Disclaimer : pas à moi, est-ce vraiment utile de le préciser ??? Non on s'en serait douté, hein ?
Genre : UA, aventure et romance
Rated : M
Couples : 1x2 ; 3x4 ; 5xSally ; HildeXEiji
Sinon, je voulais juste préciser que je répond à toutes les review par mail, mais des fois je ne sais plus si j'y ai répondu ou non, alors n'hésitez pas à me le rappeler !
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_ Il faut qu'on parle.
Ils se regardèrent, anxieux mais amusés par leur réciprocité. Le capitaine prit les devants.
_ Oui, il le faut ... mais pas maintenant, Trowa ne pourra pas manœuvrer tout seul en plein orage. Je me change et je le rejoins, on se retrouve dès que le calme sera revenu.
_ Tu sais où me chercher.
_ Oui.
_ Attends ! Ta blessure ?
_ T'inquiète ça va.
_ Tant mieux alors, à tout à l'heure.
Ils s'étaient contentés de parler, ils n'avaient pas pu, ni l'un ni l'autre se résoudre à faire le premier pas. Ils n'étaient pas prêts car rien n'avait été éclairci.
Heero sortit, effleurant le bras de Duo au passage. Ce dernier frissonna mais se reprit bien vite. Après s'être changé rapidement, il retourna à son poste.
_ Ça s'annonce comment ?
_ Pas trop mal compte tenu des circonstances.
_ Ok. Je prends le relais Trowa mais ne reste pas loin, si ça se gâte on ne sera pas trop de deux. Alex, va me chercher Hilde s'il te plait.
Le marin, qui passait par là sans rien demander à personne, se contenta d'hocher la tête et partit en quête de la demoiselle, qui risquait fort d'avoir des problèmes vu l'air du capitaine.
La jeune fille avança prudemment, n'osant pas trop regarder son capitaine dans les yeux. Duo la laissa arriver jusqu'à lui, sans un mot, ses yeux fixés sur l'océan démonté devant lui. Les déplacements sur le navire devenaient de plus en plus périlleux. La houle semblait prendre un malin plaisir à se servir de l'Orca comme d'un hochet et même ceux qui avaient le plus l'habitude devait, de temps en temps, se raccrocher à ce qui passait à porter de main.
C'est donc d'un pas tanguant qu'Hilde parvint enfin à Duo.
_ Je suis désolée.
_ Je m'en fous. Je veux des explications pas des excuses.
Sa voix était froide, comme déconnectée. Sa concentration était visible et on aurait pu penser qu'il ne prenait pas vraiment part à la conversation, obnubilé par les commandes de son navire. Il n'en était rien. Il pouvait parfaitement faire les deux.
De plus, il était en colère. Oui, son expérience de la mer lui avait fait remarquer que du vent arrivait, mais le rôle de Hilde était de surveiller les communications météo et de prévenir ce genre d'intempéries. Malgré toute sa connaissance du milieu, Duo ne pouvait pas prédire un orage à la minute précise, c'était son boulot, elle le savait. Elle n'avait aucune excuse, d'où les paroles de son capitaine.
_ Je .... je ne sais pas ... j'ai été distraite, je me suis occupée des réparations comme tu as demandé et je me suis occupée des radars, voir si on ne pouvait pas les perfectionner pour éviter d'être pris par surprise ... encore .... On a travaillé dessus avec Eiji et en fait ... on ... tu vois .. lui et moi on ...
_ Qu'est-ce que tu essayes de me dire ?
_ On est ensemble.
Ce n'était qu'un chuchotement. Elle baissa la tête. Elle ne vit pas les yeux de Duo s'écarquiller sous la surprise.
Duo s'étrangla avec une remarque acerbe mais la garda finalement pour lui. Il était mal placé pour lui faire la morale, mais là ça commençait à faire beaucoup. Le tension et la peur engendrées par cette mission spéciale avait exacerbés les sentiments de tout son équipage. A l'approche d'une mort envisageable, les langues s'étaient déliées apparemment et pas qu'au sens figuré !
_ Tu vas tout de suite allez voir où se dirige cet orage qu'on puisse en sortir vite sans perdre trop le cap.
_ Oui capitaine. Merci de ne ....
_ Tout de suite Hilde.
Elle n'était pas dupe, Duo ne lui ferait pas la leçon mais il n'en était pas moins en colère pour autant. Elle entreprit les recherches au plus vite et lui apporta les renseignements.
_ Tro ! Enregistre les données d'Hilde qu'on se sorte de cette merde.
_ Oui. Ça va aller ?
_ Le bateau devrait supporter mais j'ai peur pour les submersibles dehors.
Trowa regarda par les baies vitrées. Le ciel était noir, on pouvait apercevoir des éclairs à l'horizon mais surtout des vagues immenses s'abattaient sans discontinuer sur les ponts inférieurs de l'Orca, atteignant parfois les ponts supérieurs.
Duo crispait la mâchoire, ses mains ne lâchaient pas les commandes, ses yeux suivaient les vagues, s'efforçant de faire en sorte que le bateau ne les prenne pas de plein fouet. Grâce aux infos météo, ils purent changer légèrement de cap pour s'éloigner de l'orage, toutefois cela n'allait pas se faire tout de suite. Il leur faudrait attendre encore au moins une bonne heure avant de pouvoir souffler. Les activités étaient suspendues, les marins consignés à l'intérieur avec pour ordre de réduire les déplacements au maximum. Ce n'était pas le moment d'avoir une jambe cassée ou de se prendre quelque chose de mal attaché sur le coin de la tête.
Peu à peu, le ciel s'éclaircit, les vagues se firent moins agressives, Duo se détendit légèrement quand une exclamation le fit sursauter. Sally était derrière lui, une expression inquiète et colérique sur le visage.
_ Sally ? Qu'est-ce que tu fais là ? J'ai dit tout le monde dans les cabines ? Je peux savoir comment t'es arrivée là ? Tu veux mourir ?
_ Calme-toi Duo. J'ai attendu que ça se calme avant de sortir. Je voulais voir si il y avait des dégâts au labo et sur le chemin je voulais voir comment t'allais. Et j'ai bien fait de passer.
_ Pourquoi ? Je vais bien.
_ Oui j'en doute pas. T'as pas forcer du tout sur ton épaule, non pas du tout, et d'ailleurs le sang sur ton pull c'est sûrement celui de quelqu'un d'autre ...
L'ironie de sa réplique n'était pas vraiment passée inaperçue et là Duo sut que ce n'était pas le moment de la contrarier, elle d'habitude si calme ... Pour employer ce ton là, elle dvait être vraiment énervée.
_ Du sang ?
_ Tu as réouverts ta blessure ! Ton pull est tâché, donc s'est passé à travers le pansement, t'as rien senti ?
_ Pas eu le temps non !
_ Et ba maintenant tu l'as ! Laisse les commandes à Trowa et viens avec moi.
_ Oui maman.
Duo sourit à l'air renfrogné de la scientifique. Trowa lui fit un clin d'œil de soutient et prit sa place, lui disant qu'il pouvait prendre tout son temps. L'orage était passé, la mer était encore un peu remuante mais rien de bien méchant, Duo pouvait s'occuper de l'enquête et plus particulièrement d'un des enquêteurs.
Le capitaine en second avait réussi à tirer les vers du nez à son amant et en était très fier. Il était également heureux pour son ami, Quatre s'inquiétait de l'avenir de cette relation mais Trowa restait confiant dans le destin. Lequel des deux auraient raison ?
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_Tu pourrais être un peu délicate non ?
_ Je fais de mon mieux Duo, il y plusieurs fils qui ont sauté, on ne peut pas recoudre par dessus, donc il faudra te contenter de strap et faire attention dans les prochains jours, de toute façon ça a déjà commencé à se refermer.
_ Je ferais ce que je peux pour rester sage ... Dis-moi Sally, est-ce une impression où mon bateau est devenu un navire de croisière pour couples en mal de sensations fortes ?
Sally était dos à lui mais il put nettement sentir ses joues rougir. La scientifique se racla la gorge pour reprendre contenance.
_ Qu'est-ce qui te fais dire ça ?
_ Wufei et toi, Eiji et Hilde ...
La jeune femme se tendit puis se dit qu'après tout, ils avaient été idiots de penser que quelque chose comme ça resterait inconnu du capitaine très longtemps. Elle repassa devant Duo pour lui faire face et s'assit, résignée, devant lui.
_ Je ne savais pas pour eux ... Et oui, Wufei et moi.
_ Hum. Et bien dans ce cas félicitations non ?
Sally lui sourit en remerciement mais Duo n'aima pas du tout, mais alors pas du tout, la lueur malicieuse qui s'alluma dans son regard, il fronça les sourcils dans un geste interrogateur, signifiant certainement «on peut savoir ce qui t'arrives ? ». Le sourire de Sally gagna en intensité, l'air de rien elle se rapprocha de lui et d'une voix trop innocente pour être honnête, lui posa la question tellement redoutée.
_ .... Et toi et Heero ?
Duo recula vivement au fond de sa chaise, oubliant sa cicatrice et une grimace vint effleurer ses traits au moment où son épaule rencontra le dossier. Reprenant ses esprits, il se dit qu'il était inutile de nier, de plus Sally n'avait pas l'air dérangée par cette relation, ne restait plus qu'à comprendre.
_ Comment ?
_ Quand Wufei est venu te voir ce matin pour savoir si la fièvre était tombée, tu l'as appelé Heero. Ça, plus le fait qu'il y a une certaine tension entre vous deux depuis quelques jours, il a déduit le reste et je crois comprendre à ta réaction qu'il n'a pas tort.
_ Ne crois pas que je ne vous fasse pas confiance ... je voulais simplement savoir où nous allions avant et ... pour être franc, même là je n'en sais trop rien.
_ Qui sait ?
_ Quatre a deviné donc je pense que Tro sait, Hilde nous a surprit en train de nous embrasser mais je ne pense pas qu'elle l'ai dit à Eiji et vu les regards que me lance Zech, il doit sûrement se douter de quelque chose.
_ Je ne dirais rien et Wufei non plus, si tu es heureux c'est tout ce qui compte.
_ Heureux ... oui ... mais jusqu'à quand ?
Elle ne répondit pas, sachant qu'il s'agissait là d'une question toute rhétorique. Elle lui sourit, un sourire confiant fait pour rassurer et Duo lui en fut reconnaissant. Son pansement terminé, il partit faire un tour au réfectoire, l'heure du déjeuner était passé depuis longtemps mais il n'avait pas eut le temps de s'en occuper plus tôt.
Après un léger encas, il se décida à retourner à son bureau, il voulait savoir où en était la capture de la taupe. En entrant il avisa Heero au téléphone, un air victorieux sur le visage, Zech était installé sur le canapé, les jambes croisées et dans une posture plus que détendue.
Il se raidit tout de suite à l'arrivée du capitaine. Ses yeux le scrutèrent, semblant vouloir le traverser et Duo se dit qu'il préférait encore quand ce dernier lui faisait des avances, quoique ...
_ Merci Général, tenez-nous au courant.
Heero raccrocha et s'approcha de Duo.
_ Ils l'ont eu.
Zech ne laissa pas à Duo le temps de répondre et s'interposa insidieusement entre eux.
_ Alors ? C'est ce que tu pensais ?
Il ne fit pas cas du regard noir d'Heero et attendit sa réponse. Celui-ci cacha son énervement face à l'attitude puérile de son équipier et entrepris de tout expliquer au capitaine, répondant par là à la question de Zech.
_ Oui. Le fait d'avoir été piraté remettait en course toutes les personnes de la liste, mais en analysant les données personnelles de chacun et en réduisant les recherches grâce aux informations récoltées par la sœur de Quatre, j'en ai conclu qu'il s'agissait de l'agent Romfeller. Les gardes royaux l'ont intercepté tout à l'heure. Pour l'instant il refuse de parler mais il est évident qu'il n'a pas agit seul. Reste à savoir de quel côté se trouve ses complices.
_ En bref Capitaine, nous avons encore du travail donc maintenant que ta curiosité est satisfaite si tu voulais bien nous laisser ...
Heero resta bouche bée par la réplique de son collègue, Duo n'était pas mieux. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait encore à l'autre décoloré ? Duo, qui jusqu'à présent se contentait d'écouter et de regarder Heero, se retourna lentement vers Zech. Celui arborait une posture clairement offensive mais Duo n'en fut pas une seconde impressionnée, il était sur SON navire, il allait le lui rappeler.
_ Je rêve Zech ou tu me congédies de mon propre bureau ?
Zech tressaillit devant le sourire mauvais de Duo, il ne doutait pas que la mort devait en avoir un identique, ironique et mauvais. Pourtant, il ne devait pas se laisser faire, il était soldat lui, et Duo ne l'était plus.
Restant tout de même sur ses gardes, il s'apprêta à lui répondre violemment mais le capitaine ne lui en laissa pas le temps.
_ Et tant que j'y pense ... curiosité ? Tu crois que ce qui me pousse à suivre le déroulement de l'enquête n'est rien que de la curiosité ? Mon équipage a été pris en otage, mon bateau envahit, je me suis pris une balle ... Alors maintenant je suis autant que vous impliqué dans cette histoire, c'est clair ?
Zech serra les dents mais n'en continua pas moins à dévisager Duo avec colère.
_ Tu as peut-être oublié mais ton navire a été réquisitionné, tu es censé nous obéir, de plus aujourd'hui tu es un civil, ta place n'est pas ici.
Mais putain pour qui il se prend bordel ! Duo bouillait de rage, son corps était tendu, ses poings serrés, mais il ne lui ferait pas ce plaisir, non il n'exploserait pas, il se contrôlerait... Il changea d'un coup de tactique. Avançant vers son adversaire, un sourire différent collé sur les lèvres, il s'arrêta à quelques centimètres de lui à peine.
_ Il est où ton problème Merquize ? T'es bien sûr que c'est ma place dans l'enquête qui te gêne et pas autre chose ?
Le blond tiqua et Duo sut qu'il avait fait mouche. Il était évident que Zech était jaloux de sa soudaine proximité avec Heero. Duo avait vu clair dans son jeu, dès le début il avait compris que cet homme était trop aimable pour être honnête, d'abord sa tentative de drague, les révélations d'Heero lui expliquant que Zech draguait tout ce qui bougeait et Duo comprit.
En fait, le blond n'était pas vraiment un coureur, si il draguait autant c'était pour éloigner des concurrents potentiels de sa véritable proie ... Heero.
Cela ne faisait plus aucun doute, Zech voulait Heero et son comportement paradoxal envers le capitaine en était la preuve.
Heero regardait la scène d'un air parfaitement halluciné, faisant concurrence à une carpe hors de l'eau. Il commençait à comprendre ce que Duo venait de deviner et suivait leur joute verbal sans savoir quoi faire.
Le blond enrageait, il voyait bien que Duo avait compris son comportement, il ne voulait pas que Heero l'apprenne ainsi. Depuis des années il avait réussi à garder son secret et cet espèce de petit capitaine de merde, ce soldat raté qui avait quitté l'armée, allait tout balancer. Il fallait essayer de rattraper ça.
_ Qu'est-ce que tu insinues ?
_ Tu le sais très bien.
Si Duo gardait, extérieurement du moins, un calme serein, ce n'était pas le cas de l'agent spécial qui fulminait, perdant peu à peu le contrôle de son sang froid. Rattraper ça, hein ? Tant pis, mais qu'il ne croit pas s'en sortir comme ça après avoir ruiné ses plans. Lui aussi savait toucher les points sensibles...
_ Très bien ... j'avoue, tu as raison. Mais que crois-tu pouvoir faire ? Tu crois peut-être que tu as une chance de rester dans sa vie ? Contrairement à moi, dans quelques jours, toi tu auras disparu de son monde ...
Là Heero sortit de son mutisme, non seulement il ne supportait pas qu'on parle de lui comme si il n'était pas là mais en plus, l'air blessé qu'arborait Duo, il ne pouvait le supporter. Il attrapa son équipier par le bras, sans aucune douceur et le tira vers le porte sans même le regarder.
_ Zech ! Dégage.
_ Heero il faut qu'on ...
_ Tu dégages. Maintenant !!
Le blond baissa la tête, il se résignait mais ne s'avouait pas vaincu, avant de sortir il ne put empêcher de jeter son petit regard victorieux à Duo, qui ne réagit même pas. Depuis la dernière réplique de l'agent il était resté immobile, les yeux dans le vague. Heero s'approcha prudemment, se mit face à lui et tenta de capter son regard.
_ Duo ?
_ ...
_ Dis quelque chose, s'il te plaît.
_ ....
_ Je ne savais pas pour Zech .... je viens juste de comprendre ... Duo ?
L'interpelé cligna des yeux, comme une tentative de reconnexion au monde et sembla même surpris de la soudaine proximité d'Heero. Il fallait qu'il dise quelque chose, ça il l'avait bien compris, mais quoi ? La première chose qui lui passerait par l'esprit ferait l'affaire, non ?
_ Je ... il a raison.
_ Non !
Le soudain éclat de voix d'Heero fit sursauter son compagnon, il s'en moquait, si c'était ce qu'il fallait pour qu'il réagisse ... Mais l'entendre approuver les propos venimeux de Zech, alors là non !
_ Je ne sais pas, je ne sais plus, je voulais qu'on parle, de nous, du malentendu de la nuit dernière mais là ... je ...
_ Viens, on va s'asseoir. Moi aussi je veux te parler.
_ Ça ne sert à rien, il a raison, pourquoi s'obstiner ?
Les yeux de Duo étaient vides, il se laissa emmener au canapé sans résister, comme un robot. Ils s'y assirent et Heero tourna Duo vers lui, il attendit un instant pour être sûr qu'il l'écoutait.
_ Écoute-moi bien. Je t'aime, c'est une certitude. Tu m'aimes aussi. Je ne sais pas plus que toi comment notre histoire pourrait évoluer, mais une chose est sûre, je n'abandonnerais pas. S'il y a une chance, je veux la saisir.
Ce n'était pas tant son air décidé que son regard confiant qui firent revenir Duo et il se dit que de toute façon, il n'avait pas le choix, il ne pourrait pas rester en contact sur le bateau et faire comme si de rien n'était.
_ ... D'accord ... je veux bien essayer, même si je n'y crois pas ...
Heero ignora la dernière remarque et se dit qu'il était temps de passer à ce pourquoi ils étaient venus là.
_ Maintenant dis-moi, pourquoi ne pas m'avoir rejoins hier soir ?
_ Je ne sais pas trop en fait. On en avait pas parlé, je ne savais pas si tu voulais que je vienne, il était tard, quand j'ai vu que tu n'étais pas à notre place, j'ai pensé que tu dormais déjà ou que tu n'avais pas envie de me voir, on ne s'était pas vu de la journée et je ....
_ Excuse-moi, j'aurai dû me douter que tu serais perdu. Je l'étais aussi en fait et c'est normal, je ne te connais pas. Je ne pouvais pas savoir comment tu allais réagir. De même que tu ne me connais pas et que tu ne pouvais pas savoir.
_ On a été un peu vite, c'est ça ?
_ Je crois oui. Je suis tombé sous le charme et je me suis laissé emporter, même si je ne doute en aucun cas de ce que je ressens il y à encore des zones d'ombre.
_ Si on apprenait à faire connaissance alors ?
Heero ne put que sourire encore une fois, Duo était imprévisible. Il y a quelques minutes, il était prêt à abandonner et là ...Mais bon.
_ C'est une bonne idée.
_ Dis-moi, quelle heure est-il ?
_ Il est quinze heure passée.
_ Je vais prévenir Trowa que je reste à ma cabine me reposer pour le reste de la journée.
_ Je t'y attends.
Ils se sourirent, se regardant en silence un instant. En effet, ils ne se connaissaient pas ... mais ils se comprenaient et c'était peut-être le plus important en fait.
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Lorsque Duo entra dans sa cabine il trouva Heero étendu sur le lit les bras croisés derrière la tête, l'air pensif. Il le rejoignit et s'étendit à ses côtés, sans un mot. Heero changea subtilement de position afin de permettre à son compagnon de reposer en partie sur son torse.
Ils gardèrent un instant le silence, savourant simplement le moment, la sensation de leur corps l'un contre l'autre, récupérant les heures perdues la nuit dernière.
Sans que rien ne puisse le laisser deviner, Duo prit la parole.
_ Que veux-tu savoir ?
_ Ce n'est pas un interrogatoire Duo.
_ Je sais, mais je me suis dit qu'on pourrait jouer aux questions/réponses. Une chacun notre tour.
Heero se détendit et se moula encore plus dans le matelas, entraînant son partenaire avec lui. Ainsi installé, il poussa un soupir de bien être et Duo se sentit subitement apaisé.
_ Ça me paraît honnête Capitaine. Alors je commence c'est ça ?
Duo eut un petit rire, l'ambiance s'était nettement détendue et il préférait clairement ça.
_ Oui Monsieur l'agent spécial. Je t'écoutes.
_ Et bien, voyons voir ... D'où viens-tu ? Quelles sont tes origines ?
Duo resta pensif quelques secondes. Il n'aimait pas vraiment parler de lui et il n'en avait pas l'habitude, mais là c'était différent, non ? Il voulait tout savoir d'Heero, il se devait de lui faire le même don.
_ Mon père est né en Amérique. Il est venu faire ses études à Sank, il a choisi de s'engager dans l'armée par amour pour sa patrie d'adoption qu'il disait ! Pendant sa formation il a rencontré ma mère, ils se sont mariés, je suis né peu après. J'ai grandi en écoutant mon père me vanter la gloire du royaume, son amour pour l'armée qui selon lui nous permettait de vivre libres et en sécurité. Lorsque la guerre s'est déclarée ... il a été mobilisé, il était colonel tu sais, ils avaient besoin de lui paraît-il, moi j'avais 12 ans, je ne comprenais pas vraiment mais j'étais fier puisque mon père l'était .... J'avais 17 ans lorsque la guerre s'est terminée, mais j'en avais à peine 16 quand ils sont venus nous annoncer la mort de mon père...
Duo avait de plus en plus de mal à parler, Heero sentait sa peine encore bien présente malgré la dizaine d'années écoulées depuis. Il lui laissa tout le temps de reprendre, ce n'était pas le moment de le brusquer. Il le serra plus fort contre lui et se mit à lui caresser le bras dans un geste tendre et réconfortant.
Cela sembla efficace puisque Duo posa une main sur son bras, pour le remercier d'être là et repris son histoire.
_ Ma mère a eut du mal à revivre normalement évidemment, elle ne s'est jamais remariée. Elle a vécu pour moi et aujourd'hui elle reste mon unique famille, je l'aime plus que tout. J'ai fini le lycée, j'ai entamé des études en océanographie, ma première passion, mais j'ai arrêté au bout de quelques mois, le temps d'être majeur et je me suis engagé. Ça peut paraître idiot, j'en étais venu à détester le gouvernement, mais je pensais qu'en m'engageant, j'arriverais à comprendre une partie de la vie de mon père, comme si je pouvais le retrouver d'une certaine façon... mais il y avait autre chose, nous n'avons jamais su comment mon père était mort, secret défense, j'ai stupidement pensé qu'en faisant partie de l'armée, je pourrais trouver une réponse. C'était idiot, ma mère à fait une crise, mes profs ont hurlé, Quatre a manqué s'évanouir ... Mais je suis resté, je m'étais engagé pour 5 ans, contrat renouvelable. Avant l'échéance j'ai compris que je n'étais pas à ma place, j'ai repris mes études en parallèle par correspondance, j'ai eut mon diplôme et au bout des 5 ans j'ai démissionné. C'était il y a 4 ans.
Un flottement, un de ces moments où l'on sait qu'il n'y a rien à dire, qu'il ne faut surtout rien dire, comme une loi universelle inviolable. Quand ce moment est passé, ne reste qu'à consoler, qu'à remercier, parce que se dévoiler est toujours une épreuve pour ceux qui parlent, un don pour ceux qui écoutent.
_ Merci, ça n'a pas dû être facile d'en parler.
_ Ça fait du bien, et puis c'est toi donc ça va. C'est à mon tour ?
_ Je t'écoute.
_ Alors même question.
_ Copieur !
Seul un léger rire lui répondit.
_ Je suis né à Sank, mon père est d'origine japonaise par son propre père mais mes parents sont nés et ont toujours vécus ici. J'ai eu une enfance normale, je crois. Mon père était un homme de tradition et de discipline, j'ai fait ma scolarité en internat et école militaire, comme je t'ai déjà expliqué, mon métier n'est que le résultat d'un concours de circonstance. Je n'avais pas vraiment de passion, mes parents étaient pour, même très fiers ... alors j'ai accepté l'offre du gouvernement. Il paraît que j'étais un élève brillant, jamais d'écart, de désobéissance, toujours parfait ... Mais toujours insatisfait, j'ai toujours eut un vide en moi, j'ai fait ce que l'on attendait de moi sans jamais chercher à savoir ce moi j'aimerais vraiment faire.
_ C'est triste.
Ce n'était pas de la pitié dans la voix de Duo et c'est ce qui conforta Heero dans ses sentiments.
_ Sûrement...
Ce jeu n'était en fait pas de tout repos. Seulement, s'arrêter maintenant serait encore plus dur, les portes de leur âme s'étaient ouvertes et il fallait que tous ces souvenirs sortent et soient partagés. Du moins entre eux.
_ Alors, encore à moi. Comment es-tu arrivé sur ce bateau ?
_ Quatre.
_ Quatre ? Tu m'as dit tout à l'heure qu'il ne partageait pas ton idée de t'engager, tu le connais depuis longtemps ?
_ Depuis l'école. Nous sommes amis depuis le collège, il avait réussi à convaincre son père que même un riche héritier pouvait aller dans une école normale. Son père avait fini par céder. Nous sommes amis depuis tout ce temps. Il m'a soutenu malgré ses doutes. Nous avons toujours partagé le même amour de la mer, il était horrifié comme moi des répercussions de la guerre et de la pollution sur les océans et l'environnement. Lorsque j'ai quitté l'armée, je pensais m'engager sur un navire de recherches et aider comme je pourrais. Il m'a dit qu'il en était hors de question, que je gâcherais mon talent. Il a financé l'Orca. J'ai refusé au début et il m'a expliqué qu'en tant que fils de son père, c'est comme ça qu'il me l'a dit ce jour là, il ne pourrait jamais vivre cette passion, qu'il devait être un homme d'affaires, mais que rien ne l'empêchait de devenir un homme d'affaires avec un penchant pour l'écologie ... Un mélange curieux entre un sponsor et un mécène.
Duo sourit au souvenir de cette discussion plutôt animée, il aurait du savoir depuis le temps que Quatre Winner arrivait toujours à ses fins.
_ Alors ? Ma réponse te convient ?
_ C'est une belle amitié, je serais presque jaloux...
_ Et il n'y aurait pas de quoi, vraiment. A mon tour ! Comment as-tu découvert que tu préférais les hommes ?
_ Et bien on peut dire que tu ne tournes pas autour du pot !
_ Je ne suis pas du genre à me prendre la tête, t'as bien dû t'en rendre compte, j'ai quand même été rapide à accepter mes sentiments pour toi, non ?
_ J'avais cru remarquer en effet ... A l'école militaire il n'y a pas beaucoup de filles, alors quand on avait une permission de sortir on allait dans des bars, des boîtes, des clubs, tous les endroits pour faire des rencontres... Je sortais avec les autres mais très vite je me suis rendu compte que toutes ces filles ne m'attiraient pas, mais pas du tout. Par contre, j'ai commencé à regarder mes camarades d'une autre façon. L'un d'eux s'en est rendu compte un jour et il m'a dragué. Je n'étais pas amoureux mais il me plaisait, alors j'ai testé. J'avais 17 ans et ce jour là j'ai compris pourquoi je n'étais jamais sorti avec une fille. Je pensais que le sérieux de mon éducation avait bloqué mes désirs et mes hormones, en fait je me trompais juste de « cible ». J'ai redoublé de discrétion à partir de ce jour et j'ai eut plusieurs aventures. Une fois dans les services secrets, j'ai été moins sur mes gardes, j'ai estimé que j'avais passé l'âge de me cacher, je ne me montrais pas non plus en spectacle mais je n'avais plus honte... Allez, à moi. Comment as-tu rencontré tes amis, ceux qui t'ont suivi sur ce bateau ?
_ Tu ne me laisses même plus le temps d'enregistrer tout ce que tu me dis !
Duo prit un air boudeur qu'Heero devina plus qu'il ne le vit. Il sourit et posa légèrement ses lèvres sur la tempe de Duo, lui arrachant un petit frisson. Très content de lui, il ne répondit même pas et attendit son dû.
_ Bon ok. Alors Wufei c'était pendant qu'on faisait nos classes, on était dans la même section, au début ça a été chaud, il me trouvait insupportable, moi je le trouvais prétentieux et arrogant. A force de se côtoyer, et de se battre aussi, on a appris à se connaître et à passer outre nos préjugés. On s'est rapprochés, soutenus pendant les moments durs, les entraînements en conditions réelles surtout. A la fin de notre formation, je suis parti dans la marine et lui dans l'armée de terre, il s'était spécialisé en logistique. On est resté en contact et on se voyait dès qu'on le pouvait. Il a été le premier à savoir que je quittais l'armée, j'avais peur de le décevoir mais au contraire il m'a conforté dans mon choix et ce qui m'a le plus surpris, il m'a suivi. Lui non plus ne trouvait pas sa place. Lorsque je lui ai parlé de l'idée de Quatre, il m'a demandé si il existait un traitement contre le mal de mer et il a embarqué.
Heero tentait de réprimer son rire mais imaginer Wufei accroché au bastingage, essayant de résister aux vagues et de contrôler son estomac ... C'était trop.
Duo ne s'en formalisa pas et continua.
_ Trowa se trouvait sur le bâtiment que j'ai intégré. Grâce à mes diplômes et aux examens passés pendant mes classes, je suis vite devenu enseigne de vaisseau de 1ère classe, c'est l'équivalent du lieutenant dans l'armée de terre, Trowa était enseigne de 2nde classe, sous-lieutenant pour vous. Il était directement sous mes ordres mais nous sommes très vite devenus amis, pas comme avec Wu. Nous avions un amiral légèrement tyrannique et nous nous soutenions. Même lorsque notre amiral a pris sa retraite et que son remplaçant s'est révélé plus vivable, nos liens sont restés très forts. Il n'a pas hésité et m'a tout de suite suivis lorsqu'il a su que je prenais les commandes d'un navire scientifique. Nous en avions souvent parlé mais je ne pensais pas qu'il quitterait tout ainsi. Je te passe les détails de sa rencontre avec Quatre mais cela fait presque deux ans qu'ils sont ensembles... D'ailleurs, je crois qu'il va bientôt nous quitter, il aime l'océan mais les séparations d'avec Quatre lui sont de plus en plus difficiles... Enfin on verra bien. Sally a été engagé après entretien avec Quatre et moi-même. Je l'ai de suite admiré, c'est une femme brillante, dévouée à son travail, elle a tendance à nous couver mais bon ... ça lui passera peut-être si Wu finit par lui faire des gosses !
_ Alors ils sont effectivement ensemble ?
_ Ouai, elle me l'a confirmé tout à l'heure. Howard, lui bossait déjà comme chef machiniste sur le bateau où nous étions avec Tro, quand il pris sa retraite, il m'a demandé si j'avais pas besoin de quelqu'un comme lui, j'ai sauté sur l'occasion tu t'en doutes, et j'regrette pas un instant. Quand à Hilde, je l'ai aussi connu dans l'armée, elle m'a suivit parce qu'elle croyait être amoureuse de moi, mais j'ai toujours été clair avec elle, je l'aime beaucoup mais pas comme ça. Je suis heureux pour elle et Eiji. Quant aux autres, certains ont été engagé par Quatre, la plupart sont des matelots qui étaient sous mes ordres auparavant et qui nous ont rejoins au fur et à mesure. J'ai même eut peur un jour que la marine ne m'accuse de lui voler ses effectifs !
_ Baka !
_ Hey ! Et pourquoi j'ai l'impression que je parle plus que toi ?
_ Parce que ce n'est pas une impression ? Mais bon c'est dans ta nature visiblement, je vais devoir m'y faire ...
Heero soupira, faussement résigné, et Duo entreprit alors de lui « faire la tête ». Heero dut bien admettre qu'il était très convainquant lorsqu'il esquiva une tentative de baiser sur la tempe.
_ Alors comme ça on me fuit ?
_ Je n'ai plus 5 ans, ce n'est pas sur ma tempe que je veux tes lèvres.
Heero se figea un instant mais reprit vite contenance face au défi de son joueur de petit ami. Il se dégagea délicatement du corps de Duo, qui se trouvait toujours à moitié sur lui, afin de se tourner vers lui pour emprisonner ses lèvres.
_ Monsieur est satisfait ?
_ Hum, pas tout à fait, mais je m'en contenterais pour le moment. Alors voyons voir ... Que pourrais-je avoir envie de savoir encore ? ...
_ Si toi même tu ne le sais pas ...
_ Si ! Je sais, parle-moi de Zech.
Heero se rembrunit subitement, ce n'était pas un sujet qu'il avait envie d'aborder. Pourtant, le regard de Duo ... Sous son ton provoquant et joueur, Heero perçut de l'inquiétude. Il avait besoin d'être rassuré quant aux liens entre les deux équipiers.
_ Bien, alors en fait quand j'ai commencé dans les services secrets, mon caractère froid et ma façon de travailler, suicidaire selon certains, m'ont fait changer d'équipier plus souvent qu'à mon tour. Aucun n'arrivait à me supporter ou à me suivre sur le terrain. Zech a été le seul, alors il est resté. Notre général trouve que nous formons une bonne équipe. Nous sommes vite devenus ceux qu'elle appelait pour les missions importantes, c'est à dire dangereuses. Nous nous sommes mutuellement sauvé la vie à plusieurs reprises. Bien sûr, au début, il a tenté de me draguer, il me plaisait bien physiquement mais j'avais une règle, pas les collègues et encore moins un équipier. Il a vite abandonné et quand j'ai vu qu'il draguait constamment toutes les personnes que nous croisions, je me suis dit que j'avais été une tentative parmi d'autre, ça m'a rassuré et je l'ai gardé comme équipier... mais après la scène de tout à l'heure... Je crois qu'il m'a bien eut tout ce temps. Je suis même sûr maintenant que si il t'a embrassé l'autre jour c'est parce qu'il avait remarqué que tu me plaisais, il a sûrement voulu vérifier de quel bord tu étais ...Je pense que lorsque cette mission sera fini, je me chercherais un nouvel équipier.
_ Prends une femme !
Duo mit sa main devant la bouche, il ne voulait pas dire ça tout haut mais c'était sortit trop vite. L'idée qu'Heero soit loin de lui, tous les jours et même parfois les nuits, avec un autre homme, lui était simplement insupportable.
_ Serais-tu jaloux ?
_ J'ai confiance en toi, je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça... désolé.
Duo sa cacha dans le cou de son homme, il ne voulait vraiment pas le dire tout haut, ça avait été plus fort que lui. Les bras d'Heero se serrèrent autour de son corps. Il n'avait pas envie de le lâcher.
_ Ne t'excuses pas, c'est flatteur quelque part.
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Ils passèrent les jours qu'ils leur restaient avant leur arrivée au port d'Islande entre discussions, câlins soft et travail. Heero cherchait encore et toujours les complices de Romefeller. Ce dernier subissait les interrogatoires de ses anciens collègues sans desserrer les lèvres. Heero en était malade, il était sûr que lui aurait réussi à le faire parler. Comme il ne pouvait rien de plus là où il se trouvait, il cherchait furieusement les moindres indices, fouillant sans retenue ni scrupule dans la vie privée du traître.
Zech l'épaulait mais la tension qui régnait entre eux n'aidait pas vraiment. Il avait bien essayé de s'expliquer mais Heero ne le laissait pas s'aventurer sur ce terrain. Il s'était senti trahi et vexé. Blessé dans son orgueil que le blond ai put le mener en bateau si longtemps et qu'il n'ai découvert la vérité qu'au bout de plus de trois ans près de lui.
Il ne lui parlait plus que pour la mission et tout le monde à bord avait senti le changement, ainsi que le rapprochement, pourtant discret, de l'agent spécial et de leur capitaine. Toutefois, personne n'avait vraiment le temps de s'appesantir sur le sujet.
Plus ils approchaient de l'Europe du Nord et plus les conditions météo devenaient difficiles. On arrivait pourtant sur le mois de juin, mais la nature ne semblait pas vouloir leur faciliter la tâche. Ils essuyèrent de nouveaux orages, épuisant Duo, mettant ses nerfs à rudes épreuves, ainsi que ceux de ses hommes suffisament téméraires pour l'approcher dans ces moments là.
Pour arranger le tout, Hilde avait confié les derniers communiqués météo à son capitaine. Ceux-ci indiquaient un ouragan à proximité du lieu de repos supposé de l'épave. Evidemment, cette mission à la con leur était tombé dessus en pleine saison d'ouragans ! Duo enrageait. Ils devraient attendre au port de Akureyri que les conditions soient plus clémentes. Il était inutile qu'ils rejoignent l'épave par 200 mètres de fond !
Retarder la récupération des documents n'étaient pas une bonne idée pour le bien être des personnes présentes sur le bateau. Le stress et l'adrénaline n'était bons qu'à un certain niveau, là ils courraient tous vers l'overdose. Duo avait même provoqué une volée de jurons lorsqu'il leur avait annoncé qu'il leur était interdit de quitter le bateau une fois au port, trop dangereux. Seuls Wufei, Duo et les deux agents comme escorte pourraient descendre le temps de régler les formalités et de récupérer ce dont ils avaient besoin pour les dernières réparations.
La nouvelle n'avait pas été très bien prise mais Duo préférait affronter ses hommes qui lui faisaient la gueule plutôt que leurs veuves éplorées.
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30 mai, 17 heure 20, le port tant attendu était enfin en vue. Malgré les intempéries, le capitaine de l'Orca Gladiator avait tenu ses délais. Il en était très satisfait, même si, quelque part, relégué au fond de son esprit, cette échéance lui en rapellait une autre.
Il entendait encore la voix de Zech résonner dans sa tête, lui assénant avec haine qu'il ne ferait bientôt plus partie de la vie de son compagnon. D'un accord commun et tacite, ils n'en avaient plus parlé, mais la date approchant, une nouvelle forme de nervosité s'insinuait entre eux, malgré eux.
C'était trois fois rien pour qui n'y prêtait pas attention, mais eux savaient. Des silences aux moments les plus innoportuns, des étreintes qui se ressèrent avec la force du désespoir, des yeux perdus dans le vague en plein mileiu d'une discussion, ... Autant d'indices qui les confortaient dans la sensation que l'autre aussi y pensait.
_ Duo ?
Ramené à la réalité par celui qui occupait à l'instant toutes ses pensées, Duo décrocha son regard du port et le porta sur Heero, une leur interrogative au fond des yeux. Impressionnant comme en quelques jours ils avaient développés une forme de communication ne nécéssitant que peu de mots. Maintenant qu'ils se connaissaient mieux, ils interprétaient les gestes et les regards de l'autre avec une clareté presque effrayante.
_ J'ai appelé le général pour lui donner notre position, les frégates de Sank seront là demain matin. Elles ont été retardé par une tempête mais elles seront là à la première heure. Elles assureront notre protection jusqu'à ce que l'on retrouve les documents puis nous ...
Duo se tendit, voir Heero qui n'osait pas terminer une phrase le mettait très mal à l'aise. Ca ne lui ressemblait pas, c'est ainsi qu'il en déduisit que le « nous » ne concernait pas Heero et lui mais Heero et Zech, ainsi que leur départ. Il avait été convenu qu'une fois les informations en leur possession, ils seraient rapatriés en urgence par jet privé à Sank.
Le silence persista. Heero qui se refusait à finir sa phrase, Duo perdut dans ses pensées. Ce dernier finit par reprendre ses esprits, il avait besoin de prendre l'air, là, maintenant, de façon urgente, presque vitale. Il se tourna vers un des marins.
_ Va chercher Trowa et demande lui de me relayer s'il te plaît, si on me cherche je suis à ma cabine.
Il sortit après un rapide coup d'oeil à Heero qui lui emboîta le pas. Il avait reçu le message, l'éclair de douleur qu'il avait perçut dans le regard de l'homme qu'il aimait ne pouvait pas déclencher autre chose chez lui qu'un instinct de protection. Duo avait besoin de lui.
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Assis sur le lit côte à côte, Heero attendait que Duo lui parle. Ce qu'il fit quelques instants plus tard.
_ Je ne veux pas en parler, je sais qu'il le faut mais là c'est pas possible, j'ai pas le courage, je suis lâche c'est clair mais ... je veux pas gâcher nos ... derniers moments.
Les deux derniers mots avaient été soufflés, à peine murmurés.
_ Je comprends, c'est pareil pour moi. Qu'attends-tu de moi Duo ?
Ce dernier s'installa plus confortablement sur le lit et attira son compagnon près de lui, le plus proche possible. Il se serra contre lui comme si il craignait qu'il ne disparaisse avant l'heure, ses mains agrippées à son pull.
_ Je veux ce que je t'ai demandé il y à de ça plusieurs jours.
Il prit une profonde inspiration pour se donner du courage avant de reprendre.
_ Apprends-moi à te faire l'amour Heero.
Après une seconde de refléxion, tout ce que l'on put entendre dans la cabine fut dit dans le creux d'une oreille devenu très rouge.
_Mission acceptée.
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_ Huuum Heero ...
_ Tu aimes ?
_ Huuum arrêtes pas ...
_ Je ne suis pas si sadique mon coeur.
Le petit sourire en coin qu'il affichait démentait cependant cette affirmation. La demande de Duo lui avait donné un réel coup de chaud et il aurait été capable de le prendre sur l'instant tant son désir avait été violent.
Mais c'était Duo. Il ne voulait pas de « sexe pour du sexe » avec lui, il voulait autre chose, plus... Quoi exactement ? Il ne savait pas mais il trouverait. En attendant, histoire de se calmer et de mettre son partenaire dans les meilleurs conditions, il avait entrepris de lui faire un massage.
Installé sur les fesses de son homme, il passait et repassait ses mains sur ses épaules, contournant le bandage, sur ses reins, le long de la colonne, roulant les muscles sous ses doigts, dénouant les noeuds.
Si Duo était tendu au départ, là il n'arrivait plus à aligner une pensée cohérente. Ce massage était un avant-goût du paradis. Il s'était déconnecté de tout ce qui n'était pas eux. La cabine était fermée à clés, son équipage savait qu'il ne fallait pas le déranger et Heero était supposé être dans son bureau. Bref, la tranquillité de corps et d'esprit n'était plus une utopie pour eux.
_ Où as-tu appris à faire ça ?
Même sa voix était réduite à des murmures, il lui était impossible d'articuler correctement.
_ A l'école militaire. Les techniques de relaxation et de soins peuvent être utiles en infiltration ou en mission longue durée.
_ Humm ... en fait, je suis pas sûr de vouloir en savoir plus ....
Heero, jugeant qu'il ne pourrait plus tenir très longtemps si Duo continuait à gémir ainsi, mis fin au massage à proprement parler pour entreprendre des attouchements d'un autre genre. Ses mains se firent caresses, elles vinrent effleurer les points sensibles de Duo qu'il avait appris à connaître grâce aux nuits passées ensemble.
Les points érogènes déjà sensibilisés par le massage répondirent encore plus violemment au nouveau traitement et Duo poussait maintenant des plaintes à peine audibles; la tête enfouie dans son oreiller. Il devenait fou, ne pas pouvoir rendre ces caresses, ne pas voir son amant pendant qu'il le torturait, était un vrai supplice.
Avec un effort surhumain, il parvint à se retourner malgré le poids d'Heero sur lui. Celui-ci le laissa faire, plus qu'amusé.
_ On se rebelle Capitaine ?
_ J'ai trop envie de toi pour rester inactif ...
Cette soudaine confession ne fit qu'embraser l'agent spécial qui se jeta sur ses lèvres. Elles répondirent aussitôt et ils enchaînèrent une suite de baisers de plus en plus fougueux, de plus en plus passionnés. Leurs mains ne se lassaient plus de redécouvrir encore et encore le corps de l'autre.
Duo se montrait de plus en plus impatient, il semblait transporté par un besoin vital, il bougeait en accord avec les notes qui résonnaient dans la cabine. Il se demanda un instant à quel moment il avait enclenché son programme musical spécial nuit, les violoncelles d'Apocalyptica en accord parfait avec la batterie, continuaient de prouver leur virtuosité et il se dit que ce n'était pas franchement important.
C'était étrange comme au coeur du moment le plus fort de son existence, l'esprit pouvait disgresser, partir sur des choses inutiles, simplement pour faire oublier la nervosité. Heero sentit que son partenaire n'était plus vraiment avec lui. Ne voulant pas troubler ces instants par des mots inutiles, il ralentit ses baisers et ses caresses, le temps de calmer un peu toutes les sensations et de ramener Duo avec lui.
Ce dernier se ressaisit et lorsqu'il leva les yeux sur son amant, il ne vit qu'un regard chargé d'amour et de désir. Il se sentit d'autant plus fiévreux et un besoin urgent de sentir ses lèvres naquit au creux de son ventre. Il redressa la tête et posa doucement sa bouche contre celle d'Heero. Il joua un instant avec ses lèvres, les mordilla, les lécha et enfin les passa pour entrer dans ce temple pour y trouver la prêtresse. Leurs langues jouaient, se caressaient, se taquinaient à l'instar de leurs mains.
Ces dernières avaient changé de vitesse, elles prenaient tout leur temps pour enlever les derniers vêtements. Leur peau mise à nue, ils se glissèrent sous les draps. Sentir le tissu frais et doux glisser avec volupté sur son corps attisa encore plus le feu en Duo, il n'aurait pas cru cela possible, mais pourtant ...
Leur corps roulaient sans cesse l'un sur l'autre, l'un prenant le dessus une minute, renversé par le second l'instant suivant. Leur étreinte s'enflamma, se fit fougueuse, dévoreuse. Ils se laissèrent emporter sans se douter un instant que leur subconscient était entraîné par la musique qui résonnait dans la pièce. Les cordes des violoncelles vibraient et pulsaient, de plus en plus intenses, provoquant des battements puissants dans la poitrine des deux amants.
Alors que la musique ralentissait, passant à un rythme plus doux, plus grave, les deux corps freinèrent. Les mouvements de bassins se firent moins violents, moins sauvages, plus tendres, plus joueurs. Leurs érections se frottaient douloureusement l'une contre l'autre, leur arrachant des plaintes sourdes et des grognements. Il fallait toutefois être vraiment aux aguets pour les entendre. Malgré leur désir plus que violent, ils restaient discrets, n'oubliant pas où ils se trouvaient.
Brusquement, d'un savant coup de bassin, Duo immobilisa Heero sous lui. Il prit appui sur ses bras pour se redresser, collant d'autant plus leur bas-ventre l'un contre l'autre. Ils fermèrent les yeux en même temps sous la jouissance puis, reprenant ses esprits, Duo planta son regard dans celui de son homme. Lequel s'interrogea lorsqu'il vit une lueur qu'il ne reconnut pas passer dans ses pupilles noircies de désir.
_ Qu'est-ce que ...
_ Chut.
Un baiser chaud et rassurant. Ses lèvres commencèrent à descendre, goûtant une oreille, une gorge offerte, une clavicule, un torse brûlant. Les lèvres papillonaient, la langue dessinait à même sa peau des estampes exotiques venus d'un nouveau monde. Heero passa du stade de la surprise à celui de l'excitation en un temps record. Un simple regard lui avait suffit pour comprendre où Duo voulait en venir.
Depuis qu'ils passaient leurs nuits ensemble, Duo n'avait jamais pris ce genre d'iniative et Heero ne lui avait jamais demandé. Lui le faisait mais c'était par amour et passion, en aucun cas il n'attendait de Duo un quelconque retour. Il savait qu'il n'était pas prêt, du moins le pensait-il jusqu'à cet instant. Il tressaillit, Duo venait de passer sa langue sur son nombril et continuait de descendre ne laissant plus aucun doute sur sa destination.
Heero avait les larmes aux yeux, il ne parvenait plus à contenir toutes les émotions qui jouaient en lui à ce moment. Son coeur était sur le point d'exploser mais lorsqu'il vit Duo lever les yeux et les planter droit dans les siens, un petit sourire gourmand aux lèvres ... sa raison vola en éclats. Sa tête partit en arrière sans qu'il n'y puisse rien et un gémissement de bête blessée sortit de sa gorge. Ses mains vinrent trouver leur place dans la chevelure maintenant dénouée du capitaine.
Ce dernier était ravi de ses effets sur son amant. Il n'y avait pas réfléchi, il en avait juste eut envie, voyant là un moyen parfait de rendre un peu du plaisir que lui avait procuré Heero depuis qu'il se connaissait intimement. Ses mains se posèrent sur les hanches du corps coincé sous lui et ses lèvres vinrent taquiner le membre gorgé de désir de son compagnon. Elles le frôlaient et un bout de langue vint se poser timidement dessus, le goûtant, de bas en haut, de haut en bas. Encore et encore.
Le souffle d'Heero devint saccadé, il se cala sur le rythme imposé par la bouche de Duo. Le capitaine en voulait plus, les expressions qu'il lisait sur le visage du brun lui procuraient une douce chaleur dans le ventre et une excitation de plus en plus conséquente à l'entre-jambes. Soudainement, il le prit en bouche complètement, Heero se cambra, les mains crispées sur les cheveux de Duo, la bouche entrouverte sur un cri muet.
Duo crut qu'un essaim de papillons tentaient de s'échapper de son estomac. C'était si bon de procurer du plaisir à la personne aimée, si satisfaisant et exaltant ! Il redoubla de vigueur, ajoutant ses mains à sa bouche. Elles jouaient sur les cuisses et les fesses, les chatouillant, les malaxant, parfois plus douces, parfois plus fortes.
Perdu dans le labyrinthe du désir, Heero eut assez de lucidité pour attraper une main de Duo et la porter à sa bouche. Il entrepris de lécher conscieusement ses doigts, le rendant fou de plaisir. Duo se laissa faire, trop occupé par sa tâche pour comprendre toute l'implication d'un tel geste. Ce n'était pas anodin, c'était une demande. Quand enfin son esprit percuta, il lâcha son nouveau jouet et regarda Heero, trop choqué pour dire quoi que ce soit. Celui-ci avait toujours ses doigts dans sa bouche mais il poussa un grognement mécontent lorsque Duo l'abandonna.
Tout s'arrêta soudain. Ils se fixaient.
_ Non.
_ Duo ...
_ Je ne peux pas Heero, je ne sais pas, je vais te faire mal ...
_ Duo, mon amour, tu ne me feras pas mal, j'ai confiance en toi. C'est ta première fois avec un homme, tu seras plus à l'aise comme ça crois moi ...
_ Mais je pensais ... enfin ... tu vois, je croyais que tu était le ... j'avais cru comprendre que ...
_ Oui c'est vrai, je n'ai jamais laissé un de mes amants ... venir en moi. Mais toi, je te veux en moi Duo, pour la première fois, j'en ai envie. Alors viens Duo, viens en moi.
Duo gémit et enfoui sa tête dans le cou de son amant, lequel le serra fort dans ses bras. La demande d'heero et son aveux le remplissait d'un désir sans nom, il perdait complètement pied avec la réalité. Ne voulant pas briser l'instant mais voyant que Duo avait besoin d'encouragement, il repris ses déhanchements. Son bassin allait et venait contre celui de Duo qui finalement n'y tînt plus. Il repris sa bouche comme un affamé, une des jambes de son amant vint s'enrouler autour de sa taille comme une énième invitation.
Heero prit la main de Duo qui se trouvait dans sa bouche un instant plus tôt et la guida jusqu'à son intimité. Il lui montra sans un mot comment le préparer à ce qui allait suivre. Duo retenait son souffle, la peur de mal faire et de blesser son amant était toujours présente mais à cela se rajoutait un sentiment excitant d'anticipation. Il suivait les indications d'Heero, ce dernier se tendit quelque peu sous l'intrusion mais se détendit aussitôt, ne voulant pas inquiéter d'avantage Duo.
Quand il se sentit prêt, n'y tenant plus, haletant et brûlant de désir, il lâcha sa main et entreprit de caresser le sexe de son partenaire.
_ Viens ...
Une plainte sourde lui répondit et Duo commença à le pénétrer délicatement. Leurs sens s'embrasèrent, la combustion spontanée des corps ne leur paraisait plus être une légende, ils la vivaient. Duo n'avait plus besoin d'être guidé. Instinctivement, il sut quels mouvements adopter et leur bassin commencèrent à se mouvoir en silence, leurs yeux ne se lâchaient plus. Les vas et vient se firent bientôt plus sûrs, plus puissants.
Il n'y avait plus entre eux qu'un sentiment de plénitude et de complémentarité enivrant. Ils se consummaient dans leur amour et c'était juste bon, immensément bon. Ils n'avaient jamais connu ça. Toujours dans un mouvement instinctif, Duo prit en main le membre de son amant et lui appliqua de douces caresses qui se firent plus entreprenantes à mesure que ses coups de rein les rapprochaient de l'apogée de leur étreinte.
Dans un râle extatique Heero se libéra, entraînant à sa suite son partenaire qui n'en pouvait plus de le sentir se resserrer autour de lui. C'est en soufflant leur prénom qu'ils jouirent comme jamais auparavant. Un éclair blanc traversa leur champs de vision, suivit par une myriade d'étoiles colorées. Duo laissa les derniers réflexes post-orgasme secouer son corps et se laissa retomber sur le corps si accueillant d'Heero.
Aucun des deux n'arrivaient à parler, ils cherchaient leur respiration qui leur avait été volé dans les dernières secondes de leur union. Haletant, le coeur battant à tout rompre, ils restèrent dans les bras l'un de l'autre jusqu'à que Duo pense à se retirer, il se dégagea à grand peine du cocon protecteur des bras de son partenaire et une fois sa tâche accomplie, il y reprit place, Heero le recouvrant en même temps du drap si frais contre leur corps en sueur.
Après avoir savouré ces instants de plénitude, Duo repris ses esprits, suffisament du moins pour souffler une ultime requête à son amour.
_ J'ai envie de toi en moi Heero.
Ce dernier sourit. Après tout, ils avaient toute la nuit. Et si elle devait être la seule qu'ils connaîtraient jamais, alors autant en profiter. Son corps à peine reposé, il se retourna pour prendre place sur son amant.
Pas besoin de mots pour confirmer la demande de Duo, son envie se lisait dans ses yeux. Il reprit les caresses préliminaires afin de ranimer leur désir physique toujours au repos et recommança à embrasser Duo. Il ne pourrait pas s'en lasser, jamais, c'était une certitude, gravée dans le roc le plus indestructible qui soit.
Leur désir à nouveau vibrant et impatient, Heero inversa les rôles qu'ils avaient pris plus tôt. Après avoir laissé sa bouche descendre sur le bas ventre du capitaine, après que sa langue ait imité sa jumelle sur son membre embrasé, il le prépara à son tour. Soucieux de lui faire le moins mal possible, il ne le quittait pas des yeux et suspendait ses gestes au moindre signe de crispation.
Quand enfin, il prit possession de ce corps magnifique qui lui était offert, il crut mourir de plaisir. Jamais l'expression « petite mort » n'avait eut autant de sens qu'en cet instant, avec Duo, en Duo.
Ce dernier arqua son corps dans un réflexe pour accueillir son amant en lui. Si la sensation de bonheur intense qu'il avait ressentit en prenant Heero l'avait dévasté dans une passion sans nom, là ... Heero en lui, il se sentait renaître, vivant réellement pour la première fois. C'était si grisant, si troublant et en même temps si exquis. Une force impitoyable qui l'entraînait dans un maelström de sensations nouvelles.
Quand il refaisait surface, il lui suffisait de repenser à ces trois mots, "Heero" en lui, pour replonger. Ses yeux s'ouvraient et se fermaient sous la force des coups de reins, son corps était trempé de sueur et ne lui répondait plus qu'inconsciemment.
Lorsque l'orgasme arriva il les surpris l'un comme l'autre par sa force et c'est en tremblant qu'ils se retrouvèrent enlacés sur le lit. Essouflés, ils se recouvrirent à nouveau du drap qui avait abandonné son poste et se trouvait à présent au pied du lit.
Par le hublot, on pouvait voir le soleil se coucher. Ils ignoraient combien de temps ils avaient passé à se faire l'amour avec toute l'energie du désespoir mais leurs corps réclamaient maintenant un temps de repos. Qu'à cela ne tienne, ils avaient encore plusieurs heures devant eux.
Fermant les yeux avec délice, Duo se laissa complètement aller contre le corps d'Heero. Celui-ci referma encore plus les bras autour de lui, le protégeant comme le trésor le plus précieux au monde.
_ Jamais ça n'a été comme ça ... je n'ai jamais connu ça, c'était ... je ...
_ Il n'y aura pas de mots assez puissants pour le décrire, c'est pareil pour moi. Je t'aime tant Heero.
Leur corps se collèrent plus encore, ils ne faisaient plus qu'un.
_ C'est tellement fort que c'en est douloureux Heero.
_ Je sais mon amour, je t'aime tellement moi aussi ...
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Pfioufffff, c'était dur de reprendre après les vacances, j'étais un peu perdue, j'ai dû relire les autres chapitres pour m'y remettre. Enfin, la fin approche, encore un peu de patience, j'espère que ça vous a plut !!
A bientôt
