Hello ! Me revoilà ! Eh oui, je ne vais pas vous laisser les mains vides, ce serait cruel ! Donc, pour l'occasion je vous offre deux chapitres, tout beau tout neuf, pas spécialement d'action, mais avec de l'humour et du suspens, enfin je l'espère. Vous me direz ce que vous en pensez ! Merci à Nadège (qui je suppose va encore enrager, oui c'est mon petit plaisir sadique), Coralie (toujours fidèle au poste), et Cathyouchka une nouvelle arrivante de la Lorraine et une nouvelle fan du Docteur ! Génial ! Brillant ! Molto Bene ! Belissimo !
Bonne lecture !
Une semaine auparavant…
Diable ! Sacrebleu ! Barachkaïa ! Oh douce torture… comme il aimerait la toucher, l'effleurer du bout des doigts, déguster sa chair fraîche et parfumée, la dévorer toute entière, se nourrir de sa vie. Oui, aspirer avec délectation son énergie sensuelle, abuser d'elle au point de l'entendre gémir sous le supplice d'une langueur inassouvie.
Oh ciel, elle courait ! Elle courait si vite… En retard ? Où diable allait-elle ? A quoi pensait-elle ? Qu'éprouvait–elle ? Peur ? Doute ? Affolement ? Comment réagirait-elle si… ?
Il voulait savoir, il voulait tout savoir d'elle. Mmhhh… délicieuse odeur de camomille, cheveux brun foncés, yeux noisettes, il s'enivrait de la voir gesticuler ainsi, vive et pleine de ressources. Peut-être pouvait-il s'approcher ? Oui, peut-être que celle-ci ne le fuirait pas… Là tout doux, avec un large sourire… elle semblait perdue… nouvelle dans l'établissement peut-être ? ou tout simplement trop naïve pour ressentir le danger mortel qui suivait l'ombre de ses pas ?
- Bonjour !
- Ah ! s'écria-t-elle choquée.
Elle se ressaisit, secouant la tête et levant les yeux devant sa propre bêtise, puis sourit :
- Bonjour.
- Tu cherches quelque chose ?
- Je… Oui, en vérité je suis un peu déboussolée, expliqua-t-elle un tantinet essoufflée en jetant de bref coups d'œil dans les couloirs déserts.
- Normal, cette université est très grande. Je peux t'aider peut-être ?
- Oui, ce serait gentil, je suis en retard à mon cours d'histoire… Je ne retrouve plus la salle. Stupide, non ?
- Pas du tout. Suis moi, je vais te montrer le chemin. Quel est ton nom ?
- Catherine Granger. Et toi ?
BIP ! BIP ! BIP ! BIP ! BIP !
Le réveil ne cessait de hurler, résonna dans la pièce, intransigeant sommateur de travail et tortionnaire numéro un selon le jugement un peu trop subjectif de Kate Wilson.
La jeune femme grogna une série d'injures, ses doigts traînant en aveugle sur les divers boutons de l'appareil au ronronnement strident. Elle lâcha un pénible bâillement -un de ceux qui vous décrochent la mâchoire-, puis, agacée par le bruit infernal, incapable de retrouver ce fichu bouton, elle tira d'un coup sec sur la prise reliée au secteur. Les chiffres rouge sang disparurent de l'afficheur et la sonnerie cessa brusquement.
- Toujours aussi douce, se moqua l'homme amusé.
Kate soupira et retira les couvertures, prête à se lever. Toutefois, son compagnon eu l'idée impromptue de la retenir dans son élan et de l'attirer contre son torse, bien au chaud sous la couette.
- Reste, souffla-t-il d'une voix suave en baisant sa nuque.
- Non, marmonna Kate réticente, j'ai beaucoup trop de travail… je vais être en retard !
- Tu n'as qu'à sécher…
La jeune femme sourit, puis mima l'outrée, les poings sur les hanches :
- Voyons, voyons Docteur, cette attitude n'est pas digne de vous !
Ils se sourirent mutuellement, puis elle se rapprocha de lui avec appétence pour l'embrasser langoureusement. Toutefois, tandis que cet échange fructueux gagnait en intensité et en ardeur, la jeune femme s'évada du lit, disparaissant encore de sa vie pour un temps indéterminé, prête pour l'aventure que lui réservait cette nouvelle journée.
- Allons ! Allons ! Un peu de silence s'il vous plaît ! gronda le professeur en déposant son long par-dessus sur un portemanteau prévu à cet effet. Très bien, commençons. Ouvrez vos livres page…
Kate s'engouffra dans la salle de cours, les joues rougies par le sprint qu'elle venait de réaliser, essoufflée et décoiffée… bref la risée de toute la classe. Elle ne comprenait pas pourquoi M. Fletcher avait déplacé leur groupe dans une petite salle telle que celle-ci tandis qu'ils avaient normalement cours dans l'amphi à l'autre bout du bâtiment.
- Mademoiselle Wilson, vous êtes en retard !
- Désolée, je ne savais pas qu'on avait changé de…
Elle se stoppa soudainement, reconnaissant la voix un peu trop familière de cet individu jouant les profs agrégés. Une chose était certaine : il ne s'agissait en aucun de M. Fletcher. Elle écarquilla les yeux en l'apercevant, incapable d'articuler quoique ce soit, abasourdie par cet homme au costume marron, aux converses rouges, portant une paire de lunettes à monture noire, la trentaine, les cheveux en bataille et figés par du gel fixation extrême, grand et svelte, les yeux rieurs –quoi qu'un peu cinglés on devait l'admettre- le tout illuminé par un sourire radieux qui faisait fondre les deux premiers rangs féminins.
- Doc…
- John Smith, l'interrompit-il avec un clin d'œil. Votre nouveau professeur de philosophie.
