Disclaimer : Harry Potter et son univers ne nous appartient pas, ce droit revient à JKR.

Auteur : Myr

Anciennes traductrices : Mikii (8 et la 1er partie du 9);

Nouvelles traductrices : Violette

Bêta : Enishi (anciens chapitres) – Darry-Myel (nouveaux)

État de la fic anglaise : 29(en cours)

État de la fic Française : Paru : 5; Traduit : 16

Genre : Yaoi

Couple : Harry/Draco

Lexique :

Hogwarts : Poudlard

Gryffindors : Gryffondors

Hufflepuffs : Poufsouffles

Ravenclaws : Serdaigles

Slytherins : Serpentards

Potion Wolfsbane : potion tue loup

Message de Paradise

Vous ne rêvez pas, voici pour l'occasion de Noël, un nouveau chapitre de HPPR. Il faut savoir qu'il n'y a plus qu'une seule traductrice pour cette fic, c'est pourquoi je la laisse prendre le plus d'avance possible (voir finir la traduction) pour pouvoir mettre en ligne le plus régulièrement possible. Ne vous inquiétez pas cette fic n'est pas du tout oubliée.

Au nom de Paradise of Readers, Onarluca et Eni vous souhaite un joyeux noël !

Bonne lecture

Chapitre VIII – Rumeurs, marchés et mensonges.

Madame Pomfrey passa les minutes suivantes à examiner les quatre garçons qui s'étaient battus. Fred était assis avec Ron tandis que Georges l'était avec Percy. Tous avaient des expressions sinistres sur le visage.

Poppy fronça lourdement les sourcils lorsqu'elle examina le visage d'Harry. Son nez et sa mâchoire étaient tous deux cassés. La mâchoire prendrait toute la nuit pour guérir correctement, pensa t-elle d'un œil critique. Elle régla le problème du nez d'Harry en le tirant légèrement de façon rapide, reconnaissante que le garçon soit encore inconscient. Elle fit apparaître un bandage et le plaça avec précaution sur son nez. Puis elle envoya un sort compliqué à la mâchoire d'Harry, ce qui l'amena à se réaligner correctement. La potion qu'il devait boire aurait à attendre quelques minutes.

Puis alla ensuite auprès de Draco Malfoy. Bien que ses blessures aient en apparence l'air d'être moins sérieuses que celles d'Harry, il était parfaitement apparent qu'il avait lui aussi des os cassés. Son œil gauche était gonflé et complètement fermé et les os entourant l'œil étaient déplacés. Elle lança le sort pour les réparer sur Draco et comptabilisa une nouvelle vict... euh un nouveau patient à sa potion spéciale. Madame Pomfrey examina ensuite Justin Finch-Fletchley. Le garçon était presque conscient et commençait à se tordre dans son lit. Il était le seul des trois garçons inconscients à se réveiller avant que son traitement ne soit complet. Ses yeux s'ouvrirent brusquement et il fixa l'infirmière qui se dressait maintenant au-dessus de lui. Son visage était un masque de confusion.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Parvint-il à grogner.

« Vous avez attaqué Harry Potter et Draco Malfoy. Ron Weasley a généreusement fait usage d'une grande force pour... vous... maîtriser, »dit-elle avec seulement une pointe d'accusation dans la voix.

L'œil relativement valide de Justin se remplit de larmes.

« Je n'ai pas... si ? »

Poppy considéra avec compassion l'expression complètement choquée qu'il avait sur le visage.

« Harry m'a sauvé la vie ! Ron et sa famille m'ont pris avec eux ! Je n'aurais pas, » bégaya Justin.

« Là Justin, buvez ça, » dit Poppy en lui tendant une potion de sommeil sans rêve.

Justin la bu en une longue gorgée. Il tomba dans un sommeil profond si rapidement qu'il se sentit seulement basculer en arrière et sa main molle lâcher le verre de potion. Seul les réflexes prévoyants et rapides de Madame Pomfrey purent l'empêcher d'exploser en un millier de morceaux sur le sol.

Dès qu'il fut endormi, Poppy guérit ses blessures. Il avait aussi un nez cassé et deux yeux au beurre noir. Elle soupira profondément avant de marcher vers le patient qui lui restait à voir.

« Lequel des jumeaux êtes-vous ? » demanda-t-elle à Fred, qui était toujours assis près de Ron.

« Fred. »

« S'il vous plait, rejoignez votre jumeau, j'ai quelques questions à poser à Ron. »

Ron examina son nez sensible, et maintenant guéri, tandis que Poppy parlait avec Fred.

« Que s'est-il passé exactement ? » demanda t-elle après quelques minutes de silence.

Ron prit quelques instants pour pouvoir formuler ses pensées.

« Je devrais commencer par le commencement. Comme vous savez, Justin et son petit frère Mickey ont vécu avec nous depuis que leurs parents ont été tués lors de l'attaque. Justin a gardé sa colère en lui et ne l'a pas apaisé. Hermione a insisté sur combien cela est dangereux. Je ne prétends pas comprendre comme on enferme sa colère comme ça vu qu'on ne m'a jamais accusé de faire une telle chose. »

Madame Pomfrey grogna.

« J'imagine que non. Donc il a renfermé sa colère et ses sentiments vis à vis de l'attaque en lui. Est-ce qu'il y a une quelconque indication de la raison pour laquelle il s'en est pris à Mr. Malfoy et Mr. Potter ? »

« J'y arrivais. Ginny m'a dit que la nuit où on est arrivé à Hogwarts ils ont tous été ensemble dans le même attelage et que Justin avait été hors de lui en se mettant à accuser Malfoy et son père d'être impliqués. Pas si faux à ce que j'en sais, » ajouta Ron d'un ton cynique.

« Mr. Weasley, je m'intéresse aux faits de l'incident, pas aux spéculations sur qui est ou qui n'est pas un Mangemort. »

« Bien. Ginny semblait penser que Malfoy est le symbole de ce qui est arrivé aux parents de Justin. Hermione et elle ont passé beaucoup de temps à discuter de ça. Harry a fortement réagit pour défendre Malfoy, qui se cachait apparemment derrière lui. L'idiot visqueux. »

« Mr. Weasley ! » dit brusquement Poppy.

« Ben il l'est, » ronchonna Ron.

« C'est assez pour cette fois-ci. Vous êtes libre de retourner à votre dortoir. »

Ron tourna les yeux vers son frère aîné puis revint sur Madame Pomfrey avant de répondre.

« J'aimerais rester avec Percy, si ça ne vous dérange pas ? »

Madame Pomfrey changea sa réponse lorsqu'elle vit son visage.

« Vous pouvez, mais s'il vous plait, soyez calme. »

Ron acquiesça et rejoint son frère aux côtés de Percy. Il serra la main de celui-ci en une démonstration non caractéristique d'émotion familiale.

Madame Pomfrey réveilla Draco et Harry l'un après l'autre et leur donna sa potion spéciale. Ils étaient trop fatigués pour refuser.

oOoOoOo

Le professeur Dumbledore lut la lettre se trouvant dans sa main une seconde fois avant de lever les yeux vers l'homme brisé assis en face de lui.

L'homme se tortilla sur son siège sous le regard intense de l'un des plus grands sorciers au monde.

« Etes-vous certain de cela, Cornélius ? »

« Oui, professeur Dumbledore. J'ai fait une erreur insensée qui a coûté la vie à des personnes innocentes. Vous-Savez-Qui est revenu et j'étais un imbécile de ne pas vous croire, vous et Mr. Potter, lorsque cela est arrivé. J'aimerais rendre cela officiel et me retirer à Halloween. Ma forte recommandation pour ce qui en est de mon remplacement est inclue dans cette lettre. »

« J'ai lu, » répondit Albus presque sèchement.

« Jusque là, j'aimerais que vous coordonniez avec Mundungus Fletcher de la Société Royale des Aurors. Les Aurors seront à votre disposition pour n'importe quelle tâche raisonnable que vous avez besoin d'accomplir. J'aimerais m'excuser à nouveau pour ma stupidité. »

« Nous faisons tous des erreurs, Monsieur le Ministre, » répondit Albus d'un ton fatigué, frottant l'arête de son nez dans la vaine attente de mettre un terme à la discussion.

« J'espère que mon retard ne nous coûte pas trop. »

« Nous l'espérons tous, Monsieur le Ministre. S'il n'y a rien de plus, j'ai beaucoup de travail à compléter à présent. »

« Bien entendu, » Monsieur le Directeur, répondit Fudge en se levant. Il marcha vers la porte et se retourna.

« Pensez-vous que j'ai fait le bon choix ? »

« En démissionnant ou avec votre remplacement ? »

« Les deux. »

Dumbledore fixa le Ministre de la Magie quelques instants avant de répondre.

« Je pense que vous avez pris la bonne décision en démissionnant et une décision encore meilleure pour votre remplacement. »

« Merci. J'oubliais presque! J'ai nommé Percy Weasley à la tâche de vous assister dans quelque besoin que vous ayez. Comme vous en êtes sans aucun doute conscient, Mr. Weasley est un excellent travailleur. »

« Merci, Monsieur le Ministre. Percival Archibald Weasley était l'un de nos meilleurs étudiants, » dit Dumbledore, un sourire sincère honorant son visage.

« Bonne journée, Monsieur le Directeur, » dit Fudge.

« A vous aussi, Monsieur le Ministre. »

Fudge partit et peu de temps après, Dumbledore se leva de son bureau pour se diriger dans la cage d'escaliers. Au lieu de descendre pour sortir, il monta au niveau supérieur. Il leva sa baguette vers la porte au haut de l'escalier et celle-ci s'ouvrit.

« Albus, comment cela s'est-il passé avec Fudge ? » Demanda Moody Mad-Eye.

« Comme je m'y attendais. »

Les yeux de Dumbledore se posèrent sur chacun.

« Bien alors, maintenant que vous êtes ici. Je propose que nous appelions cet entretient de l'Ordre du Phœnix à décider, quelqu'un pour le seconder ? » Demanda Remus Lupin.

« Je le ferai, » dit presque immédiatement Arabella.

L'entretient prit fin près sept heures plus tard. Les professeurs qui devaient enseigner à leur classe allaient et revenaient lorsqu'il le fallait. Ils dînèrent ensemble et furent en mesure de mettre au point certaines choses sur lesquelles ils pouvaient tous se mettre d'accord.

oOoOoOo

Harry se réveilla très tôt le matin suivant, se sentant mieux avec un peu de son énergie retrouvée. Son lien avec Draco, dont il n'avait été que vaguement conscient auparavant, était maintenant une pensée agréablement chaude qui entourait son esprit. Il songea qu'avec un peu de pratique il pourrait le bloquer ou bien lui permettre de s'engouffrer totalement dans sa conscience. Il passa les deux heures suivantes à le faire.

Draco se vit réveiller par le doux contact de l'esprit de Harry au bout d'environ une heure et demie et se joint à lui afin d'explorer leur connexion. Ils comprirent qu'en se concentrant assez fort, ils pouvaient s'envoyer des images. Ils ne pouvaient pour ainsi dire pas parler, mais pouvaient envoyer une image mentale à l'autre assez facilement. Aux alentours de huit heures du matin, ils brisèrent tous deux le silence de l'infirmerie lorsqu'ils éclatèrent de rire.

« Qu'est-ce qu'il se passe ici ? » demanda Madame Pomfrey en entrant brusquement dans la pièce.

« Rien... euh... je veux dire..., » commença Draco.

« Désolé Madame Pomfrey. Draco me racontait une bonne blague, » le couvrit la voix de Harry.

« Puisque vous vous sentez la force de rire, j'aimerais que vous retourniez tous les deux à vos dortoirs pour aujourd'hui, comme cela vous pourrez rattraper tout le travail que vous avez manqué, » déclara t-elle fermement.

« Je pense que je peux faire face à ça, » répondit Harry.

« Bien. Avant que vous ne le fassiez par contre, Justin Finch-Fletchley aimerait vous parler, » déclara Madame Pomfrey.

Le visage de Harry se durcit et le reste de son corps se tendit comme Justin marchait à une distance confortable pour parler.

« Harry, je suis vraiment désolé pour hier. Je n'étais pas vraiment moi-même. Draco, je suis désolé de t'avoir frappé aussi. J'aurais du réaliser que tu n'es pas ton père. J'aurais au moins du te donner le bénéfice du doute, dit Justin, semblant si misérable que Harry ne pouvait faire autrement que de se sentir désolé pour lui. »

Draco, pour sa part, regarda Harry pour pouvoir répondre. Lorsqu'il le vit se relaxer et une expression compréhensive marquer son visage, il décida d'adopter une approche non-Malfoyienne.

« Bien Finch-Fletchley, je n'ai rien à voir avec la mort de tes parents. J'accepterai tes excuses pour cette fois. Par contre, je ne te conseille pas de recommencer ça. »

Draco fronça dangereusement les sourcils comme il prononçait la dernière phrase d'une voix traînante.

« Merci, » dit Justin avant de se retourner pour se diriger vers son lit.

Harry l'arrêta.

« Justin, tu comptes parler de cela à quelqu'un, non ? »

« Ouais Harry. Je reste à l'infirmerie pour plusieurs jours, » dit-il tristement.

« J'aimerais te parler ce week-end, ou si ce n'est plus tôt, d'accord ? » demanda Harry.

L'humeur de Justin s'améliora de façon notable à ces mots.

« Oui, j'attends ça avec impatience. »

Draco eut un léger sourire narquois et envoya à Harry une image de Justin nu. Celui-ci s'étrangla immédiatement et eut à cacher ça par une quinte de toux. Harry eut néanmoins sa revanche. Il envoya une même image à Draco ce qui fut le début d'une bataille de crises de rires. Le professeur Snape avec les cheveux roses roulés en bigoudis. Draco s'étrangla comme l'image mentale lui faisait un clin d'œil suggestif. Harry lui envoya un sourire machiavélique avant de dresser une légère barrière mentale pour se prévenir des prochaines représailles de la part de Draco. Tous deux marchèrent finalement ensemble vers la porte puis se séparèrent au niveau de la Grande Salle. Harry se dirigea vers la tour Gryffindor tandis que Draco prenait le chemin des donjons et des dortoirs Slytherins.

oOoOoOo

Justin soupira profondément après avoir fini de picorer son repas. Il avait sérieusement blessé l'un de ses amis. Il avait frappé le garçon qui l'avait protégé lors de l'attaque qui l'avait fait se sentir si instable. Son attaque avait poussé Ron à l'attaquer aussi. Justin se sentait absolument horrible d'avoir attaqué Harry et Ron. Il se sentait même mal de s'en être pris à Malfoy, parce que ça ne lui ressemblait tellement pas de se comporter ainsi.

Justin s'était excusé auprès de Harry et de Malfoy et les deux garçons l'avaient accepté. Il en avait fait de même avec Ron lorsqu'il s'était mis à veiller Percy juste après le petit déjeuner. Ron avait rapidement accepté ses excuses, ce que Justin savait être inhabituel chez lui. Les jumeaux Weasley qui avaient alors été avec Ron, l'avaient tous deux regardé d'un oeil appuyé avant de lui donner une légère claque dans le dos. Lorsqu'ils partirent, seuls Justin et Percy demeuraient à l'infirmerie. Madame Pomfrey avait apporté à Justin son repas et l'avait laissé à nouveau seul. Il avait un peu parlé à Percy durant l'été, mais assez peu en réalité.

« Justin ? » fit Percy d'une voix rauque et lasse.

« Je suis là Percy. Tu as besoin de quelque chose ? »

« Tiens-moi compagnie s'il te plait, » dit Percy à voix basse.

« Tu es sûr Percy ? Je n'ai pas été moi-même ces derniers temps. J'ai... fait quelque chose de vraiment stupide, » bégaya Justin.

Percy sourit légèrement.

« J'ai entendu ça Justin. Je suis sûr que tout s'arrangera ».

« Merci, » dit Justin, se sentant un peu mieux.

« Assieds-toi, s'il te plait. J'aimerais parler un peu, » dit Percy, se redressant sur ses oreillers avec un léger grognement.

Justin s'assit à côté de lui et ils commencèrent à discuter à propos de divers sujets sur l'école.

oOoOoOo

Harry s'était directement rendu à la tour des Gryffindors comme on le lui avait demandé. Etant donné que tout le monde était en classe, il ne fut pas ennuyé lorsqu'il traversa la salle commune et monta les escaliers menant à son dortoir. Il se laissa immédiatement tomber sur son propre lit et dériva rapidement dans le sommeil. Dobby le réveilla à l'heure du repas lorsqu'il apporta un plateau chargé de nourriture ainsi qu'une courte lettre de Madame Pomfrey lui rappellent de faire ses devoirs et d'être présent au dîner comme d'habitude.

Harry se sentait bien mieux après avoir mangé et suspectait qu'une légère potion revigorante s'était trouvée dans la nourriture. Si c'était le cas, il en était content. Cela le faisait réellement se sentir à nouveau mieux. Il sortit sa baguette dès qu'il eut fini de manger et commença à s'entraîner en lançant quelques sorts.

Harry reposait juste sa baguette plusieurs heures plus tard lorsque Ron et le reste des cinquièmes années pénétrèrent dans la pièce. Ils étaient tous imprégnés de sueur à cause de leur cour de Self-Défense. Chacun alla aux douches tandis que Harry enfilait sa robe d'école pour aller dîner.

Ron fut le premier à sortir.

« Harry, c'est bon de te voir en forme, gars. »

« Merci Ron. Je suis content de me sentir mieux, crois-moi ! » répondit Harry en regardant Ron s'habiller.

Harry et Ron avaient plaisanté à propos de la façon dont Harry regardait les garçons la nuit où Harry lui avait parlé de lui. Ron se lâchait maintenant plus pour taquiner Harry avec son propre corps. Harry était vraiment impressionné par le développement physique de Ron. Il était également conscience que celui-ci était définitivement un vrai roux, étant donné que les poils qu'il avait sur le corps étaient assurément aussi rouges que ses cheveux.

Seamus, qui était sortit peu après Ron, avait commencé à s'habiller en lui envoyant un sifflement admiratif.

« Maintenant c'est ce que j'appelle un bel exemple de garçon dans toute sa gloire. Et fais-moi confiance, Ronnie, il y a pas mal de gloire à avoir là ! »

« Absolument, » acquiesça Harry, conduisant Ron à rougir encore plus. Le rougissement s'étendait partout.

« Quelque chose que tu voulais nous dire, Harry ? » Seamus sourit d'un air espiègle.

Les yeux de Harry s'élargirent et il demeura réservé en répondant.

« Pas maintenant. »

Puis il cria à Ron qui restait bouche bée devant lui.

« Allons-y Ronnie ! (Harry dit 'Red', donc jeu de mot) Je veux mon dîner maintenant et je ne veux pas attendre là toute la nuit pendant que tu traînes autour de moi en ayant l'air si sexy ! »

Les yeux de Seamus se gonflèrent au commentaire d'Harry et Ron s'étrangla en se précipitant d'enfiler ses vêtements. Seamus fixa Harry tandis que celui-ci regardait Ron s'habiller, un sourire diabolique sur le visage. Seamus tourna ensuite son attention sur Dean dès qu'il sortit des douches.

Quand Ron fut finalement près, Harry et lui se dirigèrent vers la Grande Salle. Ils descendirent un escalier mouvant une fois atteint la moitié du chemin. Tous deux se penchèrent en arrière afin d'en profiter pour s'amuser.

Dès que l'escalier s'immobilisa, ils poursuivirent leur chemin. Harry était un peu remonté, étant donné ce qu'il s'était passé la dernière fois qu'il avait traversé ces portes, et il avait ainsi sa baguette en main, cachée sous sa robe. C'était une bonne chose qu'il avait fait.

Harry ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il se passe quelque chose, mais il voulait se préparer à tout. Il réalisa qu'il avait été faible durant la dernière bagarre puisqu'il avait été incapable de se défendre lui-même. Dans une bataille aux poings, cela ne faisait aucun doute que sa petite taille lui donnait un clair désavantage. Le fait qu'il ne se soit pas entraîné en self-défense était un grand handicap.

Harry était doué pour la magie, toutefois. Il vit Anthony McNair l'approcher dès qu'il eut franchit la porte. McNair était bien connu pour être une terreur contre les plus petites années Slytherins et contre certains autres des enfants vulnérables. Il marcha au culot directement vers Harry, heurtant Ron en face et poussant Harry directement au sol.

Harry avait sa baguette sortie au moment où il heurtait le sol et avait envoyé un sort d'explosion relativement puissant, l'un de ceux qu'il avait étudié l'après-midi. Le résultat ne fut pas moins que spectaculaire dans tous ses aspects. Anthony fut propulsé contre le mur, aussi flasque qu'une poupée de chiffon.

Il y eut des douzaines de témoins, dont le professeur Dumbledore. Les bagarres étaient interdites à l'école, bien entendu. L'usage de la magie, spécialement lors de duels, était également désapprouvé. La bagarre, puisque s'en était une, fut achevée après l'explosion magique.

Harry Potter prouva en face d'une grande partie de l'école qu'il était en marche de devenir un sorcier puissant.

Les murmures se propagèrent avec frénésie parmi la foule des septièmes années, informant peu à peu tous les autres que le sort lancé par Harry était compliqué, même pour un dernière année.

La foule gardait un silence inconfortable tandis que McNair était lévité sur un brancard et que Dumbledore et Harry quittaient ensemble la salle, sans doute pour parler de la punition.

Hermione escorta Ron, ainsi qu'un grand nombre des autres Gryffindors qui s'étaient levés pour aider, vers la table des Gryffindors. Toutes les autres personnes se trouvant dans la salle lancèrent des regards mauvais aux membres de la Maison Slytherin.

Draco avait l'avantage et l'inconvénient d'avoir un lien avec Harry. Il avait senti les émotions que le garçon avait ressenties et comprit ainsi ce qu'il s'était passé. Il remarqua également que Harry avait seulement utilisé sa propre énergie. Il lui en était reconnaissant. Les Slytherins se trouvant autour de lui commençaient à se tortiller sur leurs sièges sous les regards intenses du reste de l'école. Bien qu'ils pensaient d'un commun accord être mieux que tout le monde, ils n'avaient pas l'illusion de pouvoir défier tout le reste de l'école à eux seuls.

Draco grogna à l'attention de ses camarades de maison et fut l'un des seuls étudiants de la salle à commencer à manger calmement son dîner comme si rien ne s'était passé.

Lorsque Draco grogna, le reste des Slytherins se tourna pour le regarder. Il continua à manger, absolument pas déconcerté. Après près d'une minute passée à le fixer du regard, les Slytherins abandonnèrent finalement pour commencer à manger, ignorant le reste de l'école. Puis les autres maisons en firent de même. Tout d'abord les Ravenclaws, puis Hufflepuff, enfin, les Gryffondors.

Au bout d'une vingtaine de minutes, Harry revint seul en passant à travers les portes principales. Le bruit relativement tamisé du dîner devint aussi calme que la mort lorsque le garçon aux cheveux de jais apparut. Harry ne semblait pas déconcerté en se dirigeant d'un pas confiant vers sa place à la table Gryffindor. De là, il pouvait voir la table Slytherin, et spécifiquement les gestes de Draco. Il prit place à peine arrivée.

« Hey Harry, bon usage du sort d'explosion, » fit Georges à voix haute.

« Merci Georges, » lui sourit Harry.

« Comment tu sais qu'il a fait ça, Georges ? » demanda Fred.

« Il est encore plus mignon, » se figea Harry.

Tout le monde se mit à le fixer comme s'il avait deux têtes.

« Qu'est-ce que vous regardez tous ? » demanda t-il innocemment.

« Rien, » dirent-ils tous immédiatement en recommençant à manger.

« Harry ? »

« Ouais Ron ? »

« Qu'est-ce qu'il s'est passé avec le directeur ? »

« Rien de spécial. Il a été témoin de la scène et il a dit que j'avais fait ça par légitime défense. Il était plus intéressé par ma capacité à envoyer le sort que par le fait que j'aurais du le faire ou non, » répondit Harry à voix basse.

« Et à propos de McNair ? » intervint Hermione.

« Il va recevoir une semaine de détention bien méritée de la part de Filch. »

« Cet espèce de cinglé ! » beugla Ron.

« Aïe, » se plaint Seamus juste à côté.

« J'aimerais manger maintenant, si ça ne dérange personne. J'ai du supporter les repas de l'infirmerie ces derniers jours, » lança Harry comme Ron allait ajouter quelque chose.

« Bonne idée Harry, » dit Hermione en lançant un regard à Ron.

« Puis-je avoir votre attention, S'il vous plait ? » déclara Dumbledore, arrivé tandis que les Gryffindor étaient en train de discuter.

La salle entière se tut assez rapidement.

« Comme chacun d'entre nous vient juste d'être témoin d'un acte de violence regrettable, je souhaiterais rappeler à tous, les règlements de l'école. Il ne doit y avoir aucune bagarre. Et il ne doit être fait usage d'aucune magie destinée au combat à l'intérieur de l'école, en dehors des cours d'instruction correctement supervisés. Nous nous sommes occupés des étudiants concernés. Je recommanderais aux terreurs se trouvant dans cette salle d'avoir mieux à faire. » Dumbledore prononça la dernière phrase en pointant son regard sur plusieurs Slytherins ainsi qu'un étudiant de Ravenclaw.

« C'est tout. Vous pouvez reprendre votre repas. »

Harry resta assis à observer Draco avec désinvolture tout en commençant à manger son dessert. Hermione et Ron étaient en train de chuchoter tous les deux, tout comme le faisaient Seamus et Mickey. Harry sourit lorsque Pansy Parkinson s'assit à côté de Draco et commença à le coller.

Draco souffrait manifestement d'avoir Pansy tout contre lui et parvint finalement à la pousser à s'asseoir à côté, bien qu'elle tint encore son bras gauche. Tandis qu'il buvait un peu de jus de citrouille, Harry lui envoya l'image d'un bulldog portant un petit collier indiquant 'Pansy'. Draco grogna, faisant par la même sortir du jus de citrouille de son nez et sa bouche.

Harry dut vraiment s'empêcher de ne pas éclater de rire. Il commença à trembler à cause de son effort pour retenir son rire. Après quelques instants, il parvint à se calmer. Il fit l'erreur de prendre une gorgée de son propre jus de citrouille. Ce fut ce moment que Draco choisit pour prendre sa revanche. Il lui envoya une image de Hagrid en tutu. Du jus de citrouille sortit de la bouche de Harry pour venir asperger Ron et Hermione comme il toussait sous la surprise.

Cette fois-ci, ce fut Draco qui eut à dissimuler son fou rire.

Harry parvint à terminer son dessert sans tourmenter Draco d'avantage. Et vice-versa. Peu de temps après avoir fini, il se leva pour partir. Ron et Hermione étaient encore en train de manger et discutaient ensemble et Harry se tourna pour trouver Colin Creevey et son frère Dennis debout devant lui.

« Harry, on s'en va maintenant. Est-ce que tu aimerais marcher avec nous ? » demanda Dennis.

Harry se contenta d'acquiescer. Ce geste amena les deux garçons à discuter sur combien était passionnante la magie qu'il avait utilisé plus tôt. Harry fit un geste de la tête et grogna une fois de temps en temps pour faire au moins comme s'il leur prêtait attention. Les Creevey semblaient exaltés par son simple accord de marcher en leur compagnie.

Après avoir retrouvé le dortoir des cinquièmes années, Harry s'en retourna à ses devoirs. Ron revint quelques temps après avec le reste des garçons de leur dortoir. Ils discutèrent et plaisantèrent tous pendant quelques heures tout en travaillant à leurs devoirs. Aux alentours de dix heures, ils se plongèrent tous dans leur lit et y restèrent pour la nuit.

Harry se tourna et se retourna pendant quelques heures avant de finalement se lever. Il empoigna la carte, sa cape et sa baguette avant de se diriger en dehors du dortoir. Après avoir enfilé la cape, il marcha à travers la salle commune et s'exila à travers le portrait endormi.

Il marcha directement vers la tour d'Astronomie, pensant que l'air de la nuit lui ferait du bien. Il lui fallut à peine quelques minutes pour se diriger rapidement dans les couloirs sombres et déserts du château endormi.

Le toit de la tour était vide, comment on pouvait s'y attendre à cette heure de la nuit. Il monta directement sur le bord et regarda une fois encore vers l'extérieur. Il se tenait là depuis un long moment lorsqu'il finit par remarquer que quelqu'un était debout à côté de lui. C'était Draco.

« Harry, s'il te plait, enlève ta cape. Je sais que tu es là, » murmura t-il.

Harry le fit, apparaissant dans l'air apparemment léger.

« Merci. Qu'est-ce qui t'inquiète ? » demanda Draco, chuchotant toujours.

« Comment sais-tu que quelque chose m'inquiète ? » demanda Harry.

« Tu émettais ta souffrance. Je peux la sentir à travers ce lien qu'on a. »

« Je suis désolé de t'avoir réveillé, » dit Harry gentiment.

« Je ne pense pas que tu l'es fait. Je peux aussi bien t'avoir moi-même réveillé. Je ressentais moi aussi ma souffrance, alors ça peut avoir nourri la tienne. »

« Je suppose qu'on a besoin de s'asseoir et de passer un bon moment ensemble pour comprendre cela, » répondit Harry.

« Je suppose aussi. Harry, je ne suis pas certain de ce qui a changé entre nous, mais je ressens quelque chose que je n'ai jamais ressenti avant. »

« Moi aussi, Draco. Honnêtement, je n'aurais jamais pensé pouvoir ressentir ça pour toi, mais c'est le cas, » dit Harry d'une voix très basse.

Draco serra Harry contre lui. On ne l'avait jamais serré dans ses bras lorsqu'il était enfant. Pas plus qu'Harry. Ils se rendirent tous deux compte qu'ils appréciaient se tenir ainsi. Le simple geste semblait faire irradier entre eux un sentiment de sécurité et de chaleur.

Draco se recula un peu et regarda directement dans les yeux émeraude d'Harry. Ses propres yeux gris captèrent ceux d'Harry un long moment avant qu'il ne commence à se pencher vers son visage.

Harry en faisait de même lorsqu'ils furent soudain interrompus par une brusque rafale de vent. Draco acheva de s'étendre dans les bras d'Harry. Ce n'était pas comme si l'un ou l'autre des garçons s'en souciait beaucoup.

Harry tint Draco tout contre lui quelques minutes avant de gentiment le pousser en arrière.

Un vif éclat lumineux suivi d'un coup de tonnerre les interrompit.

« Je pense qu'on devrait retourner au lit avant que l'orage n'éclate vraiment. Demain promet d'être une longue journée, » murmura Harry.

Draco se contenta d'acquiescer.

Ils marchèrent ensemble, leurs bras passés autour des épaules de l'autre. Dès qu'ils furent dans l'escalier, ils s'arrêtèrent et se tournèrent pour se faire face.

Il y eut à nouveau un échange de regards. Cette fois-ci, ils parvinrent à compléter leur geste. Ils s'approchèrent lentement l'un de l'autre, fermant les yeux au dernier moment.

Le baiser fut étonnement tendre pour les deux garçons. C'était le premier vrai baiser d'Harry. Etrangement, c'était également celui de Draco. Lorsque les deux garçons se séparèrent, ils se regardèrent à nouveau dans les yeux. Harry sourit en premier. Draco lui retourna son sourire.

« C'était vraiment bien Draco, » dit Harry en rougissant sous la pâle lumière de la cage d'escalier.

« Merci Harry. C'était vraiment bien, » dit Draco, une touche de timidité non caractéristique dans la voix.

Ils se sourirent mutuellement jusqu'à ce qu'un nouveau coup de tonnerre les fasse sursauter.

« J'ai une question pour toi. »

« Oui. »

« Pourquoi Parkinson te collait au dîner ? »

« Elle est à la pêche aux informations. Cette fille n'a jamais entendu parler du mot subtil. Je pense qu'elle agit sous les ordres de son père et peut-être de Lucius. Des deux façons, je pense que ça ne s'annonce pas de bonne augure pour moi, » répondit Draco, semblant quelque peu perturbé.

« On trouvera quelque chose, Draco. »

« J'espère, » répondit pensivement Draco.

« Bonne nuit Draco. Je te verrai en Potion demain, » dit Harry, un large sourire sur le visage.

« Dors bien, Harry Potter, » répondit Draco, lui retournant son sourire.

oOoOoOo

« Qu'est-ce que tu penses de ça ? » demanda Fred à Georges.

Celui-ci leva les yeux de son morceau de parchemin spécial.

« Je pense qu'Harry avance dans un monde de troubles. Mais je projette d'être là s'il en a besoin, sans faire attention à ce que je pense de Malfoy. »

« Moi aussi, » grogna Fred.

oOoOoOo

Justin fut réveillé par un hurlement de tristesse et de douleur. Il sortit rapidement du lit pour se diriger vers la source du cri. Il s'agissait de Percy. Justin prit gentiment sa main et la pressa. Percy arrêta de s'agiter et retrouva un sommeil profond.

Justin avait passé le restant de la journée avec Percy à lui parler de l'école et de la vie en général. La réunion qu'il était censé avoir avec Mme Pomfrey n'arriva jamais, mais elle l'avait examiné plusieurs fois pendant qu'il discutait avec Percy.

« Justin ? » demanda Percy d'une voix groggy.

« Oui Percy ? » Justin pressa à nouveau sa main.

« Est-ce que je t'ai réveillé ? »

« Oui, mais ne t'inquiète pas pour ça. Je ne dormais pas vraiment de toutes façons, » dit Justin à voix basse.

« Tu devrais dormir, Just. Ce n'est pas bon pour toi d'être levé tout le temps, » dit Percy, de l'inquiétude dans la voix.

« Est-ce que ça te va si je dors dans le fauteuil ? » demanda Justin en guise de réponse.

« Ouais, je pense que j'aimerais ça, » sourit Percy.

Justin n'ajouta rien car il s'était rendormi. Percy sourit à nouveau et en fit de même. La main de Justin tenait toujours la sienne.

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Harry retourna à son dortoir sans incident. La Grosse Dame n'était pas totalement éveillée lorsqu'elle ouvrit le passage pour le laisser pénétrer dans la tour Gryffindor. Il retourna rapidement à son lit et s'y installa. Il dormit d'un sommeil profond pour le restant de la nuit.

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Draco eut un peu plus de mal à rejoindre son dortoir. Il évita de peu Miss Teigne lorsqu'il entra finalement dans le dortoir Slytherin. L'impressionnant ronflement de Goyle couvrit le léger bruit qu'il fit.

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Le lendemain matin, Harry fut réveillé par Ron qui le secouait. Il avait dormi pendant tout le restant de la nuit après son baiser avec Draco. Au lieu de son habituelle humeur ronchonne du matin, il se montrait plutôt aimable avec Ron. Il souriait même en commençant à enfiler sa robe afin de se diriger vers les douches.

Après une douche rapide, il rejoint ses camarades de dortoir dans la salle commune. Hermione et Ginny arrivèrent juste après lui et tous partirent ensemble pour la Grande Salle. Il fallut au groupe seulement quelques instants pour l'atteindre. Ils discutaient tous joyeusement et se mélangèrent à la foule comme tous se dirigeaient vers leurs propres tables.

Harry prit sa place favorite, lui permettant de regarder Draco de l'autre côté de la salle. Celui-ci était assis avec un regard noir. Pas si surprenant puisque Pansy s'était, une fois de plus, collée à lui.

Harry vit une nouvelle image dans sa tête et le sourire qu'il affichait s'élargit. Draco lui avait envoyé une image où lui-même souriait. Harry s'attacha à prendre son petit-déjeuner et à parler avec ses amis. En un rien de temps, tous étaient en chemin pour le cours de Potion. Les Gryffindors le redoutaient universellement. Les Slytherins rayonnaient presque de plaisir.

Harry avait à peine pénétré dans la salle de classe qu'il entendit la voix qu'il redoutait le plus.

« Notre fameuse célébrité est de retour, » dit Snape d'une voix très sèche.

Harry le fixa sans expression.

« J'ai décidé de mettre en application un système de places assignées pour le reste de l'année. Le professeur Dumbledore pense qu'il serait avantageux pour les étudiants ayant des cours entre maisons différentes de travailler ensemble. J'ai donc dressé le plan des emplacements reflétant la mixité de ce cours, » dit Snape d'une voix pompeuse.

Les élèves se regardèrent tous, horrifiés.

« Granger et Goyle, venez devant s'il vous plait, Malfoy et Potter, à côté d'eux s'il vous plait, Weasley et Zabini au second rang derrière Granger, Parkinson et Longbottom derrière Potter. » Snape continua à aboyer les répartitions jusqu'à ce que chaque Gryffindor soit en paire avec un Slytherin.

Harry s'assit calmement à côté de Draco. Ils se regardèrent tous deux, mais ne dirent rien. Chacun d'eux entendit les marmonnements de colère provenant de derrière. Ils échangèrent à nouveau un regard mais ne se retournèrent pas.

« Au dernier cours, nous parlions de la création de la teinture magique. Nous renoncerons à d'autres expériences dans ce sens, » dit Snape en lançant un regard mauvais à Zabini. « A la place, nous allons parler de potions pouvant aider à contrecarrer les effets de certains sorts. »

La lecture fut monocorde pour les deux heures suivantes. Dès qu'elle fut achevée, tous s'enfuirent presque de la salle tant ils sortirent rapidement en se bousculant.

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Justin fut réveillé par une légère pression dans sa main. Il redressa sa tête et ouvrit les yeux. Ils captèrent le doux regard brun de Percy.

« Hey Perce. Comment tu te sens ? » demanda t-il.

« Bien mieux, merci. Comment tu es arrivé là ? »

« Tu avais un cauchemar et je suis venu pour te calmer. Tu ne te souviens pas ? » demanda Justin en regardant sa main, toujours jointe à celle de Percy.

Percy sourit plus largement.

« Je me souviens maintenant. Merci Justin. J'apprécie. »

-C'était rien. Tu as faim ? Tu veux quelque chose ? demanda Justin, se sentant subitement désireux de satisfaire.

« S'il te plait. »

« Je reviens tout de suite, » répondit Justin en souriant.

Percy sourit également à la vue de Justin qui se précipitait.

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La fin de la journée passa relativement rapidement pour Harry. Le nouveau cours de Self-défense, qu'il avait eu pour la première fois ce jour-là, ressemblait presque à une séance d'entraînement pour lui. Il l'aimait, toutefois. Il sentait qu'après une année passée à cela, il serait en mesure de se défendre facilement dans quelque sorte de lutte physique que se soit. Le dîner fut plutôt normal, rien de vraiment intéressant ne s'y passa. Il échangea des regards avec Draco, mais de très rapides afin qu'ils ne puissent attirer l'attention sur eux. Ils parvinrent à s'envoyer des images et se communiquèrent un désir mutuel de se rencontrer à minuit à la tour d'Astronomie.

Harry était allait se coucher vers neuf heures, revendiquant qu'il était fatigué. Il dormit véritablement en réalité. Par pure chance, il se réveilla aux alentours de minuit moins le quart et s'esquiva en dehors de son lit. Après avoir enfilé sa cape d'invisibilité et s'être arrêté dans la salle commune pour examiner la Carte du Maraudeur, il se précipita à travers le trou laissé par le portrait.

Il parvint en contrebas de la tour avant Draco. Harry s'assit sur les escaliers pour regarder la carte et attendre Draco. Celui-ci arriva juste après. Le lien semblait lui laisser savoir que Harry se trouvait là car il prit place juste à côté de lui.

« Tu aimes ce satané truc, hein ? » demanda t-il.

« C'était à mon père, » dit Harry à voix basse.

« Oh, je suis désolé, Harry. Je ne voulais pas dire que umph…, » Draco fut coupé lorsque Harry pressa un doigt contre ses lèvres.

« Ça va. Je sais ce que tu voulais dire. Est-ce qu'on pourrait entrer dans cette pièce secrète et parler là-bas ? » demanda Harry en montrant la carte à Draco.

« Impressionnante petite carte. Est-ce que c'est le mot de passe pour ouvrir la pièce ? » demanda Draco les sourcils relevés.

« Sûrement. Allons-y, » répondit Harry.

Tous deux marchèrent le long du couloir de l'entrée de la tour jusqu'à une marque sur le mur. Ils regardèrent un peu autour d'eux avant que Harry ne prononce la phrase qui ouvrait la porte.

« Honneur, Devoir, Courage, » dit-il, amenant le passage à s'ouvrir dans un léger bruit.

Ils entrèrent dans la pièce et fermèrent la porte derrière eux.

Le lieu était agréablement chaud et était décoré dans les couleurs rouge et or de la Maison Gryffindor. Il ressemblait à un appartement. Il y avait plusieurs portes autour de la pièce principale, mais aucun des deux garçons ne ressentait l'envie d'aller les explorer.

« Tu veux t'asseoir et discuter ? » demanda Harry à Draco, indiquant le canapé.

Draco acquiesça et s'avança pour s'installer dans le divan qui se trouvait près de la cheminée. Il n'y avait cependant pas de feu dans celle-ci. Harry le suivit et s'assit à ses côtés, sans toutefois le toucher.

« Draco, j'ai repensé à la nuit dernière, » dit Harry en se tortillant légèrement.

« Le baiser ? » demanda Draco à vois basse.

« Ouais, » répondit Harry dans une voix assez proche du murmure. « C'est… Je suis… Je suis juste si fatigué d'être seul, » dit Harry tandis que ses yeux se remplissaient de larmes.

Draco sentit à travers le lien la profondeur de la souffrance qu'Harry ressentait. Il avait l'impression de se tenir debout sur l'arête d'une haute falaise. La douleur émotionnelle brute et incontrôlée qu'Harry diffusait était stupéfiante. Draco avait été réconforté une fois dans sa vie, et ça avait été par la simple main d'Harry sur son épaule. Harry avait assurément besoin de quelque chose de plus, mais Draco ne savait pas quoi faire. Après un court moment d'hésitation, il comprit comment il lui fallait agir. Il se pencha en avant et serra Harry contre lui. Celui-ci ne résista absolument pas. En réalité, à peine Draco avait commencé à l'attirer à lui, il avait plongé sa tête contre sa poitrine et commencé à pleurer de façon plus prononcée.

Draco se focalisa sur le fait d'envoyer à Harry des émotions destinées à le calmer et au bout d'environ une demi-heure, le garçon s'arrêta finalement de pleurer. En réalité, il s'était tout à fait relaxé ; Harry s'était endormi dans les bras de Draco. Celui-ci continua à caresser légèrement ses cheveux d'un noir de jais. Il se figura cela comme un geste étonnamment relaxant. Il n'avait jamais, une fois dans sa vie, pensé qu'il tiendrait le Survivant sur ses genoux. Mais plus que cela, il savait au plus profond de son esprit qu'il aimait Harry James Potter, le garçon qui avait survécu.

Ce fut la dernière pensée de Draco avant qu'il ne dérive vers le sommeil, un sourire sur le visage.

A suivre…