'

Sous le choc, la mâchoire d'Hermione heurta sa tasse de thé. Lui ? Mais avant qu'elle n'ait pu en savoir davantage, une voix mélodieuse intervint, tandis qu'un rideau de cheveux blonds crasseux passait devant ses yeux.

'Tu viens, Ronald ?'

Celui-ci se releva prestement, s'éloignant au bras de sa petite amie, adressant à Hermione un sourire équivoque. Celle-ci, abasourdie, les dévisagea tandis qu'ils sortaient de la Grande Salle sous les acclamations des frères Weasley.

XXX

'Si belle que ça ?'

Marietta se pencha en direction de Cho, absorbant ses paroles avec avidité.

'Splendide ! Une apparition, tout droit sortie d'un conte de fée !'

Elles soupirèrent en cadence, méditatives

Flânant au bord de l'eau, Cho relatait ses aventures de la veille à une Marietta crevant de jalousie. Atteinte de rougeole, celle-ci avait passé la nuit de samedi à l'infirmerie, à la merci d'une Pomfresh aux penchants inavoués.

'Et ses cheveux ! Des rubans enflammés, une merveille …'

'Sûr' approuva l'autre 'Ce n'est pas à Hogwarts qu'on en trouverait, des comme ça …'

Vingt mètres plus loin, Ginny éclata de rire, au sein d'un cercle de rouge et or accroché à ses lèvres.

XXX

Quelques jours plus tard …

'Alors, quand est-ce qu'on remet ça ?' s'impatienta Blaise.

'Je te l'ai dit' rétorqua Draco, 'il faut que je réfléchisse.'

Son ami soupira.

'A quoi bon ? Ce n'est pas comme si ta fête était un horrible fiasco. Au contraire. Tout le monde s'accorde à dire qu'il s'agit d'un succès fulgurant. Le nombre de tes admiratrices a quasiment triplé.'

Draco pouffa.

'Et ?' interrogea-t-il. 'De toute façon, tu désires simplement profiter de mon manoir pour baiser ta Granger, dans un luxe que tu ne peux lui offrir nulle part ailleurs.'

Blaise ne démentit pas.

'Allez, Drake' reprit-t-il, cajoleur … 'tu es un hôte parfait.'

XXX

'Malfoy !' soupira Harry, excédé. 'Comment veux-tu que je parvienne à oublier ton existence, si tu te rappelles à moi deux fois par jour ?'

Le blond venait encore de le coincer à la sortie d'un cours, l'entraînant à l'angle d'un cachot lugubre. Après s'être palpés un peu partout, s'embrassant tumultueusement dans l'étroit recoin, Harry commençait ses habituelles remontrances.

Draco, qui venait de le relâcher, grimaça de dépit.

'Je voulais juste savoir ce que tu faisais, samedi soir'.

Harry le fixa, déconcerté. Parce qu'iIs étaient amis, maintenant ? Première nouvelle. Les liens du sperme étaient plus fort qu'il ne l'aurait tout d'abord cru.

'J'organise une seconde fête, expliqua Draco. 'Et tu es mon invité d'honneur'

Harry haussa les sourcils avec méfiance.

'Ah ? Ca consiste en quoi ?'

'23 heures précises, dans ma chambre. Sixième étage, sixième couloir, sixième porte.'

'Et si je ne viens pas ?'

Draco sourit, passa une main dans ses cheveux et l'embrassa du bout des lèvres.

'Tu viendras.'

XXX


Ma soirée t'a plu ? Tu veux recommencer ?

Pas de soucis !

Rejoins-nous dès samedi, même heure, même endroit …

Prépares-toi à vivre des instants mémorables

Et surtout n'oublie pas : Le luxe est notre roi !

D. Malfoy, your pleasure man

Ps : Nous rappelons à nos aimables invités qu'il est inutile de venir dépourvu de déguisement.



A SUIVRE !

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, suggestions, etc :)