[Désolé, j'avais oubliée que je n'avais pas posté la fin XD]

Mujaki se réveilla en sursaut, haletante. Elle tenta de se remettre debout, mais elle tomba sur le dos en gémissant. Son corps lui faisait tellement mal… Elle avait l'impression de s'être fait rouler dessus par un camion ! Tiens. Le truc sur lequel elle était tombée était bien plus moelleux que le sol rocheux de la montagne ! Elle ouvrit les yeux, pour constater qu'elle n'était pas dans la montagne, mais plutôt dans un lit, chez quelqu'un. L'enfant voulut enlever la couverture qui la couvrait, mais elle poussa un petit cri. Elle porta sa main à ses yeux. Le membre était complètement enrubanné dans le bandage. Mais que ce passait-il ?

Soudain, tout lui revint en mémoire. La course, la trahison de Krad-san, le sceau, l'absorption du sceau, la libération de l'énergie… Mais ensuite, le noir. Elle devait avoir perdue conscience. Elle secoua la tête. La petite devait se trouver chez Dark. En sécurité, donc. Elle se leva péniblement, prenant appui sur le mur pour ne pas chuter. Mais voilà. Au premier pas qu'elle effectua vers la porte, elle s'écroula au sol dans un bruit sourd. Presque immédiatement, elle entendit des bruits de pas précipités dans le couloir. La porte de la chambre s'ouvrit à la volée, laissant passé une jeune femme aux courts cheveux bruns et aux grands yeux de la même couleur. Elle avait l'air furieuse. Elle saisit la jeune fille par le collet et la monta de sorte à ce que leurs regards soient l'un en face de l'autre.

- Ramène moi mon Daïsuke immédiatement !

- Daïsuke ? Est-ce que c'est Niwa-kun ?

- OUI ! Et tu vas me le rendre IMMÉDIATEMENT !

Un homme entra dans la pièce, suivit de près par Dark et un vieillard. Les trois hommes étaient plus calmes que la femme, c'était incontestable.

- Calme-toi, Emiko. Lui faire perdre conscience de nouveau ne nous aidera pas à retrouver notre fils, au contraire !

À contrecœur, la jeune femme reposa la jeune ange au sol. Si celle-ci avait bien suivit, « Emiko » était la mère de Niwa-kun et cet homme, son père ? Vu le petit air de ressemblance entre le vieux et Emiko, ce dernier devait être le grand-père. Le lapin de plus tôt et ce qui ressemblait à une femme de ménage entrèrent à leur tour dans la pièce. Avec la naïveté dont elle faisait preuve, Mujaki demanda :

- Niwa-kun a disparut, c'est ça ?

- EXACTEMENT ! Et je veux le revoir rapidement, sinon c'est toi que je tiendrai comme responsable !

L'enfant recula d'un pas, apeurée par cette femme qui avait l'air d'un véritable monstre. La voix tremblante, elle s'écria :

- Je ne sais pas où il est, je vous le jure ! Mais… Mais si ça peu vous aider, je me suis servie de ce truc.

Elle sortit le bijou de sa poche. Emiko voulut s'en saisir, mais son mari la repoussa gentiment. Il observa avec attention le pendentif avant de sourire.

- Ce n'est rien, alors. Il faut seulement refaire ce que tu as fait plus tôt. Mais il faut absolument que ce soi toi qui le fasse, sinon ça ne fonctionnera pas.

- Kosuke… Je refuse de mettre le destin de mon enfant entre les mains d'un démon !

Vexée, la « démone » sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle n'avait rien fait de mal, pourtant ! Elle n'avait été que manipulée par un ange démoniaque ! Pourquoi voudrait-elle détruire quelqu'un d'aussi gentil que Niwa-kun ?

- Vous savez, Niwa-san, ce n'est pas toutes les œuvres des Hikari qui sont méchantes… Certaines sont même très sympathiques, comme votre femme de ménage ! Seulement, vous ne prenez pas la peine de les connaître avant de les sceller.

Devant les regards surpris qui se posèrent sur elle, elle rougit.

- Quoi ? Vous ne pensiez tout de même pas que je ne savais pas que vous scelliez les œuvres, non ? Ou encore que je ne savais pas que votre femme de ménage était l'Éternel Signe ? Ou c'est juste que vous ne me croyez pas ?

Pas de réponse. Finalement, Dark brisa le silence.

- Un peu des trois, en fait.

- Je sens les activités magiques, tout comme vous, Dark-san. Et si Towa, Whit et vous êtes gentils, ne croyez vous pas que ça donne un bon indice ? Je dis vrai ! Je ne mens jamais, j'en suis incapable !

Emiko, qui était devenue rouge, s'impatienta.

- Et si on remettait cette merveilleuse conversation à plus tard ? !

- O… Oui, Niwa-san.

Mujaki effectua les quelques pas qui la séparaient de Dark d'un pas hésitant, saisissant au passage le bijou que lui tendait gentiment Kosuke. Mais, juste avant de le poser sur la poitrine du voleur, une larme roula sur sa joue. Elle prit la parole.

- Avant que vous partiez, Dark-san… Je tenais à m'excuser… Je ne voulais pas vous causer d'ennuis !

Les larmes devinrent plus nombreuses et des sanglots interrompaient parfois la voix de la petite.

- Tout… Tout ce que je voulais c'était… c'était faire un jeu avec quelqu'un… quelqu'un qui me ressemblait ! Je… Je ne voulais pas… pas vous causer d'ennuis… Krad-san… il m'avait dit qu'il vous avait prévenu ! C'était supposé… supposé être sans dans danger… Je suis tellement désolée, Dark-san…

Les sanglots de la jeune fille devinrent incontrôlables, l'empêchant de prononcer un mot de plus. La voix de Dark se fit entendre, moqueuse mais apaisante.

- Hey ! Arrête de pleurer, j'aime pas voir les filles pleurer… Ne t'en fait pas, je ne t'en veux pas. Ce n'est pas de ta faute si tu étais trop stupide pour voir que Krad était un démon ! De plus, je dois avouer que je suis surpris : je croyais que tu étais aussi pourrie que blondie.

- Je vous l'ai… l'ai dit tout à l'heure, Dark-san : ce n'est pas… pas toutes les œuvres des Hikari qui… qui sont méchante. Et puis, théoriquement, les anges… les anges ne sont pas censés être méchants…

Dark continua, prenant un air un peu plus sérieux.

- Et je dois dire que n'importe qui d'autre qui aurait absorbé tant d'énergie serait mort. Tu es puissante. Bien plus que tu ne le crois.

Devant ces paroles réconfortantes, du moins à ses yeux, la petite sécha rapidement ses larmes, une nouvelle lueur de détermination brillant au fond de son regard de braise.

- Merci beaucoup, Dark-san.

Elle plaqua le petit collier sur la poitrine du voleur. Une grande lumière émana de l'Émeraude, aveuglant tous les gens présents dans la pièce. Au bout d'un moment, la lumière s'éteignit. Cependant, c'était toujours Dark qui était là. Mais il souriait, heureux.

- Daï' est de retour. Mais il est trop fatigué pour prendre ma place.

Un soupir de soulagement collectif se fit entendre. La jeune ange, elle, vacilla un peu sur ses jambes, mais elle souriait elle aussi. La voix douce, elle dit :

- Je dois rentrer chez moi, dans ma statue. Je suis exténuée ! Bebye !

Elle s'approcha de la fenêtre, qu'elle ouvrit à la volé. Elle fit rapidement apparaître ses ailes, provoquant un cri de surprise dans la pièce. Puis, elle plongea, avant de s'envoler en direction de la montagne.

Dès qu'elle fut partie, un ricanement non dissimulé se fit entendre de la part de Dark. Emiko, toujours un peu rouge, lui demanda :

- Qu'est-ce qui te fait rire comme ça, Dark ?

- Je m'imagine juste la tête que tu vas faire lorsque que je t'aurais annoncé ce que je dois t'annoncer !

La mère fronça les sourcils, soudainement méfiante.

- Et qu'est-ce que tu dois m'annoncer ?

- Cette gamine… Non seulement elle m'a sauvé la vie, mais en plus…

Il s'arrêta, laissant durer le suspens. La jeune femme, qui était déjà rouge par cette annonce, demanda :

- Mais en plus… ? !

- Je te présente la troisième maîtresse ailée, l'esprit de l'œuvre « Beauté éternelle » !

Emiko se mit à hurler son mécontentement dans la pièce, alors que Dark était hilare. Il était tout de même soulagé, et surpris : cette esprit, non seulement il ne l'imaginait pas aussi jeune, ce qui était une surprise. Mais il était surtout soulagé et surpris de constaté qu'il ne s'était pas fait un nouvel ennemi comme il se le serrait douté en sentant son aura, quelques années plus tôt. Mais une très puissante alliée.