Auteur: Alessan

Titre: Heart of Phoenix

Disclaimer: Tous les personnages et les références de l'univers de Harry Potter sont la propriété exclusive de JK. Rowling

Résumé: Harry a suivi les traces des Maraudeurs et devient un Animagus. Il découvre alors ce qui peut ce cacher derrière les masques affichés en public.

Remerciements: Merci à tous pour vos gentilles reviews et pour vos encouragements. Je m'excuse pour le retard, un chti problème de moral, que mon conseiller en FanFic a su guérir. Merci mon P'tit Bouchon.

Chapitre VI: le Palais des Glaces

Harry avait mal dormi après s'être réfugié dans son lit, il avait encore assez d'honnêteté pour reconnaître qu'il avait fui du dortoir des Serpentards, les paroles de Zabini et les émotions de son Prince, l'ayant complètement perturbé. Il n'était pas choqué d'apprendre qu'Hermione discutait avec la tête des Serpentards: entre intelligences supérieures, ils ne pouvaient que se comprendre. Par contre, la révélation concernant l'attirance du brun et du blond à son encontre, l'avait chamboulé. Entre Maisons Rivales devant l'éternel, n'y avait-il pas une règle quelconque disant « tu ne désirera point ton ennemi! » ? Non que l'idée de coucher avec un autre homme puisse le déranger, Seamus Finnigan était gay et restait un très bon copain, mais il n'y avait jamais pensé, ni même eu envie d'un autre garçon pour le réchauffer dans son lit. Ce qui était carrément flippant, c'était l'idée d'avoir un Serpentard dans le lit. Et puis c'était quoi ce pari débile? Zabini avait grillé son gros cerveau.... non....c'était pire..... il devait avoir un plan digne du reptile symbolique de sa Maison ! Un plan sournois qui prévoyait une association malsaine entre un innocent garçon-qui-a-survécu et un Sang-Pur orgueilleux, et somme toute intéressé par le Survivant.

Tssssssssssss, ils allaient apprendre que le célèbre Sauveur du monde magique aurait pu être un gentil petit Serpentard. Mettant ses cellules grises au travail, dans une furieuse et intense manifestation de machiavélisme, Démon Potter commença à planifier une contre-attaque digne de ses adversaires. Il voyait bien une petite humiliation publique pour s'échauffer, un brin de frustration comme plat de résistance et finir par........hummmm par …..........hummm par......... oh une exposition intime et publique en dessert. Dieu que la journée s'annonçait fabuleuse !

Après les préparatifs nécessaires, Harry prit rapidement sa douche et se rendit au petit déjeuner pour pouvoir commencer la mise en place de la série d'événements qui le vengerait des complots perfides des vert et argent. Chocolat chaud, muffins, cakes et tartines disparurent si vite, engloutis sans autre forme de procès par un Gryffondor pressé, que même Ron en était confus. La dernière bouchée expédiée, l'attrappeur de l'équipe rouge et or demanda l'autorisation de construire son château de glace près du lac au directeur de l'école, qui lui accorda cet petite faveur, après tout le parc de Poudlard était si vaste que l'ensemble des domaines royaux auraient pu facilement tenir dans la moitié de celui-ci.

Harry remercia Dumbledore chaudement, puis sortit chercher l'emplacement idéal pour son projet hivernal. La plage non loin du coin des patineurs lui convenait parfaitement: il serait sûr d'avoir des visiteurs et un source de glace et de neige intarissable à portée de baguette. Il se mit aussitôt au travail, extrayant joyeusement plusieurs centaines de blocs de la glace la plus translucide, et récoltant plusieurs tonnes de la neige la plus cotonneuse et la plus blanche.

Il entreprit ensuite d'assemblée l'enceinte de son petit domaine: édifiant une véritable muraille de trois mètres de haut avec sa glace, il enchanta l'espace intérieur pour, comme la tente des Weasley à la Coupe du Monde de Quidditch, disposer d'un vase territoire aussi grand que Versailles. Puis gravant d'autres sortilèges sur l'intérieur de ses remparts, il rendit l'accès impénétrable, incartable, insurvolable, indestructible et pour faire bonne mesure, rajouta un sort de permanence et un sort d'ignifugation, des fois qu'une personne mal intentionnée ne veuille faire fondre sa construction. Avant d'attaquer son château, il se fit un plaisir d'enchanter quelques sculptures de catapulte pour défendre son œuvre, les curieux finiraient en bonshommes de neige avant de franchir ses défenses.

Il lui restait encore deux bonnes heures avant le déjeuner, qu'il mit à profit pour esquisser son jardin et établir les extérieurs de son palais. C'est un Harry joyeux qui gagna la Grande Salle pour se restaurer à midi, prêt à mettre en action la première partie de son plan. Il ne remarqua pas deux paires d'yeux inquisitrices, qui avait suivi tous ses mouvements dès la porte franchie, l'une aussi polaire que la glace de ses blocs, l'autre noir comme deux charbons.

Drago Malefoy et Blaise Zabini détaillaient chacun des gestes du Gryffondor, impatients de savoir si l'objet de leur pari allait se décider à chercher de l'aide dans leur Maison, et puis il fallait bien reconnaître qu'il était plaisant de le mater sauvagement, sa démarche féline augurant d'une grande souplesse, son pas vif démontrant une grande énergie et l'ensemble suscitant un désir intense et inavouable, du moins en public. Leur proie s'était installée entre Londubat et Finnigan, manifestement toujours fâché avec ses acolytes habituels, et souriait allègrement à ses voisins, sourires que les deux Serpentards auraient préféré se voir adresser, éveillant une pointe de jalousie.

Depuis le début du repas, Drago voyait son rival jouer avec quelque chose dans ses mains, l'objet venant caresser le visage du Balafré, ou servant à gratter sa nuque. Mais que tripotait-il donc ainsi? L'attrappeur de Serpentard attaquait son dessert, une délicieuse part de Forêt Noire, quand une ombre masqua la lumière des hautes fenêtres: son souhait avait été exhaussé, le Survivant se tenait devant eux, dans le silence le plus absolu, chacun ayant retenu son souffle en voyant le Roi des Lions, affronter le Prince des Serpents. S'il ne se décidait pas à ouvrir la bouche rapidement, la moitié des élèves et sans doute des professeurs, risquaient une mort douloureuse par suffocation.

Bonjour, Zabini, je viens te voir pour requérir ta science et ton talent pour mon projet annuel de château, enfin cette année se sera un véritable palais de glace, avec ses jardins de neige. Personne a l'école ne pourrait mettre en doute tes capacités et encore moins ton bon goût et ton sens de l'esthétisme. Tu est franchement le partenaire idéal, conclut le brun en décochant un large sourire à sa victime.

Des respirations saccadées s'entendirent tout autour d'eux, le besoin physique d'oxygène ayant prévalu pour la plupart des spectateurs du drame qui était en train de se jouer, personne ne voulant manquer se qui s'annonçait comme l'événement de la journée. Potter venait d'humilier Serdaigle et Poufsouffle en trois phrases, alléguant un manque d'intelligence et de qualités humaines chez eux. Avant que quiconque puisse réagir, trois parchemins scellés atterrirent devant un Blaise stupéfait.

Ces parchemins contiennent les formules nécessaires pour mon projet, celles qui semblent t'intéresser. Malheureusement, je ne peux me permettre de laisser mes découvertes traîner dans les mains de n'importe qui, aussi les sceaux qui les ferment sont enchantés pour lier la personne qui ouvrira le premier d'entre eux. Le lien est un contrat magique qui empêche la divulgation des sortilèges, oblige la personne à finir le château de glace, tout en donnant le meilleur de lui-même, donc si tu acceptes en ouvrant l'un des trois rouleaux, tu me sera lié jusqu'à l'accomplissement de mon projet, tu ne pourra en parler à personne, mais tu pourra utiliser les sorts des parchemins pour ton propre usage, ajouta le Gryffondor, agitant sous leurs yeux médusés, une plume rouge-orangé, avec laquelle il jouait depuis le début du repas.

Et pourquoi tu demandes à Blaise, Potter? S'enquit le blond, qui suivait du regard les moindres mouvements de la plume, qui était sans aucun doute possible, celle d'un phénix. Où diable le Balafré avait-il obtenu celle-ci?

Parce que Hermione m'a toujours parlé de ses qualités, et de ses résultats scolaires impressionnants. Mais j'avoue que une connaissance me conseillait de te prendre comme associé, Malefoy, rétorqua Harry pointant sa plume, de manière à faire loucher sa némésis. J'avais même envisagé de passer un contrat avec toi, ton « paiement » aurait été un petit mot de Fourchelangue que je t'aurais enseigné pour ouvrir ton héritage maternelle. Cependant, vu que tu ne t'associerais avec moi que pour avoir un Blaise Zabini à tes ordres ou dans ton lit, je ne vois pas pourquoi je te ferais un cadeau aussi précieux. Tu peux t'assoir sur ton pari, je ne jouerai jamais selon tes conditions! Oh Zabini, voici la clé pour entrer dans ma forteresse! Ajouta-t-il jetant rapidement un sort informulé sur la plume, la transformant un exquis pendentif de phénix, aux yeux de rubis.

L'animal semblait vivant, les couleurs chatoyantes aussi réalistes et mouvantes que sur une véritable créature. Murmurant une incantation compliquée, il anima l'objet, qui s'ébroua et commença à chanter, un chant de phénix pur s'éleva dans le silence toujours présent de la Grande Salle.

Voilà mes sorts, Malefoy, tant pis pour toi, tu ne les connaîtra pas. Oh encore une chose, Blaise, il s'appelle Minisong, prends soin de lui!

Sur ces derniers mots, il sortit avec panache sous les regards médusés et impressionnés de l'assistance.

« Phase un et deux du plan vengeance accomplies! »pensa l'animagus, retournant à son coin tranquille près du lac. Il avait intérêt à se dépêcher avant l'arrivée de Malefoy, car il ne doutait plus un instant que le Prince des Serpentards ne vienne le rejoindre. Après une telle démonstration, l'envie dévorait littéralement le visage du blondinet, une rougeur colorant ses pommettes aristocratiques.

OooOOOOOooo

Dans la salle commune du donjon se jouait une scène prévisible et prévue par le Golden Boy, Draco Malefoy tempêtait, rageait et invectivait ses compagnons de dortoir pour avoir laisser sortir l'histoire du pari de l'intimité de leur petit groupe.

Bande de Veracrasses, sans cervelle, comment avez-vous osé laisser cette histoire sortir d'ici? Je devrais vous transformer en serpillère pour Rusard pour ça! Et toi, Blaise si tu tripote encore ce mini-phénix ou si tu tente d'ouvrir un de ces parchemins, je t'avadakedavrise plus vite que le temps de dire Quidditch. Comme ça, Monsieur Harry Saint Potter ne me trouve pas capable de créer des merveilles comme lui! Il va voir ! Accio Parchemins scellés!

D'un geste rageur, il décacheta le premier d'entre eux, son sang se répandant sur le parchemin vierge, les mots apparaissant formé du sang du blond.

« Félicitation, Malefoy,

Tu viens de te lié à moi par un contrat magique, par un serment inviolable. C'est un plaisir que de constater que je peux encore prédire tes actions. Minisong vient de t'être lié aussi, il sera ta clé pour entrer dans mon palais. Prends soin de lui, il est né d'une plume d'un ami à toi. L'accès ne s'ouvrira qu'à partir de ce soir 20h00.

Potter

Ps: Les sortilèges que tu devras maîtriser d'ici là son transcrits dans les deux autres rouleaux. Toi seul pourra les lire car comme ce message, seul ton sang pourra en révéler le contenu. »

Draco devint si blême que sa peau normalement pâle, était maintenant aussi translucide que de la glace. Le Balafré l'avait manipulé en beauté, et lui il avait sauté dans le piège tendu à pieds joints, et le pire était qu'à cause du serment inviolable, il devrait terminer cette affaire selon les conditions de sa némésis. Par Merlin et Morgane réunis, comment avait-il pu être aussi aveugle? Il faut dire que le pendentif vivant était un chef d'œuvre artistique et magique, et il l'avait désiré tellement que son cerveau s'était fixé sur une pensée unique: il me revient, il est à moi. Oui, Potter l'avait amené précisément où il le souhaitait, d'une manière digne de Salazar Serpentard lui-même.

Les camarades du blond s'étaient tenus à l'écart, pour éviter une nouvelle explosion de rage de leur chef. Ils écoutaient le chant de victoire du bijou rouge et or, inconscient de sa signification: ils n'avait d'yeux que pour le corps parfait de l'héritier Malefoy qui brillait encore faiblement de la lueur du sort du Serment Inviolable. Ils craignaient que cela leur retombe encore dessus, un Malefoy n'étant jamais coupable, ils devraient payer ses erreurs.

Un seul Serpentard riait à gorge déployée: Blaise Zabini n'en pouvait plus, le plan du Gryffondor lui apparaissait maintenant clairement, ils avaient tous été prévenus des conséquences de l'ouverture des sceaux, il venait juste de se rendre compte comment l'attrappeur rouge et or s'était servi de lui pour appâter sa victime. Brillant, c'était tout simplement brillant, serpentardesque, et ils avaient tous marché dedans. Il ne pouvait pas en vouloir au petit Potty, d'être le faire valoir de son piège, après tout il avait tenter quelque chose de semblable avec son pari.

Blaise!

Un ton polaire se répandait maintenant dans la pièce, stoppant net le fou rire de l'interpelé: il y avait des limites à tout et plus particulièrement à la patience de son Prince, déjà de fort mauvaise humeur de s'être fait berné comme un Poufsouffle, et par le Golden Boy en sus.

Une aura de meurtre exsudait maintenant de toutes les attitudes, de tous les pores de sa peau parfaite, les yeux couleur « tornade de fin du monde ». Tout le monde venait de se souvenir d'un truc à faire ou d'un coup de main à donner à un camarade de Maison, laissant le bras droit s'occuper de son chef bien-aimé.

Ça suffit maintenant Draco! Premièrement, si comme Potter, on avait pris un pari sur toi, tu te serais vengé aussi, deuxièmement il l'a fait avec toute la subtilité d'un Serpentard, ça doit être une caractéristique Fourchelangue! Et Tertio, notre pari est toujours valide puisque tu as accepté de travailler avec lui. Tu as vu la perfection de Minisong? J'ai vu dans les yeux de toutes la Grande Salle, professeurs inclus, l'envie que suscitait ce bijou, et finalement il t'appartient. De plus, je donnerai cher pour connaître ses sortilèges, maintenant que je les ai vu à l'œuvre! Tu ferais mieux de les travailler avant d'en avoir besoin: le Serment Inviolable pourrait s'avérer douloureux si tu dois y faillir. Et tu as accepté les conséquence en l'ouvrant à ma place. Je te laisse ruminer ça tout seul, tu as serré toi même le nœud pour te pendre.

Zabini avait bien entendu raison, même si ça le soulageait de s'en prendre aux autres, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Il profiterait du diner pour observer en toute tranquillité ce que sa némésis avait concocté au bord du lac, sans témoin, le brun serait probablement installer pour manger.

À 20h00 précise, il était devant la grille de glace, imitant l'entrée du véritable palais, tout en circonvolution et en entrelacs, une parfaite copie translucide d'un rideau de plantes. Potter avait même réussi à donner une teinte verte aux feuilles sculptées. Si l'intérieur était aussi exquis que la porte, il allait peut-être apprécier la situation. Minisong se détacha de son collier et vint chanter au-dessus de la grille, provocant l'ouverture de l'obstacle et lui dégageant le chemin: en effet, son « partenaire » avait prévu des sentinelles de glace, de l'autre côté, deux chevalier en armure, parfaitement équipés pour repousser toute invasion.

À peine eut-il franchi le seuil, que la barrière reprenait sa place l'isolant de l'école. Il fut émerveillé de l'espace intérieur qui commençait à être aménagé, et surtout par son étendue. Le Balafré faisait les choses en grand cette année. Il fut vite arrêté par un message lumineux qui se matérialisa devant lui:

« Bienvenue, mon cher associé,

Je suppose que tu préférera faire le tour sans moi, aussi je te laisse ce message, que la présence du pendentif déclenchera. Le palais est au centre de l'enceinte, entouré par quatre jardins ayant pour thème les saisons, ceux qui sont de part et d'autre du sentier où tu te trouves, représentent l'Eté et l'Automne. Toutes les statues et l'extérieur du palais sont déjà fixés et ne peuvent plus être modifiés, donc fait toi une raison. Je sais que tu es un excellent botaniste et je crois que te laisser constituer les parterres de fleurs et leur organisation, me semble le plus judicieux. Bien évidement si tu préfères t'occuper de l'intérieur du palais, ou que l'on travaille ensemble sur la globalité du projet, fait le moi savoir.

Bonne visite et à bientôt,

ton associé, HP »

Décidément le Gryffondor avait vraiment réussi à prédire tous ses actes -Merlin, ce que c'était énervant!-, en tout cas il avait bien fait de ne pas se montrer ce soir, sa colère n'était toujours pas retombée. Cependant cinq petits mots l'inquétaient: pourquoi devait-il se faire une raison? Qu'est-ce que son ennemi de toujours avait encore manigancé? Le seul moyen était d'aller voir directement la surprise, sans doute désagréable, du Gryffondor.

Draco entra dans l'arche de roses neigeuses, délicatement ciselés dans la glace pour les tiges et les feuilles, et dans la poudreuse pour les pétales, une lumière intérieure illuminant l'ensemble, lui donnant les teintes appropriées sans pour autant masquer la nature de la matière qui les constituait. Potter s'était vraiment surpassé: c'était tout bonnement féérique!

Il avait d'ailleurs prévu les parterres en neige entourés d'une barrière « de branches » entrelacées, ainsi que que des piédestaux pour une future statuaire. Le Serpentard parcourut rapidement le labyrinthe du jardin pour atteindre le centre et découvrir la scène de l'Eté déjà réalisée par le Gryffondor.

Sur une butte semblable à un un champ, se tenaient deux personnages. Le premier allongé semblait être endormi ou mort,son corps parfait était dénudé mis à part un drap ou plutôt une toge, qui recouvrait son intimité. Il s'agissait d' un homme magnifique, musclé par une pratique sportive intensive. La seconde créature était manifestement une allégorie d'un ange aussi peu vêtu que l'être sur lequel il était penché. Il prenait appui sur une épée époustouflante, tant par son design qu par les flammes qui l'entouraient.

À son approche, la scène s'anima: l'ange déploya ses ailes, lâchant son arme, il prit l'autre personne dans ses bras puissants – le blond pouvait voir les muscles jouer sous l'effort-, il l'embrassa ramenant le mort à la vie. Drago se détourna vivement: la scène devenait de plus en plus intense, l'expression « le repos du guerrier » prenant un nouveau sens sous ses yeux adiratifs. Pourtant les murmures des deux statues lui parvenaient par leur voix rauques de désir à peine contenu.

Oh, Drago, mon ange, emmène moi aux septième ciel!

Le Prince des Serpentards fit volte face pour constater que les traits fins et aristocratique de l'ange étaient les siens! Et son compagnon avait le visage de Blaise Zabini! Ce diable de Potter avait osé! Il voulait l'humilier en plus, quoique.... en regardant une deuxième, puis une troisième fois la scène attentivement, il ne trouva rien de ridicule dans les actes ou les paroles, si ce n'était une forte intimité. Les corps étaient divinement proportionnés, les gestes tendres, émouvant, et fichtrement excitant. Finalement, il pourrait même y voir un hommage, il était l'ange, celui qui dominait cette scène d'amour champêtre. Le Gryffondor l'avait rendu parfaitement viril, lumineux, transfiguré par les émotions exprimées.

Du bien beau travail, finalement! Je crois que je ne tuerai pas tout de suite, murmura enfin le vert et argent. Faisant demi tour, il continua sa visite intéressé malgré lui, par la surprise que lui réservait les autres scènes des saisons.

Le printemps voyait un Blaise-Faune entrainant de jeunes éphèbes dans une sarabande délurée dans un petit coin de forêt s'éveillant au son de la flûte de Pan, dont jouait le jeune satyre, au sexe turgescent et obscène, parfaitement dessiné et surdimensionné entre ses pattes de bouc.

L'automne était incarnée par une Hermione Granger, en robe moyenâgeuse, qui endormait les plantes sur son passage, accompagnée par une fouine au pelage roux dans la balade vespérale. Sans doute une petite vengeance contre ses deux meilleurs amis, supposa le Serpentard.

L'hiver était un combat de mages qui finissait par la mort des deux protagonistes, c'était une œuvre terriblement sombre qui effraya Draco Malefoy, la puissance dévastatrice du combat oblitérait littéralement le fabuleux décor ne laissant que ruines et cadavres à la fin. Où le Survivant avait-il pu trouver un thème si funèbre? Il n'osa pas regardé une seconde fois l'impressionnante et dérangeante bataille. Quelque soit la source de l'inspiration du brun, il ne voulait pas la connaître!

Fuyant l'atrocité de cet hiver sans nom, le Sang-Pur gagna rapidement le palais qu'il avait évité jusque là, espérant y trouver un refuge pour se remettre de cette scène bouleversante. Le palais ressemblait à une myriade de cristaux dressés et sculptés. Il était fait d'une série de tour élancées réunies par des ponts suspendus, de passerelles vertigineuses, et des flèches impressionnantes. Il était un joyau de glace fantasmagorique, que la pureté du cœur du Gryffondor avait révélé. L'intérieur, comme l'extérieur, était finement décoré, gravure, sculptures, moulures, lustres impressionnants, tapis moelleux seul le mobilier semblait manqué, tout du moins dans les quelques pièces qu'il avait visité au rez de chaussée. Découvrant une pièce complètement finie, il s'approcha du feu magique qui réchauffait agréablement ce petit salon. Le garçon-qui-a-survécu avait toujours montré un désintérêt flagrant pour sa garde-robe et il montrait ici son goût pour les belles choses, finalement les horreurs qu'il portaient tous les jours avaient peut-être un but bien défini. En y réfléchissant, il avait toujours détesté sa célébrité et c'était sans doute sa façon de tenter de passer inaperçu, ce qui était somme toute carrément idiot: même les guenilles qu'il portait généralement mettait en valeur son corps athlétique, et toutes la population féminine de Poudlard l'avait bien remarqué, ainsi que la partie masculine, intéressée par des corps à corps torride avec le célèbre brun.

Et Draco était l'un de ceux-là finalement, mais contrairement aux autres qui bavaient sur le joli brun, lui était dans l'avantageuse position d'avoir l'occasion de le séduire, il avait tout un palais et quatre magnifiques jardins pour le faire tomber dans ses filets. Hum! sa revanche serait beaucoup plus douce que celle du Gryffondor, et beaucoup plus excitante aussi! Il allait finalement choisir de travailler étroitement avec sa némésis, très étroitement!