Aaah de retour! Oui désolée mais le rythme de publication ces prochains mois risque d'être très, trèèès lent. La preuve j'écris plus, pas le temps. je dessine tout le temps tout le temps alors bah voilà ^^' J'essaye juste de me rattraper un peu, quand même avec ce petit chapitre, même si c'est pas le truc le plus attendu. Boah, désolée, j'ai que ça en réserve.
Amusez vous bien quand même :x
Chapitre 2 : Invitation
Une nouvelle engueulade. Ca devenait tellement fréquent qu'il ne se rappelait même plus de quand ça avait commencé. Rui avait même l'impression que ces disputes avaient toujours eu lieu au sein de leur couple.
Alors le sujet, maintenant, importait peu… mais aujourd'hui il arrivait à être pourtant intéressant.
« Je croyais t'avoir dis de le foutre dehors !
- Le mot exact serait peut-être plus « ordonné », tu sais.
- Où est la différence ? Il n'a rien à faire chez nous ! »
Megumi avait eu du mal à accepter qu'un étranger dorme chez eux, beaucoup de mal. Et elle avait d'ailleurs envoyé son compagnon dormir sur le canapé, ainsi que son invité. Le caméléon avait installé un futon à la va-vite et avait laissé le confortable meuble à Marco, s'enroulant dans un sac de couchage de secours pendant qu'il lui laissait une couette de rechange. Privilège d'invité après tout.
Mais le métis n'avait plus su où se mettre ce soir là.
« Ecoute Rui c'est… très aimable mais je vais rentrer, tu sais…
- Laisse tomber tes jérémiades, t'es même pas en état pour marcher. Tu restes ici. »
Ce n'était pas la stricte vérité. Rui voulait juste qu'il reste ici, avec lui. C'était étrange, d'accord, mais au moins, comme ça, il avait pu l'observer pendant son sommeil, tout en se plongeant dans ses pensées.
Et celle qui revenait le plus souvent c'était qu'il trouvait Marco beau. Quand il l'avait soigné déjà, il l'avait constaté, détaillant son corps dans le moindre détail –enfin sauf cette partie sûrement très intéressante qu'il avait laissé sous ce fichu boxer…- et son visage assoupi. Fin et racé. Voilà les deux mots qui lui semblaient les plus appropriés pour le décrire.
Et cette nuit là, il s'était permis d'être un peu plus audacieux que la fois précédente, effleurant ses joues du bout des doigts, descendant sur sa gorge et sur son torse dénudé, suivant les contours de ses pectoraux fort bien dessinés. Et s'était immédiatement arrêté quand l'endormi avait doucement gémit dans son sommeil, avant de se retourner sur le canapé.
Megumi l'avait prévenu. Tant qu'il resterait là, ils dormiraient tous les deux dans le salon, et qu'importe ce qu'il pourrait dire. Son dragon de copine ne semblait pas prendre conscience de l'ampleur du danger auquel elle s'exposait en lui ordonnant cela.
Un danger qui dura une semaine entière.
Au milieu de la nuit, perdu dans sa contemplation maintenant quotidienne, il avait finalement osé. D'abord un effleurement de ces lèvres qui l'attiraient tant du bout des doigts, puis de sa propre bouche, timidement, craignant son éveil d'un moment à un autre. Pas de réaction notable, alors il pris un peu plus possession de cet endroit, glissant sa langue entre, comme pour en quémander l'accès. Il jouait à mordiller doucement, ou lécher tendrement ces lèvres, quand il remarqua enfin les deux éclats bleu cobalt rivés sur lui.
Rui recula brusquement et Marco se releva sur un coude, articulant d'une voix apparemment parfaitement réveillée.
« Tu vas faire ça encore longtemps ? Si tu as envie tu peux essayer autre chose que de profiter de mon sommeil à chaque fois, non ? »
Alors il savait ? Le caméléon n'avait pas eu aussi honte de toute sa vie et s'empourpra, heureusement masqué par l'obscurité de la pièce.
Une main lui effleura l'épaule et un murmure caressant lui parvint.
« Viens, n'ai pas peur. »
Guidée par cette voix basse, il attrapa ce poignet tendu vers lui et l'embrassa doucement, comme une allégeance, avant de rejoindre le métis qui s'était assis sur le canapé.
Une langue joueuse passa sur ses lèvres, et ils entamèrent un baiser fougueux, ardent, basculant sur les coussins. Sans retenue aucune, Rui explora dans le noir le corps sous lui de ses paumes, comme un aveugle cherchant ses repères, et rencontra enfin cet obstacle qu'il avait maudit la semaine passée. Cette barrière de tissu superflue, qu'il s'attela de suite à défaire.
Mais les mains de Marco lui enserrèrent les poignets, les remontant sur son torse avec un petit claquement de langue désapprobateur.
« Ne sois pas si pressé, tu veux ? Je veux prendre tout mon temps pour te faire découvrir ça. »
C'était vrai, il ne connaissait pas encore bien de quelle façon il pouvait faire ça avec… un autre homme. Un baiser chaste papillonna sur ses lèvres et il devina que le blessé souriait.
« Je vais t'apprendre, alors ne t'impatiente pas. »
Ce murmure, empli de promesses, le fit littéralement fondre. Leurs deux corps quasi-nus qui se frôlaient, s'explorer, se tentaient… Ca lui mettait les sens à vif. Les doigts de Marco saisirent délicatement son membre tendu à travers le tissu de son pyjama, et il perçut un petit rire appréciateur. Un nouveau baiser, qui les laissa haletant.
Puis un bruit bien trop suspect pour que les deux adolescents n'en tiennent pas compte. Chacun regagna promptement sa couche, rabattant couette et sac de couchage sur eux, comme si rien ne s'était passé.
La lumière s'alluma sur une Mégumi à l'air un peu ennuyé.
« Désolée… mais je… Rui… viens dormir avec moi s'il te plaît, je suis désolée… Ca fait une semaine que je t'oblige à dormir là et je… je m'en veux tu sais. »
Calmer son afflux sanguin, rapidement. Parler, voilà, lui parler pour que le sang reflue plus vite.
« C'est rien Mégu… il se redressa, gardant sa literie épaisse sur ses hanches, le temps que les preuves disparaissent pour de bon. J'arrive, laisse-moi juste le temps de ranger ça. »
La jolie jeune femme acquiesça avec un sourire d'excuse et s'en retourna dans la chambre, pour patienter.
Marco le regarda, narquois.
« J'arrive, hein ?
- Je suis… désolé… Oublie.
- Oublier ? Avec cette passion dans tes gestes ? Ah ! Plutôt mourir oui ! Rejoint ta petite amie et fait juste en sorte qu'elle te remette ici demain soir. Et là on pourra aller jusqu'au bout. »
Le caméléon eut un petit sourire, et rejoignit Megumi malgré tout, sous l'œil curieux de son invité. Marco attendait de savoir si la fidélité était réellement ce qui retenait ce beau brun.
Il n'empêchait que l'excitation du moment en elle-même, n'était pas retombée pour autant, et Rui eut toutes les peines du monde à ne pas sauter sur sa copine par dépit.
Le seul problème était que depuis bien, longtemps il ne la désirait plus vraiment, et que si il cédait, il allait sûrement faire une énorme bourde.
Prononcer le nom d'un autre par exemple, serait tout à fait le genre d'exemple potentiellement réalisable…
**
Et voilà. Une prise de tête de plus. Un quelque chose de totalement dérisoire, sur la vaisselle ou le déjeuner, il ne savait plus trop. Ca n'avait jamais vraiment d'importance de toutes façons, et ça dérapait vite.
Mégumi avait cédé pour une fois, enfilant son manteau pour faire un tour. Pas de durée précisée, mais Rui savait qu'elle ne se calmerait pas de sitôt.
Une aubaine pour eux. Une erreur fatale pour elle.
Marco lui avait lancé un regard éloquent et un sourire en coin. Mais le caméléon avait secoué la tête.
« Profiter de son absence ce serait… bas. Et puis je n'ai pas envie de la tromper malgré nos… tensions actuelles.
- Oh ? Du genre fidèle ? Ou c'est juste un mauvais prétexte ?
- Marco, hier c'était juste…
- Juste quoi ? Une passade ? Une pulsion ? Ta copine qui te frustre ? Ne mens pas, Rui. »
Le métis s'approcha de lui, glissant une main sous son tee-shirt.
« Tu en as autant envie que moi. Rien ne te retiens à part ta mauvaise foi. »
Ce contact électrisant de ses doigts courant sur son ventre, sous le tissu… Ce souffle chaud contre ses lèvres… Son invité ne semblait plus qu'attendre le moment où il abdiquerait, avant de prendre possession de ses lèvres et de son corps tout entier.
Il suffisait d'un simple « oui »…
Un simple oui qu'il faillit accorder lorsque la porte se rouvrit sur sa belle petite amie. Ils se séparèrent juste à temps pour que ça ne paraisse pas suspect, et Marco boita jusqu'à elle pour l'aider à porter les sacs qu'elle rapportait des courses qu'elle avait fait pour se vider la tête.
Un sourire d'excuse de la part du quaterback quand elle le repoussa sèchement et elle passa à côté de Rui sans un mot ni regard.
Marco lui lança un coup d'œil moqueur.
Le caméléon saisit vite le message.
La prochaine fois, le choix serait extrêmement simple, sans faute.
