Disclaimer : A mon grand regret, aucun des personnages énumérés dans cette fiction n'est ma propriété. En écrivant cette fiction, je ne perçois aucun revenu quelconque.
(Oui je sais c'est naze mais bon)
Communication
Chapitre 2
Après l'incident de la nouvelle année, Killua et Kurapika ne s'était que très peu reparlés. Une sorte de gêne perceptible s'était installée entre eux, et Gon et Léolio l'avait plus ou moins remarqué. Néanmoins, pour ne pas embarrasser davantage leurs amis, ils n'avaient rien dit. Si tant est que Kurapika restait souvent dans son coin à lire, avec Léolio à ses côtés, tandis que Killua et Gon allaient faire des explorations toujours plus longues dans la forêt.
Finalement, le séjour s'était terminé sans encombres, mais ni Killua avait un désagréable poids qui lui pesait sur le coeur. Lui et Kurapika allaient repartir chacun de leur côté, et cette fois-ci, ils ne se reverraient peut-être jamais.
Killua savait que Kurapika était très occupé par son travail; la famille Nostrad le laissait rarement quelques jours de repos, et puis, il aimait vraiment trop travailler. Même si Senritsu était très convaincante lorsqu'il s'agissait de la santé du jeune homme, c'était ce dernier qui refusait de prendre congé.
Car se venger était devenu sa seule raison de vivre, Killua comprit rapidement qu'il ne pourrait jamais offrir sa présence dans un cœur si froid.
Le sien n'était plus pareil, depuis qu'il les avait rencontrés. La barrière s'était brisée, et Gon avait réellement réussi à percer la carapace considérée comme indestructible. Par son innocence, sa joie de vivre et son sourire, il avait réussi à rendre des jours heureux dans la vie de Killua.
Pourtant, voilà que son cœur s'assombrissait de nouveau, doucement.
Quelques heures avant le vol de Kurapika, Killua flânait, seul, dans le magasin de chocolats de l'aéroport. Il avait décidé de tuer le temps en mangeant des friandises, et s'était doucement échappé de son groupe d'amis pour réfléchir.
Dans le rayon des chocolats aux goûts étranges, il méditait, les mains dans les poches, les yeux rivés sur les "carrés noirs au gingembre". Mis à part le fait que ce nom lui évoquait un dégoût considérable, et un nom respect du trésor qu'est le cacao, il était bien trop absorbé par ses pensées pour s'éloigner du rayon ô combien répugnant.
"Je ne pensais pas que tu aimais le gingembre…" murmura une douce voix.
Killua sursauta et se retourna. Kurapika lui faisait face, l'air hésitant, un sac en plastique autour du poignet, les mains dans les poches de son jeans trop délavé.
"Je n'aime pas le gingembre. Je réfléchissais." Il avait l'air bien trop sérieux. Il soupira et dit : "Je veux dire, je réfléchissais au fait que ces choses-là pourraient faire un bon poison."
Kurapika sourit légèrement et regarda les chocolats verts et noirs.
"Tu en veux ?"
"Tu veux m'empoisonner ?"
Killua fronça les sourcils. Kurapika ne lui accorda même pas un regard.
"J'aimerais bien, dès fois."
Déstabilisé par tant de franchise – et de provocation -, Killua se retourna et haussa les sourcils, et dit sur un ton de défi :
"Si tu veux chercher à me tuer, tu peux encore attendre cinq ans !"
Kurapika ne répondit pas. Il se tourna légèrement, et plongea ses yeux dans ceux de Killua, l'espace d'une demi seconde. Il soupira ensuite, puis s'éloigna.
Laissé pour compte, Killua s'interrogea sur la signification de ce soupir qui l'énervait énormément. Non seulement le jeune Kuruta le provoquait, mais il le traitait en plus comme un gamin.
Il fallait se rendre à l'évidence – c'est ce que Killua était.
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Cela faisait maintenant environ quatre mois que Killua et Kurapika ne s'étaient pas vus.
Killua parcourait le monde avec Gon, et avait presque réussi à oublier ses sentiments à l'égard de Kurapika. Le premier mois de leur séparation, Killua avait eu l'impression de perdre une partie de lui-même. Il n'aurait pu expliquer pourquoi, mais jusqu'alors, la présence de Kurapika à ses côtés rendait Killua plus détendu, plus serein. C'était un peu comme Gon, à la seule différence que Kurapika générait aussi d'autres sensations chez Killua, que ce dernier ne pouvait expliquer.
Et de toute manière, il ne voulait même pas savoir, ni même s'en souvenir.
Mais c'est le premier jour d'avril que Gon, alors qu'ils logeaient dans une auberge d'un coin perdu dans un continent encore plus perdu, lui dit avec un grand sourire :
"On part dans quatre heures !"
Killua, encore endormi, ouvrit à peine les yeux.
Il était toujours couché, et seule la pression du corps de Gon sur le sien l'avait fait se réveiller. En effet, Gon était assis à califourchon sur le torse de l'ex-tueur, abordant un grand sourire.
"On part où…?"
"A York Shin!"
Killua se sentit alors totalement réveillé.
York Shin = Kurapika.
"Pourquoi faire ?"
"Killua ! Tu le fais exprès ! Tu as oublié que c'était l'anniversaire de Kurapika dans trois jours !"
Non, bien sûr qu'il ne l'avait pas oublié. Il ne voulait pas s'en souvenir.
Il préférait donc penser à n'importe quoi sauf à son anniversaire.
Que ce mot sonnait faux !
Que penser à Kurapika sonnait faux…
Ou peut-être pas…
