Nom de la fanfiction:
Loin des yeux loin des fleches
Chapitre 3
Perspicacité
Disclamer:
tous les personnages ou presque, appartiennent à JRR Tolkien (notre maître à tous lol)
Note de l'auteur:
merci encore a Scorp' d'avoir pianoté tout ça, car rappelons qu'en grosse feignante que je suis, j'écris tout à la main mais c'est Scorp' qui tape tout a l'ordi XD voilà
Reviews:
Ninfea di Luna: hm oui c'est du Yaoi mais très très léger. On trouve assez régulièrement des lemon dans mes fanfics mais dans celle là ça ne sera pas le cas. D'ailleurs c'est assez évident dès le premier chapitre... Enfin bon. L'univers de Tolkien s'arrête plus ou moins après le couronnement d'Aragorn, mon but n'est pas de faire évoluer les personnages dans les limites qu'il a déjà posé. Je propose simplement une suite qui m'est propre et que j'écris au fur et à mesure sans savoir comment cela va finir. Je ne cherche pas vraiment à rester dans la logique de l'auteur, du moins pas pour cette fic ^^
Lyvvi: Oui c'est vrai que je n'y ai pas pensé! je vais réparer ça tout de suite
Elfique:
Ada: Père, Papa
Ion-nîn: mon fils
Im tanya hiraetha… Ula della, vanyëlembauva: C'est moi qui suis désolé... Je ne te laisserai plus.
Amin Mella lle: Je t'aime
Mellon-nîn: Mon ami
Mellamin-nîn: Mon aimé
Quinze ans. Estel avait quinze ans. Il était habillé comme un prince et comme je le lui avais promis, je venais de lui offrir son premier véritable arc de guerre. J'avais commandé chez le meilleur artisan de Mirkwood une très belle pièce de chêne millénaire, j'avais demandé à ce qu'il soit très finement décoré, parfaitement équilibrer. Il avait été conçu avec beaucoup de savoir faire. Je l'avais testé pour m'en assurer. Il était parfait. Il était si heureux qu'il semblait rayonner. Il me sauta au cou et embrassa ma joue avec ferveur. Elladan et Elrohir me jetèrent un regard désapprobateur signifiant clairement que je gâtais trop leur frère. Elrond regardait l'arc de près et me lança un sourire entendu. IL savait que cela motiverait son cadet à s'entraîner plus sérieusement lorsque le blond ne serait pas là. En effet, le jeune garçon avait tendance à faire comprendre subtilement à son percepteur qu'il ne faisait pas le poids face à son ami de l'ouest, tant sur le plan guerrier que pédagogique. Le pauvre maître d'arme me fit un sourire désespéré. Lorsque l'exultation des cadeaux fut passée, et que nous eûmes quitté la table, Estel pris son arc et me tira par la manche.
« Je voudrais l'essayer ! Viens avec moi ! »
Avec un sourire paternel, Elrond me signe vers le maître d'arme de l'enfant mortel qui me lançait un regard empli de jalousie et de colère. Je décidai que je ne me priverais pas d'Estel pour son orgueil. Je me levai pour le rejoindre. Les camps d'entraînement étaient loin de la cour principale, il nous fallut marcher un peu. Je le trouvais bien silencieux mais connaissant sa manière, je ne m'inquiétait pas plus que de raison. Il agissait toujours ainsi lorsqu'il voulait me parler. Il choisissait soigneusement, pas toujours judicieusement cependant, ses mots. Il avait besoin de courage aussi. Je savais par Elrohir que je l'impressionnais et qu'il avait pour moi une adoration sans borne, mais je ne comprenais pas cela et je le mettais sur le compte de sa jeunesse et de son inexpérience. Arrivés au camp, il fila chercher ses flèches et son carquois dans l'armurie. Il revint avec le sourire. Il ne me parlerait pas ce jour-là, me dis-je. J'avais tord. Il s'installa face ç la cible la plus proche, se positionna du mieux qu'il put. Je notai cependant qu'il avait du mal à le tenir à hauteur, ce nouvel arc. Il aurait sûrement tout le temps de s'y habituer mais je ne voulais pas qu'il fasse de mauvais tirs sur ses premiers essais. Je me levai.
« Attends. »
Je me mets derrière lui. Je passe mes bras le long des suis pour lui lever les poignets. Son dos entre en contact avec ma poitrine que j'avais pris soin de garder à distance. Je mi ça sur le compte du hasard tout d'abord. Mais par la suite, et j'ai envie de rire devant ma naïveté de l'époque, je me rendis compte qu'il le faisait exprès ! Il banda son arc en m'annonça cela avec cette simple phrase : « Je bande ! ». Ce n'était pas très fin de sa part mais il rougissait tellement qu'il n'y avait aucun doute sur la subjectivité de sa phrase. Il leva le coude, qui vint se loger le long de mon épaule. Il recula accidentellement et trébucha contre moi. Je devine aujourd'hui qu'il avait voulu que nous nous retrouvions ç terre l'un contre l'autre. Mais, si son futur gabarit de guerrier le lui aurait permis, sa stature d'adolescent de quinze ans le fit échouer dans son projet. Je ne bougeais pas d'un millimètre. Il se trouva quand même tout contre moI.
« Fais attention, Estel ! »
« Désolé… je suis tellement enthousiaste que je fais n'importe quoi.. »
« On devrait s'en tenir là. On tirera demain, quand tu seras plus calme. »
« Ca sera pareil demain… »
Je fronçais les sourcils sans comprendre.
« Legolas… quoi que je fasse tu refuses de comprendre… »
« De quoi parles-tu ? »
Il me regardait étrangement, avec cet air de garçon malicieux…et passionné ? Il s'approcha de moi à nouveau et posa ses mains à plat sur ma poitrine.
« Fermes les yeux, s'il te plaît. »
J'hésitai puis obéis. Je sentis presque immédiatement quelque chose de chaud et d'humide recouvrir mes lèvres. Je me reculai vivement, choqué en comprenant que c'était là la bouche du jeune humain Il tenta de me retenir, mais j'étais encore le plus fort à cette époque. Je le regardai, stupéfait.
« Estel ? Que… »
« Amin mella lle, Legolas.. »
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine.
« Estel ! Non… tu ne peux pas être sérieux. »
« Pourquoi pas ? »
« Tu as… Quinze ans ! Tu es trop jeune pour savoir ce qu'est l'amour. »
« Toi tu sais ? … il y a quelqu'un ? »
Un pincement. Comment pouvait-il croire qu'il y avait quelqu'un d'autre que lui dans ma vie ? Je passai ma main sur sa joue. Il releva les yeux.
« Legolas… »
« Il n'y a personne d'autre. Il n'y a que toi mais… non, ne me coupe pas la parole… mais tu es jeune, tu a le temps de choisir avec qui tu passeras ta vie. »
« Comment te convaincre que je sais ce que je fais ? »
« Attends. Si à ton 20ème anniversaire, tu veux toujours de moi, je t'appartiendrais sans condition. »
« Cinq ans ? »
« Qu'est ce que ça peut faire si nous passons le reste de notre vie… »
« Le reste de MA vie ! Je suis mortel Legolas ! »
« Ne t'inquiètes pas, ça ne sera pas un problème. »
J'embrassai son front. Il se blottit dans mon cou.
« Tu ne veux pas de moi ? »
« Pas si tu dois t'en aller après… Je préfère que tu sois sûr de ce que tu veux. On ne choisit pas son compagnon sur un coup de tête à 15 ans. »
« Cinq ans… C'est tellement long… mais tu promets… pas de condition ? Tu seras à moi ? »
Il m'avait dit ça avec des yeux d'adultes braqués sur mon cœur. Il était persuadé qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il ne changerait pas d'avis. Il était peiné que je le repousse, je le faisais souffrir en le faisant attendre. Mais « attends » semblait lui convenir mieux que « non ».
« Je t'en fais le serment. Je t'appartiendrais corps et âmes. Sans condition, ni retenue. »
Il sourit contre mon cou. Ses bras se resserrèrent autour de mon torse. Je passai les miens autour de ses épaules et lui rendis son étreinte. Il soupira.
« Amin mella lle… Legolas. »
« Amin mella lle, mellamîn-nîn. »
Je couche mon petit garçon dans son lit. Il s'est endormi dans mes bras. Je caresse son auréole de boucles ébène. J'embrasse son front. Rabattant les draps sur son petit corps assoupi, je le vois s'agiter un peu. Il murmure dans son sommeil. Je crois qu'il m'appelle. Il murmure également quelque chose sur son père. Il a du avoir des nuits agitées. Je caresse son visage et je descends sur son buste. Je pose ma main à plat sur son estomac, comme lorsqu'il était bébé, et j'entonne une berceuse que je sais l'apaiser. Mon enfant se calme au fil de ma voix qui glisse sur la chanson. Il m'a raconté une fois que quand je le berçais le soir, et qu'il entendait de moins en moins ma voix sous l'action du sommeil, il se retrouvait toujours dans un rêve agréable où coulait un ruisseau sur des galets ronds. Il songeait qu'il était allongé dans l'herbe et les arbres bruissaient parfois les mots elfiques qui accompagnaient la mélodie de la rivière. Parfois un oiseau se posait sur un arbre blanc et lui sifflait qu'Ada veillait sur lui. Sa respiration se fait plus calme. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Je n'ai pas envie de m'en aller. Je m'assois par terre et croise les bras sur son lit, me tête par-dessus, et je le regarde dormir. Finalement, je m'assoupis sur son côté, sa petite main dans la mienne. Je ferme les yeux un instant… et je sombre. Ces quatre mois ont été éprouvants. J'ai besoin de repos, de vrai repos.
Fini! bon c'est le chapitre le plus hard de la série XD mon dieu quelle indécence!
Review? le salaire de l'auteur lol
