---- Changement de personnage -------
Pensée des personnages
Chp 5
Tourments
Chaque choses en son temps : l'amour avant, les problèmes après.
Ils firent le trajet en silence, Edward portant Jacob. Ils savaient que personne ne les approuverait. Que devaient-ils faire ? Se plier aux lois de la nature et rester des ennemis mortels ? Ou défier le destin et... s'aimer. Voici une question à double sens : Est-ce qu'ils devaient défier le destin ?, était la première. La deuxième était... s'aimaient-ils ? Oui, car aussi loin que remonte leur histoire, il n'avait été question que de désir mutuel de quelque chose que seul l'autre pouvait apporter. L'amour n'avait jamais été mis en cause. Ils finirent par arriver devant chez Bella, s'engouffrèrent dans la voiture et échangèrent un langoureux baiser en attendant la jeune fille. Soudain, Edward repoussa Jacob qui lui fit un regard incrédule mais comprit avant que son interlocuteur ne lui réponde.
–Elle arrive.
Jacob ne répondit rien et sortit de la voiture en lui lançant un faible '' bye '', avant de se diriger vers Bella.
–Salut, Jack ! Vous avez eu une bonne journée ?
–Je me le demande moi-même, pensa-t-il avant de répondre. Ahem...euh, ouais.
Heureusement, Edward arriva en renfort.
–Ouais, il a raison. Même si au début il a essayé de se défiler, on l'a passé cette journée. Je te raconterais plus tard si tu veux.
–D'accord. Elle tendit à Jacob ses clés. Tu peux les ravoir, tu as été gentil, continua-t-elle en souriant.
Elle le raccompagna à sa voiture en lui disant la joie qu'elle avait de les voir s'entendrent. Elle l'agaçait un peu aussi, il voulait juste rentrer chez lui, et elle insistait pour parler encore et toujours. Elle finit par partir vers sa maison et se retourna quand il héla Edward.
–Je dois lui rembourser ma place de ciné,dit-il à l'adresse de Bella, j'avais mon porte-feuille dans la camionnette. Monte, il te rejoindra après.
Elle traina d'abord un peu, son regard fesant la navette entre Jacob et Edward et finit par rentrer. Edward avança vers Jack.
–Je t'ai dit que je ne voulais pas être remboursé.
–Tu croyais vraiment que j'allais te rembourser ?, répliqua-t-il avant d'embrasser son amant qui le repoussa de nouveau, plus brutalement cette fois-ci.
–Non mais ça va pas ?! On est devant chez Bella, on pourrait être vus. J'ai trop à perdre si on se fait prendre.
–Alors j'avais raison ?
–Oui tu avais raison. ( lit dans les pensées ) Il n'y a évidemment rien de sérieux entre nous deux , c'était juste physique. Qu'est-ce que t'as cru ?
–Moi ? Rien ?, dit-il comme si de rien n'était et il démarra pour rentrer chez lui au plus vite.
Il se sentait blessé mais il ne voulait l'avouer ni à Edward, ni à lui-même. C'est pour ça qu'il se concentra sur autre chose que ses sentiments. Il finit par arriver chez lui et monta se coucher, près pour une nuit de nouveau mouvementée. Parce qu'il ne fermerait pas l'oeil.
Cela faisait tout de même quelques semaines depuis cette étrange journée. Jacob avait beau faire, il ne se sortait pas le vampire de la tête. Voilà pourquoi il avait décidé de faire ses rondes seul, histoire de se débarrasser de ces pensées salaces. Il était tard et il était grandement fatigué.
Il s'allongea et ferma les yeux. Quelques instants plus tard, il entendit des bruits à sa fenêtre et alla l'ouvrir. Edward rentra.
–Qu'est-ce que tu fais là ?
–Je suis venu te voir, dit- il en poussant le plus jeune vers le lit. Tu n'es pas content ?, ajouta-t-il en mordillant le cou de l'autre.
–Et Bella ?, répondit Jack en esquivant la question.
–Elle dort profondément.
–Et mon père ? Il pourrait nous entendre et se réveiller.
–J'ai toujours été discret.
–Et...et, bégaya-t-il à court d'idées, Embry est de garde, s'il t'a vue il pourrait avertir les autres ou même peut-être qu'ils t'ont flairé...., débita-t-il.
–Jack, calme-toi, personne ne m'a vue, ni entendu, ni flairé.
Pourtant Jacob n'était toujours pas rassuré. Il ne savait pas pourquoi, mais le fait que cette relation soit juste physique l'embêtait.
Je me serais tout de même pas attaché à la sangsue ?
Edward s'assit à califourchon sur lui, déposant des baisers papillons sur son torse halé. Jacob posa la question qui lui traînait dans la tête depuis un bout de temps.
–
–Est-ce que tu pensais vraiment ce que tu m'as dit devant chez Bella ?
Edward se redressa et le regarda dans les yeux.
–Je t'aime, finit-il par répondre.
Jacob était content de la réponse alors il se laissa faire. Edward continua donc où il avait arrêté. Il arriva au boxer qu'il retira doucement avec ses dents, alors que l'excitation s'emparait de Jack. Il continua sa série de légers baisers sur le sexe de son amant. Et alors qu'il allait le prendre en bouche, Jack se.......... réveilla. Il fut déconcerté en réalisant que ce n'était qu'un songe. Il réalisa alors ce qui l'avait tiré de son sommeil. Embry venait de débouler dans sa chambre.
– Embry !, réagit Jacob. Tu vas réveiller mon père.
–Désolé.
Embry s'installa sur le lit de son ami.
–Ça va ? Tu m'as l'air d'avoir mal dormi.
Il avait très bien dormi mais il était frustré parce qu'il avait maintenant une érection et qu'il ne pouvait pas se soulager en paix
–J'aurais besoin d'un peu d'intimité, dit-il en regardant les draps.
Le regard d'Embry fit des allées-venues du draps à Jacob avant qu'il ne comprenne.
–Oh. Ben tu peux aller à la salle de bains.
Jack n'en croyait pas ses oreilles ! Non seulement il se tapait l'incruste chez lui à 3h du mat', mais en plus il le chassait de sa propre chambre. Il se résigna tout de même n'étant pas d'humeur à discuter. Le caleçon étant très serré, Embry put impeccablement distinguer la taille du... monstre. Il écarquilla les yeux avant de retrouver l'usage de la parole.
–Putain, quel genre d'hormones de croissance tu lui donnes ?
–La ferme, fut la seule réponse qu'il obtint de Jack.
Il prit une serviette avant de déclarer qu'il allait prendre une douche.
–Tu vas réveiller ton vieux.
–Avec tout le boucan que tu nous a fait tout à l'heure il doit être déjà réveillé, et il sortit.
Il régla l'eau avant de se glisser sous la douche. Il pensa à Edward. Toujours ne pouvait pas l'aimer. Ça n'avait été qu'un désir charnel, rien d'autre. Il commença à se masturber en pensant toujours à son amour. Car il l'aimait, et il le savait au plus profond de lui, c'est juste qu'il se voilait la face. Il finit par jouir dans un grognement. Soudain, la porte s'ouvrit.
–En plus t'es pas vite. Je vais finir par être jaloux.
Il écoutait aux portes pour en rajouter une couche.
–Est-ce que tu comprends le sens du mot intimité ?
–La fille qui va t'avoir a intérêt être une athlète !, dit Embry en ignorant la question de son ami.
Ses paroles mirent Jacob mal à l'aise. Il avait honte.
–Jack ? Je fais que te taquiner, faut pas être triste ou encore fâché.
–Ouais, ça va.
–Parce que si tu pleures tu me mouilleras juste un peu et j'essuirai mais si tu te fâches, c'est ma gueule d'ange qui est gâché, dit-il en voulant faire rire son ami.
Ce dernier força un rire pour lui faire plaisir. Il se sentait mal. Il avait perdu son honneur d'homme pour... pour quoi, en fait ? Pour rien, voilà pourquoi. Et de plus, il s'était offert à un vampire qui ne voyait en lui rien de plus qu'un objet de plaisir. Pour rien, quoi.
–Je vais finir ton tour de garde.
–Cool ! J'peux t'emprunter ton lit ?
–Fais comme chez toi.
Pendant le peu d'heures qu'il restait avant l'aube, Jacob veilla dans les bois alentours.
Edward, lui, était encore aux côtés de Bella comme à l'accoutumé. Quand il repensait à ce qu'il s'était passé aujourd'hui, il n'arrivait pas à croire que c'était de sa faute, même si ce n'avait pas été ses intentions. Il regardait Bella, mais d'un tout autre regard à présent. Elle lui paraissait terne. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait pensé ça d'elle. Mais une petite voix dans sa tête n'arrêtait pas de la dévalorisé au profit d'une autre.
Non mais c'est vrai, quoi. Elle est tellement pâle et son regard n'a aucun éclat. Et personne ne pourra jamais imité son sourire, chaleureux et sincère. Et la façon qu'Il a de prononcer ton nom. Et cette chaleur qu'il te donne. Et son côté compétitif, il s'oppose à toi. Elle, elle ne fait que se plier à tes moindres désirs. Et aussi quand il est embarrassé. Et son orgueil mal placé, hihihi... Ça se voyait tellement qu'il avait cru à quelque chose de plus que du désir charnel, par exemple de l'amour. C'est ce qu'il pensait. Et toi aussi.
–Je ne l'aime pas, s'écria-t-il à haute voix.
Bella s'éveilla. Elle avait entendu Edward crier qu'il n'aimait pas quelqu'un. Elle eut peur en pensant que ces paroles lui étaient adressées.
–Tu n'aimes pas qui ?, demanda-t-elle.
–Hein, répondit Edward en se rendant compte qu'il avait crié. Personne. Charlie arrive, je me cache, poursuiva-t-il, heureux d'éviter l'interrogatoire qui s'imposait.
Il se cacha dans le placard et attendit que Charlie reparte. Il ne voulait surtout pas que Bella ne lui pose de question.
–Tu sais Jacob et moi on s'est beaucoup amusé.
–Ah bon, répondit-elle en en oubliant qu'elle voulait le questionner, ce dont Edward fut heureux.
–Oui, on a fait une course dans la forêt et on a sauté des falaises.
–Une chance que je n'était pas là, j'aurais été encombrante.
Elle était si heureuse que les êtres qui comptait le plus pour elle s'entendent bien, qu'elle ne se rendit même pas compte qu'Edward ne l'avait pas contredit.
–On pourrait se refaire ça, proposa-t-il.
–Sans moi ?, demanda Bella.
–Bien sûr que non ! Tu n'étais pas là une fois mais il ne faudrait pas en faire une habitude.
Elle éclata de rire. Elle sentait qu'ils allaient passé une bonne journée. Elle regarda son réveil : 7h57. Elle appellerait sûrement Jacob vers 11h, à moins que...
–Edward ? Billy dort, mais je sais que Jack est réveillé. Est-ce que tu pourrais allé lui proposer une sortie tout les trois.
–Là, tout de suite ?
–Si possible.
–Pour aller où et quand ?
–Dis-lui de venir ici, on fixera tout ça ensuite.
–D'accord. Je passe chez moi me changer et je reviens ensuite.
Edward décida de d'abord aller chez lui se changer, pour retarder le temps de revoir son amant d'une nuit ( il ne voulait définitivement pas croire qu'il l'aimait ).
Il finit par devoir se diriger vers LaPush et rencontra un loup à la lisière de la forêt. Il le reconnut aussitôt. Jacob essaya d'agir comme s'il n'était qu'un banal loup mais Edward fit comme si de rien n'était.
–Bella nous propose de passer la journée avec elle, et réellement cette fois-ci. Elle a dit que si tu acceptais, et elle ne voit aucune raison que tu refuses, que tu viennes avec moi chez elle.
Edward avait bien utiliser ses mots en rappelant à Jacob que Bella ne savait rien de ce qui s'était passer entre eux. Celui-ci disparu avant de revenir retransformé et habillé. Ayant déjà prit une douche il dit à Edward de l'attendre pendant qu'il allait se changer. Ce dernier n'en fit rien et il le retrouva dans sa chambre avec Embry, tous les deux se fixaient avec férocité. Il s'adressa à lui.
–Je t'avais dit d'attendre en bas.
–J'avais pas envie. Il fixait encore Embry.
–Tu traînes avec ça, enchaîna celui-ci.
Ils allaient se sauter dessus mais Jacob s'interposa.
Jack prit Embry et l'entraîna dehors.
–Fais ce que tu veux sauf sortir d'ici.
Une fois seul avec son ami, il prit la parole.
–Ne dis rien à Sam, s'il te plaît.
–Pourquoi ? T'as encore d'autres trucs à cacher ?
–Tu peux pas comprendre...
–Y'a rien à comprendre ! Dis-moi juste pourquoi tu lui parles.
–Pour Bella...
Il se rappelait alors pourquoi il faisait tout ça à la base : pour Bella. Maintenant le but n'était plus de se rapprocher d'elle, mais de l'éloigner d'Edward. C'est ce qu'il souhaitait. Il était dégoûté par lui-même.
Et puis, je devrais me refocusser sur mon but premier, vu que le deuxième est inaccessible.
Il retourna se préparer et lui et Edward partir de nouveau rejoindre Bella.
