TITRE : Les non-dits

NOTE : Fringe ne m'appartient pas.

CONTEXTE : Se situe après l'épisode « grey matters » saison 2 épisode 10.

RESUME : Peter est enlevé.

NdA : Si vous n'avez pas vu la saison 2, je vous déconseille de lire cette histoire. J'avais cette histoire en tête depuis mon histoire « enlèvement », qui ne me convenait pas. Ceci est un peu une V2, mais il n'est pas nécessaire d'avoir lu « enlèvement » pour comprendre. Certains passages peuvent rappeler certains épisodes de la saison 2, mais j'avais ces idées avant de les voir. J'espère que ça vous plaira.

« Non, par contre, je vais vous demander de me suivre pour faire un portrait robot », expliqua Olivia.

La jeune fille sembla très soulagée.

« Tout ce que vous voudrez tant que vous ne m'arrêtez pas », souffla-t-elle.

Olivia prit son portable et appela Downey pour qu'il lui envoie quelqu'un pour faire le portrait robot avant de revenir au labo en compagnie de la jeune fille.

CHAPITRE 3

Peter émergeait d'un épais brouillard. Ses paupières étaient si lourdes qu'il n'arrivait pas à les soulever. Il était groggy, hagard et il avait un goût pâteux dans la bouche. Il ne sentait plus ses membres et il avait du mal à rassembler ses idées de façon claire. Il se demanda s'il avait pris une cuite la veille pour être dans cet état. Tandis qu'il essayait désespérément de se souvenir, il entendit des bruits autour de lui. Dans un effort qui lui sembla surhumain, il parvint à ouvrir légèrement les yeux. Mais il les referma bien vite, quand une lumière aveuglante l'éclaira de plein fouet. Même à travers les paupières, la luminosité était désagréable. Il tourna la tête aussi vite que son corps engourdi le lui permit. Il tenta une nouvelle fois d'entrouvrir les yeux et distingua une silhouette debout à côté de lui avant de les refermer à nouveau. Il sentait monter une migraine caractéristique des lendemains de soirées trop arrosées mais ne se souvenait pas s'être saoulé. A défaut de voir, il se concentra sur son ouïe. Il distingua alors des voix.

« Est-ce que tout est en place ? » demanda une voix masculine sur sa gauche.

« Oui, nous pouvons commencer », répondit une voix féminine sur sa droite.

Comprenant qu'il y avait deux personnes, il tourna la tête de l'autre côté et ouvrit les yeux. Il distingua d'abord une deuxième silhouette et derrière, des murs d'un blanc délavé. En baissant légèrement la tête, il vit qu'il était sur un fauteuil, comme ceux qu'on trouve chez les dentistes. Et surtout, il vit qu'il était attaché.

« Il se réveille », constata la femme.

« Donne-lui une autre dose », répondit l'homme.

Malgré son engourdissement, il sentit la piqûre. Il essaya de bouger mais il sentit arriver une nouvelle vague de brouillard. Avant de perdre connaissance, il vit une silhouette floue approcher et poser un objet dur et froid sur sa tête.

« Est-ce que ça va marcher, Claire ? », demanda l'homme.

« Fais-moi confiance, Andrew, ça marchera », répondit-elle en ajustant le neuro-stimulateur sur la tête de Peter.

La femme prénommée Claire vérifia ses branchements.

« Alors ? », demanda Andrew, une note d'impatience dans la voix.

« Je viens de terminer les réglages », répondit-elle, patiemment.

Sur une table proche de Peter, était posé tout un ensemble d'appareils reliés au neuro-stimulateur. Claire vint se poster devant les machines et les alluma une à une. Le rythme cardiaque et les ondes cérébrales de Peter s'affichèrent sur les écrans. Le dernier n'afficha rien. Elle jeta un coup d'œil à la silhouette du jeune homme, toujours inconscient sur le fauteuil.

« Parfait. Il est prêt. Je lance la simulation. Je vais commencer par un programme simple avec seulement son père. D'abord, la phase d'adaptation pour voir s'il réagit bien aux images que je lui envoie. S'il les accepte, je pourrai passer à la phase suivante », expliqua-t-elle à son compagnon.

« OK, alors voyons ce que ton petit bijou sait faire », lança-t-il en souriant enfin.

Elle lui sourit en retour et tapa les commandes de lancement du programme sur le clavier. Quand elle appuya sur la touche Enter, l'écran s'éclaircit. Elle le désigna du doigt.

« Grâce à ceci, nous pourrons voir tout ce qu'il voit », lui dit-elle.

Peter flottait. Du moins, il en avait l'impression. Il avait les yeux fermés et essayait de les ouvrir mais c'était comme s'il ne savait plus où étaient ses yeux. Il ne sentait rien autour de lui, comme s'il planait. Tout était si paisible, il se sentait bien. Pourtant, un détail le perturbait. Une voix qui l'appelait. Puis, il sentit qu'on le secouait. Alors enfin, il ouvrit les yeux. La première chose qu'il vit, fut le visage de son père. Il eut un mouvement de recul.

« Peter, réveille-toi », dit Walter en le secouant légèrement.

Peter regarda autour de lui et il se rendit compte qu'il était allongé sur son lit dans sa chambre. Son père était assis sur le bord du lit et avait la main tendue vers lui. Mais ça ne collait pas. Il leva les bras et toucha se tête. Rien. Il s'assit, troublé.

« Peter, que se passe-t-il ? Ca ne va pas ? », demanda son père, en remarquant sa confusion.

Peter tourna la tête vers Walter. Son père semblait inquiet.

« Walter ? Qu'est-ce… Je… », bafouilla-t-il, incapable de penser clairement.

« Peter, tu faisais un cauchemar, tu te débattais dans ton sommeil », expliqua Walter.

« Je faisais un cauchemar ? », s'étonna le jeune homme.

Peter était complètement désorienté. Des souvenirs lui parvinrent par bribes. La fille à la cafétéria, sa perte de connaissance, les voix, le fauteuil de dentiste. Se pouvait-il que ce ne soit qu'un cauchemar ? Pourtant tout cela lui avait semblé si réel. Il posa ses mains sur son visage pour essayer de mettre de l'ordre dans ses idées, mais la voix inquiète de Walter le tira de ses pensées. Il tourna à nouveau les yeux vers son père. Quand il lut l'angoisse sur son visage, il prit le parti de le rassurer.

« Je vais bien, Walter. Tu dois avoir raison. C'était juste un cauchemar. C'est fini maintenant, d'accord ? », dit-il, pour l'apaiser.

Walter sembla se calmer. Il acquiesça et tapota l'épaule de son fils avant de se lever.

« Bien, bien. Et si on prenait le petit déjeuner ? », proposa Walter, soudain joyeux.

Peter sourit et secoua la tête. Walter avait toujours le don de passer d'un état d'esprit à un autre en quelques secondes.

« Allez, lève-toi, fils. Petit-déj ! », s'enthousiasma son père.

« Va dans la cuisine, je te rejoins tout de suite, OK ? », dit Peter.

« OK, je vais commencer à préparer des crêpes », décida Walter.

« D'accord, mais ne fais rien brûler », l'avertit Peter.

« Bien sûr, fils, tu me connais »

« Justement, Walter ! Walter ? »

Mais son père était déjà sorti de la chambre. Avant de le rejoindre, il s'accorda une douche rapide, histoire de s'éclaircir les idées. Il avait l'impression désagréable que quelque chose clochait. Mais quand il s'assit en face de Walter et que celui-ci lui servit des crêpes avec un sourire de gamin, il décida d'oublier tout ça.

A quelques mètres de là, les ravisseurs se tenaient debout devant les moniteurs.

« Comment réagit-il ? », demanda Andrew.

« Bien. Les courbes sont normales. Il accepte la simulation », dit-elle, confiante.

« D'accord. Lance la phase suivante dès que possible et tiens-moi au courant », lui demanda-t-il, avant de sortir de la pièce.

Claire acquiesça et jeta un coup d'œil à Peter avant de se remettre à surveiller l'écran.

Les Bishop discutaient du dernier film qu'ils avaient vu ensemble. Peter se surprenait de plus en plus à apprécier ces moments avec Walter. Mais voyant l'heure tourner, il mit fin à leur conversation.

« Walter, même si j'apprécie de bavarder avec toi, le temps ne s'arrête pas. Et si on allait au labo ? », dit Peter.

« Mais, fils, on est dimanche ! Accorde-toi un moment de répit, tu travailles trop ! », protesta son père.

Peter fronça les sourcils. Dimanche ? Il aurait juré qu'on était mercredi. De plus, que ce soit Walter qui lui fasse remarquer son erreur, le troublait, lui qui n'était même pas capable d'assortir ses chaussettes…

La femme qui suivait les évènements ressentit une pointe de frustration quand elle vit le tracé des ondes de Peter s'élargir. Mauvais signe. Cela voulait dire qu'il luttait contre les images qu'il recevait, percevant une anomalie. Elle tapa quelques commandes pour réajuster son programme.

Sans savoir pourquoi ni comment, Peter ressentit une envie de penser à autre chose. Dimanche ? Bien, pourquoi pas ? Après tout, il méritait bien une pause en contrepartie de son investissement dans la section Fringe…

« Bien dans ce cas, Walter, qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ? », demanda Peter.

« Oh, j'ai une idée. Et si on allait pêcher ? », proposa Walter, d'un ton joyeux.

Peter ne put s'empêcher de sourire devant l'exaltation que ressentait son père à la simple idée d'aller pêcher.

« D'accord, Walter. Allons pêcher », accepta-t-il.

Une heure plus tard, ils arrivaient au lac Reiden. Peter sortit de la voiture et ouvrit le coffre pour sortir tout l'équipement. Walter se dirigeait déjà vers le lac en sautillant comme un gamin. Quand le jeune homme arriva près de son père, il ne put s'empêcher de lui demander quelque chose.

« Walter, pourquoi as-tu tenu absolument à venir ici ? »

« Cet endroit a une signification particulière pour moi », répondit Walter.

Peter regarda son père d'un air ahuri.

« Quoi, une signification comme l'endroit où on a failli mourir ? », questionna Peter, incrédule.

« Non, fils, comme l'endroit où on nous a donné une seconde chance », répondit Walter.

Peter cligna des yeux, surpris par cette réponse. Walter venait de lui donner une leçon d'optimisme sur le principe du verre à moitié vide ou à moitié plein. Il sourit et décida de profiter du moment.

« D'accord, Walter. Et si on pêchait maintenant ? », annonça gaiement Peter.

Walter frappa ses mains l'une contre l'autre comme un enfant excité à l'idée d'aller dans un parc d'attractions. Peter tendit la canne à son père, ainsi qu'une chaise en toile pliante et ils s'installèrent. Ils restèrent immobiles tandis que le fils écoutait son père lui raconter des histoires qu'il connaissait déjà.

La femme consulta les moniteurs. Tout se passait à présent comme prévu. Il était temps de passer à la phase d'attaque. Son compagnon entra à cet instant. Elle lui sourit.

« J'allais t'appeler justement ! Il est prêt, je lance la phase 2 », annonça-t-elle, fièrement.

L'homme s'avança et se positionna juste à côté d'elle. Elle tapa rapidement quelques commandes sur le clavier et valida.

« Allez, mon bébé, vas-y », murmura-t-elle pour elle-même.

Deux paires d'yeux se posèrent sur l'écran.

Alors que Walter continuait à parler, sa ligne se tendit.

« Peter ! Regarde ! Je crois que j'en ai attrapé un », s'exclama Walter, ravi.

« Doucement, Walter, ne tire pas trop, sinon il va se décrocher. Attends, je vais t'aider », annonça Peter, tandis qu'il posait sa propre canne à pêche au sol.

Quand il se releva pour s'approcher de Walter, il vit tout de suite que quelque chose n'allait pas. Walter ne bougeait plus et la canne commençait à lui échapper des mains. Peter s'inquiéta immédiatement de cet état de transe.

« Walter ? Walter, est-ce ça va ? », l'interpella-t-il.

Comme son père ne réagissait pas, Peter posa sa main sur son bras et le secoua un peu.

« Walter, dis quelque chose ! Walter ! », insista Peter, inquiet.

Peter paniqua vraiment quand il ne le vit toujours pas réagir. Il prit alors le visage de son père entre ses mains et le regarda de plus près. Il avait les yeux perdus dans le vague.

« Walter, dis quelque chose, je t'en prie ! », le supplia Peter.

Après quelques secondes qui parurent une éternité à Peter, Walter finit par lever les yeux et regarder son fils.

« Peter, c'est toi ? »

« Oui, Walter, c'est moi. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi tu ne me répondais pas ? », demanda Peter, toujours inquiet.

Walter sembla réfléchir. Peter sentit alors le changement d'humeur de son père. Il vit ses traits exprimer soudain de l'angoisse et sa voix était chevrotante quand il reprit la parole.

« Peter, j'ai… j'ai oublié quelque chose »

« Quoi, Walter, qu'est-ce que tu as oublié ? », demanda Peter.

« Je… je ne sais pas mais il faut que j'aille le chercher. Peter, c'est très important », insista Walter.

« Chercher où ? Où veux-tu aller ? »

« De l'autre côté », répondit son père.

Peter le regarda sans comprendre.

« Dans l'autre monde quand je… quand j'y suis allé », ajouta-t-il.

« L'autre monde ? Attends, tu parles d'une réalité alternative ? Quand y serais-tu allé ? », demanda Peter, perplexe.

« Peter, c'est très important, il faut que j'y retourne, maintenant », s'affola Walter.

« OK, OK, essaie de te calmer d'abord. Si je comprends bien, tu es allé dans un univers parallèle et tu y as laissé quelque chose que tu dois récupérer à présent, c'est ça ? », questionna-t-il encore.

« Oui, c'est ça », acquiesça son père.

« Mais explique-moi pourquoi tu t'en rappelles maintenant ? », insista le jeune homme.

« Je sais pas, fils. C'est ce lac, je crois. Quand j'ai vu la ligne bouger dans l'eau, les petites vagues onduler, ça m'a remonté comme un souvenir », expliqua Walter.

« Tu te rappelles que tu as laissé quelque chose, mais tu ne te souviens plus de quoi ? »

Walter acquiesça. Peter lâcha son père. Il était de plus en plus perplexe. Cette journée était vraiment très bizarre, il y avait quelque chose qui clochait. L'impression grandissait à mesure que le temps passait.

« Peter, tu dois m'aider à y retourner », le supplia Walter.

« Quoi, tu veux que je t'aide à créer un portail entre deux mondes ? », demanda Peter, incrédule.

« Je n'y arriverai pas sans toi, fils ».

Peter se retourna vers le lac et fit quelques pas avant de revenir vers son père. Il passa sa main sur son visage et la laissa sur sa bouche en secouant la tête, dubitatif. Puis, il revint face à son père et posa ses mains sur ses épaules.

« Walter, c'est du délire ! » s'exclama Peter. « D'une part, je ne vois pas ce qui peut te manquer autant maintenant vu que tu as déjà pu t'en passer durant 20 ans et d'autre part, je te rappelle que c'est toi qui as mis au point ce système »

« Peter, tu sais bien que ma mémoire me fait défaut. Ai-je besoin de te le rappeler ? Il faut que tu le fasses », implora à nouveau Walter.

Peter ôta ses mains des épaules de son père, découragé. La journée avait si bien commencé et voilà que Walter la gâchait avec une nouvelle obsession farfelue. Qu'est-ce que son père avait bien pu laisser dans cet autre monde ? Et pourquoi était-ce si important tout à coup ? Ca n'avait aucun sens ! Il fixa un point au loin en s'efforçant de se calmer et ferma les yeux. Quelque chose clochait. Cette impression ne cessait de grandir en lui. Quand il rouvrit les yeux, l'image se brouilla pendant un très court instant. Il crut qu'il avait rêvé et cligna des yeux.

La femme qui observait l'écran et les scanners, poussa un soupir agacé.

« Il résiste. Bon sang, il est plus coriace que je ne pensais », se plaignit-elle.

Elle tapa de nouvelles commandes et observa l'écran pour voir la réaction de Peter.

Peter observa de nouveau au loin mais rien ne se produisit. Et puis, pourquoi observer au loin, l'idée lui parut soudain idiote. Il se concentra à nouveau sur son père.

« Quand bien même je le saurais, je ne le ferais pas », décida Peter.

« Peter, tu dois m'aider, tu es mon fils ! », s'indigna Walter.

Peter regarda son père. Son insistance le perturbait. Si Walter avait des obsessions, celle-ci lui sembla particulièrement étrange. A cet instant, il sentit une vague monter en lui. L'envie d'aider son père. Le besoin même. De plus en plus pressant. Quelque chose clochait. Ne venait-il pas de dire à l'instant à son père qu'il ne l'aiderait pas ? Alors pourquoi en avait-il envie à présent? C'était comme si on lui imposait cette pensée. En surface, il en ressentait le besoin mais en prenant la peine d'y réfléchir un peu, il trouvait cette idée absurde. Et puis cette impression que quelque chose n'était pas à sa place. Il regarda à nouveau au loin et l'image se brouilla de nouveau.

Tapotant nerveusement sur la table où étaient les moniteurs, Andrew finit par demander : « Qu'est-ce qui se passe ? »

Claire tapait sur son clavier à toute vitesse.

« Il lutte contre la simulation », répondit-elle, agacée.

« Alors, force-le à y croire », s'énerva-t-il.

« J'essaie, figure-toi mais si je le pousse trop à bout, ça aura l'effet inverse et si je l'emmène trop loin, ça peut lui être fatal », expliqua-t-elle.

Il n'avait pas rêvé cette fois, il l'avait bien vu. Peter s'éloigna de son père sans plus lui prêter attention et fit un tour d'horizon. Ça ne collait pas, ça ne collait pas. Le réveil de ce matin, son erreur sur le jour de la semaine, l'obsession de Walter. A côté de lui, son père continuait de lui demander son aide mais il ne l'écoutait plus. Quelque chose clochait. Cette impression l'obsédait. A cet instant, le décor se brouilla plus nettement jusqu'à s'effacer complètement. Il se retrouva alors allongé sur un siège. Tout était faux, tout était faux ! Puis il sentit une violente douleur à l'abdomen, et ce fut le néant.

« Eh merde, je l'ai perdu », jura Claire, énervée.

Peter se mit à convulser, les yeux roulant dans leurs orbites. Les moniteurs bipèrent de toute part. La femme se précipita vers lui et lui injecta une solution pour le stabiliser. Au bout de quelques secondes, il se calma. Claire revint examiner les écrans. Le pouls était revenu à la normale et les ondes avaient repris un tracé plus régulier. Mais son compagnon semblait mécontent.

« Et maintenant ? », demanda-t-il.

« Plan B », répondit-elle simplement.

Elle le regarda.

« Quoi ? Tu croyais que je n'avais qu'un tour dans mon sac ? », ajouta-t-elle, amusée.

Cette réplique eut le mérite de le dérider. Il hocha la tête avant de s'en aller en la laissant travailler à sa nouvelle simulation.