Note1: Et voila une suite, mais je ne suis pas trop inspiré ces temps ci, je crois que Clio la muse de l'histoire m'a laissé de coté
Note2:
merci pour les
reviews
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Cette fois-ci il mit moins de temps pour se changer, bien qu'il eut encore quelques problèmes avec son soutien gorge, mais il espérait que ça soit bientôt fini, et qu'il retrouverait ses bons vieux caleçons.
Il arriva dans le laboratoire où sa soeur, Sam et Sheppard l'attendaient.
"Bon qu'est ce que j'ai loupé?" interrogea-t-il.
"Et bien, nous avons quelques problèmes pour trouver des cristaux adaptés à la machine, malheureusement ceux qui ont été cassés par Zelenka ne sont pas utilisés sur cette base et..." expliqua Samantha.
"Okay, okay jolie blonde, il n'y a pas pas moyen de les adapter ou les réinitialiser?
Jeannie fut étonnée par le comportement de son frère avec la Colonel, décidemment il pouvait vraiment être irritant et ingrat.
"Si vous m'aviez laissé finir McKay, j'aurais pu vous expliquer que les cristaux sont..." annonça Carter.
"Ta ta ta ta ta, c'est oui ou non?" questionna McKay en lui coupant la parole.
"C'est non", dit elle en soufflant bruyamment. Qu'est ce qu'il pouvait être exaspérant !
"J'ai lu un rapport de mission, celui où la conscience d'une militaire était coincée dans la tête de mon frère", annonça Jeannie," est ce que l'on ne peut pas réutiliser un des cristaux de la porte, par hasard ?"
"Jeannie, je sais que tu veux bien faire, mais visiblement tu n'y connais vraiment rien à cette technologie, alors s'il te plait laisse travailler les experts. Les cristaux de la porte servent seulement à dématérialiser..."
"Meredith, tu ne me parles pas comme ça, ce n'est pas parce que je n'ai pas continué ma carrière de scientifique, que je suis devenue totalement idiote. Je te ferai remarquer que j'ai résolu un de tes travaux en peignant avec mes doigts(9)" annonça-t-elle sur un ton de plus plus fort.
"Oui, mais visiblement tu y connais rien, alors que moi oui, laisse moi travailler dans mon domaine, pour une fois que je suis meilleur que toi..."rajouta-t-il en haussant le ton lui aussi.
Sheppard commença à vouloir s'interposer pour calmer les choses.
"Calmez vous vous deux, on y arrivera pas si vous n'y mettez pas du votre!" expliqua le colonel Sheppard.
"Vous la ferme" crièrent les deux canadiens.
Décidemment, le mauvais caractère était un trait de la famille McKay, comme leur génie.
"Pourquoi tu remets ça sur le tapis, on n'est pas en compétition!!!." s'énerva Jeannie.
"Parce que... parce que..." bégaya McKay.
Carter remarqua qu'il était visiblement au bord de la crise de nerfs, il n'arrivait pas à finir sa phrase, et il devenait tout rouge.
"Parce que quoi Rodney? qu'est qu'il y a eu pour que tu comportes comme ça!" demanda Jeannie, mais elle n'eut pas de réponse car Rodney était sorti du labo. Elle était sûre que si les portes n'étaient pas automatisées, il l'aurait claquée violemment.
Elle se dirigea aussi vers la sortie en courant pour rattraper son frère en criant: "De toutes façons, tu n'as jamais su faire face aux problèmes. Papa avait raison tu es bien une mauviette!!!"
Elle put voir son frère se raidir quelques secondes lorsqu'elle cria ses mots. Elle y était allé un peu fort, elle ne pensait pas ce qu'elle venait de dire, et voulut s'excuser.
"Mer. je suis désolée, je ne le pensais pas" cria-t-elle dans les couloirs, mais son frère était déjà rentré dans un des téléporteurs.
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Rodney s'en allait d'un pas ferme quand il entendit:
"De toutes façons, tu n'as jamais su faire face aux problèmes. Papa avait raison tu es bien une mauviette!!!"
Ces quelques mots lui firent l'effet d'une paire de gifles. Même s'il ne s'entendait pas vraiment bien avec sa soeur, il espérait qu'elle l'aimait, surtout après ce qu'il avait fait pour elle. Mais visiblement ce n'était pas le cas.
Il accéléra le pas, et se réfugia dans un des télé porteurs. Il appuya au hasard sur l'écran de contrôle, il se foutait de la destination, tant que c'était loin de sa soeur. Il avait vraiment besoin d'être seul.
Quelques secondes plus tard, il arriva dans le quartier sud, le quartier des filles(10). Il n'y avait personne dans les couloirs. Tant mieux, il ne voulait vraiment pas tomber sur quelqu'un et devoir lui expliquer pourquoi il pleurait. Parce que dans le téléporteur il n'avait pas pu retenir ses larmes.
Il erra quelques temps dans les couloirs sans vraiment savoir pourquoi, puis tomba sur un des balcons de la cité. Il s'y engouffra rapidement. Il se dirigea vers le bord et s'appuya sur la rembarde.
Il adorait regarder cet océan, il avait le don de l'apaiser, bien que là son cerveau continuait à tourner à plein régime.
Il réfléchissait à sa dispute avec sa soeur. Il s'en voulait vraiment d'avoir réagit comme ça, à la rabaisser. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. C'était devenu un réflexe depuis son enfance.
Pendant sa jeunesse, il avait essayé de surpasser sa soeur. Il essayait d'attirer l'attention de ses parents, mais malheureusement il n'avait jamais réussi à les rendre fier de lui. Ils en avaient toujours pour Jeannie. Lui ne comptait pas, c'était le canard boiteux de la famille à cause de ses allergies, de ses phobies et de son hypoglycémie, et il s'y était habitué, subissant tout les jours les reproches et les coups de son père.
A l'école c'était pareil. Il n'avait pas d'amis, en fait pendant un moment il avait cru en avoir un, il s'appelait David, il lui avait fait confiance, mais il avait fait comme tout les autres, il l'avait trahi. Avec les profs idem, ils le trouvaient bizarre, car il ne parlait pas beaucoup, et ne jouait pas avec les autres enfants. Mais faut dire que lorsqu'on est un génie avec un QI plus élevé que celui du professeur, c'est difficile de trouver un intérêt à courir après une balle.
Mais c'est à l'université que son caractère changea du tout au tout. Il avait l'habitude de faire les devoirs des autres étudiants, pour avoir l'impression d'avoir des amis. Un jour il avait baissé sa garde, et avait donné sa confiance à une fille dont il était tombé fou amoureux. Mais encore une fois il s'était fait berner par la jeune femme qui se servait de lui. Elle lui avait dit qu'elle l'aimait et lui l'avait crue, mais elle faisait seulement ça pour lui voler ses théories. Le coup fatal fut donné lorsqu'il l'aperçut avec un autre garçon.
A ce moment là, il s'était construit une barrière infranchissable faite d'arrogance, et de méchanceté, se jetant entièrement dans les études, et n'avait jamais plus donné sa confiance à personne, jusqu'à Atlantis.
Quelques temps après, il s'était disputé avec sa soeur à propos de son avenir. Elle avait choisi de se marier et de fonder une famille, alors que lui avait choisi une carrière de scientifique. D'un coté il lui en avait voulu, mais dans un certain sens il était jaloux d'elle, lui aussi aurait aimé fondé une famille, mais à cause de cette fichue barrière il n'avait plus personne dans sa vie.
Il sortit de ses réflexions lorsqu'il entendit des éclats de rire se diriger vers lui. Et deux personnes rentrèrent sur le balcon.
"McKay qu'est ce que vous faites la?" demanda un homme avec un fort accent.
Rodney ne répondit pas et continua à leur tourner le dos.
"Rodney?" demanda une voie féminine. Visiblement la petite sortie du lieutenant était finie.
"Carson, tu nous laisses deux minutes stp?" demanda la lieutenant.
"Bien sûr." Il aurait bien voulu rester et parler lui aussi avec Rodney, mais il se résolut à la laisser avec Rodney, car c'était la personne qui le connaissait le mieux depuis qu'elle avait fait un petit séjour dans sa tête.
"Rodney, regardez moi."
Mais le canadien(ne) s'obstina à fixer l'océan.
Elle s'approcha de lui et l'obligea à se retourner et à la regarder dans les yeux.
Mais elle eut comme réponse un:"Laissez moi, tranquille!"
"Vous avez visiblement un problème pourquoi vous obstinez vous à tout garder pour vous?"
"J'ai besoin d'être seul(e), s'il vous plait." supplia Rodney.
Oh, la, la, si le grand docteur McKay devenait poli c'est qu'il y avait quelque chose.
"Mais Rodney..." elle ne put finir sa phrase car il sortit du balcon.
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(9)Véridique dans McKay and Mrs Miller
(10)
désolée Rieval mais maintenant que je l'ai mis dans
l'histoire, il faut bien que ça reste pour que ça soit
logique.
TBC... mais j'ai l'impression de m'empetrer dans cette histoire...
