Bonsoir ! Désolée pour le retard, mais les temps sont durs… la crise tout ça… le bac blanc à préparer, les devoirs qui nous assomment… bref la rentrée n'est pas si facile. D'autant plus qu'un DS de philo est à prévoir, ce qui m'empêche de faire mes brouillons de fics pendant ces quelques heures de temps libre… tssssst.

Mais bon, revenons à nos moutons. Voici la suite. Le Docteur n'est pas au rendez-vous, mais c'est une bonne occasion d'introduire un nouveau personnage qui ne m'appartient pas. Et oui, vous vous souvenez quand je vous disais que je ferais des parallèles avec d'autres séries ? Et bien pour une fic dont l'histoire se passe à l'école, j'ai choisi une série qui avait lieu également dans une école. Bref, je vous laisse lire la suite.

Merci à tous pour les reviews, notamment à Nadège, Firefox, Shykeiro, Coralie et My-Doctor-Who.

Bonne lecture !

Qui je suis ? Fastoche. Parker Lewis, honnête américain et aventurier comme nul autre venu correspondre en Angleterre et ainsi représenter le très beau lycée de Santo Domingo.

Sincèrement, j'avais quelque peu eu peur de ces British et de leur gelée à la fraise, mais après plus de trois mois à survivre dans leurs rangs, je me suis finalement habitué à la pluie londonienne quotidienne et au pure malt.

Les Anglais ne sont pas si pompeux, après tout. Ils sont juste plus mâtures que les Américains… et il est vrai que s'il était facile de déclencher de fausses alertes incendie pour trafiquer nos bulletins de notes dans le bureau de Mademoiselle Musso, il n'était guère aisé ici de pénétrer dans l'enceinte fortifiée de Newick, notre nouvelle dictatrice en puissance.

Et oui, l'on sait toujours ce que l'on perd, mais jamais ce que l'on gagne…

Note pour plus tard : arrêter penser au bon vieux temps qui n'était pas si bon.

Après tout, ma diablesse de petite sœur était restée bien sagement à la maison, à six mille kilomètres de là…

- Lewis !!!

Tiens, voilà Lemmer, ce type digne des films d'horreur qui prenait un plaisir fou à lire les revues militaires –à moins que ce ne soit pour se rincer l'œil ? beurk- et à jouer les fidèles soldats auprès de la mafia administrative.

- Plaît-il ?

- Newick te convoque immédiatement dans son bureau ! me grogne-t-il avec un sourire jaune. IMMEDIATEMENT.

- De quoi suis-je accusé cette fois-ci ? D'avoir placé un somnifère dans son café avant un conseil de classe ? D'avoir piraté le système informatique pour diffuser une vidéo concernant l'argent qu'elle encaisse illégalement le soir ou bien d'avoir volontairement créé une panne de courant tandis que les cheer-leaders prenaient leur douche ?

J'admets que cette dernière idée m'a plus d'une fois traversé l'esprit, mais restons correct.

- Non, admet l'autre de ce ton léger et snob qui m'horripile. Il se trouve que j'ai obtenu des clichés très compromettant te concernant et qui ont visiblement l'air de l'intéresser au plus au point.

Sur ce, il sort une jolie photo et me la tend sous le nez. J'écarquille les yeux : on pouvait très distinctement m'y reconnaître en compagnie de Mickey et Jerry, installés à notre aise dans de confortables chaises longues, un cocktail dans la main, et une blonde pulpeuse dans l'autre.

- Joli montage.

Compliment subtil qui montrait que je n'étais en rien impressionné. Après tout, Parker Lewis ne perd jamais.

- Ce n'est pas un montage et tu le sais bien ! explose le loyal sous-fifre.

- C'est pourtant ce que tu vas annoncer à Newick.

- Et pourquoi irais-je lui raconter une ânerie pareille alors que mon souhait le plus cher est de te renvoyer à Musso ?

Je souris, puis attrapant une télécommande traînant dans le fond de ma poche, j'actionne l'ouverture automatique de mon casier, avant d'y dénicher un dossier à chemise rouge écarlate –la couleur qui évite l'attention d'autrui- noté top secret –le style de commentaire qui évite également l'attention d'autrui-.

- Il se trouve que j'ai moi aussi des photos intéressantes.

Lemmer m'observe sans mot dire, suspicieux. Je lui révèle alors les clichés. Son teint habituellement maladif, pâle, vampirique, vire soudainement au cramoisi, pivoine.

- Nul doute que Newick serait captivée de savoir que tu enfiles ses talons aiguilles et porte son rouge à lèvre en cachette.

Il écarquille les yeux, affolé, éperdu, incapable de prononcer quoi que ce soit tant la honte et le ridicule l'étouffait.

- Tu… tu… tu… tu ne ferais pas ça !

- Si tu ne lui confirmes pas que les clichés de mes amis et moi ne sont que de vulgaires montages, je peux t'assurer que je ferais une centaine d'affiches de ton image travestie, et les collerais soigneusement sur chacun des murs de cette université.

Lemmer hoquette d'effroi et file en courant au bureau de Newick, prêt à tout, trop peureux et surtout trop paniqué à l'idée que je ne mette mes projets à exécution.

- Bravo Monsieur ! s'exclame soudainement Jerry en bondissant hors de son casier.

Note pour plus tard : installer la télé dans le casier de Jerry. Vu le temps qu'il passe à se cacher là-dedans, nul doute qu'un peu de divertissement ne lui serait d'aucun mal.

- Parker Lewis !!!

Décidemment, on ne pouvait pas se passer de moi ne serait-ce qu'une petite seconde… Woh !… à peine je jette un coup d'œil vers l'inconnue que je tombe irrémédiablement sous le charme anglais. Plus âgée sans doute, yeux de glace, voix cristalline, cheveux violets, pardessus noir et particulièrement élégant, sac à dos de type militaire… bref un mitigé entre le rock'n'roll et l'opéra. Détail des plus importants : elle connaissait mon nom, information qui n'était malheureusement pas réciproque.

- Qui le demande ?

Petit sourire aguicheur et torse bombé sont les ingrédients magiques pour prendre vingt centimètres de haut et pour adoucir les traits en un lifting éclair.

- Tout doux Roméo, je suis déjà prise.

Est-ce que c'est moi, ou est-ce que la température vient soudainement de chuter de dix degrés ? Certes, il n'était jamais facile de prendre une veste, mais un homme d'affaire dans ma situation savait prendre parti du meilleur.

- Que veux-tu dans ce cas ?

- On m'a dit que tu étais le gars à qui il fallait s'adresser pour rendre la vie difficile à un professeur.

- Vous voulez dire « la vie impossible », précisa Jerry en pleine admiration devant… moi ?

- Qu'est-ce que j'y gagne ?

- Je suis ici depuis trois ans et j'ai conservé tous les sujets d'examens concernant toutes les matières enseignées. Tu sais comme moi qu'ils ne changent jamais leurs questions au cours des années, faute de quoi ils auraient davantage de travail à fournir et à corriger. Aide-moi et ces sujets sont à toi, conclut-elle enfin assurée de la valeur son offre.

Je prends le temps de réfléchir quelques secondes. A dire vrai, c'est tout réfléchi, mais je sais par expérience qu'il ne faut pas donner sa réponse immédiatement, montrer que l'on juge la proposition, que l'on est plus malin que l'on ne semble réellement. Finalement, je hoche la tête et me mets au travail :

- Ca marche. Analyse de la situation. Jerry, prends des notes.

Le bisu ne se fait pas prier et sort de dessous son imper une large machine à écrire sur laquelle il commence d'ores et déjà à pianoter tel un virtuose.

- Nom du professeur ?

- John Smith.

- Matière enseignée ?

- Philosophie.

- Date d'arrivée ?

- Hier.

- Animal, végétal ou minéral ?

- Extraterrestre.

- Quoi ?

- Non, rien, je pensais à autre chose, expliqua-t-elle un peu déboussolée par l'interrogatoire.

J'observe les notes, les étudie un bref instant, tâchant de ne rien oublier. Jerry hoche la tête, confiant dans l'affaire. Finalement je tends la main à cette inconnue, scellant notre pacte.

- Quel est ton nom ?

- Wilson. Kate Wilson.

- Et comme ça tu as déjà un petit ami ?

- Un mari, précise-t-elle implacable.

La température frise carrément le zéro.

- Un souci ? s'enquit-elle visiblement loin d'être dupe par mes mimiques de comédien expérimenté.

- Non, aucun problème.

Pour ceux qui sont intéressés, Parker Lewis est sur dailymotion en français. Une vingtaine d'épisodes sympas.