Voilà, le dernier chapitre! Encore un épilogue et ce sera vraiment la fin.

Je vous laisse sans plus tarder découvrir ce chapitre, dont vous me direz dfes nouvelles. ( J'ai l'impresion de parler d'un nouveau plat...xD)

Bonne lecture!

DON'T BE SUCH A WIMP!

Tout pour te détruire, mais respire

Au crépuscule, Ruka se réveilla, et jeta un coup d'œil à la couche de Rima. Elle dormait encore. Ça lui laissait un peu de temps pour réfléchir, aux évènements de la veille. Elle avait été en extase lorsqu'elle avait senti les crocs de son maître la pénétrer. Ruka avait un peu honte, mais elle l'avouait. Elle avait aimé, adoré même ce moment. Elle ne pensait même plus à Akatsuki. Sa vie était destinée à Kaname, elle le savait, elle le sentait. Rima s'éveilla et sa première réaction, fut de sauter sur Ruka.

- Je t'avais dit que j'avais un truc important à te dire ! Pourquoi t'es pas venue ? Je t'ai attendue !

- Je suis désolée Rima. Je t'expliquerais plus tard, d'accord ?

- J'y compte bien !

- Alors, tu veux toujours me dire ce qui est si important ?

- Je sais pas !

- Allons Rima !

- Je doute maintenant ! Je pensais pas que tu serais assez cruelle pour me poser un lapin sur ce coup.

- J'ai été retenue par maître Kaname, je n'y suis pour rien, mentit-elle.

- Ah oui ?

- Oui.

- Bon d'accord.

Kain, s'étira et se leva en baillant. Encore une nuit qui risquait d'être forte en émotions s'il en croyait le remue-ménage qui régnait déjà dans le pavillon. Il prit une douche et enfila ses habits. En bas de l'escalier plusieurs élèves attendaient déjà d'aller en cours. Ruka arriva, en pleine discussion avec Rima. Cette dernière, ne semblait pas vraiment de bonne humeur. Akatsuki embrassa Ruka, mais elle répondit à peine. Kain essaya de ne pas en tenir compte, prétextant que sa conversation avec Rima devait être importante. Il fut rasséréné lorsqu'elle glissa sa main dans la sienne. Pourtant, Ruka lui sembla lointaine. Elle jetait sans cesse des coups d'yeux en biais à Kaname, et ce dernier non plus ne semblait pas à l'aise. A la sortie, Kaname demanda à Ruka de rester un moment.

- Pars devant Akatsuki, je n'en ai pas pour longtemps.

- Vous voulez que je m'éclipse aussi ? demanda monsieur Tanaka.

- S'il vous plait, le pria Kaname.

Dès qu'ils furent seuls dans la salle de classe, Kaname s'approcha de Ruka.

- Je suppose que tu n'as parlé à personne de ce qui est arrivé hier.

- Non, président. A personne.

- Tu devrais tout de même le dire à Akatsuki. Ça me paraît important.

- Je ne lui dois rien ! rétorqua un peu brutalement Ruka.

- C'est toi qui vois, répondit le président un peu surpris. Néanmoins, je voulais m'excuser.

- Ce n'est pas la peine.

- J'insiste. Je n'aurais jamais dû agir ainsi. Je sais que tu fais de gros efforts pour… enfin tu vois… et je suis vraiment navré. J'avais quelques problèmes hier,…

- C'est ce que j'ai cru comprendre maître. Mais ne vous inquiétez pas. Je ne vous garde pas rancune. Au contraire, j'ai pris cela comme un honneur…

- Tu ne devrais pas Ruka, fit doucement Kaname, je ne suis pas celui qu'il te faut.

- Mais…

- Non, écoute-moi. Il y a entre Yûki et moi quelque chose de très fort. Je ne pense pas qu'un jour il en sera autrement, et je me sens horriblement coupable de te voir souffrir ainsi pour moi.

- Bien maître…, répondit seulement Ruka en tentant de ne pas laisser transparaître sa douleur.

- Maintenant va. Akatsuki doit t'attendre, et l'amour n'attend pas.

Kaname sourit et attendit que Ruka sorte pour quitter à son tour la salle. La vampiresse serrait les lèvres. Elle avait des envies de meurtres. Que n'aurait-elle donné en ce moment, pour ne jamais avoir eut cette conversation ? Elle se haïssait ! Elle ne pouvait plus rester avec Akatsuki et pourtant c'était ce que lui avait conseillé Kaname. Un peu perdue, Ruka décida de se laisser une journée de plus pour réfléchir, avant de rendre son choix définitif. La jeune femme fit de son mieux pour qu'Akatsuki n'ait pas de soupçon. Pourtant peu avant l'aube il la prit à part, l'air soucieux.

- Ça ne va pas, Ruka ?

- Si, ça va.

- Tu n'as pas l'air bien.

- Ça va passer. C'est juste que…

- Tu sais, tu restes muette depuis ce matin, mais tu peux me dire que maître Kaname t'a mordu, je ne vais pas t'en vouloir.

- Quoi ?...

- Jai senti ton sang hier soir.

- Akatsuki…

- Ça me fait de la peine que tu ne me l'aies pas dit.

- Je sais, mais… c'est dur, comprends-moi. Je lutte pour ne pas m'intéresser plus que je ne le dois à lui, et c'est à ce moment que m'est donné la possibilité d'accomplir un rêve que j'ai depuis très longtemps.

- C'est de ça qu'il t'a parlé tout à l'heure ?

- Entre autre. Ecoute, j'aimerais pouvoir réfléchir seule.

- Je ne te laisserai pas seule, après ce que tu as subit. Tu es trop ébranlée pour ça.

- Qu'est ce que tu sous-entends ?

- Rien du tout, Ruka. Mais rappelle-toi ce que tu éprouves pour notre président. Mordre quelqu'un n'est pas sans conséquence, et tu le sais bien.

- Je le sais.

- Alors reste avec moi.

- Et les autres ?

- Je peux aller dans ton lit si tu préfères, sourit Akatsuki.

- Bon d'accord, concéda la jeune femme.

Ruka dut longuement expliquer à Rima qu'elle devait les laisser seuls, et finit par mettre son amie dehors. Kain se coucha et enveloppa Ruka de ses bras lorsqu'elle le rejoint. Elle se cala dans le creux de son épaule, et soupira douloureusement. Akatsuki lui embrassa les cheveux et le cou, et lui souhaita une bonne journée. Ruka le regarda s'endormir. Lorsqu'elle fut sûre qu'il dormait, elle pleura. Elle avait l'impression que son cœur était déchiré et que jamais il ne pourrait être entier à nouveau. Il y avait d'un coté, cette passion ardente, qu'elle vouait depuis toujours à Kaname. Celui avec qui elle avait toujours rêvé de finir ses jours, celui qu'elle admirait, idolâtrait, et aimait éperdument. Et de l'autre, il y avait son meilleur ami. Celui qu'elle aimait à présent tendrement, celui en qui elle avait le plus confiance. Elle ne se voyait pas séparé de l'un d'eux, et pourtant il fallait faire un choix. Elle le savait. Mais que préférait-elle vraiment ? Vivre une vie paisible, en aimant et en étant aimé. Ne plus penser continuellement à Kaname, et se satisfaire de sa vie avec Akatsuki. Ou bien, abandonner le vampire qui l'aimera toute sa vie, pour continuer à aimer un autre vampire, qui, lui, sera inaccessible et le restera. Vivre malheureuse de voir celui qu'on aime en aimer une autre, et soi-même ne pas connaître ce bonheur. Ruka savait qu'en suivant la logique, elle resterait avec Kain, mais son cœur lui n'était pas convaincu. Elle ne pourrait jamais cesser d'aimer le président. Ni même réfréner sa passion, et elle pressentait qu'Akatsuki s'en lasserait vite. Et puis elle ne voulait pas le faire souffrir à toujours lui parler d'un autre homme alors qu'elle sortait encore avec lui. Elle ne pouvait pas se résoudre à blesser Akatsuki, ni à se blesser elle-même, et pourtant dans un cas comme dans l'autre il y aurait de la casse. Les pleurs de Ruka redoublèrent.

Kain la trouva à la nuit tombée, recroquevillée sur elle-même, endormie, mais des larmes séchées pleins les joues. Son cœur se serra. Elle n'avait pas dû beaucoup dormir. Il se leva et s'habilla en silence. Il regarda Ruka et déposa un baiser sur son front avant de quitter la chambre. Derrière la porte, il trouva rima, en chemise de nuit et de mauvaise humeur.

- Ne fais pas de bruit, elle dort.

- Vous vous êtes bien amusés, j'espère ! cria-t-elle presque.

- Rima, soupira Kain, Ruka n'a pas dormi de la nuit, elle a dû la passer à pleurer.

- A pleurer ?

- Oui. Elle s'est fait mordre par maître Kaname l'autre nuit, et elle est un peu chamboulée.

- Ne me dis pas que…

- Je n'en sais rien Rima. Je n'espère pas.

La jeune fille rentra dans la chambre sur la pointe des pieds, et referma la porte au nez de Kain. Ce dernier remonta dans sa chambre, pour prendre une douche. Hanabusa et Takuma l'attendait de pied ferme, pour obtenir un compte rendu détaillé de leur journée. Akatsuki résuma en disant qu'ils avaient dormi et s'engouffra dans la salle de bains. Ils attendirent qu'il ressorte pour le harceler de nouveau, au grand dam de Shiki, qui aurait bien voulu profiter des dernières minutes qui lui restaient pour être au lit. Il se leva, et enfonça un oreiller dans la tête de ses camarades pour les faire taire.

- Silence ! Y'en a qui dorme !

- C'est plus le moment Senri !

- Grr.

Les quatre garçons se rendirent en cours, gaiement. Ruka arriva en retard d'une heure et demie. Elle s'excusa brièvement, et regagna sa place sous le regard interrogateur du reste de la salle. Elle s'installa à coté de Rima qui la questionna aussitôt.

- Pourquoi tu te mets pas à coté d'Akatsuki ?

- J'ai à te parler.

- Ah. Bon, ben je t'écoute.

Ruka vérifia tout de même que Tanaka ne l'entendait pas, puis commença son récit. Rima fit comme si elle n'était pas repassé par leur chambre ce soir et l'écouta attentivement. Rima fut surprise de la décision de son amie, mais considéra qu'il était plus judicieux de se taire pour l'instant. Inutile que toute la classe soit au courant. Néanmoins, elle se détourna de Ruka, et fit part des nouvelles qu'elle venait d'apprendre à Senri. Ce dernier, pas très réveillé et bougon, sans compter le fait que les ragots ne l'intéressaient pas, acquiesça sans écouter.

Lorsque les cours prirent fin, Rima accompagna le couple jusqu'au pavillon. Elle lançait des regards noirs à son amie, ne disant rien puisqu'Akatsuki était présent. Elle espérait pouvoir se retrouver seule à seule avec Ruka avant qu'elle ne fasse une bêtise. Senri les rejoint et parla mannequinat avec elle, et Rima en oublia les desseins de Ruka. Cette dernière en profita pour emmener Kain à l'écart.

- Viens il faut que je te parle en privé.

- Maintenant ?

- Oui, s'il te plait.

- Qu'y a-t-il ? demanda-t-il lorsqu'ils furent éloignés.

- Je ne sais pas comment te le dire, Akatsuki.

Ruka regardait à présent le sol. Kain sentit son pouls s'accélérer. Son ventre se serra. Tout cela n'était pas de bons augures. Il serra les poings, et attendit la suite.

- Tu sais que tu peux tout me dire, assura-t-il en essayant de paraître décontracté.

- J'ai conscience de t'avoir dit que je ne te blesserais plus, mais…

- Ruka, fit la voix brisée de Kain.

- Laisse-moi finir. Je préfère que tu ne te fasses pas d'illusions. Je t'aime trop pour ça. Malheureusement je suis vouée jusqu'à ma mort à aimer maître Kaname plus que de raison.

- Ruka.

- Je sais qu'il ne me rendra jamais cet amour, et que je vais moi aussi souffrir. Je m'en veux tellement de te faire subir ça Akatsuki, mais je ne peux pas l'oublier. Je ne pourrais jamais. Surtout depuis l'autre soir.

Kain resta silencieux. Ruka le regarda dans les yeux, mais les baissa bien vite, pour ne pas perdre courage.

- Je sais bien que je n'aurais jamais dû, y aller. Mais c'était comme si quelque chose m'y poussait. Je me sentais obligée d'y aller. Je suis désolée Akatsuki. Maître Kaname, avait l'air si triste. Il m'a mordu, avec tant de passion…

- Et moi, je n'étais pas passionné ?! cria Kain.

- Oh, Akat', je sais. Mais tu resteras mon frère, mon meilleur ami.

- Ruka !

Cette fois la voix de Kain était déchirante, son appel suppliant. Plusieurs élèves arrivèrent, pour voir se qu'il se passait.

- C'est mieux comme ça, Akatsuki, crois-moi.

Ruka lui tourna le dos. Il ne pleurerait pas, pas devant tout le monde. Il la regarda s'éloigner sans lui jeter un ultime regard. Son cœur brûlé à vif déchira sa poitrine. Il tomba à genoux, ne pouvant plus respirer. Il commença à pleuvoir. Les vampires présents restaient silencieux. Par politesse, ils s'éclipsèrent les uns après les autres. Aucun d'eux ne rigola, ni ne se moqua. Ils ne comprenaient pas, comment c'était arrivé. Akatsuki resta longtemps prostré, sans pouvoir bouger, sous la pluie. Il y serait encore resté un moment, si Hanabusa n'était arrivé, et l'avait ramené à l'intérieur. Aidô essaya de le consoler avec l'aide de Senri et Takuma. Mais aucun des mots qu'ils purent dire ne réconforta Akatsuki.

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Je sais que c'est triste, mais j'ai voulu respecter le caractère des persos. Evidemment, moi aussi j'aurais préféré une happy-end, mais je suis assez contente de ma fin quand même.

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