NdA :je m'attends à de vives réactions pour ce chapitre ! J'espère que vous continuerez à lire l'histoire, même si…. Ceci dit, je n'en croyais pas mes yeux en voyais le nombre de messages qu'a récolté le premier chapitre ! Je suis trop contente ! Merci à tous
Jenni944 : Euh… je sais pas trop… Uqnad à tes questions sur Harry… Je crois que tu n'as pas fini de t'en poser ! mdr
L'ange diablesse : merci beaucoup. J'espère que la suite ne te décevra pas… (j'ai peur….)
Céline : Merci beaucoup. J'espère que tu aimeras la suite…. Sincèrement, j'ai peur de la réaction des lecteurs !… bisous
Midnight licorn : Merci… J'espère ne pas te décevoir
Crystal d'avalon : Euh… et quand Harry est l f de Snape ?
Aziz : Moi, j'aime pas les longs nez… mdr
Gryffondor : Comme toujours, un rapport détaillé ! Merci de prendre la peine de me laisser de tels messages
Je crois que Harry n'est pas au bout de ses peines, le pauvre ! (hihihi) Sev non plus, d'ailleurs… Merci pour ton message et gros bisous
Nakuru Akisawa : ' merciiii ! Je pense poster à peu pr ès toutes les deux semaines
Surimigirl : Tu n'as pas fini d'être choquée, très cher….
Nepheria : A vos ordres, capitaine !
Kibkoto : Merci de me pardonner mon manque d'originalité… J'espère que tu te remettras de ce chapitre… Les persos sont tous sous le choc, en tout cas
Lilix28 : merci
Luna46 : euh… merci ! je compte poster un nouveau chapitre à peu près toutes les deux semaines. Bisous
Ayuluna : Il faut remédier à la rareté des father/son, tu as raisons ( mais cette fic présente un gros inconvénient de ce côté, tu verras…). C'est vrai que « A father's sin » est excellente.. J'aime aussi Web of lies, c'est mignon, même si c'est pas vraiment un sévéritus…
Acide Sulfurique
Chapitre 2 : Rébécca
Après avoir stupéfixé une girafe, un morse et une mini-baleine, Séverus Snape entra dans la chambre de Harry Potter. Le garçon, il le constata avec soulagement, avait toujours la même apparence : il était le vivant portrait de James Potter. Ses lèvres se retroussèrent avec dégoût tandis que le gryffondor se retournait vers lui. Il remarqua qu'il tenait à la main une lettre similaire à celle qu'il avait lue et sentit une vague de colère le submerger. Quelle blague stupide ! Si jamais il en trouvait les auteurs... Sans prêter attention à Dumbledore qui venait d'entrer à sa suite dans la pièce, il s'approcha du gryffondor et tendit la main :
-Donnez-moi cette bêtise, Potter !
-Non ! protesta le garçon en se tournant vers Dumbledore. Professeur, je...
-Donnez-moi ça, grogna Snape, interrompant l'adolescent.
-Jamais !
Avant que Harry ait eu le temps de réagir, le professeur de potion lui avait arraché la lettre et la lisait. Quelques minutes plus tard, il se tourna vers Dumbledore :
-Un ramassis d'inepties !
Celui-ci, qui semblait pétrifié, lui fit signe de se retourner.
°°°°°°°°°°
Au moment où Snape lui prenait la lettre, Harry sentit une vague de froid s'abattre sur lui, le faisant frissonner des pieds à la tête. Il ferma les yeux, espérant que ce n'était que l'effet d'un courant d'air. Pour se réchauffer, il serra les bras autour de sa poitrine. C'est à ce moment qu'il ouvrit les yeux. Que ? Lentement, très lentement, il baissa les yeux et se retrouva face à deux rondeurs anormales. Que faisaient des seins sur son torse ? Ils devaient être faux… Lentement, il leva une main, petite et fine, et la posa sur le truc rond de gauche avant de l'éloigner précipitamment : ce truc n'était pas une illusion ! Il avait bel et bien une poitrine ! Déglutissant péniblement, il leva les yeux vers Dumbledore qui le fixait bouche bée. Harry ouvrit la bouche pour demander ce qui se passait, mais il ne parvint pas à parler. A ce moment, Snape se retourna vers le directeur et celui-ci lui indiqua de se retourner. Dans un tourbillon de tissu noir, le professeur s'exécuta et se figea en l'apercevant.
°°°°°°°°°°
Harry s'était laissé emporter sans protester par les deux professeurs. En fait, il n'avait pas prononcé un seul mot, pas plus que les deux adultes. Il avait l'impression de nager dans l'irréel : il devait être en train de rêver… Il jetait de temps en tant un coup d'œil à sa poitrine et la touchait pour retirer sa main avec un frisson d'horreur dès qu'il sentait qu'elle était bien réelle. A présent, il était assis dans le bureau du directeur et celui-ci lui parlait, mais il ne parvenait pas à saisir ce que lui disait le sorcier. Une seule idée lui traversait le cerveau et revenait en boucle : « ce n'est pas possible, pas possible, pas possible, je n'ai pas de poitrine, seules les filles en ont, c'est pas possible… »
-Harry ? Harry ? appela le directeur avec inquiétude. Harry, tu m'entends ?
Snape, qui, jusque là, n'avait rien dit n'y fait, se contentant de fixer Potter avec horreur et répugnance, se décida à intervenir.
-Potter ! Réveillez-vous !
L'adolescent sursauta et sembla remarquer le directeur qui le fixait avec inquiétude.
-Harry ? Comment te sens-tu ?
L'adolescent ouvrit la bouche et chercha quelque chose d'intelligent à dire, mais ne trouva rien. Son cerveau semblait fonctionner au ralenti.
-Professeur, j'ai…
Il s'arrêta subitement en porta la main à sa gorge, tentant d'ignorer le fait que son avant-bras reposait sur l'une des choses rondes qui se trouvaient à présent sur sa poitrine : qu'était-il arrivé à sa voix ? Elle était devenue bien plus aiguë, comme celle d'une fille. Il déglutit péniblement.
-J'ai une poitrine… et une voix de fille ! Que s'est-il passé ?
-D'après une lettre que j'ai reçu, tu n'aurais fait que retrouver ton apparence normale, Harry.
-Mais je suis un garçon !
Le directeur lui lança un regard désolé puis fit apparaître un grand miroir dans le fond de la pièce.
-Je crois que tu devrais te regarder, mon enfant.
Harry se leva comme un zombie et vint se placer devant la glace. Une jeune fille le regardait, bouche bée, les yeux exhorbités de surprise. Lui-même avait la bouche ouverte et la referma. La jeune fille fit de même. Il cligna des yeux et elle l'imita à nouveau. Il finit par se pincer. Comme il avait bel et bien mal et que la jeune fille dans le miroir l'imitait, il dut se rendre à l'évidence : cette inconnue n'était autre son reflet. Il passa une main incrédule dans ses longs cheveux ondulés et roux, en prenant une mèche et la mettant devant ses yeux. Puis il observa son visage. Ses traits étaient fins et indéniablement féminins. Son teint était très pâle, lui rappelant péniblement Snape, comme le faisaient ses yeux d'un noir profond, bordé par de longs cils sombres et le dessin de ses sourcils. Son nez était assez petit et droit. Il passa un doigt incrédule sur ses lèvres. Il avait une grande bouche bien dessinée aux lèvres roses. Baissant un peu le regard, il vit à nouveau les deux énormes choses qui s'étaient greffées sur son torse. Il ferma un instant les yeux puis les rouvrit. Elles étaient toujours là. Il s'efforça à les regarder de façon objective et dut avouer que, en fait, elles n'étaient pas si grosses. En fait, ces choses étaient de taille moyenne… Le reste de son corps était caché par ses vêtements trop larges (encore de vieux haillons de son cousin) et il en remercia le ciel : il n'était pas certain de pouvoir en supporter plus. Il remarqua tout de même qu'il avait un peu grandi et semblait avoir minci. Tentant de garder son calme (alors qu'il n'avait qu'une envie, hurler de terreur ou d'horreur et s'enfuir en courant), il revint s'asseoir devant le bureau du directeur, sous le regard bienveillant du vieil homme et en ignorant le regard assassin du professeur de potion.
-C'est impossible, professeur ! Je ne peux pas être cette… cette fille !
-Je crois que tu as reçu une lettre aujourd'hui, Harry.
La jeune fille hocha la tête.
-J'ai moi-même reçu une lettre provenant de ta mère.
Snape intervint :
-C'est certainement un faux, Albus ! Il n'y a pas d'autre possibilité.
Le directeur, d'un signe de la main, fit taire le sorcier.
-Tout me porte à croire que cette lettre à bel et bien été écrite par Lily Potter, mais je vais bien entendu faire les vérifications nécessaires. Toutefois, si cette lettre dit vrai, ce qui me semble plus que probable, ceci est ta vraie apparence, celle que Lily a dissimulée sous des sorts complexes bien avant ta naissance. Je ne pense pas qu'elle ait jamais su que tu étais une fille et elle a certainement jeté des sorts destinés à te donner l'apparence d'un fils de James (le professeur de potion laissa échapper un grognement sourd), ce qui a caché ton véritable sexe. Comprends-tu ?
Harry n'était pas trop certain d'avoir tout compris mais hocha tout de même la tête. Il réfléchirait à tout cela plus tard.
-La deuxième chose qu'implique cette lettre est que tu sois le fils de Severus.
Du coin de l'œil, il vit Snape prendre une mine écœurée et se renfoncer dans son fauteuil, ne disant néanmoins rien, certainement à cause de la présence du directeur.
-Evidemment, il est possible que tout ceci ne soit qu'une farce d'une personne ayant un sens de l'humour assez particulier. Pendant que tu découvrais ta nouvelle apparence, j'ai déjà lancé plusieurs sorts pour vérifier que celle-ci n'est pas due à un sort de déguisement ou de camouflage. Il n'en est rien. Je vais encore faire quelques recherches pour vérifier qu'un sort plus complexe n'a pas été utilisé, mais, à priori, ceci est ta vraie apparence et tu vas devoir apprendre à vivre avec elle.
-Ne pourriez-vous pas me lancer un sort pour que je retrouve mon apparence ? demanda l'adolescente d'une voix basse.
-Il n'est jamais bon de vivre dans le mensonge, Harry… Tu ne peux pas vivre sous l'apparence d'un garçon si tu es réellement une fille. Imagine par exemple les complications que cela créerait dans ta vie amoureuse…
La jeune fille hocha la tête après un moment de réflexion. Le directeur avait raison. C'est ce que lui disait la partie de son cerveau qui fonctionnait de manière rationnelle. Le reste de son cerveau lui criait qu'il voulait redevenir Harry Potter, peu importe ce que pourraient être les obstacles à venir. Et surtout, surtout, il ne voulait pas être le fils de Snape.
-Potter a raison, Albus ! protesta Snape, à la grande surprise de Harry. Il ne peut absolument pas rester ainsi !
-Et pourquoi ?
-Que va-t-il se passer lorsque le monde sorcier apprendra ce qui s'est passé ?
-Le monde sorcier n'a pas besoin de savoir, Severus.
-Quoi ? s'étrangla le professeur.
-Je crains que Harry Potter n'ait subitement fait une fugue et ne soit introuvable. A ce propos,… Dobby !
L'elfe de maison apparut au pied du directeur.
-Monsieur Dumbledore a appelé Dobby, monsieur ?
-Oui, Dobby. Je voudrais que tu ailles chez Harry Potter et que tu m'apportes ses affaires.
Les yeux de l'elfe s'ouvrirent démesurément et il disparut dans un 'plop' sonore pour réapparaître presque aussitôt avec la valise de Harry et la cage de Hedwige.
-Voilà, monsieur Dumbledore. Mais monsieur Harry Potter n'était pas là, monsieur !
-Je sais, Dobby, c'est normal. A présent, je voudrais que tu me promettes de ne parler de ceci à personne. A personne, tu entends ?
L'elfe de maison prit un air offensé.
-Dobby est un bon elfe de maison, monsieur ! Dobby sait garder les secrets de ses maîtres, monsieur !
Le directeur lui sourit et l'elfe s'apaisa.
-Excuse-moi, Dobby, je ne voulais pas t'offenser ! Je te remercie de ton aide.
Avec une dernière courbette, l'elfe disparut et le directeur se retourna vers les deux autres occupants de la pièce.
-Voilà un détail réglé !
-Vous avez perdu la tête, Albus ! siffla Snape. Vous ne pouvez pas décemment cacher Potter !
-Je ne peux également pas lui rendre son ancienne apparence, Séverus, expliqua le directeur d'une voix basse dans laquelle pointait une note d'exaspération, alors cessez de vous conduire en enfant !
Se levant, il s'approcha de la cage d'Hedwige, l'ouvrit et prit l'oiseau avant de se retourner vers Harry.
-Je suppose que tu comprends que tu ne peux pas garder ta chouette, Harry. Elle est bien trop facile à reconnaître.
Harry, qui tentait toujours de réaliser ce qui lui arrivait, hocha péniblement la tête.
-Je pense que la meilleure solution serait de l'envoyer chez les Weasley. Je suis certain qu'ils s'occuperaient bien d'elle. Le plus tôt sera le mieux.
L'ancien garçon leva un regard incertain vers le directeur qui lui fit un petit sourire rassurant. Harry se tourna vers Hedwige qui lui jetait des regards perplexes et lui parla à voix basse, en essayant de son mieux de ne pas laisser le timbre de sa voix (devenu féminin…) le déconcentrer.
-Hedwige ? Tu me reconnais ? C'est moi, Harry !
L'oiseau pencha la tête de côté et sembla l'observer un moment avant de hululer doucement et de venir se percher sur son épaule. Pour la première fois depuis sa transformation, Harry sourit en caressant doucement les plumes de sa chouette. Snape, qui avait observé la scène avec mépris, détourna brusquement les yeux. Ce sourire… Lorsqu'il se fut repris, l'oiseau s'envolait déjà par la fenêtre et la jeune fille le regardait s'éloigner avec tristesse.
-Quelle scène émouvante, ironisa-t-il.
Harry l'ignora et revint s'asseoir à sa place.
-Et à présent, professeur ? demanda-t-il à Dumbledore.
-A présent ? répéta le directeur. Je pense qu'il est temps de s'occuper de votre identité, miss Snape. Il faudrait tout d'abord que vous ayez un prénom… Severus ? Je pense que c'est à vous de choisir !
Le professeur de potion envoya un regard noir au vieil homme avant de siffler entre ses dents :
-IL N'EN EST PAS QUESTION, ALBUS ! Je refuse de jouer le rôle du père de Potter !
-Quoi ? sursauta Harry. Vous ne pouvez pas sérieusement envisager de m'obliger à jouer le rôle de la fille de Snape !
Dumbledore les contempla avec sérieux avant de répondre :
-Je ne vous demande pas de jouer un rôle, je vous demande d'être ce que vous êtes vraiment : un père et sa fille.
-Je refuse de croire les élucubrations de cette lettre, Albus ! JE. NE. SUIS. PAS. LE. PERE. DE. POTTER !
-Jusqu'à preuve du contraire, vous êtes bel et bien le père de Harry, Severus !
Harry aurait également eu des protestations à faire entendre, mais la mine du directeur l'en dissuada.
-Si vous refusez vraiment de lui rendre son apparence pour une simple raison de sexe, il suffit de remplacer les traits que Potter a hérité de moi par ceux de quelqu'un d'autre, Albus.
Harry hocha vivement la tête, marquant son approbation : tout plutôt qu'être la fille de Snape.
-C'est impossible, Severus. J'ai tenté de rendre à Harry son ancienne apparence lorsqu'il se regardait dans la glace et je n'en suis pas capable.
-Que voulez-vous dire ?
-Un sort empêche qu'on change son apparence.
Snape ne trouva apparemment plus rien à dire, ferma la bouche en se rencogna dans son fauteuil, jetant de temps à autre un regard noir à Harry, comme s'il était le responsable de la situation.
-Je pense donc, continua Albus, qu'il faut que vous choisissiez le prénom de votre fille.
Après divers bougonnements, le professeur finit par lâcher quelque chose d'indistinct.
-Pardon ? Je n'ai pas compris, Severus.
-Rébécca.
-Rébécca. C'est joli ! Qu'en penses-tu ? demanda le directeur en se tournant vers la jeune fille qui haussa les épaules. Très bien ! A présent, je vous suggère d'emmener votre fille dans vos appartements, Severus. J'y ai ajouté une chambre à son attention.
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Dumbledore regarda les deux Snape s'éloigner avec appréhension, sachant que les jours à venir seraient pénibles, spécialement pour Ha… Rébécca. Le feu dans sa cheminée s'intensifia tout à coup et une tête apparut dans l'âtre.
-Molly ? Que se passe-t-il ? demanda le directeur.
-Une attaque, Albus, il y a un quart d'heure ! En plein Chemin de Traverse !
-Des victimes ?
-Trois. Un enfant de six ans tué, Ollivander gravement blessé et Maugrey Fol-Œil est dans le coma
-Que lui est-il arrivé ?
-Six mangemorts se sont attaqués à lui en même temps. Le temps que le reste de l'Ordre vienne à son secours, il avait déjà perdu connaissance. C'est une chance qu'ils n'aient pas employé d'avada kédavra !
-Et Ollivander ?
-On ne sait pas encore s'il survivra. Ses neveux vont s'occuper de sa boutique en attendant.
Dumbledore poussa un soupir avant de s'asseoir à son bureau et de demander avec lassitude :
-Autre chose à me signaler ?
Molly sembla hésiter un instant avant de répondre.
-C'est sans doute sans importance, mais la chouette de Harry vient d'arriver au Terrier. Elle ne transportait rien et refuse de retourner chez les Dursley.
Dumbledore fronça les sourcils.
-J'irai à Privet Drive demain matin. Il faut d'abord que je m'occupe des conséquences de l'attaque du Chemin de Traverse. Merci, Molly.
-Au revoir, Albus.
