La fin d'une impatience
Bella était étendu sur le lit dans le bureau de Carlisle. Il lui faisait un examen de fin de grossesse, elle en était à huit mois. Je regardai l'écran de l'appareil, le bébé bougeait beaucoup. Carlisle me sourit.
- Votre fils est un petit actif, il n'arrête pas une seconde, je ne peux le mesurer facilement.
Je souris, je trouvais ça rigolo. J'eus soudain une idée, sachant que le petit communiquait avec moi. Je mis mes mains sur le ventre de Bella et par la pensée j'essayai de communiquer avec mon fils. Je n'avais jamais fait cela avant. Carlisle-Edward, aurais-tu l'obligeance de cesser de bouger pour grand-père Carlisle?
- Edward, le petit est stable, il a décidé d'arrêter de bouger.
Je regardai l'écran et regarda Bella par la suite, je lui souris et elle comprit que c'était moi qui avait fait faire ça. Je venais de découvrir un don de mon fils, nous pouvions communiquer l'un avec l'autre par la pensée.
Carlisle mesura le bébé, c'était la première fois qu'il réussissait à le faire comme il faut. Le petit était vraiment patient, un bébé humain n'aurait jamais réussit à faire ça. Tout était mesuré, Carlisle le faisait régulièrement, mais là il avait réussit à le faire au complet. Il me regarda sans sourire.
- Edward, votre bébé est plus petit que la moyenne, dans un sens c'est un peu inquiétant, mais il m'a l'air d'aller bien. Je ne vois rien qui pourrait le nuire pour le moment. Comme on ne sait pas vraiment comment évolue un bébé vampire, c'est peut être normal.
- T'en es sur? Et s'il ne va pas bien?
Mon père me mit une main sur l'épaule.
- Je sais que ton fils te le dirait Edward.
Il avait raison. Je regardai Bella et lui souris.
- Tu vois tout vas bien.
- T'en es sur Edward?
- Oui amour, t'inquiètes pas.
Je l'embrassai et l'aidai à se lever. Elle commençait à avoir de la misère à marcher, même si son bedon n'avait pas l'aire d'avoir la grosseur d'une femme enceinte de huit mois.
- Edward? Je dois quitter pour la prochaine semaine, Bella ne devrait pas accoucher avant un mois de toute façon.
- Ok, mais qu'est-ce que je fais si elle accouche avant?
- Tu m'appelle, tu sais que je serai là en un rien de temps.
- D'accord.
Nous quittâmes le bureau de Carlisle et je dirigeai Bella dans notre chambre de la villa. Depuis un mois, nous vivions à la villa pour être plus près de Carlisle au cas où.
Bella s'étendit sur le lit, je m'assis à côté d'elle et lui souris.
- T'as vu, je peux communiquer avec Carlisle-Edward par la pensée.
- Oui, et tu crois que ça va rester après sa naissance?
- J'en sais rien, peut être on sait jamais.
Je l'embrassai tendrement.
- Je t'aime Bella.
- Moi aussi Edward et plus chaque jour.
Je l'embrassai sur le front cette fois-ci. Ma vie avait grandement changé depuis le début de cette grossesse. Je la vivais pleinement, comme les humains, une chose que je n'aurais jamais cru auparavant, avoir un enfant de cette façon avec Bella. Carlisle-Edward était un vrai miracle à mes yeux, une espérance que nous avions souhaité tous les deux. Renesmée avait mit au monde sa petite fille avec l'aide de Carlisle la semaine dernière. Ça c'était très bien passé. Jacob était venu nous la montrer le lendemain de sa naissance. Nessie avait resté au lit trois jours avant de pouvoir se levé. Ils l'avaient prénommé Aliza, elle ressemblait à Jacob, teint bronzé et cheveux noir, mais elle avait les yeux de sa mère. J'ai adoré cette petite dès que je l'ai vu et Bella aussi. Bientôt je prendrai mon fils dans mes bras et j'en avais très hâte.
Ce qui m'inquiétait en ce moment était le poids de mon petit. Bella n'avait pas beaucoup grossit depuis deux mois et d'après Carlisle tout allait bien. Moi je n'en étais pas sûr, si la grossesse se passait comme celle des humains, le bébé aurait du être du même poids qu'un humain.
Le lendemain après-midi, j'étais inquiet, mon fils ne m'avait rien communiqué depuis que je lui avais demandé de ne pas bouger pour l'échographie. Je ne le sentais pas bougé non plus. Je ne trouvais pas ça normal et Carlisle était parti. Heureusement j'avais pris soins de lire quelques manuelles d'obstétrique dans mes temps perdus, même si je détestais ça. Je regardai Bella qui observait le paysage à l'extérieur, elle était étendue sur le lit de notre chambre.
- Tu sens bouger le bébé amour?
- Des effleurements seulement, pourquoi?
J'étais soulagé, il bougeait, mais était-ce vraiment lui?
- Juste pour m'en assurer.
Je ne voulais pas l'inquiéter avec ça. Je lui caressai le ventre à tâtons. Le bébé avait la tête en bas. Je regardai Bella, elle avait un aire apeuré et inquiet.
- Qu'est-ce qu'il y a amour?
- J'en sais rien, j'ai de petites douleurs dans le bas ventre. Ça m'inquiète c'est tout.
- Moi aussi je suis inquiet tu sais, je ne l'ai pas entendu depuis hier à l'écho.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit?
- Pour ne pas t'inquiéter amour.
- T'aurais dû Edward, on aurait empêché Carlisle de partir.
Elle avait raison, il était parti ce matin, je m'en voulais terriblement.
- Je suis désolé Bella, je vais l'appeler.
- Oui fais donc!
Je me levai et descendis au premier. Alice me regarda, sachant ce qui se passait. T'inquiètes Edward tout vas aller. Je savais qu'elle avait tout vu. Je lui fis un signe de remerciement de tête. Je pris le téléphone et composa le numéro de Carlisle.
- Allô?
- Carlisle, c'est Edward.
- Que puis-je pour toi?
- C'est Bella, je crois qu'elle va accoucher bientôt, du moins on le suppose.
- Edward, je ne peux revenir maintenant, je suis dans une urgence là.
- Je comprends, mais qu'est-ce que je peux faire?
- T'as lu les manuelles?
- Oui.
- Alors t'es près à le faire toi-même, je viendrai demain, je serai libre.
- D'accord, si tu le dis.
Je raccrochai, il voulait que je l'accouche moi-même, mais je ne pouvais le faire, ce n'était pas comme pour Nessie. J'étais nerveux. Je déposai mon portable sur la table du salon. J'entendis un cri effroyable provenant du deuxième. C'était Bella! Je courus à la chambre. Elle se tenait le ventre à deux mains. J'aperçus des mouvements sur son ventre.
- Le bébé étouffe Bella!
Elle se mit à crier plus fort.
- J'ai mal Edward, fait quelque chose!
- Ce sont des contractions?
- J'en sais rien, ça fait mal, c'est tout, sors-le!
Je réfléchis rapidement et me rappela la dilatation. Je la vérifiai, elle en était à la moitié. Elle n'était pas prête à accoucher tout de suite, mais le travail avait débuté. Je ne voulais la quitter, je ne voulais aller chercher le matériel nécessaire pour l'accouchement. Tant pis! Je me débrouillerai sans.
Alice entra dans la chambre avec un bol d'eau et un linge humide.
- Merci Alice.
- Elle va accoucher?
- Oui, je crois, le bébé étouffe, il me l'a dit.
- Tu veux que je reste?
- Oui, si tu peux, occupe-toi de Bella. Rassure-là s'il-te-plait.
- D'accord.
Alice épongea le front de Bella et lui susurra des trucs positifs. Ma femme criait toujours. Bella serra la main de ma sœur un peu trop fort.
- Fait attention Bella tu m'écrases les doigts.
- Déso… lé… Al… ice… Mais ça fait… trop mal!
Je n'avais aucun moyen à savoir quand elle serait prête à accoucher, je n'avais aucun appareil pour le savoir. Sa dilatation était pratiquement complète. Le bébé s'était tu de nouveau, il ne pouvait non plus m'aider. Je craignais le pire pour lui, j'avais peur de le perdre. Je sentais qu'il s'était étouffé.
- Bella me sortit de ma pensée.
- Edward ça pousse!!!
Je savais qu'il était prêt à sortir et je devais aider Bella à ses poussées.
- Quand t'as une contraction, tu pousses.
- J'en ai plus Edward, je peux pas poussée, ça arrêté d'un coup de poussée.
Je tâtai le ventre, le bébé était engagé dans le bassin, mais plus rien ne se passait. J'étais affolé, il fallait que je le sorte de là moi-même. Je décidai d'y aller avec ma force et mes mains. Un médecin normal n'aurait jamais pu faire ça.
- Ça va faire très mal Bella, mais je n'ai pas le choix.
J'entrai mes mains à l'intérieur et je cherchai la tête de mon fils, après l'avoir empoigné, je tirai pour le sortir. Bella criait de plus belle, écrasant encore plus les doigts d'Alice. La tête sortit, j'y vit le cordon ombilical très serré autour de son cou, je le déroulai avec ma force et tirai le reste du corps de mon fils hors de Bella. Je coupai le reste du cordon. Le bébé ne pleura pas. J'étais nerveux, à l'idée de le perdre.
- Edward qu'est-ce qui se passe?
Bella voulait savoir.
- Je sais ce que je fais Bella, attends.
- Il ne pleure pas, c'est pas normal.
- Je sais, t'inquiète tout vas aller.
J'espérais tant le sauver. Je sursautai, Carlisle était à coté de moi me tendant les bras.
- Donne-moi le bébé fiston!
- Il est mort Carlisle!
- Non t'inquiète, je vais le sauver.
Carlisle partit dans son bureau avec le petit. Je regardai Alice la questionnant du regard. Tu as vu?
- J'ai rappelé Carlisle une fois que tu es monté.
J'ai vu ton fils mourir Edward, dans tes mains, tu n'avais pas été capable de le sauvé. Je ne voulais pas te voir t'effondrai et te rendre coupable après cette perte.
- Merci Alice.
- Edward, ou es notre fils?
- Carlisle est revenue pour le soigner, il n'allait pas bien amour.
Elle ne répondit pas, je compris qu'elle lui faisait autant confiance que moi j'en n'avais pour lui.
Au bout d'une heure, Bella c'était remise de ses blessures, Alice était partie rejoindre Carlisle, pour faire l'intermédiaire entre lui et moi. Elle entra dans la chambre.
- Edward, Bella? Votre fils est sauvé!
Je me levai et je souris.
- Mais il est faible et doit être sur surveillance plusieurs jours. Je peux l'entendre Edward, il vous réclame. Il a un super don.
Bella se leva et me prit la main.
- Je veux le voir Edward.
- Oui, on y va.
Je frappai à la porte du bureau et entrai.
- On peut voir notre fils.
- Oui bien sûr.
Il nous montra de la main le fond du bureau, près de la fenêtre. Nous nous dirigeâmes. Nous nous plantâmes devant l'incubateur. Je pris Bella par la taille. Je souris.
- Regarde, il est si petit.
- Oui et trop mignon.
J'embrassai Bella sur le front. Le bébé ouvrit les yeux l'instant de pouvoir les apercevoir.
- Il a tes yeux Edward.
- Oui j'ai vu. Mes cheveux aussi. Il ressemble à sa sœur dans le fond.
- Oui, on a un mini Edward.
- Mais il a ta bouche Bella.
Elle me regarda tendrement et me sourit.
- Je t'aime Edward. Merci de m'avoir fait cet enfant, il est un vrai miracle.
Je lui souris. J'étais heureux, un miracle qui aurait du être perdu, qui grâce à Alice, a été sauvé. Je ne la remercierai jamais assez pour son aide si précieuse. Je passai ma main dans un trou de l'incubateur prévu à cette effet et caressai la minuscule main de mon fils, il l'empoigna et la serra fort. Merci papa de m'avoir mit au monde.
FIN
