Hello everybody ! Me revoilà après quinze jours d'absence ! Non, je ne vous aurais pas abandonné… enfin tout dépend de l'italien et de l'anglais –je me comprends, mais je ne peux pas vous expliquez, ce serait trop long-. Enfin bref. Je viens juste de taper la suite à la va vite, car je sais que vous avez attendu un bout de temps pour la lire et que je ne souhaitais pas vous faire patienter davantage… donc voilà voilou. Merci BEAUCOUP pour toutes ces reviews, ça fait chaud au cœur ! D'ailleurs, un petit salut à chacun(e) d'entre vous :

Bienvenue à Tinoue, une autre fan de Kate Wilson (la fin de prémonition trouvera son sens véritable dans six ou huit fics, donc on a encore le temps^^).

Merci à Cathyoucka aussi (tu verras à la fin de cette fic que ce n'est pas si difficile d'épouser un Docteur )

Hello Firefox ! Tu as bien raison, c'est Peter Carlisle l'inspecteur de Blackpool. J'aime bien les clins d'œil pour les autres séries. Ravie en tout cas que ce début te plaise !

Shykeiro, ne t'inquiète pas, il y a toujours une bonne explication planquée derrière mes histoires loufoques (c'est mon challenge de trouver une logique à tout ce qui est complètement illogique)

Merci aussi à My-Doctor-Who, Coralie, Dusto'Ash qui sont toujours au rendez-vous ! Je vais me dépêcher de finir pour vous mettre la suite plus rapidement .

Bon j'ai fais le tour de tour le monde, je crois… Bah oui, normal, après une absence aussi longue je vous devais bien ça !^^

Et… non, attendez j'ai encore un truc à dire :

MERCI A NADEGE D'AVOIR OVERBOOKE MA BOITE MAIL PENDANT QUINZE JOURS ET QUI M'A LAISSE DES MESSAGES TOUS PLUS FUNNY LES UNS QUE LES AUTRES !!!! J'ai bien rigolé après cinq heures d'avion, tu peux me croire !

MUCHAS GRACIAS, THANKS, DANKE, GRACIE, CHOUKRANE, DA VAIL, MERCI…

Et… Bonne lecture !

- Bonjour ! Vous êtes nouveau ici, pas vrai ?

Le Docteur sursauta et se retourna vers l'inconnue venue l'aborder, pour une découvrir une femme de petite taille, potelée mais habillée avec classe, les cheveux courts et bouclés maintenus par un serre-tête noir, portant aux doigts d'épaisses bagues en or massif de même qu'un plateau de cantine copieusement rempli.

- Et bien… ma foi, oui. Pourquoi ? répliqua-t-il poliment non sans un sourire tout ce qu'il y a de plus sympathique.

- La salade, expliqua-t-elle malicieuse.

- Quoi ? s'éberlua-t-il perdu.

- Vous prenez de la salade.

- Et alors ? Serait-ce interdit par le règlement ?

- Non, bien sûr que non, pouffa l'autre amusée. Mais il s'agit là du meilleur moyen pour être frappé d'une intoxication alimentaire.

- Quoi ?

- Et oui… Entre les branches de sapin qui traînent entre deux feuilles, les asticots qui dégustent les épices, et les araignées noyées dans la vinaigrette… vous pouvez être sûr que demain sera une dure journée penchée au dessus de la cuvette des toilettes.

Le Docteur la dévisagea, stupéfait, puis jugea le petit bol de verdure qui ornait son plateau. Après cinq longues secondes d'hésitation, il décida enfin de suivre son conseil et reposa la laitue sur le présentoir, optant alors pour une assiette de jambon assortie de cornichons.

- Merci pour l'information, conclut-il finalement. A qui ai-je l'honneur ?

- Nathalie Newick. Responsable de la gérance administrative de l'école, se présenta-t-elle en lui tendant la main.

Le Docteur sourit et lui rendit sa poigne –une poigne de fer, nota-t-il au passage- avant de réaliser un tant soit plus subtil et rusé :

- Si je comprends bien, c'est donc vous qui m'avez choisi en tant que remplaçant pour le cours de philosophie des élèves de deuxième année.

- Exact.

- Pourquoi ? s'enquit-il alors suspicieux.

Le sourire de Nathalie s'effaça l'instant de quelques dixièmes de secondes, comme confrontée à une réalité nettement moins enthousiaste, gravissime même. En effet, si elle avait mis un doigt d'honneur à choisir un CV convenable à ses propres projets personnels, ce n'était pas sans raison. Elle changea toutefois de sujet, avec une habilité digne des hautes sphères de cet état, saupoudrant leur relation tout juste tissée avec une complicité toute particulière :

- Vous mangez seul ?

Le Docteur plissa les yeux, loin d'être dupe, et se prêta au jeu :

- En effet, oui.

- Plus maintenant, suivez-moi.

Elle l'entraîna dans la salle réservée à la restauration des professeurs, qui -contrairement aux élèves- bénéficiaient de vin, de pain frais, de tables propres et nettoyées, ainsi que d'étagères où ils pouvaient entreposer leur plateau sans se donner la peine de débarrasser. Un grand lux…

Le Docteur talonnait Newick, prenant toutefois la peine de noter le maximum de détail sur les autres employés ci-présents –la plupart étant d'honnêtes professeurs fatigués de leur vingt heures de cours par semaine-. Quelques uns leurs décochèrent un signe de tête en guise de salutation, mais tous restèrent plus ou moins en retrait à la vue de ce nouvel élément dans leurs rangs.

Le Docteur soupira. Son intégration dans cette université se montrait plus difficile qu'il n'y paraissait. Heureusement pour lui que Newick sauvait les apparences. Ils s'installèrent finalement à une table désertée et visiblement inutilisée depuis le début du service, sous les regards foudroyants et apeurés des autres personnes présentes.

- Etrange, nota finalement le Docteur en attaquant d'une fourchette décidée la purée médiocre qui flottait dans son assiette.

- Quoi donc ? s'intrigua Newick en avalant une bouchée de pain.

- Ces blocs de glace déformés.

- Pardon ?

- Dehors… regardez.

Elle se retourna et suivit son regard. En effet, à l'extérieur, dans une zone à l'abris des regards et visible de cette table uniquement, on pouvait discerner trois masses glacées de taille humaine, plus ou moins difformes. D'un œil attentif et observateur, le Docteur devina sans peine quelques bras et jambes, articulés dans des positions étranges et grotesques.

- Oh ce n'est rien, commenta Newick un avec sourire forcé. Juste quelques étudiants anonymes qui se plaisent à tailler des figures artistiques dans la glace. Après tout, c'est l'hiver, et tant que cela ne se ressent pas sur leurs résultats, ils sont en droit d'œuvrer pour la beauté de leur travail.

- Elles fondent, remarqua le Docteur sans quitter les statues de glace.

- Normal sous le soleil cuisant de ce midi, répondit aussitôt la responsable administrative.

- Pourquoi chacun des professeurs présents évite de les contempler ? s'enquit-il alors loin d'être leurré. A quand remonte la dernière sculptée ?

- Vous ne devriez pas poser autant de question, souffla-t-elle alors dans un murmure quasi inaudible.

- Que se passe-t-il ici ? chuchota-t-il d'un ton ferme et doux qui poussait à la confidence.

Nathalie cessa de sourire et le dévisagea bouche bée, confrontée à un risque qu'elle n'avait pas envisagé. Le Docteur la toisa durement, cherchant dans sa mine apeurée les réponses du mystère pesant et pourtant si bien masqué de cette université. Il était prêt à tout pour connaître la vérité et Newick savait pertinemment pourquoi elle avait décidée elle-même de l'amener au sein même de cette école, malgré toutes les objections de ses supérieurs.

- Oh ciel ! s'écria-t-elle en jetant un coup d'œil à sa montre. J'ai une réunion dans moins de dix minutes. Vraiment navrée, mais je suis obligée de partir.

Elle se leva pressement de sa chaise, le salua poliment d'un sourire et d'une légère révérence tout à fait distinguée, avant de disparaître sous les regards assassins de ses collègues présents dans la salle.

Au même instant, un homme vêtu d'un costume gris, portant une mallette grise de même qu'une moustache poivre sel, coiffée d'un brooshing gris –bref quelqu'un de très gris- pénétra dans le réfectoire : le Principal.

Ce dernier balaya la pièce d'un regard vif et hautain, avant de croiser les yeux ardent et tellement passionnés du Gallifréen. Il s'approcha d'un pas stylé, persuadé sans doute de sa place dans la haute société, de ses connaissances aristocratiques, et le toisa avec mépris.

- Bonjour, bougonna-t-il une fois à sa hauteur.

Le Docteur haussa un sourcil et lui tendit la main. Le Principal hésita l'instant d'une seconde, déposa son plateau sur la table et lui rendit plus ou moins fermement sa poigne.

- Bonjour Monsieur, répondit alors l'extraterrestre d'un ton grave et professionnel.

Il renversa par inadvertance –à moins que ce ne soit là encore une ruse de sa part ?- la cruche d'eau à ses côtés, causant alors le sursaut quelque peu averti de son supérieur. L'eau se renversa sur ses mocassins et il se recula de plus belle pour éviter le déluge.

- Attention voyons ! s'exclama-t-il apeuré du désastre.

- Oups ! Excusez-moi, s'empressa le Gallifréen en sortant une éponge neptunienne de sa poche et en essorant un peu le liquide étalé sur toute la surface. Je dois avoir l'esprit ailleurs.

- Où exactement ? demanda l'autre méfiant.

- Probablement entre ces blocs de glace et le silence gêné qui règne dans la salle, qui sait ?

- Qu'insinuez-vous ? enchaîna l'autre d'un ton plus menaçant.

- Que quelque chose cloche, répondit sans crainte le dénommé John Smith. Vous ne sentez pas ?

Le Principal huma l'air d'un reniflement peu distingué, sans pour autant remarquer quoi que ce soit.

- Ca sent le mensonge, clama alors le Docteur audacieux. La duperie, le chantage et un parfum tout à fait exquis de peur suante.

- Vous êtes direct pour un professeur de philosophie, objecta alors l'autre sans perdre son assurance de leader.

- Tout ce qui est concis s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément, rétorqua notre extraterrestre provocateur.

- Dans ce cas je vais être aussi concis que possible : si vous ne cessez pas de vous mêler de ce qui ne vous concerne en aucun cas, il vous arrivera des bricoles.

- Quel genre de bricoles ? l'interrogea une fois encore le Docteur incorrigible.

Le Proviseur ne répondit pas, évitant cette fois-ci de croiser le regard plus que perçant de ce personnage impromptu. Il récupéra son plateau et quitta la table, s'éclipsa sans même lui adresser un quelconque salut.

Le Docteur quant à lui restait perplexe, le regard slalomant entre sa purée infecte, les yeux fuyant des autres professeurs, et ces fichus blocs de glace fondant à l'extérieur. Décidemment, plus le temps passait, plus le mystère s'épaississait au sein même de cette université. Des élèves qui disparaissaient, des conspirations entre enseignants, un directeur tyrannique, un extraterrestre dans les rangs des élèves, et enfin le mystérieux inconnu qui partageait à présent la vie de Kate Wilson.

Non, il n'était pas jaloux… certainement pas ! Loin de lui cette idée vagabonde et complètement loufoque… Mais tout de même… Pffff… Il lui semblait parfois que sa curiosité le torturait plus ardemment que ses propres problèmes de cœur… à moins que ce ne soit tout bonnement les deux à la fois ? Tsssst !