Auteur: Alessan

Titre: Heart of Phoenix

Disclaimer: Tous les personnages et les références de l'univers de Harry Potter sont la propriété exclusive de JK. Rowling

Résumé: Harry a suivi les traces des Maraudeurs et devient un Animagus. Il découvre alors ce qui peut se cacher derrière les masques affichés en public.

Note: Désolé pour cette longue absence. Mais je n'ai pu écrire ces derniers temps, cependant je finis toujours ce que je commence donc ne craignez rien même si je ne suis plus aussi régulier.

Dédicace: A tout ceux qui savent aimer, à tous ceux qui savent se donner et donner dans le respect de l'autre. A tous les amants. Pour Dams et mon petit Bouchon.

Remerciements: Merci à mes fidèles reviewers, j'espère ne pas vous décevoir avec ce nouveau chapitre. Merci à Sahada, pour m'avoir remonter le moral. Et une chtiote exception: une RAR!

Gwenhifar: Je suis content que mes idées te plaisent autant, j'avoue que je n'ai pas trop de mal avec plus de 10 ans de Jeux de Rôle derrière moi. Je suppose que ma capacité à faire ressentir les émotions de mes perso vient de cette expérience et c'est ce qui me permets aussi d'écrire assez rapidement (quand tout va bien). Étant gay, je ne conçois pas une relation automatiquement avec un personnage efféminé, ni d'ailleurs avec un rôle fixe dans une relation, selon les circonstances les envies, les rôles uke-seme peuvent changer. Bisou, et encore désolé pour cette longue attente!

Chapitre X: Tristesse, chatoiement de l'Automne.

Réveil. Yeux fermés encore. Détente. Pourquoi ce réveil? Sommeil? Non!

Le feu! Le feu intense! La chaleur ! Chaleur d'un corps! Chaleur de mains ! La douceur ! Douceur d'une peau satinée ! Douceur d'une bouche ! La fièvre ! Fièvre du désir ! Fièvre du plaisir !

Son corps avide se repaissait de ces sensations. Son cœur solitaire chantait une mélodie endiablée sur le rythme lancinant du ballet de caresses. Jamais son être n'avait vibré ainsi avec ses amantes, peu nombreuses il fallait le reconnaître.

Cette bouche brûlante dévorait son torse, mordillait tendrement ses tétons sensibles, tandis que les mains taquines flattaient ses cuisses et son sexe dressé. Le désir exacerbé de ce corps souple se pressait contre son corps, enflammant les zones touchées, irradiant son envie dans son propre corps.

Abandon ! Plaisir ! Désir ! Sensations !

Baisers fragiles sur ses doigts ! Langue coquine dans la paume ! Cheveux de soie balayant son visage ! Corps fiévreux recouvrant le sien !

Excitation ! Confiance ! Caresses ! Envies !

Partir à la découverte ! Découverte de l'autre ! Sa peau imberbe et veloutée ! Parcourir son visage ! Taquiner ses lèvres de velours ! Explorer son dos ! Le creux de ses reins ! Sentir ce corps accueillant réagir ! Sentir son désir croître ! La fièvre du plaisir emporter toutes pensées ! N'être plus qu'un corps aimé et aimant !

Extase ! Torpeur ! Besoin ! Plénitude !

La brûlure insoutenable de la bouche affamée sur son sexe douloureux ! Cri rauque quand elle commence à aspirer ce pieu de chair ! Ondulations quand elle approfondit sa caresse d'une infernale succion ! Encouragements sur les épaules et la tête ! Partager son plaisir ! Transmettre à l'autre combien il apprécie ses attentions !

Complétude ! Partage ! Animalité ! Passion !

Sa bouche savante délaisse subitement sa verge douloureuse ! Solitude ! Mais le corps aimant recouvre vite le sien ! Réconfort ! Baisers picorant ses lèvres ! Langue quémandant le passage ! Permission ! Elle s'insinue, fraîche pour rencontrer son homologue et partir dans un ballet compliqué, une lutte fraternelle ! Fougue ! Les mains s'entremêlent ! Union ! Les lèvres toujours soudées dans ce suffocant baiser, le corps se redresse sur le sien ! Tentation ! La flèche érigée frotte son sexe, son ventre suscitant des vagues de luxure ! Besoin ! Soudain, un fabuleux fourreau se glisse sur son épée de chair ! Extase ! Le baiser devient fou, les corps s'agitent ! Frénésie ! Une lente ascension, suivi d'une brusque descente ! Possession ! Qui possède, qui est possédé ? Qui prend et qui est pris ? L'un , l'autre, les deux? Dans l'union fébrile de leurs deux corps extatiques, les limites s'estompent: unis ils ne font qu'un ! Complets !

Jouissance ! Spasmes ! Félicité ! Paradis !

Dans de doux râles étouffés par leurs lèvres mêlées, les corps exultent ! Les portes du septième ciel s'ouvrent ! Les rivages de l'extase sont leurs! Celui qui chevauchait, s'abat brusquement exténué ! Tendresse ! Il se blottit dans le giron de son amant ! Câlin ! Un lien se ressert ! Complément ! Remerciements murmurés contre l'oreille !

Fatigue ! Bonheur ! Bien-être ! Apaisement !

Le sommeil réparateur descend sur les consciences satisfaites. Chaleur ! Serrés l'un contre l'autre, toujours l'un dans l'autre. Unité ! Doux rêves ! Se sentir aimer et désirer ! Bonheur indicible !

OoooOOOoooO

« Réveil. Froid. J'ai froid. »

Draco se réveille complètement, il est seul, désespérément seul ! Une pile de vêtements l'attend sagement à côté de son lit improvisé. Où est-il? Le palais de glace, chambre royale ! Un sourire étira brusquement ses lèvres douloureuses !

« Enfin un endroit digne de moi ! » Pensa-t-il.

Il était pelotonné sur la fourrure devant la cheminée. Fourrure où il avait craqué: nu contre Harry (décidément plus moyen de penser à lui comme à Potter et encore moins comme Saint Potter!), il avait laissé son désir pour ce corps superbe et musclé prendre possession de ses sens et Harry avait accepté. Ils avaient fait l'amour avec passion. Depuis le temps, qu'il rêvait de sa némésis.............

« Je devrais sans doute un merci à Blaise, peut-être! »conclut-il.

Mais pourquoi ce réveil solitaire? Et pourquoi ici? La dernière chose dont il se souvenait, en dehors du corps enfiévré contre le sien et le merveilleux moment partagé, était son entrée dans la Grande Salle pour le dîner. Il voulait faire payer à Harry (non Potter ou Potty mais pas Harry, pourtant au souvenir de ce nom crié pendant leur extase....) son audace et puis plus rien, black out, extinction des feux! Suivi du réveil contre son partenaire (oh oui! Ils étaient vraiment partenaires maintenant!) nu!

Son regard parcourait la pièce à la recherche d'indice sur ce qui avait pu l'amener ici. Là ! Sur le secrétaire! Un panier avec un mot!

En deux, trois enjambées, la couverture enroulée sur son corps fatigué, il rejoignit le meuble. Le panier contenait des provisions - son petit déjeuner ou son diner – de quoi sustenter un homme affamé après le délicieux exercice précédent.

Le billet qui l'accompagnait était de la main du directeur de l'école. Ouvrant précipitamment la lettre, cherchant désespérément un mot de son amant, il lut:

« Monsieur Malefoy,

Suite à votre brusque disparition de la Grande Salle hier soir, nous devons avoir une conversation. Monsieur Potter m'a dit vous avoir trouvé dans son jardin et trop fatigué, de vous avoir conduit dans son « palais ». Je vous ai dispensé de cours pour la journée et sans doute pour demain. Vos parents ont eu vent de votre mésaventure et s'incrustent dans mon bureau. Vous n'êtes pas obligé de les voir maintenant, ils n'ont pu pénétré les défenses de votre forteresse et j'avoue avoir beaucoup ri (intérieurement au moins) de voir votre père Lucius Malefoy, transformé en bonhomme de neige par vos catapultes.

Si vous ne souhaitez pas rencontrer vos proches, écrivez leur un mot que Fumesec transmettra, il semble le seul à pouvoir traverser les protections érigées par M. Potter.

Amicalement,

A.D. »

Rien ! Pas un mot de son Harry! Pourquoi, pourquoi, pourquoi? Il avait aimé, participé! Il s'était donné à lui, comme il s'était offert à Harry!

Chaque chose en son temps ! D'abord se calmer ! Il était un Malefoy, pas une midinette enamourée! Non qu'il ne soit pas amoureux, non ça il en convenait, du bout des lèvres certes, mais il en convenait ! Mais pas comme une idiote hystérique, qui faisait la queue pour obtenir l'attention du Survivant. De toute façon le Golden Boy était à lui maintenant, et il ne le laisserait pas partir! Point Final ! A lui et à personne d'autre!

Ahhhhh, c'était mieux, cette question réglée, il allait pouvoir réfléchir calmement et retrouver son fuyard! Le vieux fou voulait le voir? Il saurait sans doute ce qui c'était passé la veille, donc oui il irait le voir. Son père humilié par de vulgaires catapultes? Effectivement, même sa bouche ne pouvait ignorer l'immense sourire qui la parcourait. Lucius Malefoy, l'homme qui méprisait toute activité enfantine, terrassée par une bataille de boules de neige !

Saisissant une feuille de fine glace, trempant une plume d'autruche parfaitement imitée dans une encre azure, il composa un mot rapide à ses parents, ou plutôt un mot pour chaque.

« Chère Mère,

ne vous inquiétez pas, les événements sont sans doute de ma faute, mais je ne risque rien. On me protège.

J'ai réussi à ouvrir votre médaillon. Merci.

Toute mon affection

Draco »

Et pour son père, une réponse digne d'un Malefoy:

« Père,

Je maîtrise la situation et je ne vous permets pas d'intervenir dans ces affaires. Ne croyez donc pas tous les rapports de vos espions, les apparences sont souvent trompeuses.

Je ne fais que suivre votre éducation.

Votre fils. »

Ça devrait le maintenir dans l'incertitude pendant un certain temps. A peine ses lettres scellées, le phénix de Dumbledore apparut et prit les deux mots dans ses serres pour les distribuer.

« Service rapide! Mon père doit encore faire des siennes! » soupira le Serpentard. Il ne goûtait plus guère au mélodrame dans lequel se complaisait son géniteur. Comment osait-il joué les aristocrates outragés, lui le pantin, l'esclave de son maître? Le toutou parfaitement dressé qui accourrait au moindre sifflement, agitant la queue dans l'espoir d'un morceau de sucre, se roulant dans la fange pour obtenir un compliment! Il était la honte de la famille, et tous ces Sang-Purs avilis pour leur plus grande honte, transformés en pantin, devant un marionnettiste qui les jette plus vite que ses mouchoirs!

Draco comprenait les Potter qui avaient préféré la mort à l'esclavage. Il aurait du comprendre cela plus vite. Ces derniers temps, il n'avait jamais réfléchi aussi clairement. Ce qui semblait obscurcir sa vue disparaissait depuis l'attaque de l'assassin reptilien, petit à petit, et les blessures à vif de son âme s'apaisaient. Etait-ce cela l'amour?

Son estomac grogna, rappelant au beau blond des priorités plus terre à terre et immédiate que son cœur enflammé et son élévation spirituelle.

OoooOOoooO

_ HARRY JAMES POTTER ! SORS IMMEDIATEMENT DE LA !

L'interpellé continua de faire la sourde oreille, laissant l'eau de la douche couler sur son corps, ignorant sa meilleure amie, qui folle d'inquiétude après sa disparition de la veille avait décidé de renouer leur amitié.

« Et sans doute d'extirper les réponses à ses questions de ma tête, voir de mon cadavre si je ne vais pas assez vite à son goût! » rumina le brun.

_ SI TU NE SORS PAS DANS LES 5 SECONDES JE DEFONCE LA PORTE!

« Viens dit l'araignée à la mouche! Je ne suis pas fou, enfin pas assez pour sortir! »

_ 'Mione enfin! Tu peux pas faire ça! Dumbledore et Mac Gonagall vont avoir notre peau là! Et t'as déjà pas réussi à visiter son truc de glace, ni même Dumbledore, ou Malefoy père! Laisse le , il sortira bien tout seul!

_..........................................................

« Merci Ron! » bénît le Golden Boy.

Enfin, seul, pour réfléchir.

Qu'est-ce qui se passait en ce moment? Et, par la barbe de Merlin, qu'est-ce qu'il lui avait pris? Pourquoi avait-il laissé Malefoy lui faire ça? Merde, il aimait les filles, pas les mecs! Un accident, c'est ça , un putain d'accident! C'est pas comme s'il avait voulu le faire. Il s'était pas débattu mais c'était parce qu'il avait été surpris, oui , c'était ça : il s'était laissé faire par surprise, mais ça n'arriverait plus!

Une fois habillé, s'apprêtant à sortir, il préféra utiliser sa forme animagus pour se téléporter et échapper à ses amis, pas forcément bien intentionnés ou plutôt trop attentionnés à son égard. Il avait besoin de solitude et il ne la trouverait que dans la Forêt Interdite, dans la clairière à l'orée, là où tout avait commencer pour lui.

La clairière était calme, la neige étouffait les sons, la nature semblait attendre... Attendre quoi ? Le printemps ?

Non, l'atmosphère se faisait lourde, l'air plus dense, l'entourait, focalisant tout sur sa personne. Quelque chose venait pour lui ! Il le sentait !

Reprenant forme humaine, il se prépara, prêt à combattre pour sa vie. Le silence se brisa: un bruit de sabot calme et posé se discerna à travers les arbres. Une silhouette haute et fière se dessinait soudain de l'autre côté de la trouée.

Firenz le salua et s'approcha doucement.

_ Bonjour, Fils des Flammes, pourquoi te promènes-tu ici ? Les dangers de la Forêt peuvent s'aventurer jusqu'ici.

_ Bonjour, Firenz. Que me vaut l'honneur de ta visite? Tu ne viens me trouver que pour m'avertir de ce que les étoiles te révèlent, non que parler à un être amicale ne me soit pas agréable. Mais les centaures sont farouches et se mêlent rarement aux miens. Et pourquoi m'appelles-tu « Fils des Flammes » ?

_ C'est ce que tu es, Harry Potter, né du feu de l'amour de tes parents, trempé dans les flammes du combat. Ton nom et ta destinée brillent du feu stellaire pour tous ceux de ma race. Ton animal de cœur n'est-il pas l'essence même du Feu? J'ai senti les ténèbres obscurcir ton âme, alors je suis venu te parler. Fuir ton cœur ne t'amènera qu'à la désolation, et pire te met à la merci de tes ennemis. Soit ce que tu dois être, non pour les autres , mais pour toi même! Ne tourne pas le dos à ce que tu es! L'amour a toujours été ta force, ne le renie pas. Dans les combat à venir si tu es seul, tu succomberas! Retrouves celui qui porte ton sceau, il est tien au-delà de tout! Et tu lui appartiens autant!

_ Celui qui porte mon sceau?

_ Toi qui es prêt à mourir pour les autres, apprends à vivre pour eux!

Sur ces dernières paroles, le centaure fit demi-tour et disparut dans les bois, laissant les demandes d'explications du survivants se réverbérer dans la clairière désertée.

Solitude! Encore !

Seul avec plus de questions, qu'il ne voulait y répondre. Qui donc portait son sceau? Et comment le reconnaître? Qui était-il dans le fond? Lui, que tout le monde voyait comme le Survivant, un héros, lui qui était censé mourir en détruisant Voldemort, comment croire à une vie après l'affrontement final. Était-ce cela « vivre pour les autres », trouver un moyen de survivre, ou de mourir et de revenir? Comme le Grand Phénix?

Était-ce un espoir, l'espoir d'une vie meilleure, une vie plus tranquille?

L'amour, sa plus grande force? Dumbledore lui avait toujours dit que Voledmort ignorait tout de ce sentiment, qui chez les sorciers pouvaient être une véritable force, un vrai pouvoir. Son amour pouvait-il être une arme contre le mage noir? Le moyen de le détruire définitivement?

Il devrait sans doute essayer de reparler à ses amis, maintenant qu'ils souhaitaient de nouveau lui parler. Reforger les liens d'amitié qui leur avaient déjà sauvé la vie par le passé. Mais cela ne résolvait pas son problème plus immédiat: Draco Malefoy. Ils étaient toujours liés par le Serment Inviolable et il ne savait pas comment le défaire sans atteindre le but du contrat. Cependant, il ne pouvait plus le voir, pas après. Il n'était pas comme lui, les hommes le laissaient de marbre, n'est-ce pas?

Le mieux était de l'éviter jusqu'à ce qu'il trouve une solution à ce problème. S'arranger pour ne plus être seuls tous les deux pour que le Serpentard ne tente rien, il n'aurait pas à le repousser ainsi. Voilà se limiter à une politesse de circonstance et ne pas rester seul avec le blond!

OoooOOOoooO

Il était 22h00, le souper avait été pour lui un autre repas apporté dans un panier par Fumesec. Il était prêt à se rendre chez le directeur, qui lui avait confirmé le départ de ses parents, toujours furieux qu'il n'ait pas daigné se présenter à eux. Non que rassurer sa mère, la douce Narcissa, lui fut difficile, mais affronter son père était hors de question actuellement: il utilisait dans le fond la technique de fuite de la famille, ne pas être là où le danger résidait.

Le vieux fou lui avait donné le mot de passe de la gargouille, « pomme d'amour », afin qu'il puisse entrer rapidement dans le bureau directorial. Prudemment, évitant les professeurs, préfets et autre Rusard en chemin, il gagna l'endroit le mieux protégé de Poudlard: le bureau d'Albus Dumbledore.

Franchissant rapidement l'escalier mobile, Draco frappa à la porte, puis entra suite à l'invitation du vieil homme. Le bureau n'avait pas changer depuis sa dernière visite, les portraits des anciens directeurs dormaient – ou faisaient semblant-, seul l'actuel occupant des lieux lui accordait toute son attention, un sourire plaqué sur les lèvres, les eux pétillant de malice.

_ Bonsoir, M. Malefoy. Heureux de voir que vous ayez décidé d'accepter de me parler! Vous prendrez bien une tasse de thé avec quelques gâteaux.

L'élève accepta d'un signe de tête et un plateau chargé se matérialisa entre eux. Dumbledore le servit et approcha l'assiette de cookies de son vis à vis, avant de prendre lui-même une tasse de thé.

_ M'auriez-vous caché quelque chose après l'attaque que vous avez subit plus tôt cette année, M. Malefoy? Demanda le directeur de Poudlard, d'un air extrêmement sérieux, qui mit le Serpentard très mal à l'aise.

« Comment fait-il pour paraître si menaçant avec une simple phrase? » s'interrogea le jeune homme.

_ Sur l'attaque? Je ne crois pas, ce serait plutôt à Potter de répondre à cette question.

« Merlin soit bénit, je ne l'ai pas appelé Harry! »

_ M. Potter est arrivé ensuite d'après ses dires. Le reptile qui vous avait mordu était déjà mort. Donc savez-vous qui , ou quoi, a pu tuer le serpent, et stabiliser votre état avant que M. Potter ne vous porte secours?

Prenant son temps, Draco but tranquillement sa tasse de thé, faisant semblant de réfléchir, poussant le vice en grignotant un gâteau -délicieux soit dit en passant-.

_ J'ignore pour le moment de l'attaque , mais j'ai rencontré un phénix par la suite. Et comme il conservait un de mes bijoux, il y a de grande chance que ce soit lui.

« Par les maléfices de Morgane! Pourquoi lui disait-il tout ça? Le thé ! VERITASERUM ! » s'offusqua-t-il.

_ Rasseyez-vous immédiatement, M. Malefoy ! Et oui, je vous ai donné une goutte de Véritasérum, sinon cette conversation prendrait trop de temps. J n'ai pas besoin de cette potion pour savoir ou comprendre ce qui c'est produit, mais VOUS vous en avez besoin. Parce que si vous n'êtes pas honnête avec vous même, autant que vous retourniez de suite dans votre dortoir! Ordonna Dumbledore, une aura de puissance l'environnant durant ce petit discours.

Grommelant quelques insanités sur les vieux fous autocratiques et dangereux, le Prince des vert et argent se rassit tout de même.

_ Maintenant que vous admettez avoir un lien avec un phénix, nous allons pouvoir vous donner quelques explications. Cependant, avant de m'étendre sur le sujet, que savez-vous de ces créatures?

Gêné,le blond s'aperçut qu'il n'avait toujours pas ouvert le livre où se trouvaient les réponses à la plupart de ses interrogations.

_ Pas grand chose, le plus courant: les larmes, la renaissance ou la téléportation.

_ Très limité, effectivement. Mais ce n'est pas de cet aspect que je souhaite vous entretenir, mais du lien qu'ils peuvent noué avec un partenaire humain.

_ Un lien? Comment ça?

_ Un lien qui unit l'oiseau à l'humain comme quand deux sorciers s'unissent: partage émotionnel, union des pouvoirs ce genre de chose M. Malefoy. La raison de la création du lien est toujours dépendante de la volonté, ou de l'instinct du phénix: il peut avoir déceler une âme extraordinaire à laquelle se lier, ou une personne qu'il souhaite protéger, ou encore guérir. Certains le font pour rompre la solitude qui est souvent la leur.

_ Et comment sait-on qu'un lien a été crée?

_ Le phénix appose un sceau sur le cœur de son élu. Avez-vous une marque sur votre cœur, M. Malefoy?

_ Heu , je ne crois pas!

_ Enlevez votre haut et nous aurons la réponse.

Le Serpentard s'exécuta à contre cœur, non qu'il soit pudique, mais c'était inconvenant de ce montrer ainsi devant n'importe qui. Son torse d'albâtre se révéla dans dans toute la splendeur de son teint de lait, ferme et finement sculpté par le Quidditch. La peau était complètement unie sans trace de la moindre imperfection, provocant une vague tristesse chez Draco: le phénix ne l'avait donc pas considéré comme digne de les unir.

Ne soyez pas déçu, M. Malefoy, la marque n'est pas visible pour les yeux profanes. Les phénix la dissimulent toujours: elle est là pour signaler aux autres phénix que l'humain appartient déjà à l'un d'eux. Fumesec, s'il te plait montre la nous !

Le légendaire ami du directeur s'exécuta: se perchant sur les genoux du blond, il tapa la poitrine du jeune homme pile sur son cœur, ne déchirant pas la peau malgré son bec aussi tranchant qu'un rasoir? Sous le regard des deux hommes, un immense tatouage métallique se dévoila rapidement, recouvrant tout le torse. Un immense phénix s'affichait sur tout le haut du corps du Prince: les ailes, camaïeu de rouge et d'orange, se déployaient sur son poitrail, la tête, magnifiquement couronnée, se nichait juste sous le cou, et la queue flamboyante s'enroulait autour du nombril.

_ Non seulement, ce phénix vous revendique comme sien, mais il possède un pouvoir incroyable pour apposer un sceau aussi puissant et majestueux. Et il vous aime profondément, car les phénix sont des créatures de passions. Je plaints quiconque tenterait de vous séparer. Le lien qui vous unit est le plus fort que j'ai jamais vu, ce qui explique votre départ précipité de la Grande Salle hier soir. Je suppose que vous ne comprenez pas de quoi je parle, n'est-ce pas?

Le blond, toujours saisi par la chaleur que ce sceau suscitait en lui, secoua la tête de gauche à droite.

_ Et bien, devant tout le monde, une immense colonne de flammes vous a entouré M. Potter et vous, et quand elle a explosé, vous aviez disparu tous les deux. Il ne restait qu'un tas de cendre de ce qui avait dû être vous vêtements. Vous souvenez vous de ce qui s'est passé ensuite?

_ Non, je me suis juste réveillé dans la journée, parfaitement reposé, je me sentais, entier ? Comme si, mes blessures étaient guéries!

_ Vos blessures? Vous aviez été blessé?

_ Non, les blessures intérieures.

_ Je vois: le phénix est en train de guérir votre âme et votre cœur. Je suppose que l'énergie de votre passion avec M. Potter hier soir lui à donner le moyen d'intervenir directement par le biais de son sceau. Comment s'appelle votre phénix ? Demanda doucement Dumbledore.

_ Je ….je …..j'ignore son nom, mais je l'appelle Goldensong, …..et.....enfin, il ne semble pas s'en offusqué.

_ Je vous demanderai d'être prudent, M. Malefoy, les phénix sont des créatures de passion. Toutes leurs émotions sont exacerbées : l'amour, la colère, ou la jalousie peuvent prendre d'énormes proportions. S'il montre des signes d'aversion pour quelqu'un, ne jouer pas avec ça: vu votre lien vous en souffririez plus qu'autre chose, il sentira que vous vous moquez de lui et ses flammes qui ne vous atteignent pas actuellement pourraient vous calciner aussitôt. Est-ce bien clair ?

_ Parfaitement.

_ Je tiens à préciser que si vous forcez son intervention, Fumesec m'en avertira et que si vous vous en sortez intact à ce moment là, je doute que ce soit le cas après ce que je vous réserve. Nous comprenons-nous bien ?

Le regard pénétrant du directeur ne présageait rien de bon, seul Grindelwalt avait déjà dû expérimenté une attitude aussi glaciale. C'était bien la première fois qu'Albus Dumbledore lui montrait ouvertement celui que le Mage Noir craignait, comme d'autres craignaient la peste ou le choléras.

Aussi acquiesça-t-il vigoureusement, incapable d'articuler le moindre son, sous la présence du Vainqueur de Grindelwalt, Celui qui mettait en échec Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

OoooOOOoooO

Harry déambulait dans le futur Jardin de l'Automne, errant sans fin dans les méandres des allées, plongé dans ses pensées. Lui qui pensait trouver la paix dans la forêt, n'avait rencontré que doutes et nouvelles questions, comme si « son accident » avec Malefoy ne suffisait plus !

Il n'arrivait plus à ce concentrer sur son jardin, comment voulez-vous faire pousser de ravissantes fleurs, avec un sortilège basé sur ses émotions, qui pour le moment n'étaient qu'un maelström confus. Le pire était sa tentative de faire un arbre: tout ce qu'il avait obtenu c'était un Serpentard blond dénudé et dans une pose lascive. Les trois tentatives suivantes furent encore pires, plus érotiques, plus obscènes, tirées des souvenirs de ce moment indécent, de cet accident délicieux et honteux, de ce terrible instant où.............

_ Potter ?

Un murmure, rendu rauque par une brusque flambée de désir, une voix qu'il craignait d'entendre justement maintenant.

_ Potter? Repris la voix douce et chaleureuse, cette voix qu'il avait découvert ce matin-là, la vois de sa némésis passionnée.

Le brun soupira: il n'allait pas le laisser tranquille, il ne l'avait jamais fait, pourquoi maintenant alors qu'il avait obtenu de lui ce qu'il désirait, le laisserait-il? Il allait enfin pouvoir ce vanter devant tout le monde. Il voyait bien la scène en plein diner, le Prince des Serpents se lever, et sous les rires paillards de ses condisciples, raconter comment il avait défroqué Saint-Potter. Se raidissant à cette future humiliation, il se retourna pour faire face à son adversaire.

_ Que veux-tu Malefoy?

Sa voix charriait tant de glace que quelqu'un de moins habitué, qu'un Rogue, un Malefoy ou une MacGonagall, aurait fini congelé jusqu'à l'été prochain. Le choc fut tout de même rude pour l'héritier au Sang-Pur: certes Harry (« et voilà que je recommence à l'appeler par son prénom, remarque j'en ai le droit maintenant »pensa-t-il) et lui n'avaient pas l'habitude d'être aussi civil, pourtant il s'était vite habitué à leur petite trêve.

_ Te parler Potter! Te parler d'hier soir ! Te parler de ce matin! Repris aimablement le vert et argent.

_ Il n'y a rien à dire ! Un phénomène de feu nous a embringué, a détruit nos affaires et je nous ai mis en sécurité dans le palais de glace. Point à la ligne ! Quant à ce matin, c'est une regrettable erreur, un accident qui ne se reproduira pas. Donc tu n'as rien à craindre ou à espérer.

Draco fut........ébranlé, choqué, effondré, terrifié, perdu. Après ce moment fabuleux, ce moment où ils s'étaient donnés l'un à l'autre, cœurs et âmes, il pensaient pouvoir partager autre chose qu'une profonde adversité. Lui qui était prêt à baisser sa garde, à abandonner son masque, lui qui croyait que le Héros du Monde Magique était l'homme le plus courageux - et le plus stupide, parce que foncer tête baissée contre une armée de cinglés fanatiques aussi dangereux qu'un armement moldu, ne plaidait pas en faveur d'une forme prononcée d'intelligence -, lui qui croyait qu'une personne pourrait le comprendre et l'apprécier pour lui-même, fut terrassé par un sentiment qu'il ne croyait jamais pouvoir posséder: le désespoir.

Mais le Golden Boy ne semblait pas avoir terminer sa tirade assassine, plus blessante que toutes les insultes échangés lors des cinq dernières années entre Gyffondor et Serpentard.

_ De toute, manière je ne suis pas pd, tu as profité que je rêvais d'une fille pour me sauter dessus. Je t'avais déjà dit de ne pas me toucher, mais Monsieur Malefoy voulait être le seul mec à se taper le Survivant ! Hein, ben tu peux être heureux, parce que c'était la dernière fois que tu m'approchais d'aussi prêt. Si tu essaies de me toucher encore une fois, je te montrerai combien j'ai retenu la leçon de ta tante Bellatrix. On finit par apprendre certains trucs finalement en affrontant les dégénérés de Voldemort !

Ça aurait pu être comique d'entendre le Champion de la Lumière le menacer des pires sorts de magie noire, si son ton dur et son rejet ne déchirait pas son cœur en lambeaux.

_ Finis donc les deux derniers jardins et tu seras libre du serment qui t'enchaîne à moi, termina le brun, plus polaire que Lucius Malefoy lors de ses meilleurs jours. Et considère ma dette payée pour avoir couché avec moi!

Draco resta interdit, tant de cruauté, tant de calme arctique, il n'aurait jamais cru que l'attrappeur des rouge et or puisse être plus cruel qu'un Serpentard. Rabaisser cette étreinte passionnée au rang du service de la plus humble des putains de l'allée des Embrumes. Sa baguette se leva d'elle-même, les sorts de son Harry murmurés, le Jardin de l'Automne commença à se former: le Serment Inviolable accomplissait son œuvre tandis que l'ange blond saignait intérieurement, inconscient des actes de son corps.

Sa tristesse faisait naître des érables sanglants, pleurant une hémorragie de feuilles vives, des parterres de champignons funèbres - trompettes morbides, amanites purulentes, cèpes de la Pierre Vivante -, mandragores, saules pleureurs aux larmes de cristal, joncs chantants, et même des rarissimes orchidées des Lamentations - ces fleurs envoûtantes capables d'embrumer l'esprit de leur proies animales ou humaines, par leur parfum de nostalgie et leur musique capable, comme le mythique Joueur de Flûte de Hamelin, d'attirer ses victimes dans leurs racines tueuses -, des Arbres aux Pendus, ces arbres sombres dont les fruits pendants ressemblaient à des cadavres suppliciés. Une rivière aux milles ruisseaux serpentait telle une béante blessure dans la végétation, ses eaux cristallines d'un bleu sombre contrastaient avec les rouges sang, les noirs ébènes et les gris cimetière. Seules les orchidées affichaient quelques or et vert, avant de virer au plus agressif des oranges à la proximité d'une victime. Sous la magie du cœur blessé, les différents chants et musiques des plantes magiques s'harmonisaient dans le célèbre Requiem de Mozart.

Alors que le dernier sortilège franchissait les lèvres exsangues, scellant le dernier enchantement, dans un visage inondé de larmes incontrôlées et incontrôlable, un battement d'aile perturba le calme céleste. Un chaud plumage flamboyant vint essuyer les joues trempées, mouillant la robe de l'homme de ses propres larmes. Le chant mélancolique du légendaire volatile accompagna Draco jusqu'à son dortoir dans les cachots, où il s'endormit vidé par les émotions ravageuses qui massacrait son être.